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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Insoumis.

L'insoumission est l'acte d'une personne ou d'un groupe de personnes qui « manque de soumission, qui décide de ne point obéir »[1], de celui qui n'accepte pas de se soumettre à l'autorité dont il dépend et qui refuse de la reconnaître[2].

L'insoumission est une forme de désobéissance civile et ses motivations peuvent être diverses : philosophique, politique, sociale, pacifiste, antimilitariste, etc.

Dans le domaine militaire, le terme désigne spécifiquement le refus d'un citoyen appelé au service militaire de répondre à la convocation et de se rendre dans son unité[3]. En France, est qualifié d'insoumis celui qui n'a pas rejoint son corps trente jours après la date indiquée sur la feuille de route, dans le cas d'une affectation en métropole, et quarante-cinq jours dans celui d'une affectation à l'étranger, en Allemagne par exemple. C'est le bureau de recrutement des intéressés qui déclenche la procédure.

DéfinitionsModifier

Selon E. Armand dans l'Encyclopédie anarchiste :

« On appelle plus particulièrement insoumission la situation dans laquelle se mettent les recrues qui ne répondent pas à l'appel qui leur est adressé de rejoindre leur corps. On rencontre parmi les anarchistes un certain nombre d'insoumis. Il y a plusieurs raisons à leur attitude. Plus encore que dans la vie civile - où ils sont cependant bien comprimés - l'affirmation et le déterminisme individuels sont, dans l'état militaire, restreints et réprimés, pour ne pas dire réduits à néant. Du fait qu'elle exige de l'individu qu'il obéisse sans savoir et sans demander pourquoi, celui-ci se trouve dans une position humiliante de subordination vis-à-vis de l'autorité militaire. En temps de guerre la situation est pire, l'unité humaine n'est plus qu'une unité amorphe, inconsistante, dont disposent, comme d'un colis, d'autres hommes, obéissant eux-mêmes à des ordres qu'ils ne peuvent discuter[1]. »

Dans l'antiquité romaineModifier

Au Ve siècle avant l'ère commune, les patriciens romains, grands propriétaires fonciers, font appel à la plèbe pour mener leurs guerres incessantes. En 494‐493, alors qu'une guerre contre les Volsques est imminente, la plèbe ne supporte plus l'esclavage pour dette qui lui est imposé.

« Eh quoi ! disaient-ils dans leur indignation, nous qui combattons au-dehors pour la liberté et pour l'empire, nous ne trouvons au-dedans que captivité et oppression ; la liberté du peuple romain est moins en danger durant la guerre que durant la paix, au milieu des ennemis que parmi des concitoyens. »

— Tite-Live, Histoire romaine, Livre II, XXIII [4]

« Les plébéiens s'exhortaient l'un l'autre à ne pas s'enrôler ; « Périsse tout le monde plutôt qu'eux seuls ; que les sénateurs prennent du service ! Que les sénateurs prennent les armes ! Que les dangers de la guerre soient pour ceux à qui elle profite ! » »

— Tite-Live, Histoire romaine, Livre II, XXIV, Traduction G. Baillet [5]

Grâce à leur révolte, les plébéiens obtiennent un décret protégeant les soldats de l’emprisonnement et de la saisie de leurs biens et ils s’enrôlent alors avec ardeur.

Les refus de la plèbe se répètent plus tard.

« Les consuls font l’appel des jeunes gens : pas un ne répond à l’appel de son nom, et la foule, les enveloppant, prend l’allure d’une assemblée pour déclarer qu’on ne se moquera pas plus longtemps de la plèbe, on ne trouvera plus un seul soldat si l’État ne tient pas ses engagements ; il faut rendre la liberté à chaque individu avant de lui donner des armes ; ils veulent combattre pour leur patrie, pour leurs concitoyens, et non pour leur maître. »

— Tite-Live, Histoire romaine, Livre II, XXVIII, Traduction G. Baillet [5]

En AllemagneModifier

Le régime nazi envoie les réfractaires dans des camps de concentration dès avant la Seconde guerre mondiale. Pendant celle-ci, il en fusille ou en décapite des milliers[6].

En FranceModifier

 
L'affiche du Groupe des conscrits de la Fédération communiste anarchiste, octobre 1912.

