Ouvrir le menu principal

Ignace-François Bonhommé

peintre français
Ne doit pas être confondu avec François Bonhomme.
Ignace-François Bonhommé
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 72 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Autres informations
Maîtres

Ignace-François Bonhommé dit parfois « le Forgeron », né à Paris le 14 mars 1809 et décédé à Paris le 1er octobre 1881, est un peintre, aquarelliste et lithographe français, qui fut le premier interprète graphique de la métamorphose industrielle en France[1].

Sommaire

BiographieModifier

 
Forgeage au marteau-pilon dans les ateliers d’Indret de l’arbre coudé d’une frégate à hélice de 600 chevaux, huile sur toile, 1865 (Écomusée du Creusot).

Élève aux Beaux-arts de Paris[2], formé dans les ateliers de Lethièvre, Horace Vernet et Paul Delaroche, François Bohommé délaisse la peinture d'histoire et les thèmes classiques pour se tourner vers le spectacle des milieux urbains. Il commence à exposer au Salon dès 1833[3].

En 1836, il entame une série de dessins, d'aquarelles, puis de gravures représentant des événements commémoratifs à Paris ou en province ; on lui doit aussi une belle série de dessins sur des monuments — des façades et intérieurs d'églises, notamment la cathédrale d'Amiens. L'année suivante, il commence une série de dessins et de toiles sur les forges d'Abainville.

Il est le spectateur attentif des journées révolutionnaires de février et juin 1848[3].

En 1854, il produit une suite de gravures remarquable d'intérieurs d'usines (Imprimerie Lemercier, Galerie Goupil & Cie), mettant en scène les forges et les ouvriers du Creusot, puis en 1866 sur les fonderies de Toulon et en 1868, l'album Les Soldats de l'industrie : Henri Beraldi parle à propos de ce travail « de vraies lithographies de peintre, exemptes de la mièvrerie que prend le procédé dans la main des lithographes de métier »[4]. C'est de là que vient son surnom de « le Forgeron »[3].

 
Appareil pour l'érection de l'Obélisque (dessin, 1836), BNF.

ConservationModifier

Notes et référencesModifier

  1. Selon Marc Le Bot, dans Encyclopædia Universalis, cf. lien en bibliographie.
  2. Archives de l'ENSBA, Cat'Zarts, moteur de recherche en ligne.
  3. a b et c « Bonhommé François », dans Janine Bailly-Herzberg, Dictionnaire de l'estampe en France (1830-1950), Paris, Arts et métiers graphiques / Flammarion, 1985, p. 36.
  4. H. Beraldi, Les Graveurs du XIXe siècle, Tome 2, Paris, Librairie L. Conquet, 1885, p. 155.
  5. Catalogue général, BNF, en ligne.

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  • « François Bonhommé », article de Marc Le Bot, dans Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 21 décembre 2016.
  • « Ignace François Bonhommé », sur Encyclopédie Larousse en ligne.
  • Marie-Laure Griffaton, Magdeleine Clermont-Joly, Jean-Luc Remy, François Bonhommé, peintre témoin de la vie industrielle au XIXe siècle, Éd. Serpenoise, Jarville-la-Malgrange, Musée de l'histoire du fer : CCSTI du fer et de la métallurgie, 1996. 160 pages 227 illustrations
  • Lucien Taupenot, « François Bonhommé, peintre du Creusot au 19e siècle » dans Images de Saône-et-Loire, n° 134 (juin 2003), pages 8 et 9.

Liens externesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :