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Saint-Germain-la-Chambotte

ancienne commune française du département de la Savoie
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Saint-Germain.

Saint-Germain-la-Chambotte
Saint-Germain-la-Chambotte
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Savoie
Arrondissement Chambéry
Canton Aix-les-Bains-1
Intercommunalité Grand Lac
Maire délégué Jean-François Braissand
Code postal 73410
Code commune 73238
Démographie
Gentilé Saint Germinois
Population 477 hab. (2013)
Densité 49 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 46′ 45″ nord, 5° 53′ 33″ est
Altitude Min. 229 m
Max. 847 m
Superficie 9,64 km2
Historique
Date de fusion 1er janvier 2016
Commune(s) d’intégration Entrelacs
Localisation

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Saint-Germain-la-Chambotte

Saint-Germain-la-Chambotte est une ancienne commune française située dans le département de la Savoie en région Rhône-Alpes. Elle fait partie du Pays de l'Albanais et du canton d'Aix les Bains-1.

Par arrêté préfectoral du 25 septembre 2015, elle devient une commune déléguée au sein de la commune nouvelle d'Entrelacs le 1er janvier 2016[1].

Sommaire

GéographieModifier

Le village est situé à environ 5 kilomètres d'Albens, sur la route du col de la Chambotte. Elle possède aussi une rive sur le lac du Bourget, au hameau de Challières. Le village est assez éparpillé, entre le chef-lieu, Mondurand, Laval et Challières. Il est en majeure partie composé de plaines de champs, mais possède aussi des falaises (côté lac du Bourget). Aux trois quarts boisée, la commune est installée au revers oriental de la montagne de la Chambotte et redescend abruptement au bord du lac du Bourget, qu'elle longe un moment entre Brison Saint Innocent et Chindrieux.

Communes limitrophesModifier

Au nord se trouve le village de Cessens, à l'ouest se trouve le lac et Conjux, à l’est se situe Albens et au sud se trouve La Biolle et l'agglomération aixoise.

Voies de communicationModifier

D991b, qui va de Chindrieux à La Biolle par le col de la Chambotte et le village D58, qui part du chef-lieu en direction de Cessens

ToponymieModifier

Avant le 8 décembre 1936, Saint Germain s'est appelé Saint Germain d'Hautecombe, Mont Sec, et même Saint Germain près la Biole.

Le nom de la commune Saint-Germain-la-Chambotte est fixé par décret du [2].

Le toponyme Saint-Germain-la-Chambotte provient du nom d'un saint Germain, peut être le saint local Germain de Talloires mais sans certitude[3]. Afin de différencier la commune des autres localités, il lui a été associé le nom du massif de la Chambotte.

Les mentions de la commune sont pour la paroisse Si Germani (vers 1344), puis simplement Saint-Germain jusqu'en 1936[3],[2].

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit San-Zharmin, selon la graphie de Conflans[4].

HistoireModifier

AntiquitéModifier

D'après certains textes, les Romains seraient passés par le village, peut-être étaient-ce les troupes d'Hannibal lors de leur traversée des Alpes. On sait aussi que la route de la Chambotte était autrefois une voie romaine. L'aspect sec et âpre de la montagne côté Chambotte, parsemé de vignes et de figuiers faisait autrefois penser au mont Olympe[réf. nécessaire].

Moyen ÂgeModifier

La paroisse, connue dès 1275, dépendait du prieuré bénédictin de Saint Innocent, fondé vers 1084. Elle était voisine du premier emplacement de l'abbaye d'Hautecombe, sur Cessens, et le monastère possédait des biens à SaiHère (actuel Challière). Saint Germain relevait au civil de la seigneurie de Montfalcon, et dépendait au XVIIIe siècle du marquis de Coudrée, à qui elle était parvenue du marquis de Lullin.

XIXe et XXe sièclesModifier

Saint-Germain-la-Chambotte a connu son heure de gloire à la fin du XIXe siècle grâce à des personnages illustres qui venaient en cure à Aix-les-Bains. En 1886, Félix Faure et Jules Ferry vinrent à la Chambotte au belvédère de Louis Lansard et de sa femme. L'année suivante allait se produire l'évènement qui allait amener à la Chambotte tous les grands personnages de ce monde, grâce à la venue le 16 avril 1887 de la reine Victoria et de sa fille la princesse Béatrice. Il allait suivre des hommes politiques, des hommes de lettres, etc.

XXIe siècleModifier

La commune fusionna le 1er janvier 2016 avec Albens, Cessens, Épersy, Mognard et Saint-Girod pour former la commune nouvelle d'Entrelacs.

