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Le Plessis-Gassot

commune française du département du Val-d'Oise
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Le Plessis et Gassot.

Le Plessis-Gassot
Le Plessis-Gassot
La mairie du Plessis-Gassot
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Sarcelles
Canton Fosses
Intercommunalité Communauté d'agglomération Roissy Pays de France
Maire
Mandat
Didier Guevel
2014-2020
Code postal 95720
Code commune 95492
Démographie
Gentilé Plesséens
Population
municipale
73 hab. (2016 en augmentation de 5,8 % par rapport à 2011)
Densité 18 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 02′ 00″ nord, 2° 25′ 00″ est
Altitude 100 m
Min. 76 m
Max. 117 m
Superficie 4,10 km2
Localisation

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Le Plessis-Gassot

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Le Plessis-Gassot
Liens
Site web http://www.mairie-leplessisgassot.fr

Le Plessis-Gassot est une commune française située dans le département du Val-d'Oise en région Île-de-France. Ses habitants sont appelés les Plesséen(ne)s.

Ce petit village de la Plaine de France conserve un caractère rural marqué, en dépit d'un environnement urbain dû à la proximité de Paris.

GéographieModifier

Le Plessis-Gassot est une commune du Val-d'Oise située au centre de la plaine de France, à environ 20 km au nord de Paris et à 10 km à l'ouest de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle. La commune est limitrophe d'Écouen, Bouqueval, Fontenay-en-Parisis, Villiers-le-Bel et Le Mesnil-Aubry.

Communes limitrophes du Plessis-Gassot[1]
Le Mesnil-Aubry Fontenay-en-Parisis
Écouen  
Villiers-le-Bel Bouqueval

Constitué d'un petit ensemble de maisons regroupées autour d'une église classée et de la mairie au milieu des champs de céréales, le village possède toujours son caractère rural, malgré un environnement particulièrement difficile : il est en effet entouré à l'ouest par une vaste décharge, au nord par la Francilienne, à l'est par un vaste ensemble de lignes à haute tension, et se situe au sud, à proximité des zones urbaines sensibles de Villiers-le-Bel. Il est de plus continuellement survolé par les avions décollant ou atterrissant à l'aéroport Charles-de-Gaulle.

ClimatModifier

Une station météorologique est ouverte le , à 49,04028, 2,40667, à 108 m d'altitude[2].

ToponymieModifier

Pleseio en 1196[3], Plesseium Gassoni en 1450, Le Plessis-Gassé[4].

Du latin plectere ou plectare, tresser, entrelacer les branches. Un plessis ou une plesse est une sorte de haie aux branches entrelacées, servant de clôture à une propriété ou un territoire plus vaste. Il est formé de bois mort et/ou de bois vif épineux tressé pour le rendre infranchissable aux hommes et aux bêtes. C'est aussi un système léger de fortification qui retarde l'assaillant[5].

Par la suite, Le Plessis-Gassot a été distingué par le nom de son seigneur Gassot, diminutif de Gasce, prénom porté par plusieurs seigneurs de Poissy, qui sont possesseurs du village à la fin du XIe siècle.

HistoireModifier

Le site a connu une occupation humaine dès la préhistoire. La présence de quatre villas gallo-romaines est attestée du IIe au IVe siècles. Elles furent détruites durant les grandes invasions. La population d'alors se regroupe autour du lieu de culte, et est à l'origine du village actuel. Une cave gallo-romaine fut découverte en 1974 avec niche et escalier d'accès : on y trouva des céramiques communes et sigillées, un outillage agricole de fer, de la monnaie, des objets en bronze dont un manche de couteau repliant représentant un aigle.

Au Moyen Âge, la terre est la propriété du roi Philippe V en 1320. Le village est cité en 1450 sous le nom de Plessium-Gassonis. En 1521, Antoine Robert, notaire et secrétaire du roi François Ier fait donation de toutes les terres de la seigneurie du Plessis-Gassot ainsi que de l'église aux religieux de l'ordre mendiant des guillemites de Paris ou Blancs-Manteaux. Ces derniers partagent la seigneurie avec deux autres ordres religieux, les ursulines de la rue Saint-Jacques à Paris, et les dames de Maubuisson, religieuses cisterciennes de l’abbaye de Maubuisson à Saint-Ouen-l'Aumône. Les dépendances du village, Thiessonville et Saint-Leu-Saint-Gilles, furent incendiées par les huguenots à la bataille de Saint-Denis en 1567. Le titre de seigneur de Thiessonville a été porté jusqu'en 1793 par le marquis de Crussol, seigneur de Bouqueval. À partir de la Révolution française, le village a vocation agricole (grande culture céréalière), éloigné des grandes voies de communication, perd peu à peu ses habitants.

Le territoire de la commune est en partie occupé par le centre de stockage des déchets (CSD) de Bouqueval/Plessis-Gassot depuis le début des années 1960. À l'époque, il s'agissait juste d'une unité de récupération de mâchefer, transformée en carrières de sablon en 1966. C'est pour combler ces carrières que des autorisations de stockage, sur dix hectares, ont été demandées en 1969. En 1974, Thiessonville disparaît avec la création de la décharge et plus aucune trace ne subsiste de cet ancien hameau. Depuis, les extensions se sont succédé pour atteindre 250 hectares. Le CSD traite en moyenne 800 000 tonnes de déchets par an, soit les déchets de deux millions de personnes.

