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Musée de l'histoire du fer

musée situé à Jarville-la-Malgrange, en France
Musée de l'histoire du fer
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Musée de l'histoire du fer 2018a.jpg
Informations générales
Ouverture
Visiteurs par an
6700, moyenne 2006-2010
Site web
Bâtiment
Architectes
Localisation
Pays
Commune
Coordonnées

Le musée de l'histoire du fer est un établissement de culture scientifique, géré par la Métropole du Grand Nancy. Le musée est consacré à l'utilisation du fer et de ses dérivés, depuis le Moyen Âge et l'apparition du haut-fourneau jusqu'au XXe siècle. Ce musée est situé à côté du château de Montaigu à Jarville-la-Malgrange, à proximité de Nancy, en Lorraine.

SituationModifier

Le musée de l’Histoire du fer se situe au 1, avenue Général de Gaulle à Jarville-la-Malgrange, sur le domaine de Montaigu, à environ cinq minutes de Nancy. À l’arrière du bâtiment s’étend le parc de Montaigu de 14 hectares, dans lequel se trouve le château de Montaigu.

Le musée est desservi par la ligne 2 du bus Stanway à l’arrêt « l’Atelier » et la ligne 11 à l’arrêt « Musée de l’Histoire du fer ». Un parking gratuit se situe en face du musée.

HistoireModifier

OrigineModifier

Suite au colloque international, « Le fer à travers les âges » qui a lieu en 1955 à Nancy, Albert France-Lanord, industriel nancéien, et Édouard Salin, maître de forges à Audincourt, décident, en 1955, de fonder le Centre de recherche de l'histoire de la sidérurgie[1]. Édouard Salin cède une partie du domaine de Montaigu pour l'édification du musée.

Le bâtiment du musée est construit par Jacques et Michel André et Claude Prouvé ; celui-ci leur vaut d'ailleurs le prix de l'Équerre d'argent en 1969. Le musée est inauguré le 14 octobre 1966, par Jean Chatelain, en sa qualité de directeur des Musées de France[2].

XXIe siècleModifier

Depuis le 1er octobre 2003, le musée de l’histoire du fer bénéficie du label « Musée de France ».

Le musée de l'histoire du fer accueille désormais, sur près de 300 m2, un espace consacré à Jean Prouvé[1] (1901-1984), grand innovateur dans le domaine de l'architecture métallique. Éléments de constructions, photographies, dessins d'architecture, films, plans d'exécution et maquettes permettent de comprendre la nouveauté et l'audace de l'approche de ce constructeur nancéien de génie qui n'a de cesse de chercher à améliorer le cadre de vie de ses contemporains.

CollectionsModifier

 
Intérieur du musée
 
Intérieur du musée

Les collections du musée de l'histoire du fer rassemblent plus de 12 000 objets.

La muséographie du musée suit l'échelle du temps depuis le Moyen Âge ainsi que des maquettes retraçant le travail du fer, de la fonte et de l’acier, jusqu'à l'époque contemporaine.

Certaines collections sont exposées en extérieur, dans le Jardin des Structures du musée ou à l’entrée. Parmi elles, un des vingt-quatre tronçons de l'escalier hélicoïdal qui reliait les deuxième et troisième étages de la tour Eiffel, et qui a été démonté en 1983 pour être remplacé par des ascenseurs. Vingt de ces tronçons ont été vendus aux enchères le 1er décembre 1983, un est conservé au premier étage de la tour, et les trois autres ont été donnés à des musées : le musée de l'histoire du fer, la Cité des sciences et de l'industrie et le musée d'Orsay[3],[4].

Le Laboratoire d'archéologie des métauxModifier

Le musée héberge également le Laboratoire d'archéologie des matériaux, issus du musée lorrain et des premiers travaux d’Édouard Salin sur la corrosion et la conservation du mobilier issu de fouilles archéologiques.

Il œuvre dans le domaine de la restauration d'objets archéologiques et historiques avec trois objectifs : assurer la conservation des objets, en révéler les informations et améliorer leur lisibilité afin de permettre leur étude et leur présentation muséographique.

Parmi ses restaurations les plus marquantes, le Laboratoire a restauré l’éphèbe d’Agde, statue antique en bronze de 1,4 m et le cratère de Vix, grand vase en bronze.

Le musée abrite également un centre de documentation, ouvert sur rendez-vous.

FréquentationModifier

Le graphique ci-dessous montre l'évolution de la fréquentation du musée entre 2011 et 2014[5].

Années Fréquentation
2011 9 237
2012 12 481
2013 22 408
2014 11 907


Visites guidéesModifier

IndividuelsModifier

Pour les visiteurs individuels, une visite guidée de l’espace Jean-Prouvé est organisée chaque samedi et dimanche à 15h sur réservation au préalable avant le vendredi midi.

Le premier dimanche de chaque mois, une visite guidée des collections permanentes est organisée à 16h30, sur réservation préalable avant le vendredi matin.

ScolairesModifier

Pour les groupes scolaires, le musée de l’Histoire du fer propose des activités pour différents niveaux scolaires, du primaire à l’enseignement supérieur, en rapport aussi bien avec les collections permanentes, qu’avec les expositions temporaires.

EnfantsModifier

Pendant les vacances scolaires, le musée propose des ateliers et animations aux enfants de 6 à 11 ans.

Expositions temporairesModifier

  • Magnetica (2019)
  • Tour Eiffel, Made in Lorraine (2018-2019)
  • De l'autre côté (2018)
  • L'Âge du Faire, vivre et produire en Lorraine il y a 2 500 ans (2015)
  • Le fer en guerre (2014-2015)
  • Des maisons métalliques pour l’Afrique – La maison tropicale de Jean Prouvé (2014)
  • Une idée, mille machines (2013-2014)
  • En passant par la chimie… avec ses labos (2011-2012)
  • Savez-vous compter ? (2011-2012)
  • Boites à regarder, bonbons à croquer ! (2010 – 2011)
  • La tête contre les murs (2009)
  • La Lorraine en ses jardins (2009)
  • Résurgence - Terre (2008-2009)
  • 1 001 °C à l’ombre du Musée de l’Histoire du fer (2008)
  • Arbres d’acier (2007-2008)
  • De fer et de peau (2007)
  • Pierre Gaucher (2006-2007)
  • Sous la rouille, l’œuvre (2005-2006)
  • Princesses celtes en Lorraine ; Sion, trois millénaires d’archéologie d’un territoire (2002-2003)
  • Une mémoire… un avenir (2002)
  • Jean Prouvé à l’usine (2001-2002)
  • Objets mystérieux (1999-2000)
  • Canon de 75 – Bir Hakeim 1942 (1999)
  • La grille du parc de Saurupt (1999)
  • Mineurs au jour… le jour, un siècle dans les cités du fer (1998-1999)
  • Tombé du ciel – météorites et catastrophes (1997)
  • François Bonhommé, peintre témoin de la vie industrielle du XIXe siècle (1996-1997)
  • Aux origines de la Lorraine rurale (1996)
  • Fil de Fer (1995-1996)
  • À la découverte de l’or (1994-1995)
  • Comme on connait ses saints, on les honore (1993-1994)
  • Les mystères de l'Archéologie, les sciences à la recherche du passé (1993)
  • Les armes de la guerre de Trente ans (1992)
  • L’Acier, Nouveau Matériau (1991-1992)
  • Regards d’Acier (1991)
  • Jean Prouvé en Lorraine (1991)
  • Le sabre d’art japonais (1989)
  • L’Acier, Nouveau Matériau (1989)
  • Les Totems de l’Âge Industriel (1989)
  • La Lorraine mérovingienne (1989)
  • L’Usine moderne (1988)
  • Mines au XVIe siècle (1988)
  • Liewen am Minett, la vie des hommes dans le bassin minier (1987)
  • Saint-Denis mérovingien (1987)
  • Graver l’acier (1987)
  • Fensch Valley, un voyage fantastique (1985-1986)
  • Les stockages souterrains de gaz naturel (1984)
  • La ligne rouge des hauts fourneaux (1983-1984)
  • Pétrole et Énergies (1983)
  • Cri de l’acier (1982)
  • Fleurs de fonte (1981)

RéférencesModifier

  1. a et b Anthony Humbertclaude, « 40 siècles de civilisation nous contemplent : Le Musée de l'histoire du fer, une mine de connaissances pour tous », dans Nancy Tourisme, numéro spécial Renaissance Nancy 2013
  2. Max et Paul Vauthey, « Congrès et manifestations : Inauguration à Nancy du musée de l'histoire du fer », Revue archéologique du centre de la France, t. 6, fasc. 1, no 21, janvier-mars 1967, p. 81–82, et Jean Rougier, « Congrès et manifestations : À propos de l'inauguration à Nancy du musée de l'histoire du fer », Revue archéologique du centre de la France, t. 6, fasc. 2, no 22, avril-juin 1967, p. 178-179.
  3. Dominique Lesbros, Paris mystérieux et insolite : Histoires curieuses, étranges, criminelles et extraordinaires, Romagnat, De Borée, , 396 p. (ISBN 2-84494-340-3), « La face cachée des monuments : Ferraille à vendre (bis) », p. 106–108.
  4. « 180 000  pour le tronçon de l'escalier de la Tour Eiffel », sur le site de l'hôtel Drouot, 19 novembre 2007.
  5. « Fréquentation 2006-2010 des Musées de France - Lorraine », sur data.gouv.fr,

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier