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Prévôté de Thionville
(de) Propstei Diedenhofen
Description de cette image, également commentée ci-après
la prévôté délimitée en rouge (reproduction de 1705).
Informations générales
Statut Prévôté luxembourgeoise
Chef-lieu Thionville
Langue luxembourgeois, allemand standard, français
Histoire et événements
1659 Cession au royaume de France
1661 Suppression officielle

Entités précédentes :

  • Châtellenie de Thionville

Entités suivantes :

La prévôté de Thionville (en allemand Probstei/Propstei Diedenhofen[1]) est une ancienne prévôté du duché de Luxembourg jusqu'en 1659.

GéographieModifier

Les frontières de cette entité ont plusieurs fois changé jusqu'en 1659.

Au XVIIe siècle, la prévôté était délimitée au nord par les seigneuries de Soleuvre, Mont saint-jean et Roussy[2], à l'ouest par le duché de Bar, à l'est par le duché de Lorraine et au sud par le pays messin (par le bailliage de Metz à partir de 1634).

HistoireModifier

 
Frontière entre le pays messin et la prévôté en 1610. Incluant l'enclave luxembourgeoise de Marange.

Existant depuis au moins le XVe siècle[3], ce territoire était régi par la coutume de Luxembourg[4].

Certaines localités luxembourgeoises, bien que situées dans cette prévôté, n'en dépendaient pas[3].

La prévôté fut officiellement rattachée à la France en 1659 (traité des Pyrénées), puis transformée en bailliage royal par un édit de novembre 1661[5]. Après cette date, d'autres localités luxembourgeoises furent plus tard cédées à la France puis incorporées dans ce bailliage[6]. Comme Roussy, Rodemack, Beyren, etc.

Le souverain des Pays-Bas acceptait d'abandonner à la France Thionville et tous les endroits soumis à sa juridiction prévôtale, ainsi que les seigneuries de Blettange, Cattenom, Hettange, Neubourg, Volkrange, Wolmerange et autres ressortissant du prévôt pour une partie seulement de leur juridiction. Cependant il refusait de laisser suivre les châteaux et seigneuries dont les possesseurs avaient la qualité de seigneurs hauts justiciers ayant droit de glaive et de haut command. Car cette nature de seigneuries ne dépendaient pas de l'autorité d'un prévôt, mais recevait directement les ordres du souverain. Les seigneuries de cette catégorie étaient les suivantes : Angevillers, Bertrange, Biesdorf, Ehlange, Florange, Fontoy, Lagrange, Logne, Luttange, Meilburg, Metzerwies, Richemont, Talange et Weinsberg[7].

Le commissaire du roi d'Espagne réclamait en outre, soit l'abandon, soit une compensation pour diverses dépendances anciennes du duché de Luxembourg que la France avait occupées durant les guerres précédentes et qu'elle s'était obligée de restituer par le traité de Vervins en 1598, obligation que son gouvernement avait jusque la toujours esquivée. Ces anciennes dépendances étaient les suivantes : le château et la seigneurie d'Ennery, le château et la seigneurie de Ladonchamp ; les lieux, villages et seigneuries de Flery, Ay, Malleroy, Argency, Servigny, Tremery et Villers-lez-Cusing[7].

Ces prétentions étaient contestées par la France, qui réclamait l'abandon de l'importante seigneurie de Rodemacher avec son château et ses arrière-fiefs d'Hesperange[N 1] et de Preische ainsi que les seigneuries de Roussy et de Puttelange. Le royaume français finit par obtenir définitivement ces territoires en 1769[7].

ReprésentationModifier

Identité Qualité
Jean de Wiltz prévôt et gouverneur de Thionville
au XVIe et XVIIe siècles[5]
Friederich von Brandenburch prévôt de Thionville en 1528[3]
Roprecht von Bolsingen sous-prévôt et échevin[N 2] à Thionville au XVIe siècle[8]
Georges de Schiffeldange sous-prévôt de Thionville en 1495

CompositionModifier

1473Modifier

1528Modifier

1537Modifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Ancienne mairie du ban de Breistroff dépendant de la seigneurie de Rodemack en 1740. Ne doit pas être confondu avec Hesperange.
  2. Les échevins, en allemand die Scheffen, avaient le droit de condamner à des amendes ; ils étaient à la fois administrateurs et juges civils et criminels. (Cf. Teissier, Histoire de Thionville).
  3. Le Dénombrement de 1473 ne donne pas pour chaque localité le nombre des feux, mais l'import de la contribution à payer par la communauté respective.
  4. Village disparu près de Metzeresch.
  5. Ferme disparue au ban de Diedenhofen.
  6. en tout ensemble
  7. pour ce qu'il est compris au quartier de la prévosté de Luxembourg
  8. pour la part de Thionville
  9. ne fait plus qu'un village avec Metzeresch
  10. pour ce que par les guerres il est ruyné
  11. n'a pas voulu donner déclaration

RéférencesModifier

  1. (de)Zeittafel Saarraum sur lhv-saarland.de
  2. Cartes anciennes du Luxembourg.
  3. a b c d e et f Jules Vannérus, Dénombrements des feux des duché de Luxembourg et comté de Chiny, 1921.
  4. Toussaint Chauvelain, Nouveau coutumier général, ou corps des coutumes générales et particulières de France, Tome second, 1724.
  5. a et b Guillaume Ferdinand Teissier, Histoire de Thionville, 1828.
  6. Bouteiller, Dictionnaire topographique de l'ancien département de la Moselle, rédigé en 1868.
  7. a b et c Théodore de la Fontaine, « Essai étymologique sur les noms de lieux du Luxembourg germanique : troisième division, Luxembourg français », Publications de la Société pour la recherche et la conservation des monuments historiques dans le Grand-Duché de Luxembourg, Luxembourg, V. Buck, vol. XVIII,‎
  8. Publications de la Société pour la recherche et la conservation des monuments historiques dans le Grand-Duché de Luxembourg, Volume 33, 1879.