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Liste des peuples de la Gaule belgique

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Peuples de Gaule belgique
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Les Belges durant l'Antiquité étaient une multitude de peuples celtiques du nord de la Gaule. Ils sont tous considérés comme gaulois mais dans certains passages des commentaires de la guerre des gaules de Jules César, certains d'entre eux pourraient avoir des origines germaniques comme les Éburons qu'il considérait.

Le territoire de la Gaule Belgique s'étendait du Rhin à la Marne, ainsi que des côtes littorales de la Manche et de la mer du nord actuelles, et jusque dans les profondeurs de la forêt des Ardennes. Pendant la conquête de la Gaule, (de 58 à 50 av. J.-C.), la Belgique est envahie par les Romains et est vaincue lors de combats et de massacres qui durent de 4 a 5 ans, (58/57 à 53 av. J.-C.). Les Belges résistent, massacrent des légions romaines entières et remportent une grande victoire lors de la bataille d'Aduatuca en octobre 54 av. J.-C. grâce à Ambiorix, un chef gaulois et belge qui dirige à l'époque la tribu des Éburons et élabore une ruse avec succès. Malgré la résistance spectaculaire des tribus belges qui s'allient contre Jules César, ceux-ci se font battre, se soumettent et capitulent devant Rome en 53 av. J.-C.

Des oppida celtiques en Belgique ont été découverts comme celui du Cheslé en 1960, on estime que celui-ci était habité entre le VIIe ou VIIIe siècle av. J.-C., jusqu'au VIIe siècle de notre ère et qui aurait disparu lors de l'invasion franque.

Liste des peuples de Gaule belgique
Localisation Capitale Langue[1]
Aduatuques Entre le Rhin, la Meuse, la forêt Charbonnière et l'Ardenne Germanique[2],[3],[4]
Ambiens Ouest du département de la Somme Samarobriva (Amiens) Celtique[réf. nécessaire]
Atrébates Artois Nemetocenna, puis Nemetacum (Arras) Celtique[5],[6]
Bellovaques Ouest du département de l'Oise Caesaromagus (Beauvais) Celtique[6]
Calètes Nord-ouest du département de Seine-Maritime Iuliobonna (Lillebonne) Celtique[7]
Catalaunes de la Marne à l'Aisne, clients des Remes Durocatalaunos, oppidum de la Cheppe celtique
Catuslogi Vallée de la Bresle. Peuple 'client des Bellovaques'.
Caeroesi Germanique[5]
Ceutrons Celtique
Condruses Condroz Germanique[6],[5],[8]
Éburons ou Tongres Province de Limbourg, province de Liège Aduatuca (Tongres) Germanique[5],[8]
Geidumnes Celtique
Leuques Nasium (Naix) et Tullum (Toul) Celtique[réf. nécessaire]
Lévaques Celtique
Médiomatrices département de la Moselle Divodurum (Metz) Celtique[9]
Meldes partie du département de Seine-et-Marne Lantinum (Meaux) Celtique[réf. nécessaire]
Ménapiens ou Ménapes Côtes de la mer du Nord, jusque l'Escaut Castellum Menapiorum (Cassel) Celtique[5] ou autre[10]
Morins Entre l'Escaut et la Canche, bassin de l'Yser Tarvenna (Thérouanne) Celtique[5],[6]
Nerviens Hainaut, Brabant, province d'Anvers Bagacum (Bavay), puis Camaracum (Cambrai) Germanique[5],[6] et celtique
Pémanes Famenne Germanique[5] ou autre[11]
Pleumoxii Celtique
Rèmes Durocortorum (Reims, capitale de la Gaule belgique) Celtique[6]
Sègnes Proximité de la rivière Ourthe [12] (Sougné-Remouchamps)[réf. nécessaire] Germanique[réf. nécessaire][13]
Silvanectes Celtique
Suessions basse vallée de l'Aisne (département de l'Aisne) Augusta Suessionum (Soissons) Celtique[14],[15]
Trévires Luxembourg, Ardenne, vallée de la Moselle Augusta Treverorum (Trèves) (Verdun) Celtique[6] ou germanique[5]
Véliocasses Basse vallée de la Seine (sud du département de Seine-Maritime) Rotomagus (Rouen) Celtique[16]
Viromanduens haute vallée de la Somme (parties des départements de l'Aisne et de la Somme) Vermand (?) puis Augusta Viromanduorum (Saint-Quentin), puis Viromandis - Vermand Celtique[réf. nécessaire]


