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Lincoln (film, 2012)

film de Steven Spielberg, 2012
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Lincoln
Description de cette image, également commentée ci-après
Logo du film.

Réalisation Steven Spielberg
Scénario Tony Kushner
John Logan
Acteurs principaux
Sociétés de production DreamWorks SKG
Reliance Entertainment
Participant Media
Amblin Entertainment
Parkes/MacDonald Productions
Touchstone Pictures
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Drame historique
Durée 150 minutes
Sortie 2012

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Lincoln est un film historique américain produit et réalisé par Steven Spielberg, sorti en 2012. Il s'agit de l'adaptation du livre Team of Rivals: The Political Genius of Abraham Lincoln de Doris Kearns Goodwin.

Le film a été nommé douze fois aux Oscars 2013 dont celui du meilleur film, et son interprète principal, Daniel Day-Lewis, remporte l'Oscar du meilleur acteur, ainsi que de nombreuses autres récompenses internationales.

Sommaire

SynopsisModifier

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Le film raconte les derniers mois de la vie d'Abraham Lincoln, 16e président des États-Unis, assassiné en 1865, et surtout de son combat pour faire passer le XIIIe amendement de la Constitution, qui mit fin à l'esclavage dans tout le pays, avant la fin de la guerre de Sécession.

En janvier 1865, Abraham Lincoln s'attend à ce que la guerre civile se termine bientôt avec la défaite des États confédérés. Il craint que les tribunaux n'abandonnent sa Proclamation d'émancipation de 1863 après la guerre et que la proposition de 13e amendement soit rejetée après le retour des États esclavagistes. Il est impératif selon lui d'adopter l'amendement avant la paix pour éliminer toute possibilité de ré-asservissement des esclaves libérés.

Les républicains radicaux craignent que l'amendement ne soit rejeté par certains. le soutien des républicains dans les états frontaliers n'étant pas encore assuré. L'amendement nécessite également le soutien de plusieurs membres démocrates du Congrès pour être adopté. Alors que des dizaines de démocrates sont considérés comme des canards boiteux après avoir perdu leur campagne de réélection à l'automne 1864, certains proches de Lincoln lui conseillent d'attendre un nouveau Congrès très majoritairement républicain. Lincoln reste ferme et souhaite faire adopter l'amendement avant la fin de la guerre et la réintégration des États du sud.

Les espoirs de Lincoln reposent sur le soutien de Francis Preston Blair, fondateur du parti républicain et dont l'influence pourrait lui permettre de convaincre les conservateurs de l'ouest et des États frontaliers. Avec une très probable victoire de l'Union dans la guerre civile et avec deux fils servant l'armée de l'Union, Blair veut mettre fin aux hostilités. En échange de son soutien, Blair demande donc à Lincoln d'engager le gouvernement confédéré dans des négociations de paix. Lincoln sait cependant que l’amendement bénéficie d’un soutien important de la part des républicains radicaux, pour qui la paix négociée est inacceptable. Incapable de continuer sans le soutien de Blair, Lincoln accepte à contrecoeur la demande de Blair.

Pendant ce temps, Lincoln et le secrétaire d’État William Seward cherchent à obtenir le vote des démocrates sur l'amendement. Lincoln suggère qu'ils se concentrent sur les démocrates boiteux car ils se sentiront plus libres de voter comme ils le souhaitent et chercheront bientôt un emploi. Lincoln aura de nombreux emplois fédéraux à pourvoir au moment de commencer son deuxième mandat. Bien que Lincoln et Seward ne souhaitent pas offrir de pots-de-vin aux démocrates, ils autorisent les agents à contacter les membres du congrès démocrate pour leur proposer des emplois fédéraux en échange de leur soutien.

À un moment clé du débat, le défenseur de l'égalité raciale, Thaddeus Stevens, accepte de modérer sa position et affirme que l'amendement n'instaure qu'une égalité juridique, et non pas une égalité réelle. Pendant ce temps, les émissaires confédérés sont prêts à rencontrer Lincoln pour discuter des conditions de la paix, mais il leur ordonne de rester à l'écart de Washington, à l'approche du vote de l'amendement à la Chambre. La rumeur sur leur mission circule, incitant à la fois les démocrates et les républicains conservateurs à préconiser le report du vote. Mais dans une déclaration soigneusement formulée, Lincoln nie qu'il y ait des émissaires à Washington et le vote peut continuer, passant avec une avance de seulement deux voix. Les visiteurs noirs de la galerie célèbrent l'adoption de l'amendement et Stevens rentre chez lui retrouver sa « femme au foyer » et amante, une femme noire.

Lorsque Lincoln rencontre les confédérés, il leur dit que l'esclavage ne pourra pas être rétabli, le Nord s'unissant pour la ratification de l'amendement et plusieurs des assemblées législatives reconstruites des États du Sud voteraient également en faveur de la ratification. Le 3 avril, Lincoln se rend sur le champ de bataille de Petersburg, en Virginie, où il échange quelques mots avec le lieutenant général Ulysses S. Grant. Six jours plus tard, Grant accepte la capitulation du général Robert E. Lee au palais de justice d'Appomattox.

Le 14 avril, Lincoln rencontre des membres de son cabinet pour discuter des mesures à prendre pour affranchir les Noirs. Il lui est rappelé que la Première Dame, Mary Todd Lincoln, attend pour les emmener à leur soirée au Ford's Theatre. Cette nuit-là, alors que le fils de Lincoln, Tad, assiste à la représentation d'Aladdin et la lampe merveilleuse au Grover's Theatre, le directeur du théâtre arrête tout à coup la pièce pour annoncer que le président Lincoln a été victime d'un attentat. Il mourra le lendemain matin. Le secrétaire à la guerre, Edwin Stanton, déclare en souvenir de Lincoln : « Maintenant, il appartient à l'éternité ».