Première Guerre mondialeModifier

Lors de la mobilisation de 1914, les insoumis désignent les hommes qui ne rejoignent pas immédiatement leur affectation. La définition théorique est :

« tout militaire dans ses foyers, rappelé à l'activité, qui, hors le cas de force majeure, n'est pas arrivé à destination au jour fixé par l'ordre de route régulièrement notifié, est considéré comme insoumis, après un délai de trente jours, et puni des peines édictées par l'article 230 du Code de justice militaire. »

— Article 83 de la loi du 21 mars 1905 sur le recrutement de l'armée[7].

Au cours de la Première Guerre mondiale, les cas d'insoumission ont fréquemment entraîné la peine de mort par fusillade, ce sont les Soldats fusillés pour l'exemple et ce, dans la plupart des armées combattantes.

Seconde Guerre mondialeModifier

En 1939, Jehan Mayoux refuse la mobilisation et se voit condamné à cinq ans de prison, puis il s'évade. Il est repris par les autorités de Vichy et est déporté par les Allemands au camp de Rawa-Ruska en Ukraine. Il signera Le Manifeste des 121, titré « Déclaration sur le droit à l’insoumission dans la guerre d’Algérie ».

Insoumis après l'entrée en guerre de la France (3 septembre 1939), l'anarchiste Maurice Joyeux est arrêté en 1940, condamné à 5 ans de prison et incarcéré à Lyon à la prison Montluc, dont il s’évade après avoir fomenté une mutinerie[8], mais il est repris et n'est libéré qu'en 1944. C'est le sujet de son livre Mutinerie à Montluc publié en 1971[9]. Il signera aussi Le Manifeste des 121.

Les habitants des départements d'Alsace et de Lorraine annexés par l'Allemagne nazie, qui refusaient de servir l'Allemagne et rejoignaient le Maquis ou qui tentaient de passer en Suisse, étaient qualifiés de « traîtres » par le pouvoir occupant, mais d'« insoumis » et de « patriotes » par la Résistance intérieure française.

Le Front de la jeunesse alsacienne incite par des tracts à ne pas se présenter aux conseils de révision[10]. Des conscrits ne s’y rendent pas ou le font en chantant La Marseillaise. Six membres du Front de la jeunesse alsacienne sont arrêtés, condamnés à mort et exécutés : Alphonse Adam, Robert Kieffer, Robert Meyer, Joseph Seger, Charles Schneider et Pierre Tschaen. D’autres sont condamnés à des années de travaux forcés.

Des filières permettent notamment à des réfractaires de franchir les frontières[11]. Des réfractaires sont arrêtés et leurs familles, transplantées dans le Reich (environ 10 000 Mosellans et 3 500 Alsaciens).

Après la bataille de Stalingrad et l'incorporation de nouvelles classes le 31 janvier 1943, le mouvement d'évasion s'intensifie et, le 10 février 1943, ce sont cent quatre-vingt-deux réfractaires qui arrivent à passer en Suisse. Le lendemain quatre-vingt six autres les suivent. Le surlendemain, un groupe de dix neuf jeunes gens échange des coups de feu avec les garde-frontière. Un policier allemand est tué. Un seul réfractaire réussit à passer en Suisse. Les autres sont fusillés le jour même et les suivants. Les familles sont incarcérées puis envoyées comme travailleurs forcés en Allemagne. Le massacre de Ballersdorf fera l'objet d'un roman et d'un film.

Ceux qui ont cédé à l'Occupant sous la contrainte, ont été qualifiés de « Malgré-nous ».

Guerre d'AlgérieModifier

Article détaillé : Guerre d'Algérie.
 
Place Bellecour à Lyon en 1961, six volontaires de l'Action civique non-violente se sont enchainés, et déclarent vouloir être traités chacun comme l'insoumis Michel Hanniet

Tramor Quémeneur, dans sa thèse Une guerre sans « non » ? Insoumissions, refus d’obéissance et désertions de soldats français pendant la guerre d’Algérie (1954–1962)[12], dénombre 10 831 insoumis qui ajoutés aux 886 déserteurs et aux 420 objecteurs de conscience représentent 1% des appelés en Algérie.

