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BiographieModifier

Il entre en qualité d'élève sous-lieutenant à l'École d'application de l'artillerie établie à Châlons-sur-Marne le 17 septembre 1792. Il est fait lieutenant en second au 7e régiment d'artillerie à pied le 18 juin 1793, et passe lieutenant au même régiment le 13 novembre suivant.

Il commande en chef, et en cette dernière qualité, l'artillerie de l'une des divisions de l'armée de la Moselle, pendant deux campagnes. Il reçoit son brevet de capitaine en second, au même régiment le 29 juin 1795, et capitaine en premier le 1er mai 1802. Il a servi sans interruption aux armées de Sambre-et-Meuse, du Nord, de la Moselle, d'Allemagne et du Rhin. Il s'est trouvé aux batailles ou combats d'Honschoote, d'Orchies, de Pirmasens et de Pellingen, et aux sièges de Luxembourg et d'Ehrenbreitstein.

Il passe le 12 mars 1803 au commandement de la 13e compagnie d'ouvriers d'artillerie, qu'il forme et organise à Metz. Nommé chef de bataillon sous-directeur d'artillerie à Rennes le 20 septembre 1805, il est employé à l'armée d'Italie en 1806, sous les ordres du maréchal Masséna, et sert au mémorable siège de Gaète en qualité de commandant et de directeur d'artillerie. Il concourt en 1807, au siège de Dantzig et y sert comme directeur d'artillerie et chef de l'état-major de cette arme, sous les ordres du général Lariboisière. Pendant ce siège, il reçoit plusieurs blessures légères et quelques contusions.

Nommé colonel attaché à l'état-major de l'artillerie le 6 juin 1807, il fait la campagne de Pologne, à la Grande Armée, en qualité de directeur et de chef de l'état-major de l'artillerie du corps d'armée commandé par le maréchal Lannes. Il a été fait membre de la Légion d'honneur le 4 janvier 1807.

Appelé à la direction d'artillerie de Metz le 10 mars 1808, il est détaché provisoirement de cette place en 1809 et 1810, pour être employé comme chef d'état-major et directeur-général des parcs dans le corps d'armée qui est opposé aux Anglais, lors de l'expédition de Walcheren. Promu au grade de général de brigade le 6 novembre 1810, il a d'abord en cette qualité, le commandement de l'artillerie des îles Ioniennes, à Corfou de 1810 à 1812, puis de l'artillerie du 4e corps de la Grande Armée. Il fait avec ce corps, les campagnes de cette époque, et est fait prisonnier de guerre le 13 février 1813.

Rentré en France le 15 juin 1814, on lui donne le 21 du même mois, le commandement de l'école régimentaire d'artillerie établie à Toulouse. Louis XVIII le fait chevalier de Saint-Louis le 29 juillet de la même année, et officier de l'ordre royal de la Légion d'honneur le 17 octobre suivant. En avril 1815 (Cent-Jours), il quitte son emploi pour passer au commandement du 8e corps d'armée.

Il passe au commandement de l'école régimentaire d'artillerie à Auxonne le 10 février 1816. En juillet de la même année, lors de la bénédiction des drapeaux, inspiré par la présence du duc d'Angoulême qui assistait à cette cérémonie, il adresse au régiment d'Auxonne un discours qui est suivi des plus vives acclamations. On trouve, dans le Moniteur du 22 août 1817, un article sous la rubrique de Dijon, dans lequel il est dit que le gouverneur de la 18e division militaire, après avoir assisté aux exercices de l'école d'artillerie d'Auxonne, témoigne sa satisfaction de la bonne direction donnée à cette école par le général-baron Corda.

Il est admis au traitement de disponibilité le 1er mai 1820. On le remet en activité le 1er juin suivant, et on l'emploie comme président de la commission chargée de diriger les épreuves d'artillerie ordonnées par le gouvernement. Décoré de la croix de commandeur de la Légion d'honneur le 1er mai 1821, il est appelé à siéger au comité d'artillerie comme membre le 13 mars 1822, puis comme adjoint du 22 décembre 1824 à fin 1828. Il est membre du jury d'examen de l’École d'application de l'artillerie et du génie du 16 novembre 1827 au 28 octobre 1834, lorsqu'il est appelé le 25 décembre 1830, à reprendre le commandement de l’école d’artillerie de Toulouse.

Promu lieutenant-général par Louis-Philippe Ier le 12 août 1831, il est mis en disponibilité le 1er avril 1836. Rappelé et employé en qualité de membre du comité d’artillerie le 6 novembre 1836, il conserve son poste jusqu’au 31 janvier 1840. Il a été entretemps inspecteur général d’artillerie de juin à septembre 1837. Il est finalement placé dans le cadre de la 2e section de réserve de l’état-major général de l’armée le 31 janvier 1840.

DécorationsModifier

ArmoiriesModifier

Figure Blasonnement
Armes du baron Corda et de l'Empire (décret du 19 mars 1808, lettres patentes du 7 juin 1808 (Bayonne)).
Parti le premier coupé d'argent à un fort de sable terrassé de même, battu par une mer d'azur et d'or à une épée en pal d'azur entourée d'une branche de laurier de sinople, le deuxième de gueules chargé en chef du quartier de barons sortis de l'armée et en pointe d'un mortier d'or sur son affût accompagné de bombes de même.[1],[2]
Ou,

Écartelé : au 1, d'argent, à un fort de sable, terrassé du même, battu par une mer d'azur ; au 2 du quartier des Barons militaires de l'Empire ; au 3, d'or, à une épée d'azur, environnée d'une branche de laurier de sinople; au 4, de gueules, au mortier d'or sur son affût, acc. de bombes du même.[3],[4]

Livrées : aux couleurs de l'écu, le verd dans les bordures seulement[1].

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  • Louis Gabriel Michaud, Biographie des hommes vivants : ou, Histoire par ordre alphabétique de la vie publique de tous les hommes qui se sont fait remarquer par leurs actions ou leurs écrits, vol. 2, L.G. Michaud, (lire en ligne) ;
  • Jean Baptiste Pierre Jullien de Courcelles, Dictionnaire historique et biographique des généraux français : depuis le onzième siècle jusqu'en 1820, vol. 4, (lire en ligne) ;
  • Biographie universelle et portative des contemporains; : ou, Dictionnaire historique des hommes vivants et des hommes morts depuis 1788 jusqu'à nos jours: qui se sont fait remarquer par leurs écrits, leurs actions, leurs talents, leurs vertus ou leurs crimes, vol. 1, Chez l'Éditeur, (lire en ligne) ;

Notes et référencesModifier

  1. a et b PLEADE (C.H.A.N. : Centre historique des Archives nationales (France)).
  2. www.genheral.com
  3. Johannes Baptist Rietstap, Armorial général : contenant la description des armoiries des familles nobles et patriciennes de l'Europe : précédé d'un dictionnaire des termes du blason, G.B. van Goor, , 1171 p. (lire en ligne), et ses Compléments sur www.euraldic.com
  4. Source : lesapn.forumactif.fr, Les Amis du Patrimoine Napoléonien

Voir aussiModifier