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La Chapelle-d'Angillon

commune française du département du Cher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir La Chapelle.

La Chapelle-d'Angillon
La Chapelle-d'Angillon
Mairie-école de La Chapelle-d'Angillon
Blason de La Chapelle-d'Angillon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Cher
Arrondissement de Vierzon
Canton Aubigny-sur-Nère
Intercommunalité Communauté de communes Sauldre et Sologne
Maire
Mandat
Joël Coulon
2014-2020
Code postal 18380
Code commune 18047
Démographie
Population
municipale
636 hab. (2016 en diminution de 4,36 % par rapport à 2011)
Densité 63 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 21′ 51″ nord, 2° 26′ 02″ est
Altitude Min. 183 m
Max. 283 m
Superficie 10,17 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
La Chapelle-d'Angillon

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
La Chapelle-d'Angillon

La Chapelle-d'Angillon est une commune française située dans le département du Cher en région Centre-Val de Loire.

GéographieModifier

LocalisationModifier

  Presly Ennordres  
N Ivoy-le-Pré
O    La Chapelle-d'Angillon    E
S
Méry-ès-Bois

HistoireModifier

Le nom du village proviendrait selon une légende locale de « Capella dentis Gilonis ». La dent en question serait une incisive de saint Benoit conservée en la chapelle de l’abbaye de Loroy, relevant de l’ordre Saint-Sulpice, aujourd’hui ruiné et sise dans le territoire de la commune de Méry-ès-Bois. Gilonis ferait référence à Gilon de Seuly, le constructeur de la première forteresse[1]. La bourgade devient la demeure des princes de Boisbelle, centre d'une principauté souveraine, séparée du royaume de France et ne payant pas l'impôt à ce dernier[2]. La principauté est rachetée en 1605 par Maximilien de Béthune qui lui conserve ses avantages. En 1766, elle est cédée au Royaume de France. Le 18 juin 1940, vers 19 heures, une trentaine de bombardiers ennemis, après un premier passage, ont déversé leurs bombes sur le champ de foire faisant de nombreuses victimes. 104 sont inhumées (dont 5 Chapellois) sans compter de nombreux blessés[3].

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Pierre Heuclin DVD Conseiller général
mars 2008 30 avril 2010 Guy Amelot DVG  
avril 2010 mars 2014 Gérard Cornil DVD Apparenté UMP  
mars 2014 En cours Joël Coulon DVG Commerçant
Les données manquantes sont à compléter.

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[5].

En 2016, la commune comptait 636 habitants[Note 1], en diminution de 4,36 % par rapport à 2011 (Cher : -1,47 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
543543633680706771782793837
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
848884894847869917968958963
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
961967961880870805780788779
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
686727744756687667655665636
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

  • Le château de la Chapelle-d'Angillon, avec un donjon datant du XIe siècle : il est classé aux Monuments historiques en 1963[2].
    • Musée Alain-Fournier.
    • Fondation royale albanaise, collections du XVIIIe siècle, yatagans, costumes traditionnels, gravures. La présence de cette collection au château de La Chapelle-d'Angillon s'explique par des liens d'amitié entre la famille d'Ogny, propriétaire du château, et la famille royale d'Albanie.
  • Collections diverses (Murillo, della Robbia, meubles, tapisseries...).
  • Maison natale d'Alain Fournier.
  • Église baroque.
  • Monuments aux morts.
  • Un étang.
  • Maisons anciennes.

Personnalités liées à la communeModifier

  • Alain-Fournier, écrivain, y est né. La commune et ses environs sert de décor à une partie de son roman Le Grand Meaulnes. La commune y est citée sous le nom de La Ferté-d'Anguillon.
  • Isabelle Rivière, sa sœur, y est née.
  • Odon de Sully ou Eudes de Sully : archevêque de Paris, bâtisseur de Notre-Dame et frère d'Henri de Sully archevêque de Bourges
  • Camille Migeon, figure embématique de la protection de l'environnement et du feminisme urbigène, a vécu durant 21 ans à la Chapelle d'Angillon.

HéraldiqueModifier

Article connexe : Armorial des communes du Cher.

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

d’or à la croix ancrée de sable.

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Office du Tourisme de Sauldre et Sologne, 2011
  2. a et b Alfroy D, Château de Béthune, un monument en Pays Fort, Le petit Solognot, automne 2012, p. 22-28
  3. http://www.la-chapelle-d-angillon.fr/un-peu-d-histoire/18-juin-1940
  4. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.


Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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