Fiche techniqueModifier

DistributionModifier

Source et légende : Version française (V. F.) sur RS Doublage[7]

ProductionModifier

 
Daniel Day Lewis à la Maison-Blanche en novembre 2012 après la projection de Lincoln devant le Président Barack Obama et sa famille.

En 1999, Doris Kearns Goodwin parle de son projet Team of Rivals à Steven Spielberg, qui souhaite immédiatement acheter les droits[8].

Une fois les droits achetés, le projet n'a cessé d'être repoussé depuis 2005, en raison des nombreux projets du réalisateur[9]. Le tournage devait avoir lieu début 2011, Steven Spielberg s'étant concentré sur ses longs-métrages Les Aventures de Tintin : Le Secret de La Licorne et Cheval de guerre, sortis en 2011.

Longtemps annoncé comme interprète du rôle-titre, Liam Neeson ne fait finalement pas partie de la distribution[10]. Il est alors remplacé par Daniel Day-Lewis[11].

Il fut un temps question que Harrison Ford joue le vice-président Andrew Johnson[12].

Le tournage a débuté en octobre 2011 dans l'État de Virginie[5].

La bande originale de Lincoln est commercialisée le aux États-Unis. La musique est composée par John Williams et interprétée par l'Orchestre symphonique de Chicago et le Chicago Symphony Chorus[13],[14].

Box-officeModifier

Pays ou région Box-office Date d'arrêt du box-office Nombre de semaines
  États-Unis
  Canada
182 207 973 $[1],[2] 24
  France 1 320 425 entrées[2] 17
  Monde 275 293 450 $[1] -

Bande originaleModifier

Toute la musique est composée par John Williams.

Liste des titres
No Titre Durée
1. The People’s House 3:43
2. The Purpose of the Amendment 3:07
3. Getting Out the Vote 2:49
4. The American Process 3:57
5. The Blue and Grey 3:00
6. With Malice Toward None 1:51
7. Call to Muster and Battle Cry of Freedom 2:17
8. The Southern Delegation and the Dream 4:43
9. Father and Son 1:42
10. The Race to the House 2:42
11. Equality Under the Law 3:12
12. Freedom's Call 6:08
13. Elegy 2:35
14. Remembering Willie 1:51
15. Appomattox, April 9, 1865 2:38
16. The Peterson House and Finale 11:00
17. With Malice Toward None (Piano Solo) 1:31
58:46

DistinctionsModifier

RécompensesModifier

NominationsModifier

Réception critique et vraisemblance historiqueModifier

Lincoln est classé 6e dans la liste des dix meilleurs films de l'année des Cahiers du cinéma[15].

L'historien André Kaspi regrette qu'en simplifiant, Spielberg « déforme le sens de la guerre de Sécession pour en faire uniquement une bataille en faveur de l'égalité des races. » Il rappelle que cette manière de voir est un anachronisme et qu'il existait d'autres raisons économiques et diplomatiques au conflit[16].

Ces à-peu-près historiques du film ne sont, selon André Larané, guère importants hormis le préambule, un petit texte, « qui réduit la guerre civile à un affrontement entre méchants esclavagistes (les Sudistes sécessionnistes) et gentils abolitionnistes (les Nordistes) »[17]. Le reste du film serait plus nuancé et Spielberg ne cache rien des ambiguïtés de Lincoln qui bien que convaincu de l'ineptie de l'esclavage est « prêt à tous les compromis sur son abolition pourvu que soit préservée l'unité de la nation ». André Larané souligne la « performance éblouissante » de Daniel Day-Lewis dans le rôle de Lincoln[17].

Notes et référencesModifier

  1. a b et c « Lincoln », sur Box Office Mojo (consulté le 10 août 2014)
  2. a b et c « Lincoln », sur JP's Box Office (consulté le 10 août 2014)
  3. Dates de sortie sur IMDb
  4. « L’affiche française pour Lincoln de Steven Spielberg prévu pour le 30 janvier 2013 » sur Lyricis.fr
  5. a b c d e et f « Gros coup d'accélérateur pour le Lincoln de Spielberg - News », sur AlloCiné (consulté le 6 mai 2011)
  6. « Jackie Earle Haley rejoint la distribution de Lincoln », sur Onparledefilms.ca (consulté le 24 mai 2012)
  7. « Fiche de doublage V. F. du film » sur RS Doublage, consulté le 13 décembre 2012
  8. (en) Ruben V. Nepales, « Spielberg may co-direct next with Peter Jackson », sur Showbizandstyle.inquirer.net, (consulté le 29 avril 2012)
  9. « Encore un projet pour Steven Spielberg ! News », sur AlloCiné (consulté le 15 juin 2006)
  10. « Liam Neeson ne sera pas Abraham Lincoln ! News », sur AlloCiné (consulté le 17 août 2010)
  11. « Daniel Day-Lewis sera le Lincoln de Spielberg ! News », sur AlloCiné (consulté le 20 novembre 2010)
  12. « Notes de Production », sur Commeaucinéma.com (consulté le 6 mai 2011)
  13. (en) « John Williams' Tracklist For Score To Steven Spielberg's 'Lincoln' Is Suitably Important & Historical » (consulté le 27 août 2012)
  14. (en) « John Williams' Lincoln Score Gently Spoils A Few Key Scenes » (consulté le 30 septembre 2012)
  15. Cahiers du cinéma no 695, décembre 2013
  16. “Lincoln” vu par un historien : “En simplifiant, Spielberg déforme le sens de la guerre de Sécession ”, entretien avec André Kaspi, telerama.fr, 29 janvier 2013
  17. a et b André Larané, Lincoln. Émotion et justesse de ton, herodote.net, 19 mars 2013

AnnexesModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier