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Marc Réville

personnalité politique française
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Marc Réville
Fonctions
Député 1903-1919
Gouvernement Troisième République
Groupe politique Gauche radicale
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Rotterdam (Pays-Bas)
Date de décès (à 57 ans)
Lieu de décès Paris
Père Albert Réville
Fratrie Jean Réville
Profession Avocat
Résidence Montécheroux (Doubs)

Marc Réville est un homme politique français né le à Rotterdam aux Pays-Bas et décédé le à Paris[1].

Sommaire

Origines familialesModifier

Son père, Albert Réville, était pasteur et théologien[2]. Il deviendra en 1886 professeur d'histoire des religions au Collège de France.

Études et parcours professionnelModifier

Marc Réville étudie tout d'abord à Dieppe puis à la faculté de droit de Paris. Il devient avocat et intègre le cabinet de Me Tézenas à Paris.

Par la suite, il collaborera à la Revue politique et littéraire et au Petit Comtois[3].

Parcours politiqueModifier

Il s'engage en politique en 1896 après son installation dans le Doubs en obtenant le mandat de maire de Montécheroux. Il le conservera jusqu'en 1919.

Le 24 mai 1903, il est élu député du Doubs dans la circonscription de Montbéliard. Il sera réélu au premier tour de scrutin en 1906 et en 1910. Le 19 octobre 1913, il se présente aux élections sénatoriales mais est battu par Maurice Ordinaire. Il conserve donc son mandat de député et est réélu, de justesse au second tour, le 26 avril 1914. À la Chambre des députés, il s'intéresse au droit du travail et préside notamment la Commission du Commerce et de l'Industrie. Bien que membre de la Ligue des droits de l'homme, il est à l'origine de la loi de 1912 instituant un carnet anthropométrique d'identité pour les Tsiganes[4],[5].

Le 9 juin 1914, il est nommé Ministre du Commerce, de l'Industrie, des Postes et Télégraphes dans un gouvernement d'Alexandre Ribot qui ne dure toutefois que quatre jours[6].

Pendant la Première Guerre mondiale, Marc Réville intervient dans plusieurs aspects du travail parlementaire, dans les domaines douanier, économique et dans la préparation des traités de paix. À la fin du conflit, il milite pour les droits des anciens combattants et victimes de guerre, pour l'érection de sépultures aux morts pour la France et pour le paiement par l'Allemagne de réparations.

Il est battu par la vague bleu horizon en 1919. Il meurt l'année suivante.

Notes et référencesModifier

SourcesModifier

  • « Marc Réville », dans le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), sous la direction de Jean Jolly, PUF, 1960 [détail de l’édition]

Article connexeModifier