Politique et administrationModifier

Le Plessis-Gassot fait partie de la juridiction d’instance de Gonesse (depuis la suppression du tribunal d'instance d'Écouen en février 2008[6]), et de grande instance ainsi que de commerce de Pontoise[7],[8].

Liste des maires successifs[9]
Période Identité Étiquette Qualité
1787 1790 Antoine Benoît Chartier    
1790 1791 Jacques Dumont    
1791 1792 Claude Oudart    
1792 1794 Louis Delion    
1794 1799 Nicolas Delaunay    
1799 1800 Jean-François Michel    
1800 1816 Antoine François Chartier    
1816 1830 Alexandre Chalot    
1830 1884 Pierre-Louis Chartier    
1884 1889 Pierre François Chartier    
1889 1913 Albert Chartier    
1913 1940 Fernand Chartier    
1940 1945 Louis Leduc, Président de la délégation spéciale    
1945 1953 Jean Villette    
1953 1995 Maurice Bonneau    
1995 2008 Michel Moret    
mars 2008 En cours
(au 29 avril 2014)
Didier Guevel UMP[10] Réélu pour le mandat 2014-2020[11],[12]

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[14].

En 2016, la commune comptait 73 habitants[Note 1], en augmentation de 5,8 % par rapport à 2011 (Val-d'Oise : +3,52 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1501461449910493788785
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
8176747576989292104
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1001059094106113101113115
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
1329489677974776973
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Lieux et monumentsModifier

Monument historiqueModifier

Le Plessis-Gassot ne compte qu'un seul monument historique sur son territoire.

  • Église Notre-Dame-de-l'Assomption (classée monument historique par arrêté du 14 janvier 1930[17]) : Elle remplace une première église qui ne devait pas être antérieure au XIIIe siècle, et dont quelques assises subsistent peut-être en bas du mur méridional. L'édifice Renaissance actuel a été construit entre la fin des années 1560 et 1575 sous les pères Guillemites de Paris, dits les Blancs-Manteaux, seigneurs du Plessis-Gassot, comme maître d'ouvrage ; et le maître-maçon luzarchois Nicolas de Saint-Michel, comme maître d'œuvre. Les deux dernières travées du bas-côté sud sont postérieures ; elles datent peut-être de 1682, date de construction de la façade occidentale. Le retable majeur et ses boiseries sont contemporains de ces travaux, et se distinguent dans la région par leur décor peint. En ce qui concerne le clocher, il n'est pas resté inachevé, mais ses deux étages ont été démolis en 1899 pour parer au risque d'effondrement. Abrité derrière des murs plutôt austères, l'espace intérieur séduit par ses proportions et son esthétique graphique ; la décoration est soignée sans être surabondante. En tenant compte de l'insignifiance du village, la qualité de l'architecture et du mobilier paraissent exceptionnelles. On note des similitudes frappantes avec les églises voisines d'Attainville et de Mareil-en-France. Au début du XXIe siècle, l'église a bénéficié d'une restauration complète[18],[19].

Autres éléments du patrimoineModifier

  • Lavoir communal.
  • Un important poste de transformation d'EDF-RTE est situé sur la commune (400 kV, 225 kV).

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Le Plessis-Gassot au cinéma et à la télévisionModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. « Communes limitrophes du Plessis-Gassot » sur Géoportail.
  2. [PDF] Fiche du poste 95492001, contenant les données publiques de la station Météo-France, consulté le 25 octobre 2015
  3. Dix ans de recherches en Pays de France: archéologie, histoire, ethnographie, 1970-1980, Jeunesse préhistorique et géologique de France, 1981.
  4. Hippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus Etampois.
  5. Dictionnaire des noms propres toponymes et patronymes de France, Jean Coste, Armand Colin, 2006.
  6. Décret du 15 février 2008 publié au Journal Officiel du 17 février 2008
  7. Site du Conseil général - Administration du Val-d'Oise
  8. Ministère de la justice - Conseil Départemental de l'Accès au Droit du Val-d'Oise
  9. Site municipal - Les maires
  10. « Municipales : L'UMP 95 officialise de nouveaux candidats (vonews.fr) », sur http://www.lesrepublicains-cergy.fr, (consulté le 11 octobre 2015).
  11. Site officiel de la préfecture du Val d‘Oise-liste des maires, 3 août 2009 [PDF])
  12. « Les maires du Val-d'Oise » [PDF], Les élus du Val-d'Oise, Préfecture du Val-d'Oise, (consulté le 9 octobre 2015).
  13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  17. Notice no PA00080162, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  18. Dominique Foussard, « Le Plessis-Gassot - Notre-Dame-de-l'Assomption », Églises du Val-d’Oise : Pays de France, vallée de Montmorency, Gonesse, Société d’histoire et d’archéologie de Gonesse et du Pays de France,‎ , p. 310 (ISBN 9782953155402).
  19. Pauline Mathon, Jean-Claude Cavard, Daniel Baduel et Claude Adam, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Le Plessis-Gassot », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. I,‎ , p. 229-231 (ISBN 2-84234-056-6).

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier