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Régie mixte des transports toulonnais
logo de Régie mixte des transports toulonnais
Logo du Réseau Mistral
illustration de Régie mixte des transports toulonnais

Création 23 mai 1956
Forme juridique Société anonyme à conseil d'administration
Siège social Toulon
Drapeau de France France
Direction PDG : Gérard Couturier
Actionnaires Métropole Toulon Provence Méditerranée
Activité Transport en commun de voyageurs, exploitation, gestion d'infrastructure
Produits Autobus
Bateau bus
Téléphérique
Effectif 708 salariés
Site web resaumistral.com

Chiffre d'affaires 58 499 600 € ( 2010 )
Résultat net 721.900 € ( 2010 )

La Régie mixte des transports toulonnais ou RMTT est la société qui gère le réseau de transports en commun Mistral, desservant le périmètre de la métropole Toulon Provence Méditerranée. Celle-ci en est l'unique actionnaire.

La compagnie exploitante du réseau Transdev affirme que le Réseau Mistral est un des plus propres et des plus denses de France. Celui-ci dessert 12 communes.

Sommaire

HistoriqueModifier

De la STVG au Réseau MistralModifier

 
Un trolleybus Vetra VBC à Toulon en 1967

À l'origine, la STVG (Société des tramways du Var et du Gard) était la première compagnie de transports en commun de l'aire toulonnaise. Comme indiqué, elle gérait le réseau de tramways pour les communes de Toulon et la Valette, mais certaines lignes allaient jusqu'à Sanary, Le Beausset ou Hyères.

Plus récemment, la RMTT (Régie municipale des transports toulonnais, puis Régie mixte des transports toulonnais, créée le 6 avril 1951) est devenue dans la 1re moitié du XXe siècle, la compagnie de transports en commun de l'agglomération (ou du moins ce qu'il en existait à l'époque), reprenant à son compte les tramways, les trolleybus et mettant en place des lignes d'autocars sur Toulon et La Valette. Ce schéma est resté en place jusqu'à l'après-guerre.

C'était l'époque du « tout-automobile » et du « tout-gazole », les tramways jugés désuets, inesthétiques et gênants pour la circulation automobile, ont disparu en avril 1955 et les trolleybus quant à eux cessèrent toute exploitation le 20 février 1973. Bien avant cette date, dès 1948, une ligne ferroviaire à voie métrique appelée "Le Macaron" reliant Toulon à Saint-Raphaël par la côte fut fermée à tout trafic et déferrée (elle fut remplacée par une piste cyclable).

À partir de 1978, le réseau de la RMTT s'est agrandi de manière conséquente, avec la création du SITCAT (Syndicat intercommunal de transports en commun de l'aire toulonnaise créé le 24 novembre 1978), qui étendit le réseau urbain de Toulon à 6 communes (Toulon, La Valette, La Garde, Le Pradet, La Seyne, Saint-Mandrier), puis à 8 (Ollioules et Le Revest en plus des 6 d'origine).

C'est à cette époque également que les Cars Étoile, qui assuraient la liaison entre Toulon, La Seyne, Les Sablettes et Saint-Mandrier, disparurent au profit de la RMTT et du SITCAT. La SODETRAV (Société départementale des transports du Var), basée à Hyères, reçut la concession des lignes urbaines de La Garde et du Pradet, et la société Orlandi, celles d'Ollioules.

C'est alors que se dessina au fur et à mesure, et jusqu'en 2002, date à laquelle la jeune communauté d'agglomération Toulon Provence Méditerranée, reprit l'exploitation du réseau via les compagnies RMTT, SODETRAV, Transvar, Orlandi et Littoral Cars.

Depuis le 6 juillet 2009, la ville de la Crau a rejoint le réseau ce qui porte à 12 le nombre de villes ou de communes desservis par le réseau Mistral. C'est également depuis cette date que les livrées des transporteurs SODETRAV et Littoral Cars disparaissent au profit de la livrée bus unique du Réseau Mistral sur les lignes 7, 17, 23, 29A/B, 39, 63, 64, 66, 67, 68, 69, 102 et 103 pour la SODETRAV, et sur les lignes 70, 71, 72, 84, 87 et 120 pour Littoral Cars.

RéseauModifier

Article détaillé : Liste des lignes de bus de Toulon.

Le Réseau Mistral se décompose en trois parties : bus, bateau-bus et téléphérique.

Les projetsModifier

L'abandon du tramwayModifier

Avant sa destruction complète en 1955, le réseau de tramway de Toulon était l'un des plus étendus de France, allant de Sanary-sur-Mer à Hyères. En 1972, à la suite d'un plan gouvernemental du redéploiement des tramways dans certaines villes pilotes, Toulon est choisie[1].

Le projet se poursuit lentement au fil des années, le matériel (AnsaldoBreda Sirio) finit par être commandé. Le premier coup de pioche est prévu en 2002 avec un tracé de 20,7 kilomètres entre La Seyne et La Garde, 31 stations et un budget prévisionnel de 378,7 millions d'euros[2]. Toutefois, le projet se retrouve compromis par l'arrivée d'une nouvelle municipalité issue des élections municipales de 2001. Mais en 2005, le projet revient sur le devant de la scène, il est voté à l'unanimité et quelque temps plus tard l'enquête d'utilité publique aboutit positivement.

