Guy de Kerimel

prélat catholique français

Guy de Kerimel, né le à Meknès au Maroc, est un évêque catholique français, archevêque de Toulouse depuis le . Il est aussi président de la commission épiscopale pour la liturgie en France et en Europe.

Guy de Kerimel
Image illustrative de l’article Guy de Kerimel
Mgr Guy de Kerimel en février 2015.
Biographie
Nom de naissance Guy de Kerimel de Kerveno
Naissance (68 ans)
Meknès (Maroc)
Ordre religieux Communauté de l'Emmanuel
Ordination sacerdotale
Évêque de l'Église catholique
Consécration épiscopale
par Bonfils
Dernier titre ou fonction Archevêque de Toulouse, Saint Bertrand de Comminges et Rieux
Archevêque de Toulouse, Saint Bertrand de Comminges et Rieux
Depuis le
Évêque de Grenoble et Vienne
Évêque coadjuteur de Grenoble et Vienne
Évêque auxiliaire de Nice
Évêque titulaire de Casae Medianae

Blason
« Manebitis in dilectione mea » Jn 15,10)
« Demeurez dans mon amour »
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

BiographieModifier

FormationModifier

Originaire de Sérigné en Vendée, il intègre tout d'abord une classe préparatoire à l'École des chartes. Il s'inscrit ensuite en histoire à l'université Panthéon-Sorbonne, obtenant une maîtrise dans cette discipline.

Pendant ses études à Paris, il entre en contact avec la Communauté de l'Emmanuel dont il devient membre en 1978. En 1979, il travaille auprès d'enfants handicapés mentaux dans un institut médico-pédagogique (IMP) à Sées dans l'Orne. En 1980 et 1981, il accueille des adultes en difficulté dans le cadre de la Communauté de l'Emmanuel.

C'est au séminaire français de Rome qu'il se prépare à la prêtrise, obtenant une licence de théologie à l'Université Grégorienne.

Il est ordonné prêtre pour le diocèse d'Aix et Arles le .

Principaux ministèresModifier

Une fois prêtre, il partage son temps entre la paroisse Saint-François-d'Assise d'Aix-en-Provence dont il est vicaire (1987-1989) et le séminaire diocésain Saint-Luc dont il est membre de l'équipe permanente et responsable de l'année propédeutique (1987-1996).

Pour la Communauté de l'Emmanuel, il est membre du Conseil de la communauté (1991-1994) et accompagnateur des séminaristes (1991-1996).

Il est ensuite nommé curé de Gardanne, Biver, Mimet et Fuveau (1996-2000) et membre du Conseil épiscopal (1997-2000).

Nommé évêque auxiliaire de Nice le , il a été consacré le de la même année. Le , il est nommé évêque coadjuteur de Louis Dufaux, évêque de Grenoble. Il devient évêque du diocèse de Grenoble-Vienne le .

Au sein de la Conférence des évêques de France, après avoir été membre de la commission épiscopale de la vie consacrée, il est maintenant membre de la Commission pour les ministres ordonnés et les laïcs en mission ecclésiale.

En , toujours au sein de la Conférence des évêques de France, il est élu responsable d'un groupe de travail sur « Le phénomène social de l'avortement et l'éducation des jeunes ».

Au cours de la réunion plénière de la Conférence des évêques de France de , il est élu président de la commission épiscopale pour la liturgie et la pastorale sacramentelle pour un mandat de trois ans, il succède à Bernard-Nicolas Aubertin[1].

Il est nommé archevêque de Toulouse le 9 décembre 2021[2]. Il est installé le en la cathédrale Saint-Étienne à Toulouse, en présence de l'archevêque de Lyon, Olivier de Germay et de Celestino Migliore, nonce apostolique en France.

PolémiquesModifier

Guy de Kerimel admet lui-même s'être fait de « nombreuses bosses » au cours de ses 16 années d'épiscopat à Grenoble-Vienne[3] :

  • lors de la décision unilatérale de supprimer toutes funérailles catholiques dans un centre funéraire[4] ;
  • lors de son décret d'application du motu proprio Traditionis custodes portant restriction de la messe de saint Pie V[5]
  • lors de la constitution d'un collectif contre la politique de l'enseignement catholique sur le diocèse de Grenoble-Vienne[6]

Propos sur l'affaire RibesModifier

Interrogé fin janvier 2022 par l'antenne Auvergne-Rhône-Alpes de France 3 à propos de l'absence d'enquête interne sur Louis Ribes, prêtre (1920-1994) accusé de pédophilie qui a notamment sévi dans le diocèse de Grenoble-Vienne, Guy de Kerimel, nouvellement nommé archevêque de Toulouse, rétorque à la journaliste : « Vous n’avez rien d’autre à faire que de fouiller dans ces choses-là. » Il se justifie en rappelant qu'il avait mis en place dès 2016 une cellule d'écoute dans son diocèse et souligne « qu’on ne peut forcer les gens à témoigner. » Il se dit convaincu que le responsable du séminaire de Vienne-Estressin était informé des agissements de Louis Ribes et a fermé les yeux : « Il y a eu volonté d’étouffer l’affaire. Mais vous savez, à cette époque le journal Libération faisait aussi la promotion de la pédophilie »[7]. Ces propos sont jugés « déroutants » par le quotidien La Croix qui ouvre ses colonnes à Guy de Kérimel pour clarifier ses déclarations[8].

ArmoiriesModifier

Écu d'argent à trois fasces de sable, celle en pointe surmontée à senestre d'un M en capitale de gueules et à dextre d'une croix latine du même brochant sur les deux autres.

BibliographieModifier

  • Mgr Guy de Kerimel, Demeurer en Son amour, Parole et Silence, 2019.

Notes et référencesModifier

AnnexesModifier

Articles connexesModifier

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Liens externesModifier