Ivoy-le-Pré

commune française du département du Cher

Ivoy-le-Pré est une commune française située dans le département du Cher en région Centre-Val de Loire. Elle est à 200 km de Paris par la route départementale 940 et l'A77 et à 30 km de Bourges. Ses habitants sont les Ivéopratains.

Ivoy-le-Pré
Ivoy-le-Pré
  1. Héraldique
Blason de Ivoy-le-Pré
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Cher
Arrondissement Vierzon
Intercommunalité Communauté de communes Sauldre et Sologne
Maire
Mandat
David Dallois
2020-2026
Code postal 18380
Code commune 18115
Démographie
Population
municipale
790 hab. (2019 en diminution de 5,95 % par rapport à 2013)
Densité hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 20′ 45″ nord, 2° 29′ 16″ est
Altitude 270 m
Min. 191 m
Max. 355 m
Superficie 98,74 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton d'Aubigny-sur-Nère
Législatives Première circonscription
Localisation
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Ivoy-le-Pré
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Ivoy-le-Pré

GéographieModifier

L'altitude moyenne du village est de 270 m, celle de son territoire varie entre 190 m et 335 m.

La commune fait partie du canton de La Chapelle-d'Angillon ; en 2015, à la suite du redécoupage des cantons du département, elle fera partie du canton d'Aubigny-sur-Nère[1],[2].

LocalisationModifier

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Ivoy-le-Pré est une commune rurale[Note 1],[3]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[4],[5]. La commune est en outre hors attraction des villes[6],[7].

Occupation des solsModifier

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (66,3 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (66,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (45 %), forêts (33,3 %), prairies (17,1 %), zones agricoles hétérogènes (3,3 %), cultures permanentes (0,9 %), zones urbanisées (0,3 %)[8].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[9].

HistoireModifier

 
Le marquis Leonce de Vogüé

À l'automne 1834, Léonce de Vogüé acquiert les propriétés d'Ivoy-le-Pré, comprenant 3 000 arpents de bois et une forge. En 1846, pour remplacer celle-ci, il fonde l'usine de Mazières, près de Bourges,

Léonce de Vogüé est élu en 1839 conseiller général du Cher pour le canton de La Chapelle d'Angillon, où se trouve Ivoy le Pré, jusqu'en 1852.. En 1849, il préside le conseil général du Cher. En 1864, il est élu conseiller-général du canton d'Aubigny sur Nère, où se trouve son chateau de La Verrerie, jusqu'en 1871.

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Etienne De Saporta UDF Ancien conseiller général
mars 2008 En cours
(au 27 septembre 2014)
David Dallois[10],[11] LR Cadre administratif et commercial d'entreprise
Conseiller général (2004-2015) puis conseiller départemental (depuis 2021)

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[13].

En 2019, la commune comptait 790 habitants[Note 2], en diminution de 5,95 % par rapport à 2013 (Cher : −3 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 2462 5462 6362 4872 6662 7052 7032 8502 770
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 8002 6212 6432 5592 5222 4192 4642 5482 438
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 2742 1952 1682 0251 8691 7681 5471 5361 337
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
1 1891 042856933807857873854882
2014 2019 - - - - - - -
817790-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

HéraldiqueModifier

Les armoiries de Ivoy-le-Pré se blasonnent ainsi :

D'argent à la branche d'if fruitée de deux pièces au naturel, posée en pal et renversée; à la filière d'or.


Personnalités liées à la communeModifier

Ivéopratains :

  • Nicolas Leblanc y est né le . Chimiste au moment de la Révolution, il créa la première lessive « moderne » en extrayant la soude du sel marin.
  • Félix Millet, né en 1844, déposa le premier brevet d'un moteur thermique rotatif en étoile à 5 cylindres. Il incorpora ce moteur dans la roue arrière d'un bicyclette, inventant ainsi la première motocyclette. Ce type de moteur équipa ensuite les avions.
  • Rémy Chauvin, biologiste et entomologiste français qui mena ses travaux au début des années 1990 dans le château d'Ivoy dont il était le propriétaire.
  • François Righi, artiste plasticien, vit et travaille sur la commune depuis 1976.
  • Edmond Delfour, international français de football. Ivoy-le-pré est le village d'origine de sa mère Angèle Legros

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

RéférencesModifier

  1. Liste des maires du Cher et appartenance des communes aux cantons sur le site de la préfecture (consulté le 27 septembre 2014).
  2. Décret no 2014-206 du 21 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département du Cher
  3. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  6. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  8. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  9. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  10. « Résultats des élections municipales 2020 - Maire sortant », sur le site du Télégramme de Brest (consulté le ).
  11. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
  12. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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