Sommaire

Références dans la Guerre des GaulesModifier

Peuples de Belgique et références à la Guerre des Gaules
Peuples Capitale Ville et/ou région
(Tiré du nom du peuple)
  Jules César, Guerre des Gaules
Belgae province de Gaule Belgique I,1 II,1-6 II,9-10 II,14-19 III,7 III,11 IV,38 V,12 V,24-25 VIII,6 VIII,38 VIII,45 VIII,49 VIII,54
Ambiens Samarobriva Amiens II,4 II,15 V,24 V,47 V,53 VII,75 VIII,7
Ambivarètes IV,9
Atrébates Nemetacum Arras et Artois II,4 II,16 II,23 IV,21 IV,27 V,46 VI,6 VII,75-76 VIII,6-23 VIII,47-48
Atuatuques Atuatuca (Liège) II,4 II,16 II,29-33 V,27 V,38-58 VI,2 VI,32-44
Bellovaques Beauvais II,4-5 II,10 II,13-15 V,46 VII,59 VII,75-76 VII,99 VIII,6-22 VIII,38
Calètes Caux II,4 VII,75 VIII,7
Caeroesi II,4
Condruses Dinant, province de Namur Condroz II,4 IV,6 VI,32
Éburons Tongres Limbourg II,4 IV,6 V,24-58 VI,2 VI,5-6 VI,9 VI,29-44 VIII,24-25
Médiomatriques Divodurum Metz IV,10 VII,75
Ménapiens Castellum menapiorum (Cassel) II,4 III,28-29 IV,4 IV,22 IV,38 VI,2 VI,5-6 VI,9
Morins Tervanna (Thérouanne) II,4 III,28-29 IV,21-22 IV,28 IV,35 IV,37-38 V,24 VII,75-76
Nerviens Maubeuge, Sambre Bagacum (Bavay) II,4 II,15-28 V,24 V,38-58 VI,2-3 VII,75
Pémanes Famenne II,4
Remes Durocortorum (Reims) Reims II,3-6 II,12 V,24 V,53-54 VI,4 VI,12 VI,44 VII,63 VII,90 VIII,6 VIII,11-12
Sègnes Ségni (ville) Sougné-Remouchamps VI,32
Suessions Aisne Soissons, Soissonnais II,4 II,12-13 VIII,6
Trévires Chiers, bas du Luxembourg II,24 III,11 IV,6 IV,10 V,1-4 V,24 V,47 V,53 V,58 VI,2-3 VI,5-9 VI,32 VI,44 VII,63 VIII,25 VIII,45 VIII,52
Véliocasses Rotomagus (Rouen) II,4 VII,75 VIII,6
Viromanduens Aisne (St Quentin) Vermand et Vermandois II,4 II,16 II,23

Notes et référencesModifier

  1. La langue de l'aristocratie de tous ces peuples était probablement celtique.
  2. Ugo Janssens, Ces Belges, « les Plus Braves », Histoire de la Belgique gauloise, 2007, Racine, p. 42.
  3. Bernard Sergent, Les Indo-Européens: Histoire, langues, mythes, Bibliothèques scientifiques Payot, Paris, 1995, p. 84.
  4. Jean-Jacques Jespers, Dictionnaire des noms de lieux en Wallonie et à Bruxelles, Lannoo, 2005, p. 172.
  5. a, b, c, d, e, f, g, h et i Ugo Janssens, op. cit., p. 42.
  6. a, b, c, d, e, f et g Bernard Sergent, op. cit., p. 84.
  7. François de Beaurepaire (préf. Marianne Mulon), Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Paris, A. et J. Picard, , 180 p. (ISBN 2-7084-0040-1, OCLC 6403150)
  8. a et b Jean-Jacques Jespers, op. cit., p. 172.
  9. Stephan Fichtl, Oppida et occupation du territoire à travers l'exemple de la cité des Médiomatriques, in Territoire celtiques, Actes du 24e colloque international de l'AFEAF, Martigues 1 -4 juin 2000, édition Errance 2002.
  10. Il s'agirait d'une langue indo-européenne ni celtique, ni germanique, proche des langues italiques, comme le suppose la théorie du bloc du nord-ouest. Voir Bernard Sergent, op. cit., p. 84-85.
  11. Il s'agirait d'une langue indo-européenne ni celtique, ni germanique, proche des langues italiques, comme le suppose la théorie du bloc du nord-ouest. Voir Bernard Sergent, op. cit., p. 84-85.
  12. cf. L'article d'A. Pierret, "L'énigme du Scaldis de César", in Revue belge de philologie et d'histoire. Tome 17 fasc. 3-4, 1938. p. 898. http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rbph_0035-0818_1938_num_17_3_1268
  13. Jules César, op. cit., VI, 32 lire en ligne archive.
  14. Blaise Pichon, Carte archéologique de la Gaule : L'Aisne 02, Académie des inscriptions et belles lettres, Maison des sciences de l'Homme.
  15. Scheers S., Traité de numismatique celtique II : La Gaule Belgique, Paris 1977.
  16. Pierre-Yves Lambert, La langue gauloise, édition errance 1994

Voir aussiModifier