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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Batut.

Jean-Pierre Batut
Image illustrative de l’article Jean-Pierre Batut
Monseigneur Jean-Pierre Batut
Biographie
Nom de naissance Jean-Pierre Louis Roger Sylvain Batut
Naissance (65 ans)
Paris (France)
Ordination sacerdotale
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale par le
card. Philippe Barbarin
Dernier titre ou fonction Évêque de Blois
Évêque de Blois
Depuis le
Évêque auxiliaire de Lyon
Évêque titulaire de Ressiana

Blason
« Si Deus pro nobis quis contra nos ? » (Rm 8,31)
« Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? »
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Jean-Pierre Batut, né le à Paris, est un évêque catholique français, évêque de Blois depuis le .

BiographieModifier

FormationModifier

Après avoir obtenu une licence en philosophie et une maîtrise et un CAPES en allemand à l'Université de la Sorbonne à Paris, Jean-Pierre Batut suit ses études en théologie à l'Université pontificale grégorienne à Rome[1].

Il obtient ensuite des doctorats en histoire des religions à la Sorbonne et en théologie à l'Institut catholique de Paris[1].

Principaux ministèresModifier

PrêtreModifier

Ordonné prêtre le pour le diocèse de Paris, il exerce l'essentiel de son ministère dans l'enseignement comme formateur au séminaire de Paris, professeur de théologie au séminaire Saint-Sulpice à Issy-les-Moulineaux, directeur du premier cycle à la Maison Saint-Séverin du Séminaire de Paris et enseignant au studium Notre-Dame.

Il est également vicaire dans plusieurs paroisses parisiennes avant d'être curé de Sainte-Jeanne de Chantal de 2000 à 2006, puis curé de la paroisse Saint-Eugène Sainte-Cécile.

ÉvêqueModifier

Benoît XVI le nomme évêque auxiliaire de Lyon, aux côtés du cardinal Barbarin, archevêque de Lyon, le 28 novembre 2008 avec le titre d'évêque in partibus de Ressiana.

Il est consacré le .

Au sein de la Conférence des évêques de France, il est membre depuis 2011 de la Commission doctrinale[2].

Le , le pape François le nomme évêque de Blois, à la suite de la renonciation de Mgr de Germiny pour atteinte de la limite d'âge et est introduit le en la cathédrale Saint-Louis de Blois[3].

Le , Mgr Batut est élu par l'assemblée générale de la Conférence des évêques de France pour un premier mandat de trois ans comme membre de son conseil permanent en tant qu'évêque d'un diocèse de moins de 500 000 habitants[4].

PolémiquesModifier

En septembre 2013, les presses française et italienne relaient une information affirmant que la nomination en tant qu'évêque de Metz de Mgr Batut, après avoir été votée par la Congrégation des évêques et acceptée par le pape François, fut bloquée par le ministre de l'intérieur Manuel Valls. Ce fut donc Mgr Jean-Christophe Lagleize, connu comme plus progressiste, qui devint évêque de Metz à sa place[5].

Selon Le Républicain lorrain, le nom de Mgr Batut aurait circulé très tôt pour succéder à Mgr Pierre Raffin ; sa nomination aurait été présentée au pape François, qui l’aurait acceptée. Mais pas Manuel Valls, qui reprocherait à l’intéressé son opposition vive au mariage homosexuel[6].

Le , Patrick Hetzel, député UMP du Bas-Rhin, pose la question au gouvernement : « Plusieurs sources romaines et françaises laissent supposer que l'élu de la Congrégation des évêques n'était pas celui nommé », souhaitant « savoir si le ministre de l'Intérieur a fait valoir les droits que le Concordat de 1801 reconnaît au gouvernement pour bloquer une nomination épiscopale » et interrogeant le cas échéant « les motivations qui ont conduit à ce blocage qui semble n'avoir aucun précédent depuis quarante ans ».

La réponse du ministre de l'Intérieur, publiée au Journal Officiel le 11 mars 2014, indique que « depuis le rétablissement des relations diplomatiques entre la France et le Saint-Siège en 1921, le Gouvernement français ne s'est jamais opposé à la nomination d'un évêque ou d'un archevêque d'Alsace ou de Moselle pressenti par le Pape. »[7].

Interrogé le 8 mars 2013 par Jean-Christophe Galeazzi sur la chaîne de télévision TLM sur la place des femmes dans l’Église, Mgr Batut avait rappelé que « dans la foi catholique, on pense que Dieu a un dessein spécifique pour l’homme et pour la femme », mais aussi qu’« il y a des femmes extrêmement compétentes... des théologiennes, des femmes qui ont toutes les compétences pour siéger dans les organismes du Saint Siège même à un très haut niveau ». « Je ne vois pas pourquoi une femme ne pourrait pas être cardinal », avait-il avancé. Des déclarations qui ont fait grand bruit dans les médias et au sein de l’Eglise, quatre jours avant le début du conclave où les cardinaux devaient élire le futur Pape François[8].

Notes et référencesModifier

Voir aussiModifier

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PublicationsModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier