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La Roche-de-Rame

commune française du département des Hautes-Alpes
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir La Roche.

La Roche-de-Rame
La Roche-de-Rame
Église Saint-Laurent.
Blason de La Roche-de-Rame
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Hautes-Alpes
Arrondissement Briançon
Canton L'Argentière-la-Bessée
Intercommunalité Communauté de communes du Pays des Écrins
Maire
Mandat
Michel Frison
2014-2020
Code postal 05310
Code commune 05122
Démographie
Population
municipale
827 hab. (2016 en diminution de 2,36 % par rapport à 2011)
Densité 20 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 45′ 02″ nord, 6° 34′ 52″ est
Altitude Min. 910 m
Max. 2 808 m
Superficie 40,53 km2
Localisation

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La Roche-de-Rame

La Roche-de-Rame est une commune française située dans le département des Hautes-Alpes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

GéographieModifier

Géologie

La commune de La Roche-de-Rame est située dans la vallée de la Durance, approximativement à mi-chemin entre Guillestre, vers le sud et L'Argentière-la-Bessée, en direction du nord.

Le village de La Roche-de-Rame est construit sur une hauteur dominant la rivière.

Le territoire communal comprend de nombreux hameaux, notamment Pra Reboul.

EnvironnementModifier

Le virage industriel pris à La-Roche-de-Rame en y introduisant une industrie lourde métallurgique y a laissé des séquelles. L'Aluminerie PEM (Pechiney) désaffectée a valorisé des terres rares à partir de minerais qui ont laissé des crassiers contenant divers métaux lourds dont tungstène, molybdène, manganèse, titane, chrome, arsenic, cyanures. Ces crassiers contiennent aussi potentiellement ou probablement des résidus radioactifs (samarium, cérium, gadolinium, yttrium, niobium)[1].

ÉconomieModifier

ToponymieModifier

Attestée sous les formes Rama au IVe siècle[2], la Roche sur Embrun au XVIIIe siècle[3].

La Rocha de Rama en occitan haut-alpin.

Rame, que l'on retrouve sous son appellation latine et occitane Rama, est une station romaine (ancien village situé sur la rive droite de la Durance), sur la voie Domitienne et fut détruite au XIVe siècle par les débordements de la Durance[4].

Le nom du village est un pléonasme puisque « Rame » signifie « roche »[5].

HéraldiqueModifier

  Blason D'argent, au lion de sable, armé, lampassé et allumé de gueules.
Détails
Ces armes ont été adoptées par décision du conseil municipal le [6]

HistoireModifier

Le site est fréquenté depuis l’Antiquité puisque la station de Rama est citée dans plusieurs itinéraires. Au IVe siècle dans l'Itinéraire de Bordeaux à Jérusalem, elle est localisée aux limites de la frontière des Alpes Cottiennes. La station existait encore au XIIe siècle mais une crue de la Durance l'emporta au XIIIe siècle. Des témoignages archéologiques confirment une présence très ancienne (nécropole gallo-romaine avec urnes, fibules et bracelets).

Une partie du territoire de Rame appartenait aux archevêques d'Embrun depuis le milieu du XlIe siècle. En 1321, la juridiction sur le bourg de Rame (villa de Rama) est partagée entre l'archevêque Bertrand de Deux et les coseigneurs de Rame. Cet acte précise que le coseigneur Jean de Rame fait alors construire l'enceinte du bourg.

Au milieu du XVe siècle, les archevêques d'Embrun n'ont plus aucune juridiction temporelle à Rame. Le site change de fonction et, entre 1481 et 1503, le seigneur Fazy de Rame y entreprend des travaux. En plus de l'édification de sa demeure seigneuriale, il refait la porte de l'enceinte. En 1488, le portail est réalisé en pierres de taille, comme celui que Martin de La Villette fera construire en 1506 au château de Picomtal à Crots.

Ce changement constaté à Rame entre le XIVe et le XVe siècle est aussi le résultat d'une évolution dans la trame de l'habitat voisin, puisque les villages de Champcella et de La Roche-de-Rame se développent au détriment du bourg de Rame. L'enceinte villageoise devient alors celle du domaine de Fazy de Rame qui y demeure au moins une partie de l'année.

La vie de sainte Thècle mentionne l'existence de la localité qui semble avoir disparu presque totalement au Moyen Âge probablement en raison d'une catastrophe naturelle. Il subsiste à l'entrée du gouffre de Goufouran les ruines du château et de l'ancienne chapelle Saint-Laurent. Cet édifice au chœur voûté en cul four serait ancien. Un chapelain est connu à la fin du XIVe siècle à «Rupe de Rama».

En 1957 la localité est touchée par la catastrophe du Queyras qui provoque l'engravement du bourg et la coupure de la route de Gap à Briançon.

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
janvier 1838 novembre 1840 Joseph Poullilian   Officier en retraite
mai 1887 après 1917 Joseph Célestin Poullilian   Cultivateur
avril 1977 mars 1983 Christian Peyron    
mars 1995 mars 2001 Maurice Duc    
mars 2001 En cours Michel Frison[7] DVG Ouvrier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[9].

En 2016, la commune comptait 827 habitants[Note 1], en diminution de 2,36 % par rapport à 2011 (Hautes-Alpes : +1,81 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
623440520674777831845826809
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
818764705692718893811731728
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
664630644539516522511510554
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
596601653726702678788847827
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Lieux et monumentsModifier

  • L’église Saint-Laurent.

L'autorisation de transfert de la paroisse ayant eu lieu en 1444, l'église Saint-Laurent de la Roche de Rame fut édifiée.

Elle se compose d'une nef de deux travées, d'un chœur plus petit à chevet plat muni d'une jolie baie d'axe longiligne, que coiffent des croisées d'ogives dont les voûtains sont en tuf, matériau traditionnel du Briançonnais, et d'une sacristie.

Des culots assez sommaires reçoivent la retombée des nervures épaisses qui s'appuient sur des colonnes engagées circulaires par l'intermédiaire de chapiteaux à décor végétal ou à masques. Un des chapiteaux de droite se distingue par son style et son matériau.

On y remarque un motif géométrique assez énigmatique qu'encadre de façon symétrique un arc torsadé en plein cintre, ainsi que des entrelacs. Peut-être abîmé et ré-employé il présente un décor incomplet. Il pourrait dater du Xlle siècle. L'Agnus Dei à la clé de voûte du chœur évoque également la permanence des thèmes favoris du monde roman.

Sur une partie du mur méridional de la nef et du chœur des peintures ont été découvertes en 1979. Les panneaux consacrés à la vie de saint Pancrace sont encadrés d'une corniche peinte en trompe-l'œil comportant une rangée d'oves, alors que des cordons d'entrelacs délimitent verticalement les panneaux entre eux. Ces oves et entrelacs dont on sait que l'emploi s'illustre généralement à l'époque romane dans le décor sculpté (Saint-André-de-Rosans, Sainte-Jalle...) prolongent ainsi le sentiment d'une architecture figurée comme étant partie intégrante du décor, dont le modelé «à l'antique» a été rendu par un peintre de talent familiarisé à la sculpture.

  • Le lac de la Roche.

Site touristique, lieu de baignade, camping ombragé.

  • Le hameau de Pra Reboul.

Vieilles maisons typiques, certaines avec larges balcons de bois orientés vers le sud. Passage voûté, ruelles étroites. Départ d'un chemin escarpé menant au village abandonné de Champaussel. En face du hameau de Pra Reboul, de l'autre côté de la voie ferrée, se trouve une plaine alluviale que les habitants appellent l'Île" ; il s'agit en fait d'un ancien lit de la Durance, aujourd'hui couvert de forêt, où quelques jardins potagers ont été aménagés.

 
La gare et l'usine vers 1900.

IndustrieModifier

EXtruflex est une usine de lanières souples en plastique PVC qui emploie une trentaine de personnes

Il existait également une ancienne usine de production de calcium et de strontium métalliques qui a dû fermer en 2009 à la suite de difficultés économiques et sous la pression des écologistes. Ce site employait une cinquantaine de personnes et utilisait de électricité produite par une centrale hydroélectrique alimentée en eau par une conduite forcée descendant de la montagne.

Personnalités liées à la communeModifier

Pour approfondirModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Note de l'ONG Robin des bois, intitulée "Les casseroles de Pechiney", datée du 6 oct 2003 (Voir aussi bases de données Basias et Basol
  2. Ce nom est obscur pour André Faure, Noms de Lieux & Noms de Famille des Hautes-Alpes, Gap, ESPACI OCCITAN, , 412 p. (ISBN 2-9131-3100-X).
  3. Sur la carte de Cassini.
  4. Jean Prieur - 1968 - La province romaine des Alpes Cottiennes - page 106.
  5. Frédéric Montandon, « Étude de toponymie alpine. De l'origine indo-européenne des noms de montagnes », Le Globe. Revue genevoise de géographie, vol. 68, no 1,‎ , p. 126 (ISSN 0398-3412, DOI 10.3406/globe.1929.2520, lire en ligne, consulté le 30 octobre 2018)
  6. http://vexil.prov.free.fr/Pays%20des%20%E9crins/ecrins.html
  7. « Liste des maires du département des Hautes-Alpes », sur le site de la préfecture des Hautes-Alpes, (consulté le 19 mars 2015).
  8. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.