Robert Herbin

footballeur et entraîneur français

Robert Herbin
Image illustrative de l’article Robert Herbin
Robert Herbin en 1976.
Biographie
Nationalité Drapeau : France Français
Naissance
Lieu 19e arrondissement de Paris (France)
Décès (à 81 ans)
Lieu Saint-Étienne (France)
Taille 1,80 m (5 11)
Période pro. 1957-1975
Poste Milieu défensif puis libéro
Parcours junior
Années Club
1947-1950 Drapeau : France Jeanne D'Arc Nice
1950-1957 Drapeau : France Cavigal Nice
Parcours professionnel1
AnnéesClub 0M.0(B.)
1957-1972 Drapeau : France AS Saint-Étienne 491 (98)
1975 Drapeau : France AS Saint-Étienne 001 0(1)
Sélections en équipe nationale2
AnnéesÉquipe 0M.0(B.)
1957 Drapeau : France France junior
1960-1968 Drapeau : France France 023 0(3)
Équipes entraînées
AnnéesÉquipe Stats
1972-1983 Drapeau : France AS Saint-Étienne
1983-1985 Drapeau : France Olympique lyonnais
1985-1986 Drapeau : Arabie saoudite Al-Nasr Riyad
1986-1987 Drapeau : France RC Strasbourg
1987-1990 Drapeau : France AS Saint-Étienne
1991-1995 Drapeau : France Red Star FC
1 Compétitions officielles nationales et internationales.
2 Matchs officiels.

Robert Herbin, né le dans le 19e arrondissement de Paris et mort le à Saint-Étienne, est un joueur international français reconverti entraîneur de football.

Avec sa chevelure rousse reconnaissable, Robert Herbin est l'un des grands personnages de l'histoire du football français des années 1960-1970. Il accompli toute sa carrière de joueur à l'AS Saint-Étienne (1957-1972/1975) ainsi que l'essentiel de son parcours d'entraîneur. Comme joueur, il fut Milieu défensif de formation, puis se reconvertit libéro au fil des années. Avec ses partenaires Rachid Mekhloufi et Bernard Bosquier notamment, Robert Herbin représente alors l'élite du football français à l'époque.

Robert Herbin acquit ensuite une notoriété plus large en sa qualité d'entraîneur de l'AS Saint-Étienne de 1972 à 1983. Sous sa férule, les Verts remportent de nombreux titres et atteignent le sommet du football français et européen, notamment la finale de la Coupe des clubs champions européens 1975-1976. L'équipe de l'ASSE suscite durant cette période une grande ferveur populaire en France, et marqua pour certains commentateurs le « renouveau du sport français »[1].

Comptant 23 sélections et 3 buts avec l'équipe de France entre 1960 et 1968, il participe à l'Euro 1960, et à la Coupe du monde 1966. Il était surnommé « le Sphinx » car il n'aimait pas s'exprimer ou le faisait contraint et forcé et avec parcimonie[2].

BiographieModifier

Enfance et formationModifier

Robert Herbin naît à Paris, dans le 19e arrondissement de Paris, au bout du quai de la Loire, au no 99[3] sur les bords de l'Ourcq[4], il a un grand frère et deux sœurs. Son père, aussi prénommé Robert, est musicien professionnel[5].

À l'inauguration du nouvel opéra de Nice, Robert Herbin senior est choisi en tant que premier tromboniste. Le 1er avril 1947, la famille Herbin déménage par le train dans la capitale azuréenne et emménage au 15, de l'avenue Saint-Lambert[5]. Le jeune « Roby » vient alors de fêter ses huit ans[6].

Robert junior fait ses débuts de jeune footballeur dans l'équipe de la paroisse Jeanne D'Arc. Il signe sa première licence au Cavigal à l'âge de 11 ans, dans la foulée de son grand frère dont le talent est remarqué en premier[5].

