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Jacques Rose (activiste)

membre du FLQ
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Jacques Rose
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Jacques Rose (né en novembre 1947 à Montréal) était un des membres de la cellule de financement Chénier du Front de libération du Québec (FLQ) en 1970.

BiographieModifier

Il est le frère de Paul Rose. Il a été mécanicien aux ateliers du Canadien National[1]. En 1969, il fait partie du groupe de militants indépendantistes et révolutionnaires qui ouvre La Maison du pêcheur, à Percé, en Gaspésie, une auberge populaire qui offre gîte et nourriture aux jeunes sans argent. Les affrontements avec les commerçants de Percé et avec les autorités municipales dureront tout l'été 1969. C'est là que les frères Rose et Francis Simard font la connaissance de Bernard Lortie, de Gaspé. Ensemble, ils formeront la cellule Chénier du Front de libération du Québec (FLQ) qui procèdera, en octobre 1970, à l'enlèvement du ministre Pierre Laporte. Un film sur l'histoire de cet été 1969 à Percé, a été tourné en 2012. Ce film, La Maison du pêcheur, a été réalisé par Alain Chartrand et produit par le Groupe PVP, de Matane. Benoît Langlais joue le rôle de Jacques Rose.

Crise d'octobreModifier

Lors de la crise d'octobre de 1970 au Québec, il participe à l'enlèvement, le 10 octobre 1970, du ministre du travail du Québec, Pierre Laporte. Le ministre Laporte est retrouvé mort dans le coffre d'une voiture à l'aéroport de Saint-Hubert le 17 octobre. Jacques Rose est arrêté le 28 décembre 1970 à Saint-Luc, avec son frère Paul et Francis Simard.

Les procèsModifier

Jacques Rose est le dernier membre de la cellule Chénier à être jugé[2] relativement aux événements d'octobre 1970. Il subit quatre procès. Ceux-ci se déroulent selon des procédures plus normales que ceux des autres accusés. Il est aussi le seul accusé à être représenté par un avocat, soit Robert Lemieux[2]. Le ministère public porte des accusations d'enlèvement et de meurtre.

Le premier procès porte sur l'accusation d'enlèvement. Il débute le 7 février 1972 et se termine le 12 mai 1972 sans conclusion, sur un désaccord du jury, 11 jurés se prononçant pour l'acquittement [3]et 1 juré pour la culpabilité. Un nouveau procès devra donc avoir lieu. Ce deuxième procès sur l'accusation d'enlèvement s'ouvre le 15 octobre 1972 et se termine le 9 décembre 1972 par l'acquittement de Jacques Rose[2].

En décembre 1972, le ministère public porte de nouvelles accusations, de complicité après le fait et de séquestration[2].

Le troisième procès porte sur l'accusation de meurtre. Il débute le 16 janvier 1973 et se termine en février 1973 par l'acquittement[4].

Le quatrième procès porte sur les accusations de complicité après le fait et séquestration. Il a lieu en juillet 1973 et se termine par un verdict de culpabilité de complicité après le fait. Jacques Rose est condamné à huit ans de prison[5]. Il est libéré sous conditions en juillet 1978[6].

Après 1978Modifier

Après le passage de la Loi constitutionnelle de 1982 contre la volonté du Québec, il intervient, lors du congrès de décembre 1981 du Parti québécois, pour appuyer une radicalisation en faveur de l'indépendance du Québec, au déplaisir de la direction du parti[7],[8]. Lors de l'élection générale québécoise de 1994, il est candidat du Nouveau Parti démocratique du Québec dans la circonscription électorale d'Iberville[9].

Il est menuisier de talent.

Notes et référencesModifier

  1. Louis Fournier, FLQ Histoire d'un mouvement clandestin, Lanctôt éditeur, Montréal, 1998, 533 pages (ISBN 978-2-89485-073-2), page 234 et 235
  2. a b c et d Manon Leroux, Les Silences d'octobre : le discours des acteurs de la crise de 1970, VLB éditeur, 2002, 169 pages, (ISBN 978-2-89005-810-1), pages 24 et 25
  3. La Presse, 17 mai 1972, mentionné dans Leroux, op. cit., page 25
  4. Leroux, op. cit., page 26
  5. Leroux, op. cit., page 27
  6. Fournier, op. cit., page 368
  7. Denis Lessard, « Souveraineté: entre clarté et flou artistique », La Presse, 16 avril 2011. (Page consultée le 16 mars 2013.)
  8. Michel David, « Rendez-vous avec l'histoire », Le Devoir, samedi 4 juin 2005
  9. Les résultats électoraux depuis 1867, Iberville, sur le site du Directeur des élections. (Page consultée le 16 mars 2013.)