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Floing

commune française du département des Ardennes
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Floing (homonymie).

Floing
Floing
La mairie et à droite l'église.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Ardennes
Arrondissement Sedan
Canton Sedan-2
Intercommunalité Ardenne Métropole
Maire
Mandat
Dominique Meurie
2014-2020
Code postal 08200
Code commune 08174
Démographie
Population
municipale
2 396 hab. (2016 en diminution de 3,27 % par rapport à 2011)
Densité 322 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 43′ 22″ nord, 4° 55′ 52″ est
Altitude Min. 148 m
Max. 281 m
Superficie 7,43 km2
Localisation

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Floing

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Floing
Liens
Site web http://www.villedefloing.com/

Floing est une commune française, située dans le département des Ardennes en région Grand Est.

GéographieModifier

Communes limitrophes de Floing
Saint-Menges Saint-Menges Fleigneux
Glaire   Illy
Glaire Sedan Sedan
 
Carte de la commune.

ToponymieModifier

HistoireModifier

Floin en 1190.

Guerre franco-allemande de 1870Modifier

Lieu d'intenses combats pendant la bataille de Sedan en 1870. Le 1er septembre 1870 voulant briser l'encerclement du plateau d'Illy au nord ouest de la citadelle de Sedan. Les cavaliers du général Margueritte, malgré plusieurs charges héroïques n'y parvinrent pas. Ce qui provoqua une exclamation du roi Guillaume de Prusse qui observait le déroulement de la bataille depuis une colline du village de Frénois, il aurait dit « die tapferen leute » (que l'on peut traduire "les braves gens"). La colline d'où sont partis ces chasseurs d'Afrique a repris cette exclamation comme lieu-dit. L'échec de ces charges entraîna le repli en désordre des troupes françaises à l'intérieur du château de Sedan. Voulant éviter des massacres inutiles, surtout de populations civiles, Napoléon III fit hisser le drapeau blanc et accepta la reddition de la ville. Napoléon III fut fait prisonnier avec ces troupes ce qui provoqua la chute du Second Empire.

Seconde Guerre mondialeModifier

 
Pont flottant de l'armée allemande à Floing le 14 mai 1940. Une ambulance chenillée allemande croise des prisonniers français.

Le 12 mai 1940, lors de la bataille de France, Floing est prise par les Allemands de la 1re Panzerdivision[1] de Friedrich Kirchner, une division du XIX. Armee-Korps (mot.) de Heinz Guderian. Floing est le lendemain matin tenue sous le feu de l'artillerie française (principalement du 110e régiment d'artillerie lourde hippomobile) qui tire sur les concentrations de troupes allemandes[2], lesquelles se préparent à franchir la Meuse. Pour cela, les Allemands utilisent l'usine de l'Espérance, située à Gaulier et aujourd'hui disparue, comme base de départ pour lancer leur attaque car elle leur fournit une certaine protection contre l'artillerie française[3]. L'attaque du Schützen-Regiment 1 (infanterie de la 1. Panzer-Division) aidé du II./Infanterie-Regiment Grossdeutschland (II./IRGD) débute à 15 h le après un intense bombardement aérien[4]. Appuyés par leurs nombreux chars et leurs canons de 88 mm, les Allemands réussissent avec succès[Note 1] à franchir la Meuse sous le feu affaibli du II/147e régiment d'infanterie de forteresse (capitaine Carribou) tenant plusieurs blockhaus[3]. Les Allemands poursuivent leur attaque pour agrandir une tête de pont, bientôt élargie sur ses ailes par le succès des deux autres divisions de Guderian à Wadelincourt et Donchery.

Une fois la traversée de la Meuse réussie, les pionniers du Pionier-Bataillon 37 et du Pionier-Bataillon 505 construisent un pont de bateaux[3], opérationnel avant minuit à Gaulier, qui permet à l'artillerie puis aux chars de la 1. Panzer-Division de se déployer sur l'autre rive dans la nuit[5], ils contribueront à la percée de Sedan qui aboutira à couper la France et son armée en deux, l'entraînant dans l'une des plus grandes défaites militaires de son histoire.

Article connexe : Percée de Sedan.

HéraldiqueModifier

  Blason Tranché : au 1) de sinople à la navette de tisserand d'or posée en fasce soutenue, à senestre d'une gerbe de blé du même, au 2) de gueules aux trois poivrières (tourelles) d'argent ajourées et maçonnées de sable, rangées en bande ; à la bande ondée d'azur brochant sur la partition.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

MonumentsModifier

 
Statue du général Margueritte.

Ayant une histoire de batailles il y a sur son territoire :

  • pour la guerre de 1870 :
  • Le cimetière avec des tombes allemandes et françaises ;
  • La nécropole nationale qui accueille des soldats tombés pendant la Seconde Guerre mondiale;
  • Le monument aux morts des deux derniers conflits mondiaux.

Édifices religieuxModifier

 
Église Saint-Rémi.
 
Chapelle Notre-Dame-de-la-Consolation.
  • Église Saint-Remi, fortifiée XVIIIe siècle.
  • Chapelle Notre-Dame-de-la-Consolation, XVIIIe siècle Vierge à l'enfant.

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1876 ? Day-Wat[6]    
Les données manquantes sont à compléter.
? 1927
(démission)
M. Blum-Klein    
juin 1927 mai 1929 Léon Gillet[7] SFIO Pharmacien
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1983 mars 2001 Bruno Chenot    
mars 2001 mars 2008 Catherine Frankinet DVG Enseignante
mars 2008 en cours Dominique Meurie[8] DVD Négociatrice immobilière
Les données manquantes sont à compléter.

Sur les autres projets Wikimedia :

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[10].

En 2016, la commune comptait 2 396 habitants[Note 2], en diminution de 3,27 % par rapport à 2011 (Ardennes : -2,73 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 1511 0461 0351 2031 3121 5091 4991 6811 712
1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
1 9472 0172 2382 3742 4072 3452 2362 1822 070
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
1 9151 7611 9041 8671 9021 6691 7502 0372 332
1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012 2016 -
2 8002 8902 6362 4542 4742 4762 4852 396-
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Personnalités liées à la communeModifier

Voir aussiModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Les premiers essais du II./IRGD avaient toutefois été repoussés par un blockhaus qui a dû être réduit au silence par un 8,8 cm FlaK pour que les Allemands puissent réussir à passer.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Jean-Yves Mary, Le Corridor des Panzers, t. I, Bayeux, Heimdal, , p. 203-204
  2. Jean-Yves Mary, Le Corridor des Panzers, t. I, Bayeux, Heimdal, , p. 237
  3. a b et c Jean-Yves Mary, Le Corridor des Panzers, t. I, Bayeux, Heimdal, , p. 243-244
  4. Jean-Yves Mary, Le Corridor des Panzers, t. I, Bayeux, Heimdal, , p. 238-240
  5. Jean-Yves Mary, Le Corridor des Panzers, t. I, Bayeux, Heimdal, , p. 269
  6. Almanach historique, administratif & commercial de la Marne, de l'Aisne et des Ardennes, Matot-Braine, 1877, p241.
  7. Notice GILLET Léon, Joseph par Didier Bigorgne, version mise en ligne le 1er avril 2016, dernière modification le 1er avril 2016
  8. Conseil général des Ardennes consulté le 23 juin (fichier au format PDF)
  9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  13. Souvenir des combats de la Rouge-Mare sur paris-normandie.fr
  14. La mémoire des Poilus sur paris-normandie.fr

Liens externesModifier