Mais c'est Robert qui se révèle balle au pied. Il est le capitaine de l'équipe junior du Cavigal 1956-1957 qui termine deuxième du challenge junior du Sud-Est derrière l'OGC Nice. Robert Herbin est alors sélectionné en équipe de France junior[5] et termine troisième du Championnat d'Europe junior 1957 (en)[7]. Malgré un essai à l'OGCN, l'AS Saint-Étienne de Pierre Garonnaire[8], champion de France en titre, le recrute à 18 ans[5].

Joueur de l'AS Saint-Étienne (ASSE)Modifier

Il entre en 1957 dans l'équipe de l'AS Saint-Étienne où il s'affirme vite comme l'un des grands espoirs du football français.

Lors de la saison 1962-1963, Herbin termine meilleur buteur de l'équipe, en évoluant défenseur central, qui termine championne de D2 et remonte dans l'élite.

Il est l'un des piliers de la première génération du grand Saint-Étienne, quadruple champion de France consécutif de 1967 à 1970. Lors de la saison 1969-70, l'entraîneur des Verts, Albert Batteux, déplace Herbin au poste d'arrière central aux côtés de Bernard Bosquier. L'association fait merveille et Herbin continue à ce poste durant toute sa carrière.

 
Robert Herbin en 1971.

Le 31 mars 1971, Herbin fait partie de la sélection composée de joueurs de Saint-Étienne et de l'Olympique de Marseille, les deux meilleurs clubs de l'époque, qui affronte le club brésilien de Santos (dont fait partie Pelé) lors d'un match amical au stade Yves-du-Manoir de Colombes devant 30 000 spectateurs. Les Français remportent cette « Coupe Télé 7 jours », (3-1). Herbin est alors au sommet de sa carrière[9].

En 1972, en raison d’une blessure à un genou, celui qui a passé ses diplômes d’éducateur deux ans plus tôt, met fin à sa carrière de joueur et prend alors en main l’équipe stéphanoise, à seulement 33 ans[8].

En équipe de FranceModifier

Dès la fin de sa troisième saison professionnelle, Robert Herbin fait ses débuts en équipe de France, le 6 juillet 1960 lors de la réception de la Yougoslavie[10] pour la demi-finale de la première Coupe d'Europe des Nations. Au Parc des Princes, la sélection joue avec la paire Marcel-Herbin en défense centrale mais s'incline (4-5)[11]. Les Bleus terminent quatrième de ce championnat d'Europe 1960.

Herbin participe à la Coupe du monde 1966 en Angleterre où la France termine dernière de son groupe avec deux défaites (Angleterre, futur champion et Uruguay) et un match nul (Mexique). Durant cette compétition, il se blesse gravement[12].

Robert Herbin connaît sa dernière sélection contre l'Espagne, lors d'un match amical au stade Gerland le 17 octobre 1968. Jouant en demi défensif avec son coéquipier de club Aimé Jacquet, Herbin est le plus capé de la sélection avec le capitaine aussi stéphanois Bernard Bosquier et Jean Djorkaeff. L'équipe perd 1-3[13]. Robert Herbin totalise 23 sélections et trois buts en équipe de France et porte le brassard de capitaine à plusieurs reprises[9].

Entraîneur de l'AS Saint-Étienne (ASSE)Modifier

À la suite de la démission d'Albert Batteux en 1972, Herbin se retrouve, à trente-trois ans, l'un des plus jeunes entraîneurs de France[9].

Robert Herbin est élu meilleur entraîneur français de l'année 1973 par France Football[10].

Entre le 13 mars 1974 et le 27 août 1975, les Verts de Robert Herbin demeurent invaincus au stade Geoffroy-Guichard en première division. Une série de 28 rencontres victorieuses qui constitue le record national et débute par une victoire 2-1 contre le Nîmes Olympique lors de la 28e journée (2-1). Pendant 530 jours, soit 1 an, 5 mois et 12 jours s'étalant sur trois saisons, l'ASSE gagne systématiquement à domicile, jusqu'au 12 septembre 1975 contre le PSG (1-1)[14].

