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Groupe d'action et de résistance à la militarisation

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Garm.
Groupe d'action et de résistance à la militarisation

Cadre
Forme juridique de fait
But Lutte contre la militarisation
Surnom Garm
Zone d’influence Lyon
Fondation
Fondation 1967
Origine Groupe lyonnais de soutien aux « renvoyeurs » de livret militaire
Identité
Siège Oullins
Secrétaire Mireille Debard
Trésorière Paulette Declipelleir
Dissolution
Dissolution 1984

Le Groupe d'action et de résistance à la militarisation, ou GARM est un mouvement antimilitariste lyonnais. De 1967 à 1984, il a mené des actions spectaculaires souvent caractérisées par leur humour. Il a notamment investi à deux reprises le poste de commandement nucléaire du Mont Verdun, alors en construction. Il a participé à la réflexion sur la politique de défense et contesté le complexe militaro-industriel et scientifique.

Sommaire

ContexteModifier

À la fin des années soixante, les raisons politiques de s'opposer à la militarisation[1] sont nombreuses, notamment avec la mise en place de la force nucléaire[2]. En mai 1968, les normes politiques et sociales de la société française ont été durablement ébranlées par une contestation radicale qui échappait, pour une bonne part, aux grands partis et syndicats. L'institution militaire a été alors épargnée par cette remise en cause[3]. Mais le courant antimilitariste s'est ravivé et, à Lyon, il a été particulièrement actif, spectaculaire, populaire et durable grâce entre autres au Groupe d'action et de résistance à la militarisation[4].

HistoireModifier

Naissance du groupeModifier

En février 1968, dans une lettre à en-tête du Groupe lyonnais de soutien aux « renvoyeurs » de livret militaire, cent soixante-dix hommes et femmes manifestent leur solidarité aux opposants à la mise en place de l'arsenal nucléaire[5]. La liste des signataires lyonnais, la plupart pacifistes, non-violents, chrétiens ou socialistes, est précédée de celle de seize personnalités nationales dont Bernard Clavel, René Dumont, Lanza del Vasto, Théodore Monod et Jean Rostand[6]. Cette action amène à la naissance du Garm[3].

Pepe Beúnza, objecteur espagnolModifier

 
Pepe Beúnza à Utrecht (Pays-Bas) en 1970, pendant la préparation de la campagne de soutien à son insoumission comme objecteur de conscience.

Au début des années 1970, près de deux cents objecteurs sont prisonniers en Espagne franquiste. José Beúnza, dit Pepe Beúnza (ca), catholique non-violent, est le premier Espagnol à mener une action pour obtenir le statut d’objecteur[7]. Le 12 janvier 1971, il refuse son incorporation militaire et est incarcéré.

Le 21 février, des Espagnols, femmes et hommes, commencent une marche de cinquante jours, de Genève à la frontière espagnole pour demander à être emprisonnés comme Pepe. Un groupe de Néerlandais, de Suisses et de Français les accompagne. Trente militants du Garm sont présents au passage de la frontière franco-suisse[8].

Le 13 mai 1972, une vingtaine de militants et de militantes du Garm et du groupe de Romans Objection et résistance interviennent en gare de Valence (Drôme). Ils s'enchaînent à un train espagnol et devant lui. Ils réclament un statut pour les objecteurs espagnols et dénoncent l'accord de coopération militaire franco-espagnol et la collaboration en matière de répression politique[9]. Le même jour, d’autres groupes bloquent plusieurs fois le train sur son parcours. Les manifestants sont condamnés à une amende[10].

Les bagnes militairesModifier

Michel Tachon, membre du Garm, lance dans la Lettre des objecteurs et la grande presse[11],[12],[13] une campagne d'information sur les mauvais traitements infligés aux soldats de l'unité disciplinaire du Fort d'Aiton (Savoie). Le Garm participe aux dénonciations et, en avril 1971, publie sur la question un dossier qui est actualisé et complété quelques mois plus tard par André Ruff, Gérard Simonnet et Michel Tachon dans Les Bagnes de l’armée française[14].

Contre la force de frappe nucléaireModifier

Contre les essais nucléairesModifier

En juin 1970, pour protester contre les essais nucléaires aériens en Polynésie française, le pasteur René Cruse et l'abbé Joseph Piégay, curé de Givors, s'enchaînent aux grilles d'une banque, en plein centre de Lyon[15].

En 1973, Jean-Pierre Lanvin, déguisé en évêque, conduit dans les rues de Lyon l’enterrement des futures victimes des essais nucléaires et de la prochaine guerre nucléaire ainsi que des victimes de l’actuelle famine en Afrique[16].

Le 8 juin 1974, sur le lac et dans l'île des Cygnes du parc lyonnais de la Tête-d'Or, le Mouvement lyonnais d'action non-violente et le Garm symbolisent par un feu et des pétards les explosions nucléaires françaises qui se préparent sur l’atoll du Pacifique, Moruroa[17].

Le Mont VerdunModifier

Le Fort du Mont-Verdun est situé à une quinzaine de kilomètres de Lyon. Au début des années 1970, des travaux le transforment en un poste de commandement de la force de frappe nucléaire. Le Garm mène une campagne spectaculaire pour dénoncer cet équipement avec comme slogan « Lyon, ni Pentagone, ni Hiroshima ! »

La nuit du 30 au 31 janvier 1971, quelques militants pénètrent clandestinement au cœur du chantier du vaste complexe de salles souterraines réparties sur plusieurs niveaux. Après plusieurs heures de présence, ils se laissent volontairement arrêter[18],[19]. Le matin, René Cruse tient une conférence de presse puis, sous les yeux des journalistes, il profite d’une tranchée creusée sous la grille et entre avec huit compagnons à l’intérieur du poste de commandement. Devant leur refus de sortir, des officiers autorisent la délégation à parcourir quelques centaines de mètres de galerie[20],[21].

Un procès a lieu au Palais de Justice de Lyon le 27 juillet. Il est intenté pour avoir dégradé l’ouvrage militaire « d’utilité publique » en y peignant des slogans.

 
Maître Jean-Jacques de Felice, Théodore Monod, le pasteur René Cruse et Yvon Montigné, le , en tête de la marche du Groupe d'action et de résistance à la militarisation, de Lyon au Mont-Verdun, contre la force de frappe nucléaire

Des lettres de Théodore Monod, Jean Rostand, Robert Buron et Bernard Clavel sont lues à l'audience en soutien aux inculpés[22].

 
Fête du Groupe d'action et de résistance à la militarisation, au Mont-Verdun, le 19 juin 1971, à la fin de la marche depuis Lyon contre la force de frappe nucléaire

Les manifestations se multiplient sur le même thème. En particulier, le 19 juin 1971, 4 000 personnes, avec à leur tête Théodore Monod, marchent de Lyon au Mont Verdun et y participent à une fête. Les pasteurs René Cruse, et Jacques Walter, l’abbé Jean Toulat, le père Jean-Yves Jolif, maîtres Jean-Jacques de Felice et Paul Bouchet, Paulette Lacaze, de la Ligue des droits de l’Homme, et Pierre Fournier, journaliste à Charlie hebdo, prennent la parole. Des messages de Jean Rostand, Bernard Clavel et Robert Buron sont lus[23].

De mai à juillet 1973, le Garm organise chaque week-end une manifestation sous forme de camping sauvage devant le PC atomique. En mai, des représentants de plusieurs tribus, membres de l’American indian movement (AIM), parcourent l’Europe pour la défense de leur civilisation menacée. À l'invitation du Garm ils s'arrêtent à Lyon et tiennent une conférence de presse au Mont-Verdun[24] avant de poursuivre leur route vers le Larzac où les paysans luttent comme eux contre l’accaparement de leurs terres.

Le 14 juin 1973, le Garm organise un rassemblement antimilitariste au Mont Verdun. Deux caravanes de cars et de voitures amènent de Lyon les participants sur place. Dans l’après-midi se tiennent des expositions et des débats en présence de militants italiens, espagnols, portugais, allemands et américains, de paysans du Larzac, d’anciens de Fort Aiton, d’objecteurs et d’insoumis. La soirée se termine en musique avec La Guimbarde, La Compagnie de la vallée, Mama Béa Tekielski, Pulsar et Benoît Vauzel[25].

L'affaire Janin-FayardModifier

La pertinence de cette section est remise en cause. Considérez son contenu avec précaution. Améliorez-le ou discutez-en. (juillet 2019)
Motif avancé : section centrée sur Janin-Fayard, pas sur le Garm.

François Janin et Jean-Michel Fayard demandent[Quand ?] le statut d’objecteur. Au début de l'année 1971, la Commission juridictionnelle, chargée d'examiner leur dossier, rejette leur requête : « Considérant que si, dans leurs demandes, Janin et Fayard font allusion à des convictions de non-violence, leurs requêtes se fondent essentiellement sur des considérations politiques et une critique de la société étrangère au champ de ladite loi... » Et pourtant « Le statut semble fait pour eux », estime Pierre Mendès France[26]. En effet, ils sont, écrivent-ils, « attachés au respect de la vie d'autrui et (...) convaincus de la nécessité de rapports d'entraide entre les hommes. » Mais leurs « convictions [les] ont amenés à quelques considérations critiques » sur les créations militaires qui menacent la planète, les exportations de la France au Pakistan, au Brésil, en Espagne..., « les 20 % du budget national consacré au budget militaire, alors que les manques sociaux sont graves, la dépersonnalisation de l'individu dans le système militaire (cf. Fort Aiton, abrutissement dans les casernes[27]...) »

Janin et Fayard, refusent officiellement deux ordres de route successifs pour l’armée. Sans statut et soutenus par une importante campagne et notamment par Edgar Faure, Jacques Monod et les évêques Matagrin et Ancel, ils entreprennent néanmoins un service civil auprès des mal-logés de Lyon, à l’association Accueil et rencontres.

À partir de décembre 1971, des objecteurs en service de plusieurs villes, dont surtout des membres du Garm de Lyon, se déclarent en grève illimitée par solidarité avec Janin et Fayard.

Janin et Fayard sont arrêtés le 4 avril 1972 à Accueil et rencontres, et emprisonnés le jour même à la prison militaire lyonnaise de Montluc[28].

Le 6 avril 1972, douze personnes brûlent publiquement leurs livrets militaires en soutien à Janin et Fayard[29]. Elle déclarent :

« Les convictions profondes qui engagent la conscience ne sauraient, aux yeux de l'autorité, s'exprimer sous forme politique. [...] Le législateur s'engage à sauvegarder les droits de la conscience, mais il n'y a de conscience pour lui que celle qui n'inquiète personne, celle qui reste enclose dans le champ individuel des convictions « religieuses ou philosophiques ». [...] Le statut actuel des objecteurs n'a pour effet que de rendre inoffensifs en les dépolitisant et en les marginalisant ceux qui pourraient troubler la conscience des gouvernants et éveiller celle des gouvernés. »

— Dominique Arrivé, Robert Debard, Christian Delorme, Bernard Duray, Étienne Duval, Régis Henouil, Jacques Lefèvre, Jean-Jacques Massard, André Massot, Jean-Michel Muller, Serge Pincède, Jacques Vergnol, Feuille supplément à la Lettre des objecteurs n° 12, mars 1972


En juillet 1972, des filins sont lancés du pont de La Guillotière sur le Rhône pour que quatre embarcations s'y arriment et déploient les banderoles du Garm pour soutenir les deux objecteurs. Trois embarcations chavirent, les passagers échappent à la noyade et terminent la manifestation sur une dragueuse[30].

Le 6 juillet 1972, un millier de personnes manifestent place Bellecour. Le lendemain, une autre manifestation se tient devant le Tribunal permanent des forces armées où Janin et Fayard sont jugés. Jean Bonnard et Dominique Saint-Pierre sont leurs défenseurs. À l'annonce du verdict, quatre mois de prison[31], les militants montent volontairement dans les fourgons de police.

Le 10 août le Garm bloque l'entrée d'une caserne par une barrière de barbelés tandis qu'une lettre ouverte de François Janin aux autorités, publiée par Le Monde[32], est distribuée aux passants.

Le LarzacModifier

Article détaillé : Lutte du Larzac.
 
Affiche Des Larzac partout !

Avec les Comités Larzac, le Garm soutient la lutte des paysans du Larzac contre l'accaparement de leurs terres par l'extension du camp militaire et pour les nombreuses causes sociales, écologistes et pacifistes dont ils sont solidaires. Il participe à tous les grands rassemblements pour cette cause. Le Garm et certains de ses militants achètent des parcelles que, pour compliquer l’expropriation des terres, les agriculteurs vendent aux sympathisants sous forme de 6 180 petites parts[33].

Douze renvoyeurs de livrets militaires sont jugés à Lyon le 27 septembre 1979. Ils expriment dans un texte leur solidarité avec le Larzac et leur opposition au militarisme[34]. Dix organisations dont le Garm se déclarent solidaires des inculpés[35] et appellent à des débats et une fête au centre Pierre Valdo.

Dans l'arméeModifier

Accidents à l’arméeModifier

La caserne de la Valbonne, à 30 kilomètres de Lyon, ouvre ses portes le dimanche 28 mai 1972. À l’initiative du Garm, arborant ses décorations méritées dans la Résistance et comme combattante volontaire en Indochine, Andrée Georgevail s’immisce dans la cérémonie officielle et dépose avec Olivier Brachet une gerbe qui rappelle la responsabilité des gradés dans la mort accidentelle de quatre appelés. Christian Mellon et Yvon Montigné les accompagnent avec des banderoles. Richard d’Addario et Jean Marc Semard distribuent des tracts. Les militants sont arrêtés[36].

Les comités de soldatsModifier

Article détaillé : Comités de soldats.

Au cours de la campagne pour l'élection présidentielle de 1974, 6 000 soldats signent une pétition appelée Appel des 100, demandant l'amélioration des conditions de vie et l'introduction des libertés d'association et d'expression dans les casernes[37].

Le Garm diffuse l’appel du Comité de soutien aux soldats emprisonnés signé par des dizaines de personnalités politiques et culturelles. Des dizaines de comités de soldats sont créés[38]. Ils publient, souvent avec l’aide de sections syndicales CFDT, des journaux clandestins pour leurs casernes[39].

L'insoumissionModifier

En avril et mai 1975, plusieurs insoumis incarcérés à Lyon font des grèves de la faim. Le Garm les soutient par des manifestations en ville et au Tribunal permanent des forces armées. Le 30 mai, Michel Albin est démobilisé et quitte l’hôpital après cinquante-six jours de grève de la faim. Il est ensuite condamné pour insoumission à huit mois de prison dont six avec sursis[40].

Atteintes aux libertés d’opinion et de presseModifier

À la suite du mouvement lycéen contre la loi Debré, Robert Galley est nommé ministre des Armées. Il accroît la répression sur les antimilitaristes[non neutre]. En 1973, quatre chefs d’inculpation sont signifiés à douze personnes : injures envers l'armée, incitation de militaires à la désobéissance, provocation à la désertion et à l'insoumission, incitation à autrui pour bénéficier du code du service national dans le but exclusif de se soustraire à ses obligations militaires. Ces inculpations visent des militants du Garm dont Mireille Debard, secrétaire, et Paulette Declipelleir, trésorière, ainsi que Henri Leclerc, gérant de la SARL Imprimerie presse nouvelle qui a imprimé les tracts incriminés[41].

Le 12 février 1974, trois-cents personnes se massent pour assister à l’audience. L'éditeur François Maspero témoigne. La défense fait état de quatre cents lettres de soutien dont celles de Pierre Mendès France, de Daniel Mayer, président de la Ligue des droits de l’Homme[42]. Les prévenus sont condamnés à des amendes[43]. L'imprimeur est relaxé en appel[44].

L'impérialisme américainModifier

La Guerre du Viêt NamModifier

Article détaillé : Guerre du Viêt Nam.

