Omissy

commune française du département de l'Aisne

Omissy
Omissy
L'église, vue en léger contre-jour.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Aisne
Arrondissement Saint-Quentin
Canton Saint-Quentin-2
Intercommunalité CA Saint-Quentinois
Maire
Mandat
Christophe François
2014-2020
Code postal 02100
Code commune 02571
Démographie
Gentilé Les Ulmissiens
Les Ulmissiennes
Population
municipale
714 hab. (2017 en diminution de 4,55 % par rapport à 2012)
Densité 101 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 52′ 42″ nord, 3° 18′ 46″ est
Altitude Min. 72 m
Max. 125 m
Superficie 7,09 km2
Localisation
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Omissy

Omissy est une commune française située dans le département de l'Aisne, en région Hauts-de-France.

GéographieModifier

Communes limitrophesModifier

Communes limitrophes de Omissy
Lehaucourt Lesdins
Fayet   Morcourt
Saint-Quentin Rouvroy

La commune se situe dans l'Aisne (Hauts-de-France), près de Saint-Quentin.

 
Entrée d'Omissy.

UrbanismeModifier

Une résidence fermée destinée aux personnes âgées autonomes, la résidence du Bois Thomas, de 29 logements individuels, est construite en 2016 à Omissy[1],[2].

HistoireModifier

 
Carte de Cassini du secteur
(vers 1750).
 
La gare d'Omissy vers 1910.
 
Carte postale du village avant 1914.

Toponymie
Le village apparaît pour la première fois en 1045 sous le nom de Ulmiceium. L'orthographe variera encore: Hulmiciacum, Oumissi, Omissi, Omicy puis Omissy, l'orthographe actuelle, sur la Carte de Cassini [3].

Carte de Cassini
La carte de Cassini ci-contre montre qu'au milieu du XVIIIe siècle, Omissy est une paroisse située sur la rive droite de la Somme. Une importante retenue d'eau avait été créée pour faciliter la pêche. Au sud, le hameau de Brocourt, qui s'était appelé Brovecurt en 1110, Molendium de Brocourt puis Braulcourt et qui comportait deux fermes qui avaient autrefois appartenu à l'Abbaye de Saint-Prix, appartenait à Omissy [4]. Avec les nombreuses habitations qui se sont implantées, la ferme de Brocourt est de nos jours reliée au village.

Canal de Saint-Quentin
Inauguré en 1810 par Napoléon, le Canal de Saint-Quentin apporta un important essor économique au village avec la création d'une écluse et d'un quai de chargement. La population doubla pratiquement en 40 ans, passant de 219 habitants en 1806 à en 1846.
L'ancienne ligne de chemin de fer du Cambrésis
La ligne de chemin de fer du Cambrésis a fonctionné de 1892 à 1954. Chaque jour, 6 trains partis de la gare du Cambrésis à Saint-Quentin, s'arrêtaient à Omissy et partaient en direction de Cambrai [5] et 6 autres venaient de Cambrai pour se diriger vers Saint-Quentin (voir les horaires [6]).
Première guerre mondiale
Après la bataille des frontières du 7 au 24 août 1914, devant les pertes subies, l'état-major français décide de battre en retraite depuis la Belgique. Le , les Allemands s'emparent du village et poursuivent leur route vers l'ouest [7]. Dès lors commença l'occupation qui dura jusqu'en octobre 1918. Pendant toute cette période, Omissy restera loin des combats, le front se situant à une quarantaine de kilomètres à l'ouest vers Péronne. Le village servira de base arrière pour l'armée allemande.
En , le général Hindenburg décida de la création d'une ligne défense à l'arrière du front ; cette ligne Hindenburg de fortifications s'appuie sur le canal de Saint-Quentin. Omissy est dons située juste à l'avant de cette ligne. La population est totalement évacuée, une partie à Sars-Poteries, dans le Nord, les autres à Rouy-le-Petit dans la Somme.
En , devant l'offensive des Alliés sur le front les Allemands cèdent du terrain peu à peu. Le , les troupes anglo-françaises se heurtent à à l'armée allemande. Pendant plusieurs jours, le village sera l'objet de nombreux combats [8]. Le 4 octobre 1918, le 7è bataillon de Chasseurs alpins (BCA) s'empare de ce qui reste du village mais est pris sous le feu ennemi d'une trentaine de mitrailleuses allemandes situées dans la tranchée des Huîtres et celle du Hanneton, qui court de la femme du Tilloy à l’actuelle zone industrielle de Rouvroy. Afin de permettre l'avancée vers Guise, le bataillon doit déloger les Allemands de la ferme du Tilloy. La bataille dura quatre jours et coûta 36 morts et 150 blessés français[9].
Au cours de ces combats, les bombardements ont provoqué de nombreuses destructions[10].
Après l'Armistice, peu à peu, les habitants évacués sont revenus, mais la population de 496 habitants en 1911 ne sera plus que de 215 en 1921, soit moins de la moitié.
Vu les souffrances endurées par la population pendant les quatre années d'occupation et les dégâts aux constructions, la commune s'est vu décerner la Croix de guerre 1914-1918 (France) le [11].
Sur le monument aux morts sont inscrits les noms des 24 soldats de la commune Morts pour la France ainsi que de 6 victimes civiles [12].

