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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Cavalier.
Camille Cavallier
Camille Cavallier by Denys Puech 1912.jpg
Camille Cavallier par Denys Puech (1912)
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MaxévilleVoir et modifier les données sur Wikidata
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Camille Cavallier, né le à Pont-à-Mousson et mort le à Maxéville, était un chef d'entreprise de la sidérurgie lorraine du début du XXe siècle, qui a dirigé et développé Pont-à-Mousson (aujourd'hui Saint-Gobain).

BiographieModifier

Ingénieur de l'École des Arts et Métiers de Châlons-sur-Marne[1] et futur officier de la Légion d'honneur, Camille Cavalier entre dans la société en 1875. Il a été successivement ingénieur, fondé de pouvoir, directeur d'usine, sous-directeur de la société, co-administrateur de Pont-à-Mousson (dit PAM), dont il prend la présidence en 1900 pour succéder à Xavier Rogé[2] (président de la Chambre de Commerce de Nancy de 1884 à 1895) et entreprise à laquelle il donne une stature mondiale entre 1900 et 1926.

Jusqu’en 1889, il ne possède aucune action de Pont-à-Mousson, puis en 1900, avec des alliés, prend 8 % du capital. En 1924, les familles Cavallier et Paul-Cavallier contrôlaient 39,4 % du capital de la société. Est alors constitué une holding, la Société financière lorraine (Filor), pour permettre aux actionnaires de garder le contrôle du capital sans empêcher des apports nécessaires d’argent frais. Filor détient au départ 50 % des titres de PAM. Les augmentations de capital réalisées ensuite font tomber cette participation à 38,6 % en 1930.

Son fils Charles Cavallier (1879-1930), recruté en 1903 comme ingénieur attaché à la direction et nommé sous-directeur à ses côtés en 1907, se brouille avec son père dès la fin de 1910 et part plusieurs années aux États-Unis. C’est finalement son gendre, Marcel Paul (1879-1946, qui change son patronyme en "Paul-Cavallier") qui devient son dauphin et successeur[3], et qui fut président de la Chambre de Commerce de Nancy de 1936 à 1944.

Camille Cavallier fut président honoraire de la Chambre de Commerce de Nancy[4],[5] et propriétaire du château de Gentilly à Maxéville, où il mourut en 1926[6].

HommageModifier

Une salle et une porte de son école d'ingénieurs à Châlons, où il fut élève en 1871, lui sont consacrées.

SourcesModifier

  • Thèse de l’historienne anglaise Carol Kent
  • « Putting France in the Chandlerian Framework : France’s 100 Largest Industrial Firms in 1913 », par Michael S. Smith, Business History Review', volume 72, printemps 1998, p. 46-85

Notes et référencesModifier

  1. (...) par exemple, aux Fonderies de Pont-à-Mousson, lorsqu'un ancien élève de l’École des Arts et Métiers de Châlons-sur-Marne, Camille Cavallier, parvient à devenir directeur général, puis président du groupe, tout en rachetant progressivement des actions aux héritiers des familles fondatrices, de sorte qu'à sa mort en 1926, il lègue à ses descendants la propriété majoritaire de l'entreprise (...) (Jean-François Eck, Histoire de l'économie française: De la crise de 1929 à l'euro, Armand Colin, 20 mai 2009, 368 pages) [1]
  2. DISCOURS DE M. ANDRÉ GRANDPIERRE (1965). Un grand industriel et économiste lorrain CAMILLE CAVALLIER, page 3.
  3. "Diriger une grande entreprise française au XXe siècle : modes de gouvernance, trajectoires et recrutement", par Hervé JOLY [2]
  4. Annales - Camille Cavallier (1854-1926).
  5. « Une Française sous les neiges du Danemark (Point de Vue) », sur www.pressreader.com, (consulté le 4 mars 2019)
  6. Mémoire de Maxéville - Domaine de Gentilly.