Le 10 janvier 1973, onze militants du Garm occupent le consulat des États-Unis à Lyon. Ils dénoncent le mépris des accords de Genève, qui prévoyaient la réunification du Viêt Nam, et la reprise des massacres perpétrés par les bombardements américains. Ils déchirent le drapeau américain et le remplacent sur la façade par un drapeau nazi. Passant par les toits, ils accrochent une banderole au fronton du bâtiment. Le consulat ne porte pas plainte contre eux mais ils sont inculpés au nom de la très contestée « loi anticasseurs » de 1970 (abrogée en 1982) qui institue une responsabilité collective en contradiction avec les principes du droit pénal moderne. Le 10 octobre, ils déclarent au tribunal : « Le drapeau représente l'honneur d'un pays. Lorsque les dirigeants de ce pays bafouent cet honneur en menant une guerre de massacre, le drapeau est déjà souillé et nous n'avons fait que concrétiser cette réalité[45]. » Défendus par Mes Saint-Pierre et de Felice, ils sont relaxés[réf. nécessaire].

ITTModifier

Le conglomérat International telephone and telegraph corporation (ITT) est, en 1972, la 8e compagnie américaine. Il a compté parmi ses clients aussi bien l'Allemagne nazie que la Russie soviétique.

Le Garm organise un boycott des produits ITT (Claude, Sonolor, Océanic, Laboratoires Payot, Avis, Cours Pigier etc.). Il coordonne la campagne à laquelle participent des organisations de seize villes de toute la France qui se réunissent à Lyon le 2 mars 1974[46].

Intrusion dans la prison MontlucModifier

Le 2 juin 1974, trois militants du Garm pénètrent de nuit, à l'aide d'une échelle, dans la prison Montluc. Il s’agit de Gérard Bayon qui y a été emprisonné l’année précédente, de Michel Guivier qui est sous le coup d’un mandat d'arrêt pour insoumission et d’Yvon Montigné. Ils entendent se déclarer solidaires de tous les réfractaires victimes de la justice militaire. Arrêtés et incarcérés six jours, ils sont condamnés à trois mois de prison avec sursis et 500 francs d’amende pour… violation de domicile [47]!

La justice militaireModifier

Mireille Debard et des membres du Garm et d'autres groupes assistent régulièrement aux audiences du Tribunal permanent des forces armées de Lyon. Une circulaire interne définit les objectifs du Garm : informer la presse, comparer avec les sanctions dans le civil, inciter les avocats commis d’office à un meilleur travail, dégager la signification politique des faits reprochés, améliorer le rapport de force avocats-juges[48]. Des tableaux numériques sur les types d'inculpations et les sentences sont régulièrement publiés. Mireille Debard, secrétaire du Garm, et le journaliste de Libération Jean-Luc Hennig publient Les Juges kaki[49], un dossier de près de 300 pages, illustré par Cabu et préfacé par Michel Foucault[50], avec de nombreux verbatim d’audiences dans tous les tribunaux en France et à Landau, en Allemagne, pour les soldats stationnés dans ce pays.

En octobre 1979, à Lyon, un Collectif contre la justice militaire est créé à l’initiative du Groupe Insoumission avec des membres de celui-ci et du Garm. Une réunion nationale à Paris, en mars 1980, et une autre à Lyon, en mai, regroupent les collectifs de Paris, Rennes et Lyon et décident de se doter d'un matériel commun[51].

Des vagues de procèsModifier

La pertinence de cette section est remise en cause. Considérez son contenu avec précaution. Améliorez-le ou discutez-en. (juillet 2019)
Motif avancé : où sont les sources secondaires de synthèse répertoriant les principaux procès et confirmant qu'il s'agit de vagues ?

Le Garm se mobilise avec d'autres groupes à propos d'une vague de procès qui frappent les antimilitaristes. Vingt-cinq membres du Groupe Insoumission, inculpés d'« incitation à la désertion et à l'insoumission », sont jugés à Lyon, le 30 janvier 1978 et Pierre-Yves Aubert, objecteur insoumis, le 1er février[52]. Entre septembre 1977 et mars 1978, quatre-vingts procès d’objecteurs insoumis à l’Office national des forêts (ONF) ont lieu un peu partout en France[53]. À cette date, deux mille deux cents objecteurs refusent leur affectation autoritaire.

En France, plus de sept cents personnes se déclarent prêtes à transgresser l’article L 128 du code du service national qui punit l’hébergement (le recel, en terme juridique) des insoumis. Offrant, pour quelques heures, leur hospitalité à des objecteurs menacés d’être incarcérés, des personnalités se réunissent au domicile de l’une d’entre elles, invitant les journalistes à constater leur acte de désobéissance civile. Bernard Clavel, Théodore Monod, Brice Lalonde, Romain Bouteille, Leny Escudero, Daniel Guérin, Bernard Ravenel, Catherine Ribeiro, des membres socialistes de conseils généraux et municipaux agissent de la sorte. Le 26 mars 1980, chez Jean-Pierre Lanvin, membre du Garm, et en présence d’Huguette Bouchardeau, secrétaire nationale du Parti socialiste unifié, une conférence de presse annonce cette transgression[54].

Au début de l'année 1981, le Garm se mobilise pour plusieurs procès d'objecteurs insoumis au service civil[55], dont celui de Jean-Michel Lacroûte, instituteur soutenu par le Syndicat général de l’Éducation nationale - CFDT[56].

Encore des manifestationsModifier

Titré « Résistance à la militarisation », un appel à manifester le 10 mai 1980 est signé par huit organisations dont le Garm et, exceptionnellement, le Mouvement des radicaux de gauche. Après la dislocation du rassemblement, le Groupe insoumission déploie une banderole « Insoumission totale », place Bellecour où se déroule une démonstration de l’armée de l’air. Bombardé d’œufs et de poches de peinture, l’hélicoptère exposé s’élève au-dessus de la foule. Aux cris de « À bas toutes les armées », « Pas de guerre, pas d’armée », les manifestants font battre en retraite les musiciens militaires[57],[58].

En mai 1980, le Garm est présent aux Assises de l’écologie qui se tiennent à Lyon en vue de l’élection présidentielle. Avec les équipes de La Gueule ouverte et d’IRL, il prépare une motion de soutien aux réfractaires et contre la justice militaire et la Cour de sûreté de l'État. On organise une « évasion » improvisée de l’hôpital Desgenettes de l’insoumis Marc Hollenstein en grève de la faim depuis vingt jours. Sur la scène, amaigri dans son pyjama trop grand, il explique l’incompatibilité entre l’armée et l’écologie puis fait approuver la motion par tous les congressistes. Quarante personnes l’accompagnent ensuite jusqu’à l’hôpital[59].

Le 10 mai 1981, François Mitterrand est élu Président de la République. Les grandes orientations militaires des gouvernements précédents sont maintenues. Les tribunaux militaires continuent à infliger des sanctions, et plusieurs insoumis sont arrêtés[60].

Le 9 juin 1981, lors d’un meeting électoral de ce député sortant, le Garm réclame la libération des insoumis[61],[62]. Au Centre culturel œcuménique de la même ville, le 11 novembre 1981, 600 personnes participent à une rencontre antimilitariste coorganisée par le Garm. Parmi les thèmes débattus, des femmes du Garm animent celui sur l’antimilitarisme au féminin[63].

Le nucléaireModifier

Les militants antimilitaristes s’impliquent de plus en plus dans le mouvement antinucléaire, avec le souci de toujours faire le lien entre nucléaire civil et militaire. En juillet 1976 et 1977, le Garm prend part sur place à deux grands rassemblements européens contre le surgénérateur Superphénix, à Creys-Malville. La deuxième année, les gendarmes lancent à de petits groupes violents des grenades offensives dont l’une tue Vital Michalon qui ne participe pas à la bagarre[64].

Le Garm signe avec des dizaines d’organisations de huit pays un appel aux Assises européennes contre la surgénération, les 26 et 27 mai 1984 à Lyon et plusieurs de ses membres s’impliquent dans la préparation d’un rassemblement les 4 et 5 août à Malville[65]. « C’est parce qu’il est dangereux, coûteux, inutile, et instrument de la course aux armements que nous refusons Superphénix et la filière surgénératrice. »

Postérité du GarmModifier

 
Observatoire des armements
Article détaillé : Observatoire des armements.
 
