Saint-Charles-la-Forêt

commune française du département de la Mayenne

Saint-Charles-la-Forêt
Saint-Charles-la-Forêt
L'église Saint-Charles.
Blason de Saint-Charles-la-Forêt
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Mayenne
Arrondissement Château-Gontier
Canton Meslay-du-Maine
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Meslay-Grez
Maire
Mandat
Michel Abafour
2014-2020
Code postal 53170
Code commune 53206
Démographie
Gentilé Carloforestin
Population
municipale
203 hab. (2017 en diminution de 7,31 % par rapport à 2012)
Densité 19 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 54′ 59″ nord, 0° 33′ 20″ ouest
Altitude Min. 89 m
Max. 121 m
Superficie 10,61 km2
Localisation
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Saint-Charles-la-Forêt

Saint-Charles-la-Forêt est une commune française, située dans le département de la Mayenne en région Pays de la Loire, peuplée de 203 habitants[Note 1].

GéographieModifier

La commune est située dans le Sud-Mayenne.

ToponymieModifier

HistoireModifier

Contrairement à la plupart des communes de l'arrondissement de Château-Gontier, Saint-Charles ne faisait pas partie de l'Anjou, mais du comté de Laval dans la province du Maine[1].

Charles Belgique Hollande que son père souhaite aussi voir abjurer, est ramené à Laval et confié aux soins du sieur de Villebourg, chanoine de Saint-Tugal. Il fait son abjuration le 12 octobre 1670. Devenu catholique, comme son grand-père et prédécesseur qui s’était converti, il a fait construire, en forêt de Bouère, une église dédiée à saint Charles Borromée[2].

Une portion de la forêt de Bouère s'avançait fort loin au nord-ouest, entre les paroisses du Buret et de Villiers. C'était une magnifique futaie que Henri III de La Trémoille abattit en grande partie pour servir aux constructions maritimes. Une vaste étendue de terrain se trouva donc ainsi dénudée et propre à être livrée à l'agriculture. Bientôt un certain nombre d'habitants s'y établirent.

Charles Belgique Hollande de La Trémoille se détermine à créer pour eux une nouvelle paroisse et obtient pour cela des lettres du roi. Le prince fait bâtir à ses frais un presbytère et une église fort simple, dont la première pierre fut posée en son nom par René de la Porte, juge ordinaire de Laval. Elle est consacrée sous le vocable de saint Charles Borromée, patron du fondateur, le jour même de la fête du saint, 4 novembre 1690. Cette église a été reconstruite en 1842[3].

Époque contemporaineModifier

La commune de Saint-Charles-la-Forêt dispose d'une piscine, d'un village vacances et d'un espace nature. Elle le doit essentiellement à la générosité des époux Corgnet (Geneviève et Pierre). Pendant quarante ans, ce couple a dédié une bonne partie de son temps et de son énergie à des projets collectifs.

Les deux époux arrivent dans la commune en 1949 où ils sont instituteurs. Ils créent une coopérative scolaire. Des objets sont vendus pour payer des vacances d'été aux enfants de l'école. Cette tradition va perdurer avec des séjours en Espagne, Italie, Suisse, Pays-Bas et dans toute la France. Au début des années 1950, Pierre et Geneviève créent la cantine scolaire de la commune. Et en 1956, ils mettent en place un concours de 17, jeu de cartes proche de la manille. D'année en année, grâce au bouche à oreille, le concours connaît une notoriété sans pareil : on compte 184 joueurs en 1956 et 20 000 participants en 1976. Des milliers de joueurs de 17 envahissaient le bourg de Saint-Charles-la-Forêt. Trente éditions du concours ont été organisées entre 1956 et 1985. Les habitants de la commune donnaient un gros coup de main. Ils aidaient à monter les préfabriqués où avait lieu le concours qui se jouait sur trois week-ends. Le montant des lots (voyages, voiture…) s'élevait à 500 000 francs. Les bénéfices ont financé les vacances des jeunes mais aussi les équipements communaux : une piscine climatisée en 1972, un étang et des sanitaires en 1976, une salle de loisirs en 1982, un premier bungalow en 1985, le bois de Bel-Air, des salles et d'autres bungalows en 1993. Pierre Corgnet est maire de la commune de 1983 à 1998.

Politique et administrationModifier

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1983 1998 Pierre Corgnet PCF[4] Enseignant
1998 mars 2008 Daniel Lemaître SE Agriculteur
mars 2008[5] En cours Michel Abafour[6] SE Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[8].

En 2017, la commune comptait 203 habitants[Note 2], en diminution de 7,31 % par rapport à 2012 (Mayenne : 0 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
520478502532521544534523504
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
486448436391429364368333340
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
324322315276284292333273269
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
269236161149149190210213219
2017 - - - - - - - -
203--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

ÉconomieModifier

Activité et manifestationsModifier

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Patrimoine culturelModifier

Patrimoine naturelModifier

Personnalités liées à la communeModifier

HéraldiqueModifier

Voir aussiModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale 2017.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

RéférencesModifier

  1. Jean-Joseph Expilly, Dictionnaire géographique, historique et politique des Gaules et de la France, Desaint et Saillant,
  2. Michèle Ménard, Une histoire des mentalités religieuses aux XVIIe et XVIIIe siècles, Paris, Éditions Beauchesne, 1980, 467 p., p. 94, (ISBN 9782701010144).
  3. On releva dans les fondations l'inscription suivante: Angularem lapidem banc Ecclesise Sancti Caroli de Sylva celtissimus et potentissimus princeps Carolus de la Trémoille, princeps de Tarente et de Talmond, dus de Thouars et de Loudun, cornes de Laval, de Montfort, de Guines, de Jonvelles, de Taillebonrg et de Benon, baron de Vitré, de Mauléon, de Berrie et de Didone, vice-crnes de Hennes, de Baies, de Marcelly, marchio d'Espinay, Par Francise, poni curavit cum post excisa stabula alta ferarum templo presbyterioque coustructis et spatiis antiquae sylva; sua: de Bouère in censum concessis fundavit hanc parochiam. Anno Domini 1684 Nobilis DD. Renatus de la Porte, ordinarius urbis Lavallensis judex vices gessit.
  4. « Laval.maville.com La gauche plurielle refait l'union avant dimanche » (consulté le 23 octobre 2010)
  5. « Michel Abafour élu maire avec dix voix », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 6 juillet 2014)
  6. Réélection 2014 : « Saint-Charles-la-Forêt (53170) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 6 juillet 2014)
  7. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.

Lien externeModifier

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