Protestation à propos de Maurice AudinModifier

En juin 1960, Michel Halliez, réserviste ayant accompli une partie de son service militaire en Algérie, a renvoyé ses papiers militaires pour protester contre la Légion d'honneur et la promotion du lieutenant Charbonnier, désigné comme tortionnaire et assassin de Maurice Audin. Michel Halliez est défendu par Robert Badinter. Une première peine[13],[14] est aggravée en appel à six mois de prison avec sursis et 60 000 francs d'amende. Ayant refusé de reprendre ses pièces militaires quelques mois plus tard, Michel Halliez est à nouveau condamné à six mois de prison avec sursis[15],[16],[17].

Action civique non-violenteModifier

Article détaillé : Action civique non-violente.

L'Action civique non-violente est un regroupement créé en 1958 pour s'opposer activement aux pratiques de la guerre d'Algérie, telles que les camps d'internement et la torture, et pour soutenir et organiser les réfractaires à l'armée.

Jeune RésistanceModifier

Réfractaires à la guerre d'Algérie, des appelés s'exilent, désertent ou s'insoumettent[18],[19],[20]. Le mouvement Jeune Résistance s'efforce à partir de 1959 de soutenir les exilés et de populariser leurs motivations malgré le désaveu de la gauche traditionnelle[21].

Manifeste des 121Modifier

Article détaillé : Manifeste des 121.

Le Manifeste des 121, titré « Déclaration sur le droit à l’insoumission dans la guerre d’Algérie », est signé par des intellectuels, universitaires et artistes et publié le 6 septembre 1960 dans le magazine Vérité-Liberté. Il dénonce le militarisme et la torture. Il déclare :

« De plus en plus nombreux, des Français sont poursuivis, emprisonnés, condamnés, pour s'être refusés à participer à cette guerre ou pour être venus en aide aux combattants algériens. (...) Qu'est-ce que le civisme, lorsque, dans certaines circonstances, il devient soumission honteuse ? N'y a-t-il pas des cas où le refus est un devoir sacré, où la « trahison » signifie le respect courageux du vrai ? »

Il se termine sur trois propositions finales :

  • « Nous respectons et jugeons justifié le refus de prendre les armes contre le peuple algérien. »
  • « Nous respectons et jugeons justifiée la conduite des Français qui estiment de leur devoir d'apporter aide et protection aux Algériens opprimés au nom du peuple français. »
  • « La cause du peuple algérien, qui contribue de façon décisive à ruiner le système colonial, est la cause de tous les hommes libres. »

RépressionModifier

Considérant que « L'Algérie c'est la France[a] », « les gouvernements refusèrent de recourir au droit de la guerre et aux conventions internationales pour encadrer juridiquement le conflit. Ils élaborèrent des législations d’exception spécifiques : état d’urgence et pouvoirs spéciaux[22]. » De ce fait les combattants algériens ne bénéficièrent pas du droit de la guerre et furent traités comme des criminels de droit commun. En revanche, les insoumis et les déserteurs risquaient des peines moindres qu'en temps de guerre.

Le gouvernement a publié plusieurs ordonnances qui aggravaient les peines frappant la provocation à l’insoumission, à la désertion et au renvoi de livret militaire, le recel d’insoumis et les entraves aux départs des soldats. Les fonctionnaires apologistes de l’insoumission et de la désertion pouvaient être plus sévèrement réprimés[23],[24].

Fin de la guerreModifier

Après le cessez-le-feu, le comité central du Parti communiste français dénonce « la nocivité des attitudes gauchistes de certains groupements » qui « se sont refusés à tout travail de masse au sein du contingent et ont préconisé l'insoumission et la désertion[25]. »

Après la guerre, Laurent Schwartz déplore que la loi d'amnistie ait notamment « oublié » les insoumis et les déserteurs toujours emprisonnés ou exilés :

« Les tortionnaires, qui ont commis d'abominables crimes de guerre condamnés par la loi nationale et internationale, sont entièrement blanchis ; et des jeunes qui ont refusé la torture, qui l'ont dénoncée, qui ont refusé de servir dans une guerre inhumaine et injuste, alors que tant d'autres hommes ont été lâches, restent sanctionnés[26]. »

Situation actuelleModifier

En France, en matière de service national, les peines réprimant l'insoumission sont définies par le Code de justice militaire :

« Le fait pour toute personne d'être coupable d'insoumission aux termes des dispositions du code du service national est puni, en temps de paix, d'un emprisonnement d'un an. En temps de guerre, la peine est de dix ans d'emprisonnement. Le coupable peut, en outre, être frappé, pour vingt ans au plus, de l'interdiction totale ou partielle de l'exercice des droits mentionnés à l'article 131-26 du code pénal. En temps de guerre, si le coupable est officier, la destitution peut également être prononcée. Le tout sans préjudice des dispositions prévues par le code du service national. »

— Article L321-1 du Nouveau code de justice militaire.

