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Saint-Martin-le-Beau

commune française du département d'Indre-et-Loire
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Saint-Martin.

Saint-Martin-le-Beau
Saint-Martin-le-Beau
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Indre-et-Loire
Arrondissement Loches
Canton Bléré
Intercommunalité Bléré Val de Cher
Maire
Mandat
Angélique Delahaye
2014-2020
Code postal 37270
Code commune 37225
Démographie
Gentilé Saint-martinois
Population
municipale
3 148 hab. (2016 en augmentation de 5,46 % par rapport à 2011)
Densité 171 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 21′ 24″ nord, 0° 54′ 37″ est
Altitude Min. 49 m
Max. 108 m
Superficie 18,44 km2
Localisation

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Liens
Site web www.saintmartinlebeau.fr

Saint-Martin-le-Beau est une commune française située dans le département d'Indre-et-Loire en région Centre-Val de Loire.

Ses habitants sont appelés les Saint-martinois.

Sommaire

GéographieModifier

Localisation et paysagesModifier

Saint-Martin-le-Beau est située à 20 km à l'est de Tours, entre le Cher et la forêt d'Amboise.

HydrographieModifier

 
Réseau hydrographique de Saint-Martin-le-Beau.

La commune est bordée sur son flanc sud par le Cher (1,846 km) qui constitue sa limite communale. Le réseau hydrographique communal, d'une longueur totale de 16,89 km, comprend un autre cours d'eau notable, le Filet (4,553 km), et sept petits cours d'eau pour certains temporaires[1],[2].

Le Cher, d'une longueur totale de 365,5 km, prend sa source à 714 mètres d'altitude à Mérinchal, dans la Creuse et se jette dans la Loire à Villandry, à 40 m d'altitude, après avoir traversé 117 communes[3]. Le Cher présente des fluctuations saisonnières de débit assez marquées. Sur le plan de la prévision des crues, la commune est située dans le tronçon du Cher tourangeau[4], dont la station hydrométrique de référence la plus proche est située à Tours [Pont Saint Sauveur]. Le débit mensuel moyen (calculé sur 53 ans pour cette station) varie de 25,8 m3/s au mois d'août à 192 m3/s au mois de février. Le débit instantané maximal observé sur cette station est de 1 000 m3/s le , la hauteur maximale relevée a été de 4,96 m le [5],[6]. Ce cours d'eau est classé dans les listes 1[Note 1] et 2[Note 2] au titre de l'article L. 214-17 du code de l'environnement sur le Bassin Loire-Bretagne. Au titre de la liste 1, aucune autorisation ou concession ne peut être accordée pour la construction de nouveaux ouvrages s'ils constituent un obstacle à la continuité écologique et le renouvellement de la concession ou de l'autorisation des ouvrages existants est subordonné à des prescriptions permettant de maintenir le très bon état écologique des eaux. Au titre de la liste 2, tout ouvrage doit être géré, entretenu et équipé selon des règles définies par l'autorité administrative, en concertation avec le propriétaire ou, à défaut, l'exploitant [7],[8]. Sur le plan piscicole, le Cher est classé en deuxième catégorie piscicole. L'espèce biologique dominante est constituée essentiellement de poissons blancs (cyprinidés) et de carnassiers (brochet, sandre et perche)[9].

Le Filet, d'une longueur totale de 19,6 km, prend sa source dans la commune de Dierre et se jette dans le Cher à Tours, après avoir traversé 10 communes[10]. Ce cours d'eau est classé dans la liste 1[Note 3] au titre de l'article L. 214-17 du code de l'environnement sur le Bassin Loire-Bretagne. Du fait de ce classement, aucune autorisation ou concession ne peut être accordée pour la construction de nouveaux ouvrages s'ils constituent un obstacle à la continuité écologique et le renouvellement de la concession ou de l'autorisation des ouvrages existants est subordonné à des prescriptions permettant de maintenir le très bon état écologique des eaux[7]. Sur le plan piscicole, le Filet est également classé en deuxième catégorie piscicole[9].

