Michèle Alfa

actrice française

Joséphine Blanche Alfreda Bassignot[1], dite Michèle Alfa[2], née le [3],[4] à Gujan-Mestras (France) et morte le au Vésinet (France), est une actrice française.

Michèle Alfa
Michèle Alfa en 1939 (photo studio Harcourt)
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 76 ans)
Le VésinetVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Joséphine Blanche Alfreda BassignotVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Période d'activité
à partir de Voir et modifier les données sur Wikidata

Michèle Alfa repose au cimetière de Germigny (89 Yonne) Née de parent inconnus, Joséphine Blanche Alfreda naît à Gujan-Mestras le 20 août 1911[3]. Elle est reconnue par sa mère Marie Marguerite Germaine Couzinet le 3 février 1914[5] puis par son père Pierre Bassignot le 13 juin 1917[6].

Michèle Alfa fut l'une des vedettes les plus adulées de l'Occupation. Assistant à quinze ans, au théâtre du Gymnase à Paris, à une représentation de Félix d'Henri Bernstein jouée par la très populaire Gaby Morlay, elle a la révélation de sa vocation de comédienne.

Après une tentative de suicide parce qu'on lui a refusé l'autorisation d'entrer au Conservatoire, elle suit finalement avec sagesse et application les cours de Raymond Rouleau et, à vingt ans, entame une tournée théâtrale en France dans : L'Héritière, adaptation française de Louis Ducreux d'après Henry James, Mademoiselle de Panama de Marcel Achard, La Machine à écrire de Jean Cocteau, Je vivrai un grand amour de Steve Passeur, Huis clos de Jean-Paul Sartre ...

Sous l'Occupation, elle est la maîtresse de Bernhardt Rademecker, neveu de Goebbels, devenu sous l'uniforme de la Wehrmacht responsable des théâtres parisiens et de la Propagandastaffel, qu'elle a connu avant-guerre alors qu'il était trompettiste de jazz à Pigalle. Il protègera des artistes juifs tel le comédien Henry Murray, père d'Anouk Aimée.

Parallèlement, elle aborde au cinéma tant la comédie que le drame. Son visage étrange parfois triste, sa blonde chevelure et un talent affirmé font d'elle une comédienne très appréciée du public. Après avoir habité 11 rue d'Odessa à Paris[7], elle se marie à Paul Meurisse du 22 mai 1942 au 22 juillet 1946, elle épouse le 8 juillet 1959, Philippe Antoine Plouvier, administrateur de sociétés[3].

Après la Libération, en 1944, la plupart des réalisateurs et professionnels du cinéma ne lui pardonnèrent pas sa relation avec Rademecker pendant l'occupation. Entre 1947 et 1952, elle tournera dans cinq films, mais de moindres qualités que ceux d'avant 1944. Lassée de la haine d'un grand nombre de professionnels du cinéma envers elle, elle renoncera à cet art, en 1952. Elle participera à quelques pièces de théâtre jusqu'en 1965, date où elle se retirera définitivement du monde du spectacle.

Pour tenter de relancer sa carrière elle participe, le 22 décembre 1963, à une émission de télévision de la RTF " Du Rêve à la réalité " au cours de laquelle elle accueille Monika, une enfant de l'Assistance Publique, qui rêvait d'avoir une famille pour Noël. Pendant quelques jours, Michèle Alfa joue le rôle de maman devant les caméras mais dès la fin des vacances, la jeune fille retourne en pension et elle n'entendra plus jamais parler d'eux.

En 1968, comme Mireille Balin, elle acceptera l'aide de l'association La roue tourne, de Paul Azaïs et Janalla Jarnach, qui aidait les artistes et comédiens en difficulté.

Elle meurt le 24 août 1987 au Vésinet[8]

Filmographie

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Cinéma

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Courts-métrages

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  • 1933 : Le Témoin de Pierre de Cuvier
  • 1936 : Vie à crédit de Pierre Boyer

Théâtre

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Doublage

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Notes et références

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Voir aussi

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Bibliographie

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  • Yvan Foucart: Dictionnaire des comédiens français disparus, Mormoiron : Éditions cinéma, 2008, 1185 p. (ISBN 978-2-9531-1390-7)

Liens externes

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