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Port-Brillet

commune française du département de la Mayenne

Port-Brillet
Port-Brillet
Le village sur les rives de l'étang de la Forge.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Mayenne
Arrondissement Laval
Canton Loiron
Intercommunalité Laval Agglomération
Maire
Mandat
Gilles Pairin
2014-2020
Code postal 53410
Code commune 53182
Démographie
Gentilé Brillet-Pontins
Population
municipale
1 817 hab. (2016 en diminution de 3,14 % par rapport à 2011)
Densité 224 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 06′ 44″ nord, 0° 58′ 18″ ouest
Altitude Min. 98 m
Max. 154 m
Superficie 8,10 km2
Localisation

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Port-Brillet
Liens
Site web www.port-brillet.mairie53.fr

Port-Brillet est une commune française, située dans le département de la Mayenne en région Pays de la Loire, peuplée de 1 817 habitants[Note 1] (les Brillet-Pontins).

Sommaire

GéographieModifier

Port-Brillet est une commune située à environ 20 kilomètres à l'ouest du chef-lieu Laval, desservie par la route nationale 157.

Près de la commune se situent des forêts (bois de Misedon, bois des Gravelles, bois de Clermont), et des étangs (le Moulin Neuf, l’étang de la Forge).

TransportsModifier

 
La gare.

Une gare ferroviaire est desservie par les TER assurant la liaison avec les gares de Laval, Vitré et Rennes.

Communes limitrophesModifier

ToponymieModifier

HistoireModifier

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La légende : un jour, Guy IV de Laval, chassait dans la forêt et faillit perdre la vie. Dans ce moment critique, il fit vœu à sainte Marie-Madeleine d'ériger une chapelle s'il échappait au danger, ce qu’il fit. C’était en l’an 1100. Aujourd’hui une réplique de cette chapelle existe sur la commune.

L’histoire du village est liée aux forges. La présence d'un moulin dès le milieu du XIe siècle, une topologie et une géologie favorable, accrédite l'hypothèse de la présence d'une forge rudimentaire au milieu du XIe siècle. Des écrits mentionnent la présence de la forge dès 1452 (l’aveu du comté de Laval en 1452 mentionne la forge Brielle). À proximité du moulin de la Poulardière, Michel Deguerre en 1619 obtient le droit de faire bâtir et construire une grosse forge avec les bâtiments des forgerons. Ces forges sont dues à l'initiative de Nicolas Lemaçon, sieur de la Poulardière, et datent de 1621.

Par testament du 5 avril 1634, le fondateur déclare qu'il veut « que l'on bâtisse une chapelle à la commodité des forges — afin, dit-il, que mes enfants et leurs ouvriers puissent y assister à la messe ». La chapelle fut construite sans retard, car la cloche, en fonte, qui subsiste, fut coulée cette même année à la forge au nom de Nicolas Lemaçon et d'Élisabeth Moland, sa femme[1] La chapelle était placée sous l’invocation de la Notre-Dame de Liesse. Le 23 octobre 1655, les forges de Port-Brillet avaient été licitées devant la justice ordinaire du comté de Laval. L'adjudication comportait la maison de maître et sa chapelle, le logement des ouvriers, le magasin et ses matériaux, le minerai et les combustibles entreposés sur le carreau de la halle, les deux fourneaux, l'étang, la closerie de la Ruaudais et le moulin du Libaret[2].

En 1799, deux frères, François Paillard-Ducléré et Paillard-Dubignon, font valoir ensemble les grosses forges et fourneaux de Port-Brillet. En 1817, Constant Paillard-Ducléré est élu député et réélu jusqu'à sa mort en 1839. Pendant cette période, il laisse la direction de l'établissement métallurgique à son frère cadet qui lui écrit quotidiennement. Cette correspondance est conservée aux archives de la Sarthe. Leur clientèle était principalement de la région Domfront-Tinchebray.

Pendant la Révolution française, alors que les communes environnantes soutenaient la chouannerie, les forgerons de Port-Brillet s’étaient constitués en gardes nationaux.

Naissance de la commune : le village autour des Forges ayant grossi, Port-Brillet est érigé en commune en 1874. Port-Brillet était une paroisse détachée de celle d'Olivet, au spirituel, en 1828, érigée en succursale par ordonnance du 26 mars 1840, en commune par décret du 4 août 1874. Les forges qui devinrent le principal revenu du comté de Laval avaient donné naissance à la première agglomération.

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

 
La mairie.
Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1945 1953 Georges Ricou SFIO Représentant de commerce en droguerie et quincaillerie
mars 1989 mars 2008 Jacques Mortier    
mars 2008 mars 2014 Thierry Rousseau[3]   Attaché technico-commercial
mars 2014[4] En cours Gilles Pairin SE Retraité gendarmerie

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1876. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[6].

En 2016, la commune comptait 1 817 habitants[Note 2], en diminution de 3,14 % par rapport à 2011 (Mayenne : +0,21 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921
7787479359201 1471 1721 2911 3861 424
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
1 4271 4581 4231 3801 4161 6341 7571 9901 904
1990 1999 2006 2007 2012 2016 - - -
1 8131 8141 9031 9091 8411 817---
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

ÉconomieModifier

 
L'ancienne fonderie Chappée en 2015.
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Longtemps l’activité économique de Port-Brillet s’est identifiée à la fonderie Chappée. Ce temps est révolu mais l’économie locale et l’urbanisation d’aujourd’hui en gardent les marques.

Cette évolution industrielle du site des forges (devenu Pebeco) a placé la commune et ses responsables face à de nouvelles obligations : l'économie locale a dû se diversifier. Par ricochet, l'identité communale a subi la mutation. La fonderie Pebeco, placée en règlement judiciaire en avril 2011, a fermé ses portes le 12 octobre 2011, faute de repreneur [9].

« L'analyse socio‑économique montre qu'en dépit d'une nette diminution du nombre d'emplois offerts par les entreprises installées sur le territoire communal, avec les incidences démographiques qui en découlent, le pôle industriel et de service brillet‑pontin conserve un poids et une influence réels grâce à des infrastructures commerciales, de services, et de communication développées et à un processus récent de diversification du tissu industriel. » (diagnostic établi en vue du PLU)

La vie économique locale ne peut aujourd’hui se concevoir sans l’environnement intercommunal. Nombre de Brillets-Pontins trouvent un emploi dans les communes voisines et jusqu’à Laval ou Vitré. Inversement ; nombre d’entreprises trouvent leurs salariés dans ce bassin d’emploi.

« Il convient de souligner l'impact, sur le plan de l'aménagement du territoire, de l'ensemble formé par les sites économiques «historiques» de Saint-Pierre-la-Cour, des mines d'or et d'antimoine de la Lucette située sur la commune du Genest-Saint-Isle et les pôles d'activités plus récents de La Brûlatte, du Bourgneuf-la-Forêt, de Loiron et de La Gravelle qui composent un pôle économique et urbain d'équilibre entre les zones lavalloise et vitréenne, et dont les évolutions mériteraient une réflexion élargie, à l'échelle intercommunale, comme départementale. » (diagnostic établi en vue du PLU).

Port-Brillet est une commune attractive pour ses services : un tableau effectué par la chambre des métiers en septembre 1996 place Port-Brillet au 2e rang des communes mayennaises se situant entre 1 500 et 2 000 habitants derrière Montsûrs.

Parmi les 1 814 habitants de la commune (recensement de 1999), 774 personnes sont actives : 429 hommes et 345 femmes. 71 de ces actifs cherchent un emploi et 699 travaillent. Parmi ces personnes qui ont un emploi, 63 exercent une profession à leur compte ou aident leur conjoint ; les 636 autres sont salariés. Une minorité de ces actifs exerce dans la commune ; 392 personnes vont travailler en dehors.

C’est une commune attractive pour ses emplois : elle propose plus d’emplois qu’elle n’a d’actifs. On note un glissement des activités du secondaire vers le secteur tertiaire (le secteur tertiaire passe en 1975 de 22,4 % à 50,6 % en 1990).

Lieux et monumentsModifier

Activité et manifestationsModifier

Personnalités liées à la communeModifier

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale 2016.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Abbé Angot, Épigraphie de la Mayenne, p. 135, n° MCLXII.
  2. DUVAL (Michel). Forêts seigneuriales en Bretagne au XVIIe siècle. (1978), p. 25.
  3. Liste des maires de la Mayenne actualisée au 16 septembre 2009, site de la préfecture de la Mayenne, consulté le 19 septembre 2009.
  4. « Gilles Pairin est le nouveau maire », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 15 avril 2014)
  5. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  9. L'usine nouvelle, 11 octobre 2011.
  10. « ZNIEFF 520014748 - Etang de la forge à Port Brillet », sur http://inpn.mnhn.fr