Par ailleurs, le code du service national prévoit aussi un délit de provocation à l'insoumission, que celle-ci ait été ou non suivie d'effet, punissable de cinq ans d'emprisonnement et de 15 000 euros d'amende. Les mêmes peines pouvant s'appliquer à quiconque « par des manœuvres coupables, empêche ou retarde le départ des assujettis appelés ou rappelés ».

En BelgiqueModifier

Article détaillé : Insoumis (résistance).

En Belgique, Insoumis fait référence à un journal clandestin durant la Seconde Guerre mondiale, puis à un mouvement armé de la résistance intérieure belge[27].

Guerre du Viêt NamModifier

Article détaillé : Guerre du Viêt Nam.

En octobre 1967, le New-York Times[28] publie la déclaration d'un groupe de prêtres, de pasteurs et de rabbins qui se déclare solidaire des insoumis.

Poursuivi pour insoumission, Mohamed Ali (Cassius Clay) est dépossédé de son titre de champion du monde des poids lourds de 1967.

Des pacifistes américains, dont le pédiatre Benjamin Spock, sont condamnés à deux ans de prison et à une amende pour avoir encouragé l'insoumission[29].

En juillet 1969, à San Francisco, un tribunal militaire juge vingt-cinq soldats accusés de mutinerie. Détenus, en général pour insoumission ou désertion, ils ont osé, à l'appel du matin, s'asseoir et chanter en se donnant le bras l'hymne des droits civiques We shall overcome afin de protester contre le meurtre, de sang-froid, d'un des leurs. Ils sont condamnés à des peines allant jusqu'à seize ans de travaux forcés[30].

Des déserteurs et insoumis américains présents en France s'organisent[31] et sont soutenus par des personnalités comme Jean-Paul Sartre et Alfred Kastler. Le 3 avril 1968, le Mouvement de la paix, le Mouvement contre l'armement atomique, le Comité Vietnam national, le Collectif intersyndical universitaire et les Amis de Témoignage chrétien appellent au « soutien politique, matériel et moral de tous les résistants[32]. »

L'ex-YougoslavieModifier

Les déserteurs et insoumis fuyant les conflits dans l'ex-Yougoslavie alors en guerre sont nombreux dès le début du conflit[33]. En 1994, on les estime à 100 000[34].

Le 28 octobre 1993, le Parlement européen publie une résolution votée à l'unanimité à propos de l'ex-Yougoslavie. Il invite la communauté internationale, le Conseil et les États membres à accueillir les déserteurs et les insoumis, à les protéger par un statut, à ne pas autoriser leur expulsion et à leur offrir des possibilités de formation et de perfectionnement professionnels. Il invite les États membres à affaiblir, dans l'ex-Yougoslavie, la puissance militaire des agresseurs en encourageant la désertion et l'insoumission.

Le Forum civique européen lance une campagne internationale pour inciter les états à se conformer à cette résolution et les communes et particuliers à accueillir et soutenir les réfractaires[35]. Malgré les 100 000 signatures de pétitionnaires en Europe, peu de pouvoirs publics suivent les exemples du land de Brandebourg et de villes comme Brême, Weimar ou Parme qui accordent le droit de cité aux réfractaires[36]. Le Danemark et la France expulsent même des déserteurs[34],[37],[38].

En 1999, Amnesty international fait état de centaines d'objecteurs de conscience, de déserteurs et d'insoumis incarcérés en République fédérale de Yougoslavie qui, pour la plupart, purgent des peines de cinq ans d’emprisonnement ou davantage et de 23 000 cas analogues, au moins, qui seraient en instance devant les tribunaux militaires yougoslaves[39].

PresseModifier

En 1973-1974, en France, le « Groupe insoumission totale »[40] publie le journal Enragez-vous[41].

