Robert Samatan

joueur français de rugby à XV

Robert Samatan (dit Bob la Science) est un Français joueur de rugby à XV et de rugby à XIII, né le 16 avril 1909 à Toulouse et mort le 4 mai 1986 à Antibes[1],

Robert Samatan
Image dans Infobox.
Eugène Ribère (Quillan) et Robert Samatan (Agen), au coup d'envoi de la partie en avril 1931 à Bordeaux.
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 77 ans)
AntibesVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Robert Urbain Jean SamatanVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Autres informations
Sports
Équipe
Position

Il débute au T.O.E.C (rugby à XV), 1,78 m pour 76 kg à ses débuts, puis est trois-quarts ailier gauche au SU Agen (mais également troisième ligne centre ou droit).

Très puissant, il est le grand précurseur du style de jeu des ailiers modernes. Le premier à s’inspirer de sa technique vive et alerte est le bayonnais Jean Dauger.

En mars 1934, licencié au SU Agen, il fait partie de la fameuse équipe treiziste des « Galia’s boys » qui effectue une tournée mémorable au Angleterre sous le capitanat et management de son créateur Jean Galia. Pionner (Galia's boy) ne donne pas droit à la qualité d'International.

Optant pour le rugby à XIII, Il intègre l'équipe de Roanne XIIIMax Rousié et Jean Dauger le rejoignent en 1938.

En 1951, il codirige la première tournée d'un sport collectif français (i.e. Équipe de France de rugby à XIII) en Australie et Nouvelle-Zélande.

Dans la vie civile, il était grossiste dans le secteur alimentaire.

BiographieModifier

Robert Samatan effectue une interview dans L'Auto en mars mars 1934 lors de son passage au rugby à XIII dans lequel il dénonce l'hypocrisie et l'amateurisme marron au sein de la fédération française de rugby à XV depuis plusieurs années. Alors joueur au lycée de Toulouse, il reçoit une offre d'Annibert (du stade Toulousain devenu après membre de la fédération française d'athlétisme où il y dicta les lois de l'amateurisme intégral). Annibert lui promet une réussite aux examens et de nombreux avantages et M. Furst du stade Toulousain également lui proposa 200 francs par mois, ce qui convint Samatan de signer. Après quelques mois, son salaire a quadruplé et nombreux clubs lui offrent un meilleur salaire à l'image de Quillan et Carcassonne, mais c'est finalement Agen par l'intermédiaire de M. Armand Bastoul qui obtient sa signature pour 25 000 francs et une situation, qui convainc plus tard Maurice Porra de le rejoindre à Agen pour 1 500 françs par mois[2]. Il décide de prendre part à la création d'une équipe française de rugby à XIII avec Jean Galia. Missionné par ce dernier pour convaincre des joueurs de signer en rugby à XIII, il se heurte aux surenchères de nombreux clubs de rugby à XV pourtant amateurs sur le principe, notamment à l'USA Perpignan[3].

Il entraîne le Celtic de Paris en 1951.

Carrière en Rugby à XVModifier

  • Champion de France (est alors troisième ligne aile) avec le SU Agen (1930)
  • International (10 sélections) France A (1930 à 1931)

Carrière en Rugby à XIIIModifier

  • Individuel :
    • International à quatre reprises avec l'équipe de France de rugby à XIII entre 1934 et 1936.
    • Coentraîneur du XIII de France (dont de la 1re équipe française de sport collectif (13 de France) qui fit en 1951 une tournée (triomphale et de 2,5 mois) aux antipodes) (1951 à 1955).

Détails en sélectionModifier

Matchs internationaux de Robert Samatan
Date Lieu Adversaire Résultat Compétition Poste Points Essais Pen. Drops
1. Stade Buffalo, Paris, France   Angleterre 21-32 ? Ailier ? ? ? ?
2. Bordeaux, France   Pays de Galles 18-11 ? Ailier ? ? ? ?
3. Stade Buffalo, Paris, France   Angleterre 15-15 ? Ailier ? ? ? ?
4. Paris, France   Pays de Galles 3-9 ? Demi d'ouverture ? ? ? ?

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Robert Samatan n'a pas disputé la finale.

RéférencesModifier

  1. État civil sur le fichier des personnes décédées en France depuis 1970
  2. Les sensationnelles déclarations des joueurs Samatan, Porra, Carrère et Fabre sur les procédés de certains dirigeats en face des lois de m'amateurisme, l'Auto, le samedi 3 mars 1934.
  3. Actuellement encore des joueurs sont payés !, Robert Perrier, l'Auto, le dimanche 5 mars 1934.

Liens externesModifier