Politique et administrationModifier

 
La communauté d'agglomération du Saint-Quentinois dans le département de l'Aisne.

Rattachements administratifs et électorauxModifier

La commune se trouve dans l'arrondissement de Saint-Quentin du département de l'Aisne. Pour l'élection des députés, elle fait partie de la deuxième circonscription de l'Aisne.

Elle faisait partie depuis 1801 du canton de Saint-Quentin. Celui-ci a été scindé par décret du et la commune rattachée au canton de Saint-Quentin-Nord[13]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, elle est désormais intégrée au canton de Saint-Quentin-2.

IntercommunalitéModifier

La commune faisait partie de la communauté d'agglomération de Saint-Quentin, créée fin 1999 et qui succédait au district de Saint-Quentin, créé le 9 février 1960, rassemblant à l'origine 11 communes afin notamment de créer et développer des zones industrielles[14].

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants (sous réserve de certaines dérogations bénéficiant aux territoires de très faible densité), le préfet de l'Aisne a adopté un nouveau schéma départemental de coopération intercommunale par arrêté du 30 mars 2016[15] qui prévoit notamment la fusion de la communauté de communes du canton de Saint-Simon et de la communauté d'agglomération de Saint-Quentin, aboutissant au regroupement de 39 communes comptant 83 287 habitants[16].

Cette fusion est intervenue le , et la commune est désormais membre de la communauté d'agglomération du Saint-Quentinois[17].

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
en 1917[18]   Émile Moyaux    
1921[18]   Gaston Lobjois    
Les données manquantes sont à compléter.
1988 23 mars 2014[19] Jean-Michel Laurent[20]   Directeur retraité d’une entreprise de transport
Décédé en fonction
29 mars 2014[21] En cours
(au 27 mai 2015)
Christophe François SE Professeur

Politique environnementaleModifier

Ville fleurie : une fleur attribuée en 2007 ainsi notamment qu'en 2013[22] par le Conseil des Villes et Villages Fleuris de France au Concours des villes et villages fleuris[23].

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[24]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[25].

En 2017, la commune comptait 714 habitants[Note 1], en diminution de 4,55 % par rapport à 2012 (Aisne : -1,18 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
201208219239245269293419365
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
425424464437430396424413420
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
435496496215331366321325351
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
362345614697754745841828814
2013 2017 - - - - - - -
720714-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[26].)
Histogramme de l'évolution démographique

ÉconomieModifier

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier


Personnalités liées à la communeModifier

  • Il est à noter l'émergence de Paulo de Domoy au sein d'Omissy dans l'Aisne, notamment connu pour L'Handicapé, Un Noël sans papa, Rapt d'un enfant et L'Ivrogne[27].
  • Jean Marie Lartigot, arbitre international de football, a vécu à Omissy.
  • La famille du capitaine Dreyfus aida la reconstruction du village après la Première Guerre mondiale par le don d'un tracteur Titan, du linge, des vêtements, des meubles, des fournitures scolaires[18].

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

RéférencesModifier

  1. Giulia De Meulemeester, « Une future oasis de quiétude pour les retraités à Omissy », L'Aisne nouvelle,‎ (lire en ligne).
  2. Nasséra Lounassi, « Omissy : La résidence du Bois Thomas, la nouvelle adresse des seniors », L'Aisne nouvelle,‎ (lire en ligne).
  3. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k39289w/f250.image.r=Saint-Martin-des-Pr%C3%A9s
  4. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k39289w/f86.image.r=Saint-Martin-des-Pr%C3%A9s
  5. https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Horaire_St-Quentin,_Le_Catelet,_Caudry_en_1898.jpg
  6. https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Horaire_de_la_ligne_du_Cambr%C3%A9siis_1.jpg
  7. http://www.carto1418.fr/19140828.php
  8. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k46597336/f1.item.r=omissy.zoom
  9. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k582458g/f2.item.r=omissy.zoom
  10. https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Remaucourt_Cartes_des_r%C3%A9gions_d%C3%A9vast%C3%A9es.jpg
  11. http://memorialdormans.free.fr/CommunesCroixDeGuerre14-18.pdf
  12. https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/7/7f/Omissy_%28Aisne%29_monument_aux_morts.JPG
  13. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Loïc Rossignol, « Mise en place d'un service de transport à la demande : position de l'exploitant » [PDF], sur https://dumas.ccsd.cnrs.fr, (consulté le 12 janvier 2017), p. 25.
  15. « Arrêté préfectoral du 30 mars 2016 portant Schéma départemental de coopération intercommunale de l'Aisne » [PDF], Approbation du nouveau schéma départemental de coopération intercommunale, Préfecture de l'Aisne (consulté le 6 janvier 2017).
  16. « Schéma départemental de coopération intercommunale » [PDF], Intercommunalité dans l'Aisne, Préfecture de l'Aisne, (consulté le 6 janvier 2017), p. 34 et 41-44.
  17. Préfecture de l'Aisne, « Arrêté n°2016-1077 en date du 15 décembre 2016 portant fusion de la communauté d’agglomération de Saint-Quentin et de la communauté de communes du canton de Saint-Simon - Recueil des actes administratifs de la préfecture de l'Aisne du mois de décembre 2016 - Partie 2 » [PDF], sur http://www.aisne.gouv.fr/, (consulté le 23 décembre 2016), p. 55-59.
  18. a b c et d AN25082014[source insuffisante]
  19. Le Huffington Post, Municipales 2014: un maire candidat à sa réélection décède le jour du premier tour, 23 mars 2014
  20. Préfecture de l'Aisne consulté le 7 juillet 2008
  21. « Omissy : Christophe François élu maire », L'Aisne nouvelle,‎ (lire en ligne, consulté le 11 août 2014) « C’est empreint d’une profonde tristesse que le premier conseil municipal s’est réuni, samedi matin, en présence des quatorze conseillers élus. En effet, après le décès brutal du maire sortant Jean-Michel Laurent, dimanche matin à l’âge de 64 ans, il fallait élire un nouvel édile. Deux candidats se sont fait connaître dès les premières minutes de la réunion: il s’agit de Roger Rundstadler et de Christophe François. Trois tours de scrutin étaient possibles, mais au premier tour Christophe François l’a emporté avec sept voix contre six (avec un bulletin nul) ».
  22. Halima Najibi, « Le palmarès 2013 des villes et villages fleuris de Picardie : En 2008, 92 communes ont obtenu le label villes et villages fleuris, cette année, ils sont 142. Au mois de septembre dernier, 14 experts ont visité les prétendants au label. Les lauréats recevront leur prix lors des assises régionales du fleurissement le 6 novembre prochain », France 3 Picardie,‎ (lire en ligne).
  23. « Le palmarès des villes et villages fleuris », Le Courrier picard édition de l'Oise,‎
  24. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  25. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  26. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  27. « Paulo de Domoy », sur http://www.bide-et-musique.com (consulté le 15 janvier 2017).