Jean-Pierre de Gallien de Chabons

personnalité politique française

Jean-Pierre de Gallien de Chabons
Biographie
Naissance
Grenoble
Décès
Fontainebleau
Évêque de l’Église catholique
Liste des évêques d'Amiens

Blason
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Jean-Pierre de Gallien de Chabons, né à Grenoble, le et mort à Fontainebleau le , est un prélat français du XIXe siècle.

BiographieModifier

Début de carrière ecclésiastiqueModifier

Jean-Pierre de Gallien est grand vicaire de Clermont et prévôt de la Collégiale Saint-André de Grenoble[1]. Quelques mois avant la confiscation des biens du clergé, il est nommé à une abbaye dont il ne toucha jamais les revenus.

Le refus de la Constitution civile du clergéModifier

En 1790, il refuse le serment à la Constitution civile du clergé, et se retire en Piémont et à Milan. À partir de 1800, il vit dans la retraite, tantôt à la Tour du Pin, tantôt à Lyon.

Au service du comte d'ArtoisModifier

En 1814 il devient aumônier du comte d'Artois. En 1817 il est nommé à l'évêché du Puy. Les difficultés qui s'élèvent sur l'exécution du concordat, l'ayant empêché d'obtenir ses bulles, il est nommé en 1822 comme premier aumônier de la duchesse de Berry, puis comme évêque d'Amiens.

Évêque d'AmiensModifier

On lui doit le renouvellement des retraites pastorales, des synodes et des conférences ecclésiastiques, la fondation d'une caisse de secours pour les prêtres âgés ou infirmes, la restauration de l'ancienne abbaye de Saint-Riquier, où il place son petit séminaire en 1818. L'évêque de Gallien encourage l'œuvre des missions diocésaines, des Dames de la Providence et des religieuses du Bon-Pasteur.

Il achève le bâtiment du grand séminaire, commencé en 1739, et pose la première pierre des églises de Sainte-Anne et de Saint-Jacques et de la maison des Frères de la doctrine chrétienne.

De Gallien se joint aux 14 évêques qui signent une protestation contre les « erreurs » de Lamennais.

En 1824, il est nommé à la Chambre des pairs par le roi Louis XVIII ce qui l'éloigne périodiquement de son diocèse. Conformément à la tradition monarchique, il remplit la fonction de sous-diacre lors du sacre de Charles X, le 29 mai 1825, à Reims.

À l'âge de 82 ans, il donne en 1837, la démission de son siège, et est pourvu d'un canonicat de Saint-Denis. De Gallien meurt l'année suivante. En mars 1839, la dépouille de Mgr de Gallien est inhumé dans le chœur de la cathédrale Notre-Dame d'Amiens[2].

ArmesModifier

D'azur au lion d'argent, à la fasce de sinople chargée de trois besans d'argent brochant sur le tout[3].

Liens internesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

RéférencesModifier

  1. Cf. Gilles-Marie Moreau, Le Saint-Denis des Dauphins : histoire de la collégiale Saint-André de Grenoble, L'Harmattan, 293 pages, 2010, (ISBN 2296130623).
  2. Jean-Luc Bouilleret (dir.), Amiens, Editions La Nuée Bleue, coll. « Collection La Grâce d'une cathédrale », , (ISBN 9 782 716 507 820) pp. 370-371
  3. Comte de Saint Saud, Armorial des prélats français du XIXe siècle, Paris, 1906, H. Daragon, 415p., p.51. Consultable sur Gallica.