Chapelle Notre-Dame-des-Aubagnans

église située dans la Drôme, en France
(Redirigé depuis Notre-Dame-des-Aubagnans)

Chapelle Notre-Dame-des-Aubagnans
Image illustrative de l’article Chapelle Notre-Dame-des-Aubagnans
Présentation
Nom local Prieuré d'Albagnanet
Culte catholique romain
Type chapelle
Rattachement ordre de saint Ruf
Début de la construction IXe siècle
Fin des travaux XIVe siècle
Style dominant roman provençal
Protection Logo monument historique Inscrit MH (1926, 2021)[1]
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Ville Rochegude
Coordonnées 44° 15′ 43″ nord, 4° 49′ 25″ est
Géolocalisation sur la carte : Drôme
(Voir situation sur carte : Drôme)
Chapelle Notre-Dame-des-Aubagnans
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Chapelle Notre-Dame-des-Aubagnans
Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes
(Voir situation sur carte : Auvergne-Rhône-Alpes)
Chapelle Notre-Dame-des-Aubagnans

La chapelle Notre-Dame-des-Aubagnans[2] est une chapelle romane fortifiée située sur la commune de Rochegude. Le fief des Aubagnans fut une enclave du Dauphiné dans le Comtat Venaissin. La chapelle est inscrite au titre des monuments historiques depuis 1926[1].

Mense du prieuré de Saint-RufModifier

C'est une chapelle romane dont le gros œuvre date du XIIe siècle. Elle est située au nord de Rochegude, sur la route de Bollène, où se trouvait le vicus d’Albagnanius, l'un des plus anciens de la région[3]. La chapelle dépendit à titre de prieuré dès 1115 de l'abbaye Saint-Ruf de Valence, dont le titulaire était décimateur à Rochegude et dans une partie de la paroisse de Suze-la-Rousse[4]. Elle a été édifiée sur un petit mamelon de (113 mètres d’altitude) et fortifiée au XIVe siècle[3].

OriginesModifier

Une statue en marbre blanc, représentant Bacchus debout a été découverte au quartier des Aubagnans et se trouve exposée au musée d'archéologie nationale de Saint-Germain-en-Laye, dans les Yvelines[5],[6].

Le premier nom connu est Albagnanius puis Albagnanei, au XIIe siècle. Il évolue en 1609 vers Beatae Mariae de Albagnoneto loci Rupecute et Albanhai. La graphie devient Albanhanei, en 1611, Beatae Mariae de Bagnolet sive d'Albignan, en 1687 et Albagnanea, en 1689. Au cours du XVIIIe siècle, la chambre des comptes note Albaninei[4]. Ce toponyme est à rapprocher d'Aubignan Les formes anciennes sont Albegnano (951), Albagnano (1135), Albanhano (1206) et Albanhanum (1319). Ce qui permet de proposer comme origine, le nom d’un homme gallo-romain Albanius avec le suffixe -anum[7].

HistoriqueModifier

 
Bâtiments ruinés

Le fief des Aubagnans était initialement sous la suzeraineté de la baronnie de Montauban-sur-l'Ouvèze, avant de passer Dauphins du Viennois[4]. Au XIVe siècle, la paroisse de Rochegude fut subdivisée en trois co-seigneuries dont les deux tiers relevaient du domaine pontifical et le troisième restait tenu en fief par le Dauphin[5]. Guigues VIII de Viennois, en 1330, le donna aux Baux d'Orange[4]. Ce qui n'empêcha pas, en 1343, que Clément VI revendiqua la totalité de Rochegude puis transigea avec Humbert II de Viennois. Les Aubagnans restèrent au Dauphiné, devenant une enclave delphinale dans le Comtat Venaissin jusqu’à la Révolution[5]. Puis ce fief et son prieuré passèrent, par héritage, vers 1409 aux Saluces, qui l'unirent à Rochegude tout en rendant hommage au Dauphin de France[4]. Enfin, Robert d’Acqueria, en devint propriétaire avec la totalité du village en 1667[6].

En dépit de son passage en commende, le prieuré resta desservi, jusqu'en 1774, par les chanoines de Saint-Ruf[8].

Église fortifiéeModifier

 
Le mâchicoulis appelé assommoir

L’édifice roman, remanié au XIVe siècle, est le type bien caractérisé de l’église fortifiée du Moyen Âge. La porte d’entrée à l’ouest est surmontée d’un mâchicoulis appelé assommoir qui en fait une rareté. L’extérieur de l’abside, en petit appareil régulier, paraît en partie dater du IXe siècle. L’épaisseur des murs, les meurtrières et les créneaux permirent à l'église de servir de refuge aux habitants en cas d’attaque.

La bâtisse fut saccagée et sans doute ruinée par les grandes compagnies venues de France par le pont du Saint-Esprit[8].

Notes et référencesModifier

  1. a et b « Chapelle Notre-Dame-des-Aubagnons », notice no PA00117022, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  2. Également écrit Notre-Dame-des-Aubagnons nom sur lequel elle est enregistrée aux monuments historiques
  3. a et b Notre-Dame des Aubagnans sur le site www.par-monts-et-par-vaux.eu
  4. a b c d et e Notre-Dame des Aubagnans sur le site www.archive.org
  5. a b et c Les Aubagnans sur le site OT (attention site invalide)
  6. a et b Notre-Dame des Aubagans sur le site www.tricastin-grignan-enclave.com (attention site invalide)
  7. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Éd. Larousse, 1968, p. 1676.
  8. a et b André Lacroix, L'arrondissement de Montélimar : géographie, histoire et statistique (1868 à 1893)

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Article connexeModifier

Liens externesModifier