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Henri Marmottan

personnalité politique française
(Redirigé depuis Pierre Marmottan)

Henri Marmottan
Illustration.
Le député Marmottan, photo d'Étienne Carjat, 1876.
Fonctions
Député
Président du Conseil de Paris
Élection 1874
Prédécesseur Charles Floquet
Successeur Georges Clemenceau
Biographie
Date de naissance
Date de décès
Résidence Seine

Pierre Joseph Henri Marmottan (né le à Valenciennes - mort le à Cannes) a été député de la Seine de 1876 à 1898. Républicain modéré, il siégea au conseil municipal de Paris en tant qu'élu du XVIe arrondissement, succédant brièvement à Clemenceau comme président du conseil municipal, puis devint maire du XVIe en 1898, fonction qu'il conserva jusqu'en 1906.

Sommaire

BiographieModifier

 
Henri Marmottan caricature d'André Gill pour Les Hommes d'aujourd'hui, n°139.

Henri Marmottan étudia la médecine à Paris, tentant, lors du Coup d'État du 2 décembre 1851, de soulever les étudiants. En 1858, il travailla à l'évasion d'Orsini qui avait organisé un attentat contre l'Empereur.

Reçu docteur en médecine en 1857, il travailla à Passy jusqu'en 1866, s'intéressant également à l'histoire naturelle. Après la proclamation de la République le , il fut nommé adjoint au maire du XVIe arrondissement de Paris. Candidat aux élections municipales à Paris du 26 mars 1871, il fut élu au Conseil de la Commune. Cependant, républicain modéré, il fit partie des démissionnaires, et ne revint au conseil municipal qu'à la faveur des élections municipales du 30 juillet 1871, ayant été élu dans le quartier des Bassins (aujourd'hui Chaillot).

Actif au sein du Conseil, étant rapporteur pour les propositions sur l'instruction publique ou la levée de l'état de siège, il fut nommé président du conseil municipal en 1875, succédant à Clemenceau. Aux législatives de 1876, il fut élu député de la Seine dans le XVIe arrondissement, par 3 899 voix (6 653 votants, 7 993 inscrits), contre 2 579 au royaliste Dehaynin. Il démissionna alors du conseil municipal et s'inscrit au groupe parlementaire de la gauche modérée (Union républicaine). Il est président de la Société Centrale d’Apiculture de 1876 à 1784.

Lors de la crise du 16 mai 1877, il fut des 363 qui s'opposèrent au maréchal Mac Mahon. Réélu le 14 octobre 1877 par 4 269 voix (7 190 votants, 8 327 inscrits), contre 2 868 à Faye, bonapartiste, il siégea à nouveau parmi la majorité républicaine.

Il vota pour les ministères de gauche qui se succédèrent au pouvoir, pour l'article 7, pour les lois Ferry sur l'enseignement, pour l'invalidation de l'élection de Blanqui, pour les lois nouvelles sur la presse et le droit de réunion, etc.

Réélu le 21 août 1881 par 5 007 voix (7 212 votants, 10 026 inscrits), coutre 2 066 à M. Calla, conservateur, il soutint les cabinets Ferry et Gambetta, s'inscrivant ainsi parmi les Républicains opportunistes.
Il démissionna de son mandat le 19 mars 1883, après la mort de son frère, Jules Marmottan, trésorier payeur général à Bordeaux.

De 1883 à 1906, il assure la présidence du conseil d’administration de la Compagnie des mines de Bruay.

De 1887 à 1890, il devient président du conseil d’administration de la Société minière du Tarn qui se transforme en 1890, en Société des Mines d'Albi.

Il se présenta à nouveau aux élections du 4 octobre 1885, cette fois dans le Pas-de-Calais, mais échoua à se faire élire, en n'obtenant que 75 076 voix sur 180 439 votants.

Il revient dans le XVIe arrondissement comme candidat de l'Union républicaine lors des législatives de 1889, étant élu de justesse, au second tour, avec 5 759 voix contre le boulangiste Quinaud (5 686 voix).

Aux élections de 1893, il conserve son siège, élu également au second tour avec 4 481 voix contre 3 473 au candidat radical-socialiste Astier et 1 793 à l'ancien député monarchiste Calla.

Il fait partie de la majorité opportuniste de la Chambre des députés au sein de laquelle, membre de diverses commissions, il n'intervient quasiment jamais dans les débats en séance publique.

Il ne se représente pas aux élections de 1898 ; nommé alors maire du XVIe arrondissement de Paris, il reprend ses activités municipales jusqu'en 1906, date à laquelle il se démet de cette fonction.

DécorationsModifier

RéférencesModifier

SourcesModifier

Lien externeModifier