Lors de la dernière journée de la saison 1974-1975, les Verts étant déjà mathématiquement champions, Herbin se fait jouer à domicile face à Troyes, trois ans après l'arrêt de sa carrière de joueur (il est alors âgé de 36 ans), en tant qu'arrière central. À la demande de ses joueurs, il inscrit le dernier des cinq buts stéphanois sur penalty (5-1). Il s'agit de son 509 matches en tout sous la tunique verte[12], tous comme titulaire jusqu'au dernier, ce 3 juin 1975[15]. Cela le rend l'un des rares entraîneurs-joueurs sacrés champions[10].

 
Herbin (à g.), Patrick Revelli (au c.) et Jean-Michel Larqué en 1976.

Lors de la saison 1975-1976, l'ASSE se hisse jusqu'en finale de la Coupe des clubs champions et s'incline face au Bayern Munich (0-1) au Hampden Park de Glasgow en touchant deux fois les fameux poteaux carrés[9]. Le parcours des Verts lors de cette compétition suscita une grande ferveur populaire en France et fut qualifié d'« épopée ». Malgré sa défaite en finale, l'équipe de l'AS Saint-Étienne défilera le lendemain sur les Champs-Élysées et sera reçue par le président Valéry Giscard d'Estaing. Robert Herbin est quant à lui élu meilleur entraîneur français de l'année 1976 par France Football, son deuxième titre après celui obtenu en 1973[10].

 
Herbin (à g.) et Dominique Rocheteau en octobre 1979.

En 1981, les Verts sont champions de France, leur dixième (un record toujours en vigueur en 2020) et dernier titre de champion à ce jour[12].

L'affaire de la « caisse noire » de l'ASSE, durant la saison 1982-1983 voit Herbin comploter contre le président stéphanois Roger Rocher pendant la grave lutte pour le pouvoir qui secoue l'ASSE. Cependant six mois après la chute de Rocher, Herbin est limogé en janvier 1983[12].

S'appuyant sur un centre de formation sans égal à l'époque, il intègre une ribambelle de jeunes (Gérard Janvion, Christian Lopez, Dominique Bathenay, Jacques Santini, Christian Synaeghel, et surtout Dominique Rocheteau) aux cadres des Verts et bâtit l'une des toutes meilleures équipes d'Europe.

 
L'ASSE en 1979, ressemblant à l'équipe-type de Robert Herbin.

Sur le banc de Saint-Étienne, Robert Herbin est sacré quatre fois champion de France et remporte trois Coupes de France. À son décès en 2020, le journal L'Équipe sort « le onze de légende de Robert Herbin » : Ćurković - Janvion, Piazza, Lopez, Farison - Larqué, Synaeghel, Bathenay - Rocheteau, H.Revelli, Bereta. Les remplaçants sont Patrick Revelli, Santini, Larios et Sarramagna[16].

Courtes expériences sur le bancModifier

Dès février 1983, Robert Herbin est immédiatement engagé par le rival régional, l'Olympique lyonnais alors à l'agonie. Malgré de réels progrès en trois mois seulement, Herbin ne peut éviter la relégation en Division 2. Il continue ensuite de diriger l’OL pendant deux saisons en D2[17].

Robert Herbin part alors s'exiler en Arabie saoudite avec Hervé Gauthier[4]. Ce dernier est sont adjoint à la tête d'Al-Nassr Riyad lors de la saison 1985-1986.

En septembre 1986, Robert Herbin remplace Francis Piasecki à la tête du RC Strasbourg, sous l’ère du président Daniel Hechter. Freddy Zix, entraîneur adjoint, dirige les séances d'entraînement sur le terrain[18]. Robert Herbin ne parvient pas à redresser la barre d’une équipe engluée dans le ventre mou de la deuxième division. Il quitte le club au terme de la saison[19].

Il rejoint un temps[Quand ?] le club du FC Valence, en Division 3, en tant que conseiller[4].

Second passage à l'ASSEModifier

Robert Herbin fait son retour à Saint-Étienne en 1987. La période faste des Verts est toutefois bien révolue et les titres ne reviennent pas, ce qui conduit Herbin à quitter l'ASSE en 1990[9].

La D2 avec le Red StarModifier

En 1991, Robert Herbin prend la tête de l'équipe du Red Star. Il demande à Pierre Repellini, joueur sous ses ordres à Saint-Étienne, d'être son adjoint à partir de 1992[20]. Herbin s’appuie sur les jeunes du centre de formation, dont Steve Marlet qu'il fait débuter en professionnel, et permet au club de viser la D1[21].

Robert Herbin intègre ensuite la Fédération française de football où il siège au Conseil fédéral.

RetraiteModifier

Robert Herbin dirige l'AS Saint-Étienne une dernière fois lors de la saison 1997-1998, en D2, aux côtés de Pierre Repellini[9].

 
Herbin en 2009.

Robert vit reclus, avec ses chiens, les dernières années de sa vie dans un village sur les hauteurs de L'Étrat, près de Saint-Étienne[9], confronté à de graves problèmes d'alcool et de tabagisme[22],[2],[23]. Jusqu'à ses dernières heures, il publie bénévolement une chronique après chaque match de championnat de l'ASSE dans le quotidien régional Le Progrès[6].

Admis à l'hôpital nord de Saint-Étienne pour des problèmes cardiaques le [23], il y meurt une semaine après le [24]. Plusieurs hommages tombent alors : Laurent Paganelli et Jean-François Larios (joueurs sous ses ordres à l'ASSE) disant perdre un père[25],[26] et Noël Le Graët (président de la FFF) le considérant comme « Un monument du football »[27].

Le SphinxModifier

 
Robert Herbin et son visage fermé en 1979.

Une fois devenu entraîneur, Robert Herbin se voit attribuer le surnom de « Sphinx » en raison de son flegme[12]. Humainement, il est célèbre pour son calme, énigmatique pour certains[10]. Malgré son image, il est un entraîneur proche de ses joueurs[25],[26], auxquels il faisait confiance selon Jean-Michel Larqué et qu'il défendait auprès des dirigeants des clubs d'après Jean-François Larios[23]. Le technicien se lève rarement de son banc de touche et parle peu pendant les matches. Envers les médias, Robert Herbin n'est pas un grand communicant. Obligé de répondre aux journalistes, encore à l'époque autorisés à entrer dans les vestiaires, ses prises de parole sont appréciées et jugées souvent intéressantes[9].

« En dépit de son prestige et de sa réussite sportive, Robby ne s'est jamais écarté des chemins de la simplicité et de la modestie. [...] C'est l'un des côtés les plus sympathiques et les plus attachants de sa personnalité. Robby a toujours su écouter et regarder. [...] L'humanisme de Robert Herbin n'a rien de factice, de superficiel et, s'il se garde bien d'afficher ses sentiments, c'est qu'il est timide — eh oui ! — et pudique. On le dit froid, alors qu'il est sensible à tout, mais ses joies sont intérieures. Épris de calme et de réflexion, ses propos sont toujours mesurés aussi bien dans la victoire que dans la défaite. Saluons donc en Robert Herbin l'homme de sport qui a su créer son propre univers pour traverser les aléas et les obstacles d'une fonction exaltante mais délicate. »[28]

— Michel Hidalgo, préface de On m'appelle le Sphinx

Style de jeuModifier

Joueur polyvalentModifier

 
Herbin débute en tant que demi (jaune).

Demi défensif, Herbin s'épanouit dans le 4-2-4, dispositif tactique en vogue au début des années 1960. En tant que joueur, Robert Herbin est appelé « le Rouquin » en raison de la couleur de sa chevelure conséquente. Très complet et réputé pour son aisance dans les airs, il est polyvalent sur le terrain, jouant défenseur et milieu du terrain à l'ASSE, et parfois attaquant avec l'équipe de France[12].

Robert Herbin ne possède pas un physique d'athlète impressionnant. Mais sa frappe de balle est assez précise et puissante[9]. Sa force de caractère est aussi mise en avant. Pierre Repellini se souvient en 2020 : « il a, au fil de cette première carrière, remporté quatre titres de Champion de France avec des coéquipiers qui incarnaient quelque chose et avaient un sacré tempérament. Robby était au cœur de ça puisqu'il était capitaine »[20].

Gilbert Gress se souvient en 2020 : « Dans les années 1960, Robbie, c'était un milieu de terrain reconverti en défenseur central. Il avait ce souci de sortir le ballon proprement. C'était une époque où, en France, quand on faisait une passe latérale, ça sifflait de tous les côtés. Il fallait balancer le ballon devant ! (...) Robbie, il avait une très bonne technique et un très bon jeu de tête, ce qui faisait de lui un libéro comme Beckenbauer »[29].

Entraîneur novateurModifier

Très exigeant sur le plan physique, aussi rigoureux tactiquement, Herbin révolutionne l'approche de l'entraînement[23],[12].

Joueur sous ses ordres puis entraîneur adjoint à plusieurs reprises, Pierre Repellini déclare en 2020 : « C'était un entraîneur novateur. Il a été précurseur de certaines pratiques footballistiques. (...) Il considérait par exemple que les footballeurs français n'étaient pas suffisamment forts sur le plan physique. Il a donc décidé d'instaurer une séance physique le mercredi matin, sans ballon, pour que l'on ait une condition physique supérieure... Et puis il y avait cette exigence, cette rigueur, cette importance accordée au travail. (...) Au-delà de cette rigueur, c'était facile de travailler avec lui »[20].

PalmarèsModifier

JoueurModifier

Robert Herbin possède l'un des plus beaux palmarès du football français, comme joueur, avec cinq titres de Champion de France (1964, 1967, 1968, 1969 et 1970 [30] ), trois Coupes de France (1962, 1968 et 1970) et trois Challenges des champions (1962, 1967 et 1969), le tout remporté avec l'AS Saint-Étienne [9].

EntraîneurModifier

Sur le banc de touche stéphanois, son palmarès s’enrichit de quatre titres nationaux (1974, 1975, 1976 et 1981) et de trois autres Coupes de France (1974, 1975 et 1977).

TotalModifier

Robert Herbin remporte ainsi dix-huit trophées au total, dont neuf titres de Champion de France (un record pour un joueur-entraîneur), six Coupes de France et trois Challenges des champions, tous sous les couleurs de l'AS Saint-Étienne[10].

Distinctions individuellesModifier

StatistiquesModifier

Statistiques de joueur par saisonModifier

Avec l'ASSE, Robert Herbin marque 98 buts au total[9]. La FFF compte 492 matches, 99 buts avec l'ASSE en tant que joueur pour Herbin[10].

Statistiques de Robert Herbin par saison au 28/04/2020[31]
Saison Club Championnat Coupe(s) nationale(s) Supercoupe Compétition(s)
continentale(s)
Coupe C. Drago   France Total
Division M B M B M B C M B M B M B M B
1957-1958   AS Saint-Étienne D1 24 2 2 0 - - - - - 4 0 - - 30 2
1958-1959   AS Saint-Étienne D1 32 0 1 0 - - - - - 1 0 - - 34 0
1959-1960   AS Saint-Étienne D1 27 2 6 0 - - - - - - - 1 0 34 2
1960-1961   AS Saint-Étienne D1 9 1 2 0 - - - - - - - - - 11 1
1961-1962   AS Saint-Étienne D1 24 3 6 0 1 1 - - - - - 1 - 32 4
1962-1963   AS Saint-Étienne D2 30 15 - - - - C2 2 0 4 2 3 0 39 17
1963-1964   AS Saint-Étienne D1 33 10 2 0 - - - - - - - 4 1 39 11
1964-1965   AS Saint-Étienne D1 33 4 5 1 - - C1 2 0 - - 4 0 44 5
1965-1966   AS Saint-Étienne D1 36 26 1 0 - - - - - - - 5 0 42 26
1966-1967   AS Saint-Étienne D1 20 6 2 0 1 0 - - - - - 1 - 24 6
1967-1968   AS Saint-Étienne D1 27 3 6 1 - - C1 3 2 - - 3 2 39 8
1968-1969   AS Saint-Étienne D1 26 6 3 0 - - C1 2 0 - - 1 0 32 6
1969-1970   AS Saint-Étienne D1 18 4 8 2 1 0 C1 3 0 - - - - 30 6
1970-1971   AS Saint-Étienne D1 35 5 4 1 - - C1 2 0 - - - - 41 6
1971-1972   AS Saint-Étienne D1 38 1 2 0 - - C3 2 0 - - - - 42 1
Sous-total 412 88 50 5 3 1 - 16 2 9 2 23 3 513 101
1974-1975   AS Saint-Étienne D1 1 1 - - - - - - - - - - - 1 1
Total sur la carrière 413 89 50 5 3 1 - 16 2 9 2 23 3 514 102

Statistiques en équipe de FranceModifier

Détails par compétition
Compétition MJ V N D
Match amical 10 - 4 6
Coupe du monde 2 - 1 1
Qualif. CdM 4 3 - 1
Euro 1 - - 1
Qualif. Euro 6 3 2 1
Total 23 6 7 10

Robert Herbin joue à vingt-trois reprises pour l'équipe de France de football avec qui il inscrit trois buts. Après avoir débuté par une défaite (4-5) lors de la Coupe des nations 1960 face à la Yougoslavie le 6 juillet 1960, il connaît sa première victoire lors de sa troisième cape, le 27 février 1963 face à l'Angleterre en qualification pour l'Euro 1964 (5-2).

Herbin inscrit son premier but avec les Bleus lors de sa sixième sélection. La France reçoit la Bulgarie, toujours lors de ces éliminatoires, et redonne l'avantage (3-1). Il faut attendre quatre ans et sa 20e sélection pour voir Herbin marquer de nouveau, c'est en Pologne lors des qualification pour l'Euro 1968 le 17 septembre 1967 (victoire 1-4). Son troisième et dernier but arrive dès le match suivant, il l'inscrit dans la même compétition et permet d’égaliser contre la Belgique (1-1).

En vingt-trois sélections, Robert Herbin connaît six victoires, sept matchs nuls et dix défaites. Tous ces succès sont acquis en qualifications continentales et mondiales. Il connaît ses deux plus larges victoires lors de ces rencontres face à l'Angleterre et en Pologne (5-2 et 1-4). Son revers le plus important a lieu le 20 avril 1966 en réception de la Belgique en amical (0-3).

Statistiques d'entraîneurModifier

Robert Herbin est l'entraîneur le plus capé de l'histoire de l'AS Saint-Étienne avec 514 matchs sur le banc stéphanois. Il en gagne presque la moitié (256 victoires, 49,8%)[32]. La FFF compte 637 matches sur le banc de l'ASSE pour Herbin[10].

Notes et référencesModifier

  1. Terme employé fréquemment par le journaliste sportif Jacques Vendroux.
  2. a et b « L'emblème des Verts Robert Herbin, surnommé le Sphinx, est décédé à l'âge de 81 ans », France TV Sport, 27 avril 2020.
  3. "Robert Herbin, entraîneur légendaire de Saint-Étienne, est mort" par Alexandre Pedro, Le Monde, 27 avril 2020.
  4. a b et c « Robert Herbin, 1991 », sur www.allezredstar.com (consulté le 29 avril 2020)
  5. a b c d et e « Robert Herbin, le mythique entraîneur des Verts, avait grandi à Nice au Cavigal », sur Nice-Matin, (consulté le 29 avril 2020)
  6. a et b « Mort du Sphinx Robert Herbin, l'entraîneur qui a écrit les pages mythiques de l'histoire des Verts - Foot - Disparition », L'Équipe,‎ (lire en ligne)
  7. a et b « Fiche de Robert Herbin », sur FFF.fr
  8. a et b « Mort de Robert Herbin, retour sur la carrière du «Sphinx» de l'ASSE », Le Dauphiné libéré,‎ (lire en ligne)
  9. a b c d e f g h i j et k « Mort de Robert Herbin : une carrière en images - Foot - Disparition », L'Équipe,‎ (lire en ligne)
  10. a b c d e f g h et i « Equipes de France - Le Sphinx Robert Herbin a replié ses ailes - FFF », sur www.fff.fr (consulté le 28 avril 2020)
  11. « Feuille du match France - Yougoslavie », sur FFF.fr,
  12. a b c d e f et g « Entraîneur légendaire de Saint-Etienne, Robert Herbin est mort », L'Équipe,‎ (lire en ligne).
  13. « Feuille du match France - Espagne », sur FFF.fr,
  14. « Rétro : Quand le Chaudron était une forteresse », sur Ligue1 (consulté le 28 avril 2020)
  15. « Disparition de Robert Herbin : le joueur avant le mister », L'Équipe,‎ (lire en ligne)
  16. « Saint-Étienne : le onze de légende de Robert Herbin - Foot - Saint-Etienne », L'Équipe,‎ (lire en ligne)
  17. « Carnet de deuil : disparition de Robert Herbin », sur www.OL.fr (consulté le 28 avril 2020)
  18. « Robert Herbin s’en est allé », sur lalsace.fr, (consulté le 29 avril 2020)
  19. « Robert Herbin, ancien entraîneur du Racing, nous a quittés » (consulté le 29 avril 2020)
  20. a b et c « Pierre Repellini : «Tout était très simple avec Robert Herbin, c'était facile de travailler avec lui» », sur France Football (consulté le 29 avril 2020)
  21. Paul Ducassou, « Robert Herbin | Red Star Football Club », sur www.redstar.fr, (consulté le 29 avril 2020)
  22. Christophe Bérard, « Saint-Étienne : l’ex-entraîneur des Verts Robert Herbin hospitalisé dans un état grave », Le Parisien, 24 avril 2020.
  23. a b c et d Grégory Schneider, « Robert Herbin, lui derrière, le foot devant », Libération, 28 avril 2020.
  24. Alexandre Vau, « L'entraîneur légendaire de l'AS Saint-Etienne Robert Herbin est décédé à l'âge de 81 ans », sur francebleu.fr, (consulté le 27 avril 2020)
  25. a et b « Disparition de Robert Herbin : « Mon guide entre dans la légende », déclare Laurent Paganelli - Foot - Disparition d'Herbin », L'Équipe,‎ (lire en ligne)
  26. a et b « Jean-François Larios, après la disparition de Robert Herbin : « J'ai perdu mon père » - Foot - Disparition d'Herbin », L'Équipe,‎ (lire en ligne)
  27. « Disparition de Robert Herbin : « Un monument du football », selon Noël Le Graët (FFF) - Foot - Disparition d'Herbin », L'Équipe,‎ (lire en ligne)
  28. Robert Herbin, On m'appelle le Sphinx, 1983, préface
  29. « Gilbert Gress : « Robbie, c'était la classe » », sur SOFOOT.com (consulté le 29 avril 2020)
  30. Robert Herbin joua un match en 1975, faisant de lui l'un des rares entraîneurs-joueurs sacrés champions (cf. rubrique Biographie ; Entraîneur de Saint-Étienne)
  31. « Fiche de Robert Herbin », sur footballdatabase.eu
  32. « Robert Herbin, des stats de géant chez les Verts », sur www.lequipe.fr (consulté le 28 avril 2020)

Liens externesModifier