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. François Mitterrand, ministre de l'Intérieur, à l'Assemblée nationale, 12 novembre 1954

RéférencesModifier

  1. a et b E. Armand, Insoumis, Insoumission, Encyclopédie anarchiste, 1925-1934, pp. 3234-3235, [lire en ligne].
  2. Centre national de ressources textuelles et lexicales, Insoumission.
  3. Éditions Larousse, « insoumission », sur larousse.fr.
  4. « Tite-Live - Histoire Romaine », sur http://bcs.fltr.ucl.ac.be (consulté le 6 mars 2019)
  5. a et b « Révolte de la Plèbe à Rome (Ve S. av. J.-C.) », sur Révoltes et révolutionss dans l'histoire de l'humanité (consulté le 6 mars 2019)
  6. Auvray, Michel., Objecteurs, insoumis, déserteurs : histoire des réfractaires en France, Paris, Stock, , 440 p. (ISBN 2234016525 et 9782234016521, OCLC 10810295, lire en ligne), p. 193
  7. H. Mingat, Des obligations militaires imposées aux hommes des réserves en temps de paix et en cas de mobilisation, Paris, H. Charles-Lavauzelle, , 54 p., in-16 (lire en ligne), p. 16.
  8. Michel Ragon, D'une berge l'autre, page 113.
  9. Dictionnaire biographique, mouvement ouvrier, mouvement social : notice biographique
  10. « Les Malgré-Nous », sur crdp-strasbourg.fr, (consulté le 8 juin 2019)
  11. « Les résistances en Alsace », sur crdp-strasbourg.fr, (consulté le 8 juin 2019)
  12. Tramor Quemeneur, thèse de doctorat d’histoire Une guerre sans « non » ? Insoumissions, refus d’obéissance et désertions de soldats français pendant la guerre d’Algérie (1954–1962) sous la direction de Benjamin Stora, Université Paris VIII, 2007, 1396 p.
  13. « Témoignages chaleureux en faveur de M. Michel Halliez », Le Monde,‎
  14. « Michel Halliez, qui avait refusé son fascicule de mobilisation, est condamné à deux mois de prison avec sursis. », Le Monde,‎
  15. « Un "non-violent" dijonnais est condamné à six mois de prison avec sursis pour avoir renvoyé ses papiers militaires », Le Monde,‎
  16. Max Milner, « Une Conscience en correctionnelle », Esprit,‎
  17. Tract du Comité Maurice Audin, 1er juin 1961, Fonds Jean-Pierre Lanvin déposé à l'Observatoire des armements.
  18. Auvray, Michel., Objecteurs, insoumis, déserteurs : histoire des réfractaires en France, Paris, Stock, , 440 p. (ISBN 2234016525 et 9782234016521, OCLC 10810295, lire en ligne), p. 222
  19. Attoumi, Djoudi, 1938-, Les appelés du contingent, ces soldats qui ont dit non à la guerre : une face cachée de l'armée coloniale française pendant la guerre d'Algérie (ISBN 9782336004938 et 2336004933, OCLC 828407945, lire en ligne)
  20. Jean-Pierre Vittori, La vraie histoire des appelés d'Algérie, Paris, Ramsay, , 262 p. (ISBN 2841145298 et 9782841145294, OCLC 406779138, lire en ligne) Chapitre 9
  21. Jeune Résistance s'explique,
  22. Sylvie Thénault, Algérie : des « événements » à la guerre : Idées reçues sur la guerre d'indépendance algérienne, Le Cavalier bleu éd, (lire en ligne)
  23. « Au Conseil des ministres », Le Monde,‎
  24. « Une ordonnance aggrave les peines prévues pour provocation a l'insoumission dans l'Armée de mer », Le Monde,‎
  25. « Justifiant son « oui » le parti communiste dénonce « la nocivité des attitudes gauchistes de certains groupements » », Le Monde,‎
  26. Laurent Schwartz, « Les « oubliés » de la guerre d'Algérie », Le Monde,‎
  27. Le livre d'or de la Résistance belge, publié par le Ministère de la Défense nationale, Les éditions Leclercq, Bruxelles, 1949, p. 227 et sq.
  28. Cité dans « Un groupe de prêtres, de pasteurs et de rabbins se déclare solidaire des insoumis », Le Monde,‎
  29. « Condamnation de quatre pacifistes dont le Dr Benjamin Spock », Le Monde,‎
  30. J.A., « Justice militaire à San-Francisco », Le Monde,‎
  31. « Un appel des déserteurs et insoumis américains réfugiés en France », Le Monde,‎
  32. « La « résistance américaine » en France », Le Monde,‎
  33. « 1991, L’armée yougoslave, vraiment puissante ? », sur bruxelles2.eu, (consulté le 3 mai 2019)
  34. a et b Catherine Samary, « Déserteurs et insoumis », Le Monde diplomatique,‎ , p. 12
  35. « Yougoslavie : Le courage de la désertion », Var Matin,‎
  36. Xavier Pasquini, « Contre la guerre, la désertion ! », Charlie Hebdo,‎
  37. David Dufresne, « Un déserteur serbe risque d'être reconduit à la frontière », Libération,‎
  38. Antoine Guiral, « Paris réexpédie Goran, déserteur serbe, à Belgrade. Malgré les risques encourus dans son pays, il a été expulsé sans qu'un délit ne justifie cette décision. », Libération,‎
  39. Amnesty international, « Les résistants oubliés du conflit au Kosovo : le prix de la conscience », Bulletin d'information,‎ (lire en ligne)
  40. René Bianco, 100 ans de presse anarchiste : Groupe insoumission totale.
  41. René Bianco, 100 ans de presse anarchiste : Enragez-vous.

Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

  • E. Armand, Insoumis, Insoumission, Encyclopédie anarchiste, 1925-1934, pp. 3234-3235, [lire en ligne].
  • Max Nettlau, Philosophie de l’insoumission, La Revue anarchiste, n°7, juillet 1922, [lire en ligne].
  • Encyclopédie Universalis : Insoumission.
  • Michel Auvray, Objecteurs, insoumis, déserteurs : histoire des réfractaires en France, Stock, Paris, 1983
  • Pierre Martial, Cavales insoumises, Des insoumis totaux parlent, Avis de recherche, supplément au n°1, Paris, mars 1982
  • Tramor Quemeneur, thèse de doctorat d’histoire Une guerre sans « non » ? Insoumissions, refus d’obéissance et désertions de soldats français pendant la guerre d’Algérie (1954–1962) sous la direction de Benjamin Stora, Université Paris VIII, 2007, 1396 p
  • Tramor Quemeneur Refuser l'autorité ? Étude des désobéissances de soldats français pendant la guerre d'Algérie (1954-1962), Outre-mers, tome 98, n°370-371, 1er semestre 2011, Le contact colonial dans l'empire français : XIXe-XXe siècles, sous la direction de Maria Romo-Navarrete et Sarah Mohamed-Gaillard, p. 57-66. [lire en ligne]
  • Jean-Pierre Vittori, La vraie histoire des appelés d'Algérie, Éditions Ramsay, Paris, 2001, chapitre 9
  • Collectif, coordonné par l'association Sortir du colonialisme (préf. Tramor Quemeneur, postface Nils Andersson), Résister à la guerre d'Algérie : par les textes de l'époque, Les Petits matins, 2012, 192 pages. (ISBN 9782363830098 et 2363830091)
  • Hervé Hamon et Patrick Rotman, Les Porteurs de valises : la résistance française à la guerre d'Algérie, Paris, Éditions du Seuil, , 440 p. (ISBN 2020060965 et 9782020060967, OCLC 461675909, lire en ligne)
  • Jean-Charles Jauffret (Direction), Maurice Vaïsse (Direction), Centre d'études d'histoire de la défense et Centre national de la recherche scientifique, Militaires et guérilla dans la guerre d'Algérie [actes du colloque, Montpellier, 5-6 mai 2000], Bruxelles, Editions Complexe, , 562 p. (ISBN 2870278535 et 9782870278536, OCLC 491961143, lire en ligne)
  • Maurice Balmet, Patrice Bouveret, Guy Dechesne, Jean-Michel Lacroûte, François Ménétrier et Mimmo Pucciarelli, Résister à la militarisation : Le Groupe d'action et de résistance à la militarisation, Lyon 1967-1984, Lyon, Atelier de création libertaire, , 324 p. (ISBN 9782351041215)

Articles connexesModifier

Liens externesModifier