Ouvrir le menu principal
Marc Haguenau
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 39 ans)
Nationalité
Activité
Autres informations
Membre de
Distinctions

Marc Haguenau, né le à Paris et mort le (?), est un résistant juif français, secrétaire général[1] des Éclaireurs israélites de France (EIF) (qui deviendra Éclaireuses éclaireurs israélites de France) (EEIF), assassiné par la Gestapo. Son nom sera donné à un groupe armé de la Résistance juive en France, la Compagnie Marc Haguenau, des Maquis de Vabre, se distinguera dans les maquis et dans la Libération de la France.

Sommaire

BiographieModifier

Marc Haguenau est né le 23 novembre 1904 à Paris. Il est le fils du grand-rabbin David Haguenau, né à Paris le 16 février 1854, membre du Consistoire de Paris, rabbin en 1876 de Valenciennes, puis de Lunéville, Aumônier du collège Sainte-Barbe, rabbin du Temple de la rue Notre-Dame de Nazareth, Chevalier de la Légion d'Honneur du 22 octobre 1923[2],[3],[4],[5], et un ami d'enfance de Robert Gamzon (Castor)[6].

Le , Marc Haguenau écrit à Xavier Vallat[7]: « J'ai l'honneur de vous confirmer ces deux valeurs indestructibles en moi; ma nationalité française et ma religion juive. »

Actions dans la Résistance (1942 - février 1944)Modifier

  • Dès 1942, il est un des créateurs du Service social des jeunes, mis en place par les EIF.
  • Il est le responsable qui distribue l'argent pour le travail de sauvetage, tel le « planquage » des jeunes du centre des EIF de Moissac.
  • Il participe à la création et à la distribution de faux papiers.
  • Il organise des cercles clandestins.

Arrestation par la GestapoModifier

Selon Lucien Lazare [8](1987) : « Marc Haguenau, dirigeant de la Sixième, et son assistante, Édith Pulver, tombèrent dans une souricière tendue par la Gestapo à Grenoble le 18 février 1944. Atrocement torturé, Haguenau trouva la mort le lendemain après avoir sauté dans le vide par la fenêtre du QG de la Gestapo, tandis qu'Édith Pulver, déportée à Auschwitz, n'y survécut pas subissant le même sort que [Jacques] Weintrob. »

D'après André Kaspi (1991)[9], Marc Haguenau a été assassiné par la Gestapo en février 1944.

La Compagnie Marc Haguenau et la Libération de la FranceModifier

C'est Robert Gamzon qui donne le nom de Marc Haguenau à l'ensemble des maquis EIF du Tarn en juin 1944. Il écrit à ce sujet[10]: « J'ai pensé que cela lui aurait fait plaisir d'être avec nous, il y est au moins en nom. »

Selon Lazare, 1987[11]: « Le 11 juin (1944), avec un effectif de 60 hommes, le maquis EIF devint la compagnie Marc Haguenau, formée de trois pelotons, sous le commandement effectif de Gamzon, alias lieutenant Lagnes. Lui-même se plaça sous les ordres de Dunoyer de Segonzac (Pierre Dunoyer de Segonzac), nommè depuis peu commandant FFI du secteur de Vabre. L'entraînement se fit plus intensif. Le 25 juin (1944) la compagnie réceptionna un premier parachutage au terrain Virgule. »

BibliographieModifier

Notes et référencesModifier

  1. Voir, Kaspi, 1991, p. 365.
  2. Voir, American Jewish Year Book 1912. Il propose d'ajouter à la Ketubah une clause disant que en cas de divorce civil il y ait aussi un Get. Cette proposition à l'assemblée du rabbinat français est renvoyée à un comité pour analyse.
  3. Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur en septembre 1923, voir, American Jewish Congress 1923.
  4. Il est né à Paris 7ème le 16 février 1854 au n°12 Passage Pecquay (actuel 4ème arrondissement). Voir, Le corps rabbinique en France et sa prédication: Problèmes et Desseins (1808-1905).
  5. Voir, Résister à l'emprise du Consistoire à Paris, dans la première moitié du XIXe siècle : la "Synagogue Sauphar". où il est affirmé que le rabbin David Haguenau est un « descendant des meilleures familles de Metz. »
  6. Voir, Le scoutisme français en Franche-Comté. Notes de références.
  7. Voir, Poznanki, 1994, p. 159.
  8. Voir, p. 189.
  9. Voir, p. 365
  10. Voir Lazare, 1987, p. 312.
  11. Voir, p. 320.

Voir aussiModifier