Politique et administrationModifier

MairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Jean-François Braissand ... ...
mars 2008 décembre 2014 Jean-François Braissand ... ...
Les données manquantes sont à compléter.

Depuis le 1er janvier 2016, le maire n'a plus les mêmes fonctions, du fait de la création de la nouvelle commune d'Entrelacs.

Intercommunalité / CantonModifier

La commune faisait partie de la communauté de communes du canton d'Albens (CCCA) et fait, depuis 2017, partie de l'intercommunalité Grand Lac. Depuis la réforme cantonale de 2014, elle est au sein du canton d'Aix les Bains-1

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

Les habitants sont appelés les Saint Germinois(e)s[2].


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[6],[Note 1].

En 2013, la commune comptait 477 habitants, en augmentation de 6,95 % par rapport à 2008 (Savoie : 3,73 %, France hors Mayotte : 2,49 %).

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
551514505598775814796722700
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
672690686699666664648602516
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
460412398375374356329311275
1982 1990 1999 2005 2010 2013 - - -
276328386444446477---
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Manifestations culturelles et festivitésModifier

EnseignementModifier

La commune dispose :

  • d'une école primaire
  • d'une école maternelle (commune de Cessens par liaison bus)
  • d'une crèche

MédiasModifier

En plus des stations de radiophonie nationales, la commune est couverte par de nombreuses antennes locales dont France Bleu Pays de Savoie, ODS Radio et Hot Radio entre autres. La chaîne de télévision locale TV8 Mont-Blanc diffuse des émissions sur les pays de Savoie. Régulièrement l'émission La Place du village expose la vie locale. France 3 et sa station régionale France 3 Alpes, peuvent parfois relater les faits de vie de la commune.

La presse est représentée majoritairement par les grands quotidiens régionaux et notamment Le Dauphiné libéré. Plus localement, on trouve aussi d'autres journaux avec La Vie nouvelle[9] ou bien L'Essor savoyard.

ÉconomieModifier

CommercesModifier

Le village dispose de trois commerces :

  • Un restaurant
  • Une fromagerie
  • Une boulangerie

ActivitésModifier

La principale activité de la commune est l'agriculture, avec la présence de nombreux champs de pâturages et de récoltes (maÏs). En activités secondaires, on peut citer le tourisme, les travaux publics et la ferronnerie

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Le Belvédère de la Chambotte offre une très belle vue sur le lac du Bourget. Les falaises de la Chambotte sont également un site de pratique de l'escalade. La commune possède également des kilomètres de chemins pour la randonnée à pied ou à vélo.

GastronomieModifier

Le village est le lieu de fabrication de différents fromages, comme la Tomme de Savoie ou le Cœur de Savoie. On y produit aussi du vin de Savoie, au hameau de Challières. Le village produit aussi du lait et de la viande du fait de la présence de ses nombreuses fermes.

Personnalités liées à la communeModifier

 
la reine Victoria
  • La Comtesse de Balmoral (nom utilisé par la Reine Victoria afin de rester incognito lors de ses séjours en cure à Aix-les-Bains) est venue observer la vue depuis le Belvédère de la Chambotte[10].
  • Félix Faure (qui fut président de la République française de 1895 à 1899), venu en 1886 avec sa femme et avec monsieur et madame Jules Ferry au belvédère.
  • sir Stanley Baldwin, premier ministre britannique, venu en 1923 et 1936.
  • Paul Deschanel, homme politique, futur président, venu en 1910.
  • Pierre Loti, écrivain, venu en 1920.
  • Jean Richepin, écrivain, venu en 1890.

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

RéférencesModifier

  1. Préfecture de Savoie,Arrêté du 25 septembre 2015 portant création de la commune nouvelle d'Entrelacs, consulté le 7 octobre 2015.
  2. a b et c « Saint-Germain-la-Chambotte », sur le site de mutualisation des Archives départementales de la Savoie et de la Haute-Savoie - sabaudia.org (consulté le 1er février 2017), Ressources - Les communes.
  3. a et b D'après Henry Suter, « Saint-Germain », Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs, sur henrysuter.ch, Henry Suter, 2000-2009 (consulté le 1er février 2017).
  4. Lexique Français - Francoprovençal du nom des communes de Savoie - Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 22
    Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 201120122013 .
  9. « La Vie Nouvelle | Les Affiches de Chambéry et de Savoie », sur www.la-vie-nouvelle.fr (consulté le 22 juillet 2015).
  10. http://www.cc-cantonalbens.fr/germa/vie_economique.php