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Marc-Marie de Bombelles

aristocrate, militaire et diplomate français
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Bombelles.

Marc Marie de Bombelles
Image illustrative de l’article Marc-Marie de Bombelles
Biographie
Naissance
Bitche (Lorraine)
Décès
Paris
Évêque de l’Église catholique
Évêque d'Amiens
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Marc Marie de Bombelles, marquis de Bombelles est né à Bitche, en Lorraine ducale, le , et est décédé à Paris le . C'est un officier, diplomate et un ecclésiastique français.

Sommaire

BiographieModifier

Né le 8 octobre 1744 à Bitche, il est le frère de Joseph-Henri de Bombelles[1], le fils du comte Henri François de Bombelles, Lieutenant général des Armées du Roi, gouverneur de Bitche, cordon rouge de l'Ordre royal et militaire de Saint Louis, et de sa seconde épouse, Geneviève Charlotte de Badains.

Officier et diplomateModifier

Marc Marie de Bombelles débute sa carrière en janvier 1757, à 12 ans, comme mousquetaire à la deuxième compagnie de la Garde du Roi. Il fait ses premières armes pendant la guerre de Sept Ans.

En août 1759, il devient lieutenant réformé au régiment lieutenant colonel général de cavalerie, puis lieutenant en octobre 1759.

En avril 1765, il devient capitaine commandant au régiment des hussards de Bercheny.

En 1768, il entre au service diplomatique, comme conseiller d'ambassade en Hollande, attaché près le baron de Breteuil, ambassadeur, qui le protège.

En mars 1771, il a rang de mestre de camp de cavalerie. En mars 1772, il est nommé conseiller d'ambassade à Naples.

A la mort du roi Louis XV, en 1774, il conserve sa faveur à la Cour. En 1775, il devient Ministre du Roi Louis XVI près la Diète de l'Empire, à Ratisbonne, jusqu'en 1779.

En 1780, il est nommé Chevalier de Saint Louis, en 1784, il est promu brigadier de cavalerie. Il est aussi chevalier de l'Ordre de Saint Lazare.

Il devient ambassadeur du Roi de France près la Cour du Portugal en octobre 1786, jusqu'en avril 1788.

En 1788, il est promu Maréchal de camp, puis en octobre 1789, Marc Marie de Bombelles est nommé Ambassadeur à Venise. L'évolution des évènements en France le pousse à présenter sa démission le 29 décembre 1790. Sa démission tardant à être acceptée, il reste en poste jusqu'en mars 1791. Il continue alors à faire office d'émissaire officieux de Louis XVI et de son frère le comte d'Artois auprès des différentes cours d'Europe[2], en lien avec la reine de Naples, soeur de la Reine Marie-Antoinette.

Mariage et descendanceModifier

Le 23 janvier 1778, il épouse à Versailles, Marie Angélique de Mackau (1762-1800), dame d'honneur, mais aussi amie de Madame Elisabeth, soeur du Roi Louis XVI.

Tous deux ont pour enfants :

  • Louis Philippe, comte de Bombelles (1780-1843), chambellan de l'empereur d'autriche et son ambassadeur à Copenhague, à Dresde, puis à Florence, marié avec Ida Brun ;
  • Bitche François de Bombelles, officier dans les armées de l'Empereur d'Autriche, (1783-1803) ;
  • Charles René, comte de Bombelles, chambellan de l'Empereur d'Autriche, lieutenant-colonel de ses armées, gentilhomme de la Chambre des Rois Louis XVIII et Charles X (1784-1856), marié en 1814 avec Caroline Sabine Victoire de Poulhiarez-Cavanagh, puis en 1834 avec S.A.I.R. Marie-Louise d'Autriche (1791-1847), veuve de Napoléon 1er ;
  • Henri François de Bombelles (1789-1850), marié en 1827 avec Sophia Maria Jane Fraser (1804-1884) ;
  • Caroline Antoinette de Bombelles, dame d'honneur de la duchesse de Berry (1794-1861), mariée en 1819 avec François de Biaudos de Casteja, officier, député de la Somme, chevalier de Saint Louis, officier de la Légion d'honneur (1781-1862) ;
  • Victor de Bombelles (1796-1815) ;
  • Armand de Bombelles (1800-1800).

Noble émigréModifier

Fidèle au roi Louis XVI, il émigre en Suisse en 1792 après la bataille de Valmy. Il loge alors au château de Wartegg à Rorschach dans le canton de Saint-Gall[3].

Il s'installe à Ratisbonne avec sa sœur Jeanne, marquise de Louvois (mariée à Louis Le Tellier, marquis de Souvré et de Louvois, fils de François-Louis Le Tellier, marquis de Souvré et de Louvois)[4].

En 1796, il est en Bavière, en 1798 en Moravie, à Brünn. C'est là que son épouse décède en couches, en 1800.

Une seconde carrière au service de DieuModifier

Devenu veuf, il se fait ordonner prêtre en 1803. et devient en 1806 curé d'Oberglogau (aujourd'hui Głogówek), en Silésie. En 1807-1808, il y côtoie le général Vandamme lorsque celui-ci envahit la Silésie pour le compte de Napoléon Ier[5]. Sous la protection du roi de Prusse, son ministère en Silésie se poursuit jusqu'en 1814.

Il rentre en France avec la famille royale, au printemps 1814, à la Première Restauration. Il en repart pendant les Cent-Jours, où il séjourne à nouveau en Silésie, et y revient définitivement à la Seconde Restauration, en juillet 1815.

Dès le mariage du duc de Berry, en juin 1816, avec la princesse Marie-Caroline de Naples, il est nommé premier aumônier de celle-ci.

A la mort de Mgr de Mandolx, évêque d'Amiens, le 14 août 1817, il est pressenti pour lui succéder. Les négociations nécessitées par le concordat retardent son sacre jusqu'en octobre 1819.

Son sacre a lieu le dimanche 3 octobre 1819 à Paris, dans la chapelle des Sœurs de la Charité, rue du Bac, en présence notamment de l'archevêque de Reims, de l'évêque de Soissons, de la duchesse douairière d'Orléans, de la duchesse de Bourbon[6].

Son épiscopat à Amiens est marqué, malgré un âge déjà avancé, par une intense activité apostolique, qui l'amène à sillonner sans cesse son diocèse, afin, en particulier, d'y célébrer, par centaines, des confirmations ou d'y régulariser religieusement des mariages civils[7].

En avril 1820, il est amené, en tant qu'aumônier de la duchesse de Berry, à convoyer jusqu'à Lille les entrailles du duc de Berry, assassiné par Louvel. Le 18 avril, le convoi fait étape à Amiens, où a lieu une cérémonie solennelle, à la cathédrale[8].

Le 14 juillet 1820, il prononce en chaire, à la cathédrale d'Amiens, l'éloge de Mgr de Machaultt, dernier évêque d'Amiens avant la Révolution, récemment décédé.

Le 29 juillet 1820, il pose la première pierre de la nouvelle église abbatiale de l'abbaye du Gard.

Le 29 septembre 1820, il ondoie aux Tuileries, le duc de Bordeaux, dont la duchesse de Berry vient d'accoucher.

Le 4 novembre 1820, il pose, dans le parc du château de Rosny, la première pierre de la chapelle destinée à recevoir le cœur du duc de Berry.

Il meurt le 5 mars 1822 à Paris, à l'Élysée-Broubon, résidence de la duchesse de Berry. Son corps est alors transporté à l'archevêché de Paris, puis à Amiens, où son inhumation a lieu, dans le chœur de la cathédrale, le 9 mars.

Il aura pour successeur comme évêque d'Amiens et comme premier aumônier de la duchesse de Berry, Mgr de Chabons.

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  • Marc-Marie, marquis de Bombelles, (1744-1822), Journal du marquis de Bombelles, publié par Jean Grassion et Frans Durif, sous la direction de son arrière-petit-fils, Georges, comte Clam Martinic, Genève, Éditions Droz, 8 tomes parus, de 1978 à 2013. Couvrent la période 1780-1822.
  • Abbé Duneufgermain, Mémoires sur Mgr de Bombelles, évêque d'Amiens, Amiens, Delattre-Lenoël, 1877 ;
  • Marc-Marie, marquis de Bombelles (1744-1822), et Angélique, marquise de Bombelles (1762-1800), Que je suis heureuse d'être ta femme: Lettres intimes, Evelyne Lever, Paris: Editions Tallandier, 2009
  • Léon Germain de Maidy, La famille de Bombelles en Lorraine, Sidot frères, 1890, 16 p. (extrait du Journal de Montmédy, numéros des 9 et 13 mai 1890).
  • Luc-Normand Tellier, Face aux Colbert : les Le Tellier, Vauban, Turgot... et l'avènement du libéralisme, Presses de l'Université du Québec, 1987, 816 pages.Etexte (ISBN 2-7605-0461-1).
  • Jean Baptiste Pierre Jullien de Courcelles, Dictionnaire historique et biographique des généraux français: depuis le onzième siècle jusqu'en 1820, L'auteur, (lire en ligne), p. 387

Liens internesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

  1. Jean Baptiste Pierre Jullien de Courcelles, Dictionnaire historique et biographique des généraux français: depuis le onzième siècle jusqu'en 1820, L'auteur, (lire en ligne), p. 387
  2. Abbé Duneufgermain, Mémoires sur Mgr de Bombelles, évêque d'Amiens, Amiens, Delattre-Lenoël, , 322 p., p. 23 à 66
  3. http://www.swisscastles.ch/StGallen/wartegg.html
  4. Le marquis de Bombelles
  5. Abbé Duneufgermain, Mémoires sur Mgr de Bombelles, évêque d'Amiens, Amiens, Delattre-Lenoël, , p. 99-118
  6. Abbé Duneufgermain, Mémoires sur Mgr de Bombelles, évêque d'Amiens, Amiens, Delattre-Lenoël, , p. 141-184
  7. Abbé Jean Desobry, « Monseigneur Marc Marie de Bombelles, Evêque d'amiens de 1819 à 1822 », Bulletin de la Société des Antiquaires de Picardie,‎ 1971, tome 54, p. 9 à 24
  8. Abbé Duneufgermain, Mémoires sur Mgr de Bombelles, évêque d'Amiens, Amiens, Delattre-Lenoël, , p. 187-195