Trois zones humides[Note 4] ont été répertoriées sur la commune par la direction départementale des territoires (DDT) et le conseil départemental d'Indre-et-Loire : « les Communs », « la vallée du Ruisseau de Battereau et ses étangs » et « la vallée du Ruisseau du Filet »[11],[12].

ToponymieModifier

Le nom de la localité est attesté sous la forme latinisée Sanctus Martinus de Bello au XIe siècle[13].

Il s'agit d'une des nombreuses communes françaises dont l'église est consacrée à saint Martin et dont elle a pris le nom. La légende locale n'a certainement aucun fondement étant donné la fréquence de cette dédicace en France. Le déterminant complémentaire le-Beau se réfère à la beauté du village.

Lors de la Révolution française, la commune porta provisoirement le nom de Le Beau-sur-Cher[14].

HistoireModifier

Selon une légende, Saint-Martin-le-Beau remonte aux incursions des Vikings : une bataille sanglante aurait opposé en 903 les Tourangeaux aux hommes du Nord, après que ces derniers ont miraculeusement fui Tours à la vue du reliquaire de saint Martin. Pour rendre grâce à celui-ci, les Tourangeaux victorieux bâtirent une chapelle en son honneur.

En 1044 eu lieu la bataille de Nouy, situé sur la commune, entre Thibaud III de Blois et Geoffroy II Martel qui fit tomber la Touraine dans le giron de l'Anjou.

La chapelle d'origine fut remplacée par une église romane au XIIe siècle, agrandie ensuite au XVIe siècle. Le 17 avril 2015, l'église est fortement endommagée à la suite d'un incendie volontaire[15]. Réparée, elle rouvre au culte en [16].

Durant l'Occupation, la ville se trouvait sur la ligne de démarcation. Raymonde Sergent, qui tenait un café dans le village, fit passer la ligne à des dizaines de personnes. Arrêtée, elle fut déportée à Auschwitz où elle mourut en mai 1943[17].

HéraldiqueModifier

Les armes de Saint-Martin-le-Beau se blasonnent ainsi :

De gueules à la châsse de Saint Martin d'or posée sur un brancard du même, à la champagne cousue de sinople chargée d'une grappe de raisin tigée et feuillée aussi d'or[18].

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1800 1813 Georges Gaudron    
1813 1817 Grégoire Antoine Amyot    
1817 1831 Jules de Beaufort    
10/11/1831 22/11/1831 Abraham Grégoire Antoine Courtemanche    
17/01/1832 05/05/1832 Sébastien Boullet    
1832 1847 Jacques Briau    
1847 1860 Jules de Beaufort    
1860 1865 Jacques Briau    
1865 1871 Augustin Pillault    
1871 1874 Jacques Avenet    
1874 1881 Silvain Serrault    
1881 1882 Grégoire Perrault    
1882 1888 Emmanuel Mabille    
1888 1896 Eugène Martin    
1896 1901 Félix Thomas    
1901 1908 Grégoire Doumas    
1908 1919 Prosper Petiot de Laluisant    
1919 1929 Renest Mignot    
1929 1941 Gatien Piau    
1941 1945 Georges Lelarge   Fait fonction de Maire
1945 1959 Georges Brochard    
1959 1971 Marcel Habert    
1971 1977 Gérard Delétang    
1977 1989 Marcel Habert    
1989 2001 Pierre Rabier    
mars 2001 2008 Alain Kerbriand-Postic PS Conseiller général (2004-2015)
mars 2008 mai 2014 Didier Avenet SE Viticulteur
mai 2014 En cours Angélique Delahaye UMP-LR Agricultrice

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[20].

En 2016, la commune comptait 3 148 habitants[Note 5], en augmentation de 5,46 % par rapport à 2011 (Indre-et-Loire : +2,11 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 2061 2981 3231 4451 4061 4221 3451 3531 379
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 3401 3411 2971 3231 3311 3681 4081 2961 288
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 2071 2391 2121 1331 1271 0301 0671 1591 130
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
1 1061 2201 4032 0512 4272 4812 6062 9853 148
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[21] puis Insee à partir de 2006[22].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

EnseignementModifier

Saint-Martin-le-Beau se situe dans l'Académie d'Orléans-Tours (Zone B) et dans la circonscription de Saint-Pierre-des-Corps.

L'école maternelle Dolto et l'école élémentaire La Bergeronnerie accueillent les élèves de la commune.

Culture et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Saint-Martin-le-Beau comporte une église, un gymnase, deux terrains de football, un parc, une épicerie, deux coiffeurs, une esthéticienne, deux boulangeries, une boucherie-charcuterie, un terrain de tennis, un plateau, un manoir appelé "Manoir de Thomas Bohier", plusieurs grands vignerons, une bibliothèque, une école maternelle, une école primaire, plusieurs docteurs, une pizzeria, une mairie, une pharmacie, un cimetière, un étang, un lavoir, une gare, une zone industrielle, plusieurs restaurants et une poste.

Personnalités liées à la communeModifier

  •  
    Plaque de rue en l'honneur de Raymonde Sergent.
    Raymonde Sergent, née Delalande, y est née en 1903, dans une famille d'agriculteurs. En 1928, elle y prend, avec son mari Paul Sergent, le café-hôtel de l'Union, après avoir travaillé plusieurs années avec lui dans des restaurants ouvriers parisiens. Pendant la Seconde Guerre mondiale, alors que son mari a été fait prisonnier, elle entre dans la Résistance, faisant passer des clandestins en zone libre. Les Allemands l'arrêtent une première fois en 1941, mais la libèrent faute de preuves, puis deux fois en 1942. La troisième est la dernière : elle sera déportée le 24 janvier 1943 du camp de transit de Compiègne vers Auschwitz. Ce convoi du 24 janvier 1943 fut un double transport emmenant vers des camps de concentration et d'extermination nazis : 230 femmes, appelées les « 31 000 » et 1 466 hommes, les « 45 000 ». Raymonde Sergent meurt à Auschwitz en 1943. Une rue de son village natal porte maintenant son nom.
  • Georges Calzant, né à Saint-Martin-le-Beau en 1897.
  • Josep Tarradellas i Joan président de la Généralité de Catalogne en exil jusqu'en 1977.

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Le classement en liste 1 est réservé aux cours d'eau qui sont en très bon état écologique, ou identifiés par les SDAGE des eaux comme jouant le rôle de réservoir biologique nécessaire au maintien ou à l'atteinte du bon état écologique des cours d'eau d'un bassin versant, ou dans lesquels une protection complète des poissons migrateurs est nécessaire.
  2. Ce classement est attribué aux parties de cours d'eau ou canaux sur lesquels il est nécessaire d'assurer le transport suffisant des sédiments et la circulation des poissons migrateurs.
  3. Le classement en liste 1 au titre de l'article L. 214-17 du code de l'environnement est réservé aux cours d'eau qui sont en très bon état écologique, ou identifiés par les SDAGE des eaux comme jouant le rôle de réservoir biologique nécessaire au maintien ou à l'atteinte du bon état écologique des cours d'eau d'un bassin versant, ou dans lesquels une protection complète des poissons migrateurs est nécessaire.
  4. D’après l’article L. 211-1 du Code de l’environnement, « on entend par zone humide les terrains, exploités ou non, habituellement inondés ou gorgés d’eau douce, salée ou saumâtre de façon permanente ou temporaire ; la végétation, quand elle existe, y est dominée par des plantes hygrophiles pendant au moins une partie de l’année ».
  5. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. « Fiche SIGES de la commune », sur le site du Système d'information pour la gestion des eaux souterraines en Centre-Val de Loire (consulté le 4 février 2019)
  2. « Carte hydrologique de Saint-Martin-le-Beau », sur https://www.geoportail.gouv.fr/ (consulté le 4 février 2019)
  3. « Fiche Sandre - le Cher », sur le portail national d'accès aux référentiels sur l'eau (consulté le 4 février 2019)
  4. Règlement SPC Loire-Cher-Indre, 23 décembre 2013, actualisé août 2015 (lire en ligne), p. 19
  5. « Référentiel hydrométrique », sur http://www.sandre.eaufrance.fr/ (consulté le 4 février 2019)
  6. « Station hydrométrique K6710910, le Cher à Tours [Pont Saint Sauveur] », sur le site de la banque Hydro (consulté le 4 février 2019)
  7. a et b « Arrêté du 10 juillet 2012 portant sur la liste 1 des cours d'eau, tronçons de cours d'eau ou canaux classés au titre de l'article L. 214-17 du code de l'environnement du bassin Loire-Bretagne », sur http://www.legifrance.gouv.fr (consulté le 4 février 2019)
  8. « Arrêté du 10 juillet 2012 portant sur la liste 2 des cours d'eau, tronçons de cours d'eau ou canaux classés au titre de l'article L. 214-17 du code de l'environnement du bassin Loire-Bretagne », sur http://www.legifrance.gouv.fr (consulté le 4 février 2019)
  9. a et b (id) « Décret n°58-873 du 16 septembre 1958 déterminant le classement des cours d'eau en deux catégories », sur https://www.legifrance.gouv.fr/ (consulté le 4 février 2019)
  10. « Fiche Sandre - le Filet », sur le portail national d'accès aux référentiels sur l'eau (consulté le 4 février 2019)
  11. Direction Départementale des Territoires d'Indre-et-Loire-37, « Liste des Zones humides d'Indre-et-Loire-37 », sur http://terresdeloire.net/ (consulté le 4 février 2019)
  12. « L'inventaire départemental des zones humides », sur http://www.indre-et-loire.gouv.fr/, (consulté le 4 février 2019)
  13. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Tome 3, Formations dialectales (suite) et françaises : étymologie de 35000 noms de lieux, Librairie Droz, Genève, p. 1560 [1]
  14. Stéphane Gendron, L'origine des noms de lieux de l'Indre-et-Loire : Communes et anciennes paroisses, Chemillé-sur-Indrois, Hugues de Chivré, , 301 p. (ISBN 978 2 91604 345 6), p. 213.
  15. Ivan Roullet, « Nuit de destruction à Saint-Martin-le-Beau », La Nouvelle République du Centre-Ouest,‎ (lire en ligne).
  16. « L'église de Saint-Martin-le-Beau renaît de ses cendres », La Nouvelle République du Centre-Ouest,‎ (lire en ligne).
  17. Éric Alary, La ligne de démarcation, Paris, Perrin, , 429 p., p. 143
  18. Le blason de la commune sur Gaso. Consultation : mars 2009.
  19. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  20. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  21. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  22. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

Monographies
  • Saint-Martin-le-Beau, Village de Touraine dans l'Histoire de France, Robert Uhart, 1re édition imprimée pour le compte de l'auteur ; 2e édition : Éditions P.S.R. - La Roche-Rigault, 1990 (ISBN 2-908571-00-5)
  • Naître à Saint-Martin-le-Beau aux 18e et 19e siècles, Jean-François Badier, Auto-édition, 2009 (ISBN 978-2-7466-1430-7)
  • Maires d'Indre-et-Loire - Saint-Martin-le-Beau, Montlouis-sur-Loire, Amboise, Lussault-sur-Loire, Mosnes, Saint-Pierre-des-Corps..., Jean-François Badier, Auto-édition, 2013 (ISBN 978-2-9546-0290-5)

Article connexeModifier

Liens externesModifier

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