Maurice Bailloud

général français

Maurice Bailloud
Maurice Bailloud

Naissance
Tours
Décès (à 84 ans)
Paris (XVIe)
Origine Drapeau de la France France
Arme cavalerie
puis
Artillerie
Infanterie
Grade Général de division
Années de service 1866-1917
Commandement 20e Corps d'Armée
16e Corps d'Armée
19e Corps d'Armée
156e Division d'Infanterie
Conflits Guerre de 1870
Première Guerre mondiale
Faits d'armes bataille de Sedan
Distinctions Légion d'honneur
Médaille militaire
Croix de guerre 1914-1918
Médaille interalliée 1914-1918
Médaille commémorative de la Guerre 1870-1871
Médaille commémorative de Madagascar
Médaille commémorative de l'expédition de Chine 1900-1901
Médaille commémorative de la guerre 1914-1918
Médaille commémorative du Maroc
Médaille coloniale

Maurice Camille Bailloud (1847[1]-1921)[2] était un général de division français dont le nom est associé à la Première Guerre mondiale.

BiographieModifier

Né à Tours le l, il est le fils d'Ennemond Henri Bailloud, lieutenant de vaisseau, et de Virginie Marie Marchand ; il est le neveu de Camille Bailloud (1800-1888), inspecteur général des ponts et chaussées. Il épouse Marie Chambert le . Il est le père d'Ennemond Bailloud, aviateur mort pour la France en 1914, ainsi que le beau-père de Charles Castillon du Perron et de Félix Desmousseaux de Givré, également mort pour la France en 1915.

Il entre à l'école spéciale militaire de Saint-Cyr en pour faire ses premières armes au 3e régiment de chasseurs d'Afrique en 1868 ; c'est avec ce régiment qu'il participait à la bataille de Sedan où il était blessé à Floing. Il va entrer début 1869 à l'école d'application d'État-major avec laquelle il sert au régiment d'où il venait puis dans l'infanterie et dans l'artillerie. Il sert ensuite auprès des généraux Ducros, de Gallifet, alors ministre de la Guerre et à l'état-major du 8e Corps en 1878. Il servait ensuite dans deux régiments d'artillerie avant de le faire dans cette arme à l'état-major du 4e Corps. Lieutenant colonel au 22e régiment d'artillerie en .

Première Guerre mondialeModifier

Il était dans la section de réserve depuis 1912 quand éclatait la Grande Guerre. Il fut rappelé et commandait la 156e division d'infanterie (France) qui fut envoyé vers l'expédition des Dardanelles puis à Salonique en 1915 commandant de Armée française d'Orient.

Lors de sa campagne au Moyen-Orient, ses subordonnés l'avaient familièrement surnommé : Cacaouët. Lors de la déclaration de guerre en 1914 il était à la retraite (hors cadre) et demanda à servir, quelle que soit son affectation : après avoir commandé un corps d'armée et une région militaire, il se retrouva à la tête du 156e D.I. « Enfin, un petit vieillard maigre et sautillant grimpait l'échelle de bord, avec l'agilité d'un jeune homme, et venait présenter ses hommages au chef de l'Armée d'Orient qui l'attendait à la coupée, c'était le général Bailloud, commandant la 156e D.I., arrivé deux jours avant nous des Dardanelles. »[3] Voici une description du d'un jeune officier arrivant avec le général Sarrail à bord de La Provence en la rade de Salonique.

Le , son fils Ennemond, maréchal des logis aviateur, pilote à l'escadrille de Saint-Cyr, quitta l’aérodrome de Saint-Cyr-l’École à 15 h 45, et, surpris par un violent orage, tomba avec son appareil dans le bois de Vincennes, où il fut découvert mort.

En , le général Bailloud est nommé membre du comité directeur de la Ligue des patriotes présidée par Maurice Barrès[4].

GradesModifier

  •  : élève à Saint-Cyr
  •  : sous-lieutenant
  •  : lieutenant
  •  : capitaine
  •  : chef d'escadrons
  •  : lieutenant-colonel
  •  : colonel
  •  : général de brigade
  •  : général de division

CampagnesModifier

  • Contre l'Allemagne en 1870-71.
  • En Algérie en 1871-73 puis de nouveau fin 1876.

DécorationsModifier

PostesModifier

Notes et référencesModifier

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Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

BibliographieModifier

IconographieModifier

  • Médaillon de son portrait par le statuaire Émile Joseph Nestor Carlier, (1849-1927) réalisé en 1912 pour une plaque apposé sur l'obélisque de 50 mètres composant le Monument aux Morts de l'Armée d'Afrique à Alger et détruit à l'explosif pour la sécurité de la ville en 1943.

RéférencesModifier

Côtes S.H.A.T.: 9 Yd 336

Liens externesModifier