Parti radical-démocratique

parti politique suisse

Parti radical-démocratique
(de) Freisinnig-Demokratische Partei
(it) Partito liberale-radicale svizzero
(rm) Partida liberaldemocrata svizra
Image illustrative de l’article Parti radical-démocratique
Logotype officiel.
Présentation
Président Fulvio Pelli
Fondation 1894
Siège Neuengasse 20
Case postale 6136
3001 Berne
Idéologie Radicalisme, (Social)-Libéralisme
Affiliation européenne Parti de l'Alliance des libéraux et des démocrates pour l'Europe
Affiliation internationale Internationale libérale
Couleurs bleu
Site web www.fdp.chVoir et modifier les données sur Wikidata
Conseillers fédéraux Conseillers fédéraux
Représentation
Conseillers nationaux
0  /  200
Conseillers aux États
0  /  46

Le Parti radical-démocratique (PRD, en allemand Freisinnig-Demokratische Partei (FDP), en italien Partito liberale-radicale svizzero (PLR), en romanche Partida liberaldemocrata svizra (PLD)) est un ancien parti politique suisse de droite qui prônait une économie libérale, une politique sociétale moderne et la démocratie libérale mais tout en reconnaissant une responsabilité sociale. Il est généralement appelé Parti radical. En Suisse romande, il se positionnait au centre-droit et en Suisse alémanique, à droite.

Le PRD comptait à partir des élections d'octobre 2007 31 sièges au Conseil national sur 200 et 12 au Conseil des États sur 46. Il formait un groupe parlementaire commun avec le Parti libéral suisse (PLS). Un rapprochement idéologique au niveau fédéral conduit à la création d'une structure commune le  : l'Union radicale-libérale[1]. Le , les deux partis approuvent la fusion. Le nouveau parti, le Parti libéral-radical, voit officiellement le jour le .

HistoireModifier

Le PRD est historiquement le parti le plus important de Suisse. Il compose l'intégralité du Conseil fédéral jusqu'en 1892. La construction de la Suisse moderne doit beaucoup au PRD, qui était alors situé à la gauche de l'échiquier politique (d'où son nom de radical). D'autres partis, tels que le Parti socialiste, se sont positionnés plus à gauche que le parti radical, qui est de ce fait devenu un parti de droite, un phénomène connu comme le sinistrisme.

 
Logo du PRD de 1979 à 2006.

Héritier de la gauche anticléricale et jacobine des libéraux de 1830 et initiateur des institutions suisses les plus importantes (parmi lesquelles la Grande Loge suisse Alpina), le PRD est le parti dominant de la politique fédérale jusqu’en 1919, lorsque l’introduction de la représentation proportionnelle amène une nouvelle répartition des sièges au Conseil national, avec 41 sièges pour les socialistes, 41 sièges pour les conservateurs et 60 sièges pour les radicaux (112 en 1913). En 1848, après la Guerre du Sonderbund, il réussit à imposer « sa » constitution, qui met en place un gouvernement central tout en permettant aux cantons de garder une large autonomie. Sa représentation passe[Quand ?] de 51 à 47 sièges et le parti perd la majorité au Conseil fédéral avec l’entrée d’un socialiste et d’un agrarien[2].

Le PDC se radicalise dans les années 2000 sous la pression de l'UDC, alors en pleine ascension électorale. Il adopte ainsi un discours identitaire et fait parfois campagne avec le slogan « Moins d'État, plus de Suisse »[3].

Présidents du PRDModifier

 
Positionnement politique du PRD en 2007.

Notes et référencesModifier

  1. Swissinfo: Union radicale-libérale contre la polarisation
  2. Encyclopédie du monde actuel (EDMA), Lausanne 1969
  3. Joëlle Isler, « Une droite dure aux portes du pouvoir suisse », sur Le Monde diplomatique,

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Lien externeModifier