Le projet comporte alors deux tranches, la construction d'une ligne La Garde-Toulon et ensuite d'une ligne Toulon-La Seyne-sur-Mer, le tout inauguré à l'horizon 2013. Mais il est à nouveau suspendu en 2007 par le président de TPM Hubert Falco. Celui-ci confirme son choix en 2008 en qualifiant la technologie du tramway de dépassée[3],[4].

Le projet de transport en site propreModifier

 
L'arrêt Liberté, où les bus sont en site propre.

Après l'annulation du projet de tramway, Hubert Falco propose la réalisation d'un bus à haut niveau de service avec un début des travaux à l'horizon 2012, c'est-à-dire après l'inauguration du second tunnel routier. La première phase du projet de bus articulé en site propre devrait être opérationnel en 2014[5] et relier La Valette à La Garde par le pôle universitaire de Toulon, 9 kilomètres pour 15 stations[6],[7].

À terme, le premier tronçon du TCSP devrait se rendre à La Seyne-sur-Mer en partant de La Garde, soit un tracé de 18,3 kilomètres avec 37 stations. Deux prolongements devraient suivre : à l'Est jusqu'au Pradet et à l'Ouest jusqu'à Saint-Mandrier, ce qui ajoute 12,1 kilomètres et 20 stations[8]. La ligne fonctionnera de 5 heures à 1 heure du matin[6] et sera vraisemblablement opérée par des bus de 24 mètres de longueur mais la décision sur le matériel sera prise courant 2011[6],[9].

L'agrandissement du réseau maritimeModifier

 
Un bateau-bus à la station Maritime de Toulon.

Dans le programme des municipales toulonnaises de 2008, il est inscrit qu'une nouvelle liaison maritime serait ouverte entre la petite rade et la ville du Pradet.

À la suite d'une réunion qui s'est tenue mi-octobre 2010 dans les locaux du siège de la Communauté d'Agglomération, Yannick Chevenard, responsable de l'urbanisme et des transports au sein de la Communauté, a annoncé que le réseau maritime serait agrandi de plusieurs lignes en 2017.

La ligne du Pradet à Toulon est donc bel et bien lancée, d'autres lignes comme Le MourillonSaint-Mandrier-sur-Mer ou bien une ligne de cabotage faisant le tour de la petite rade feront leur apparition.

Élargissement de la communauté d'agglomération en communauté urbaineModifier

Les compagnies exploitées par Transdev devraient vraisemblablement se regrouper pour exploiter un réseau commun dans le "Grand Toulon". Il s'agit des sociétés suivantes :

  • Régie mixte des transports toulonnais (RMTT) desservant Toulon, La Seyne, Saint-Mandrier, La Valette, Le Revest
  • TransVar desservant Toulon, La Valette, La Garde, La Farlède, Solliès, Belgentier, Cuers, Pierrefeu, Collobrières
  • Littoral Cars desservant Toulon, La Seyne-sur-mer, Six-Fours, Sanary, Ollioules, Bandol
  • Société varoise de transports (SVT) desservant Evenos, Le Beausset, Le Castellet, La Cadière, Saint-Cyr, Bandol

D'un autre côté, le groupe Keolis possède deux compagnies exploitant des lignes dans le « Grand Toulon » :

  • La SODETRAV, qui dessert Toulon, La Garde, Le Pradet, Carqueiranne, La Crau, Hyères.
  • Cariane Provence, qui dessert Le Beausset, Le Castellet, La Cadière, Saint-Cyr, Bandol.

De plus, TPM envisage un système dit « multimodal », c'est-à-dire qu'avec un seul ticket, on pourrait prendre le bus, le bateau, le train, et par la suite le TCSP (Transport en Commun en Site Propre).

CritiquesModifier

Les points noirs du réseauModifier

Si Veolia Transport (avant la fusion avec Transdev) affirme que le Réseau est un des plus denses de France, les associations d'usagers[10] relèvent que seules dix lignes (1, 3, 5, 7, 8, 9, 15, 18, 36A/B, 191A/B ) ont une fréquence satisfaisante (au moins 4 passages par heure), que l'intermodalité avec la Gare SNCF et routière est très mal assurée (notamment en venant de l'ouest) et que la vitesse commerciale est l'une des plus basses de France (à cause de l'absence de couloirs sur certaines avenues très encombrées telle l'avenue de la République sens ouest-est.

La surfréquentation de certaines lignesModifier

Sur le Réseau Mistral, les lignes les plus fréquentées sont les 1, 3, 6 (Les lignes 7 et 5 ayant été fusionnées pour devenir la ligne 6), 8, 12, 18, 29, 39, 36, 70, 81, 103 et 191. Si les lignes 1 et 3 sont équipées de bus articulés (Irisbus Agora L, Heuliez GX 427), les autres sont équipées de bus standard (Heuliez GX 317, Heuliez GX 327) ce qui n'est pas sans poser des problèmes aux heures de pointe. Certaines lignes souffrent d'une trop faible fréquence de passage (lignes 12, 18, 70 et 103) pour absorber l'affluence à ces heures. Ce problème n'a été résolu que sur la ligne 191 reliant Toulon à l'Université de La Garde : la fréquence a été portée à 5 à 10 minutes en heure de pointe et 10 à 15 minutes en heure creuse, et quelques articulés y sont désormais affectés. En revanche, les lignes 8, 12, 18 et 36 avec un passage toutes les 15 à 20 minutes et les lignes 70 et 103 (passage en moyenne toutes les 30 minutes) rencontrent souvent, quelle que soit l'heure, des problèmes de saturation vis-à-vis des passagers transportés.

Notes et référencesModifier

Voir aussiModifier