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Moussac (Vienne)

commune française du département de la Vienne
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Moussac.

Moussac
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Vienne
Arrondissement Montmorillon
Canton Lussac-les-Châteaux
Intercommunalité Communauté de communes Vienne et Gartempe
Maire
Mandat
Sylviane Soubry
2014-2020
Code postal 86150
Code commune 86171
Démographie
Gentilé Moussacois
Population
municipale
442 hab. (2016 en diminution de 6,55 % par rapport à 2011)
Densité 18 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 16′ 55″ nord, 0° 41′ 17″ est
Altitude Min. 80 m
Max. 184 m
Superficie 24,69 km2
Localisation

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Moussac

Moussac, également Moussac-sur-Vienne[1] est une commune du Centre-Ouest de la France, située dans le département de la Vienne en région Nouvelle-Aquitaine.

ToponymieModifier

Le nom de cette localité est composé de l’anthroponyme latin Mottius (désignant le nom de la personne) et du suffixe –acum (désignant la propriété), Moussac signifie littéralement « le domaine de Mottius »[2]. L’adjonction « -sur-Vienne » apparaît dans les textes au moins en 1449. La majeure partie des terres de cette commune est située sur la rive droite de la Vienne, mais quelques villages et hameaux se développent sur la rive gauche.

HistoireModifier

Moussac accueille favorablement les avancées de la Révolution française. Elle plante ainsi son arbre de la liberté, symbole de la Révolution. Il devient le lieu de ralliement de toutes les fêtes et des principaux événements révolutionnaires. Il est abattu au moment de la réaction royaliste, et les responsables sont acquittés pour vice de forme (janvier 1800)[3].

Politique et administrationModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Pierre Villessot    
mars 2008   Jean-Daniel Rivaux[4]    

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[6].

En 2016, la commune comptait 442 habitants[Note 1], en diminution de 6,55 % par rapport à 2011 (Vienne : +1,78 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9666477388539059168528861 025
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0931 0231 0741 0091 0571 1471 1971 1761 203
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 1921 1721 0591 012959939916934876
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
844772666582497504507484447
2016 - - - - - - - -
442--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Patrimoine religieuxModifier

  • Église Saint-Martin : l’église est dédiée à saint Martin comme à peu près 4 000 autres édifices en France (8 000 en Italie). Saint Martin était très populaire au Moyen Âge. Elle a été construite au milieu du XIXe siècle, et le clocher, achevé vingt ans plus tard (1880), contient trois cloches dont l'une a été refondue en 1889 à partir d'une vieille cloche de 1721. L'édifice a perdu ce qui fait son trésor : une Vierge à l'enfant en cuivre émaillé du XIIe siècle de style limousin.
  • Croix hosannière : elle tire son nom de l'hébreu "hosanna", premier mot d'une hymne chantée le jour des Rameaux. Il était de tradition de se rendre en procession jusqu'au cimetière ce jour là et, au pied de ce calvaire, les habitants chantaient l'Hosanna.
  • Croix de mission. Depuis le XVIIe siècle, des croix de mission sont édifiées à l'occasion de missions populaires dans les villages et les bourgs. Les plantations de ces croix deviennent fréquentes à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, notamment à partir de 1905, en réaction à la laïcisation de la société. Celle de Moussac a été érigée le 21 avril 1930. Elle est en béton. L'ensemble dépasse une dizaine de mètres en comprenant le socle. Sur ce dernier, sur une plaque de marbre, la phrase suivante a été gravée : "Nous vous adorons,Ô Christ, et nous vous benissons puisque vous avez sauvé le monde par votre croix". C'est l'acclamation séculaire que l'on chante au cours du chemin de croix.

Patrimoine civilModifier

  • Château de la Messelière : situé à la limite de la commune de Moussac-sur-Vienne, la date de la première construction du château de la Messelière est inconnue. La châtellenie appartient à la famille Faugère à partir de la seconde moitié du XIIIe siècle. Elle fut transmise par alliance vers 1420 à la Frotier de La Messelière, toujours propriétaire de nos jours (ne se visite pas).

Patrimoine naturelModifier

La basse vallée de la Grande BlourdeModifier

À 5 km à peine au sud de sa confluence avec la Vienne, la Grande Blourde s’écoule dans un vallon boisé encaissé dans les granites du Massif central. Dans ce défilé granitique, la rivière a un parcours en rapides sur plus d’un kilomètre. La basse vallée est restée très sauvage et évoque déjà les basses montagnes du Limousin proche.

Sur les pentes raides, le boisement dominant est une chênaie-charmaie qui est une formation typique de ces vallons au sol frais mais sain, profond et riche en nutriments. Dans le bas des vallons, parmi les blocs rocheux qui bordent la Blourde, l’aulnaie-frênaie forme une étroite galerie forestière.

La basse vallée de la Blourde présente un grand intérêt botanique, qui a justifié son classement, par la présence d’une flore à nettes affinités montagnardes, favorisée par le degré hygrométrique élevé, l’ambiance forestière et, la situation géographique du site aux confins des "terres froides" des basses montagnes limousines toutes proches. Les plantes suivantes y ont été recensées :

  • l’ Aconit tue-loup : il s’agit d’une robuste Renonculacée dont la tige, haute jusqu’à un mètre, porte de grandes feuilles profondément divisées et produit à partir du mois de juin une grappe plus ou moins rameuse de fleurs jaune pâle en forme de casque allongé très caractéristiques. Elle est répandue dans les Pyrénées, les Alpes et le Massif central mais rarissime dans les plaines atlantiques. En Poitou-Charentes, l’aconit se trouve dans des sites très dispersés, presque tous situés dans la partie granitique du département de la Vienne (quelques très rares cas sont connus sur calcaire toutefois comme à Ligugé), toujours en situation fraîche, en général en fond de vallons ombragés ou en bordure de ruisseaux ou de petites rivières. C’est le cas ici, où l’espèce forme de beaux peuplements le long de la Blourde.
  • la Balsamine des bois : elle est aussi appelée Impatiente en raison de ses fruits qui explosent au moindre contact lorsqu’ils sont mûrs. Elle est presque aussi rare que l’Aconit tue-loup. Elle possède aussi de fortes affinités montagnardes. Elle accompagne souvent l’Aconit tue-loup.
  • l’Orme de montagne.
  • l’Osmonde royale : c’est la plus grande des fougères de France. Elle peut dépasser les 2 m. Elle agrémente de ses énormes touffes la base des rochers immergée dans les eaux de la Blourde.
  • la Petite Ciguë.
  • la Primevère élevée, sans être aussi rare que l’Aconit tue-loup occupe des sites très disséminés dans la région dont les conditions climatiques ne lui convient pas.
  • la Sérapias langue.
  • la Véronique des montagnes, sans être aussi rare que l’Aconit tue-loup occupe des sites très disséminés dans la région dont les conditions climatiques ne lui convient pas.
Le coteau de la BarlottièreModifier

Le coteau de la Barlottière borde la Grande Blourde dans une zone géographique située à cinq kilomètres à peine au sud de sa confluence avec la Vienne, sur le territoire des communes de Moussac, et de Persac. À cet endroit, la Grande Blourde s’écoule en rapides sur plus d’un kilomètre, dans un vallon boisé encaissé.

Sur ses pentes raides, le boisement dominant, bénéficiant d’un sol frais et sain, profond et riche en nutriments, est composé de chênes et de charmes. Au pied du coteau, parmi les blocs rocheux qui bordent la Grande Blourde, l’aulnaie-frênaie forme une étroite galerie ripicole.

Le bas du coteau de la Barlottière présente avant tout un intérêt botanique remarquable, qui a justifié son classement, par la présence d’une flore à nettes affinités montagnardes, favorisée par le degré hygrométrique élevé et l’ambiance forestière. Ainsi, sept plantes présentent un fort intérêt patrimonial :

Personnalités liées à la communeModifier

  • Léon Pineau (1861-1965), né à Moussac, universitaire renommé et écrivain[8] dont l'avenue de Poitiers menant au campus porte le nom depuis janvier 1968.
  • Théodore Édouard Gilles de La Tourette (1827-1902), négociant, maire de Moussac-sur-Vienne et suppléant du juge de paix du canton de L'Isle-Jourdain, père de Georges Gilles de la Tourette.

Voir aussiModifier

Articles de WikipédiaModifier

Liens externesModifier

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SourcesModifier

BibliographieModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Le Patrimoine des communes de la Vienne en 2 tomes – Edition FLOHIC – 2002 – (ISBN 2-84234-128-7)
  3. Robert Petit, Les Arbres de la liberté à Poitiers et dans la Vienne, Poitiers : Éditions CLEF 89/Fédération des œuvres laïques, 1989, p. 202-203
  4. Site de la préfecture de la Vienne, consulté le 10 mai 2008
  5. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  8. Louisette Genaud-Levrault, "Un universitaire renommé natif de Moussac-sur-Vienne : le recteur Léon Pineau", Bulletin du Groupe de recherches historiques et archéologiques de l'Isle-Jourdain, n° 14, 2004, p. 165-196.