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Jules Marmottan
Description de cette image, également commentée ci-après
Statue en bronze de Jules Marmottan exposée au Centre historique minier de Lewarde.
Naissance
Valenciennes
Décès (à 53 ans)
Bordeaux
Profession
Président de la Cie de Bruay, maire
Activité principale
Autres activités
Descendants

Jules Marmottan, né le à Valenciennes et décédé le à Bordeaux, est un avocat, maire, collectionneur français, président de la Compagnie des mines de Bruay au XIXe siècle et administrateur de plusieurs autres compagnies[1]. Ses actions envers ses employés lui valent d'être une des figures du paternalisme.

BiographieModifier

FamilleModifier

Jules Jean Baptiste Joseph Marmottan naît à Valenciennes le [2], fils de Pierre Armand Joseph Marmottan et de Julie Agathe Louise Herrenwyn son épouse[3].

De son mariage avec Palmyre Langlet le 10 janvier 1855 à Valenciennes, naît un fils, Paul Albert Jules[4], le 26 août 1856[5] qui fondera le musée Marmottan à Paris XVIe, devenu Musée Marmottan Monet.

ÉtudesModifier

Après des études au collège de Valenciennes, puis au lycée de Douai, puis à Paris où il poursuit des études de droit, il est reçu comme avocat[2].

CarrièreModifier

De 1862 à 1873, il assure la présidence du conseil d’administration de la Compagnie des mines de Bruay[6]. En août 1870, il est élu conseiller municipal de Bruay-la-Buissière, puis nommé maire le 15 septembre 1870[2].

En 1875, il fait construire de ses propres deniers la mairie de Bruay-en-Artois, à l’emplacement de l’actuelle école de musique. Pour les mineurs, il fait construire les cités 2, 3 et 4. Il institue le service médical gratuit et une caisse de secours. Pour leurs enfants, il fait construire une école de garçons au n° 1 (quartier de la ville), des classes au n° 3 (quartier de la ville), et le premier groupe scolaire au n° 3[2].

Le nommé trésorier général de la Gironde, il donne sa démission de maire[2].

Jules Marmottan et son fils Paul Marmottan forment une dynastie de collectionneurs. Passionné par le Moyen Âge et la Renaissance, Jules Marmottan avait déjà assemblé dans son hôtel du quartier du Ranelagh une collection de premier plan. Acheté en 1882 par Jules Marmottan au Duc de Valmy, ce pavillon de chasse situé près du Bois de Boulogne fut transformé en hôtel particulier par son fils Paul Marmottan[2].

La collection de son fils Paul, se consacra au Premier Empire. À sa mort en 1932, ce dernier lègue à l’Académie des beaux-arts la totalité de ses collections, son hôtel particulier (transformé deux ans plus tard en Musée Marmottan[7],[8] et sa bibliothèque sise à Boulogne-Billancourt, l’actuelle Bibliothèque Marmottan[9].

Consacré à l’Empire, le Musée Marmottan allait devenir au fil des années un des hauts lieux de l’impressionnisme.

ŒuvresModifier

Jules Marmottan a écrit plusieurs ouvrages[9] :

  • Compagnie des mines de Bruay, Pas-de-Calais. Monographie des mines de houille de Bruay, Paris, Impr. de Barthier, , 16 p.
  • Faculté de droit de Paris. Principes généraux sur le régime dotal, Paris, Impr. de N. Chaix, , 32 p.
  • Les Houilles du Nord et du Pas-de-Calais et l'approfondissement de la Seine, Paris, Guillaumin, , 16 p.
  • Pangermanisme et droit primordial allemand... plan d'alliances et de délimitations, Paris, E. Dentu, 1867-1868-1869, 91 p.
  • Vrai caractère des caisses de secours instituées par les compagnies houillères, Paris, Guillaumin, , 46 p.

MortModifier

Jules Marmottan meurt le [9] à Bordeaux à l’âge de 53 ans. Il est inhumé au cimetière du no 3 de Bruay où un monument le représentant en buste perpétue son souvenir (50° 29′ 14″ N, 2° 31′ 30″ E)[2].

Pour approfondirModifier

BibliographieModifier

  : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Yves Portelli et Delphine Pineau (préf. Jean-Michel Bretonnier), Louvre-Lens, de la conception à la naissance, Lille, La Voix du Nord Éditions,‎ , 68 p. (ISBN 978-2-84393-165-9, ISSN 2115-8045), p. 16-17.  

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

RéférencesModifier

  1. également administrateur de la Société des houillères et fonderies de l’Aveyron depuis 1867, administrateur de la Compagnie Générale Transatlantique depuis 1871, administrateur et président du conseil d'administration de la Société Ardoisière du Charnois et de Follempris depuis 1868, et pendant trois années, administrateur délégué de la compagnie anonyme des Houillères d'Ahun (creuse)
  2. a b c d e f et g Étienne Lallement, « Bruay-la-Buissière. L'empreinte de Jules Marmottan encore présente dans la ville », sur http://www.lavoixdunord.fr/, La Voix du Nord,
  3. http://www.culture.gouv.fr/LH/LH161/PG/FRDAFAN83_OL1747044V001.htm
  4. voir Paul Marmottan
  5. http://www.culture.gouv.fr/LH/LH161/PG/FRDAFAN83_OL1747045V001.htm
  6. voir http://www.culture.gouv.fr/LH/LH161/PG/FRDAFAN83_OL1747044V001.htm
  7. Louvre-Lens, de la conception à la naissance, p. 16
  8. Louvre-Lens, de la conception à la naissance, p. 17
  9. a b et c « Jules Marmottan (1829-1883) », sur http://data.bnf.fr/, Bibliothèque nationale de France