Campagne internationale pour l'interdiction des mines antipersonnel

Au printemps 1984, trois Lyonnais du Garm, Bruno Barrillot, Patrice Bouveret et Jean-Luc Thierry[66] mutualisent leurs documentations et créent le Centre de Documentation et de Recherche sur la Paix et les Conflits (CDRPC), devenu en 2008 l’Observatoire des armements / CDRPC. Le CDRPC développe un réseau et un centre d'expertise et de documentation autour de plusieurs thématiques : les exportations d’armements, les armes nucléaires et les conséquences de leurs essais. Il mène des travaux de recherche et des actions de plaidoyer auprès des autorités publiques pour un contrôle démocratique des activités de défense et de sécurité en France et en Europe, en faveur du désarmement. Il publie sur ces sujets des ouvrages[67] et la revue Damoclès[68], intervient dans des conférences, les médias et les réseaux sociaux. Il a joué un rôle prépondérant dans la reconnaissance par l’État français des conséquences néfastes des essais nucléaires sur les militaires et les civils qui y ont participé et sur les populations et l’environnement. Il a été à l’origine de l’adoption par le Parlement de la loi du 5 janvier 2010 permettant l’indemnisation des victimes en Algérie, en Polynésie ou en métropole.

L'Observatoire des armements a été membre actif de deux campagnes qui ont reçu le prix Nobel de la paix :

Événements liés au groupeModifier

  • Pâques 1967 et mois suivants, renvoi de quelques livrets militaires. Le Groupe lyonnais de soutien aux « renvoyeurs » de livret militaire se constitue, publie ses premières brochures et obtient le soutien de personnalités nationales[69].
  • Un renvoyeur de livret et cinq membres du groupe de soutien sont assignés quatre jours à résidence à l'occasion du passage du général de Gaulle à Lyon. Manifestation de protestation le 24 mars 1968[70].
  • Début février 1969, soutien aux objecteurs de conscience en grève de la faim à partir du 1er février[71],[72], grève stoppée par l'arrestation de deux objecteurs par les gendarmes, le 9 février[73]. Le même jour, quatre objecteurs s'enchaînent aux grilles de la préfecture du Rhône en soutien[73].
  • Fin 1969, le groupe est rebaptisé Groupe d’action et de résistance à la militarisation. Il milite pour Daniel Brochier, objecteur politique. Le premier tract signé Garm est destiné aux futurs conscrits.
  • Décembre 1970, censure à Radio Lyon de l'émission Six jeunes autour d'un livre[74].
  • 15 décembre 1970, à la Maison des étudiants catholiques : Débat avec Jacques Riondé, pilote d'hélicoptère, emprisonné puis dégradé et exclu de l’armée pour avoir écrit une lettre pour critiquer l’absence de protection de la population locale contre les radiations lors des essais nucléaires et refuser de participer à ces derniers[75].
  • Soutien à Pepe Beúnza (ca), objecteur espagnol : 21 février au 11 avril 1971, marche internationale de Genève à Bourg-Madame via Lyon et différentes différentes formes de soutien. 30 avril 1971, manifestation à Lyon. 28 mai 1971, concert de Joan Baez au Palais des sports de Lyon. 13 mai 1972, blocage d'un train à Valence et procès le 31 octobre 1972.
  • Avril 1971 : Le Garm, participant à la campagne d'information sur les mauvais traitements infligés aux soldats de l'unité disciplinaire du Fort d'Aiton (Savoie), publie un dossier qui est actualisé et complété quelques mois plus tard par André Ruff, Gérard Simonnet et Michel Tachon dans Les Bagnes de l’armée française[14].
  • 1re occupation du poste de commandement de la force de frappe nucléaire du Mont Verdun dans la nuit du 30 au 31 janvier 1971[19]. Procès le 27 juillet 1971.
  • 14 mars 1971 : Manifestation devant la mairie du huitième arrondissement de Lyon à propos du Mont Verdun.
  •  : Manifestation contre le poste de commandement nucléaire du Mont Verdun, à Limonest[76].
  • « La fête, pas la guerre ! » Marche de Lyon au Mont Verdun suivie d'une fête le 19 juin 1971.
  • À Oullins, le 3 septembre 1971, contre la présence d’un camion-exposition de la marine nationale avec maquette du sous-marin nucléaire Le Redoutable, une exposition du Garm présente des photos prises après les bombardements atomiques et des informations sur le Mont Verdun, le budget militaire et les ventes d’armes[77].
  • 1971 : Début de l'affaire des objecteurs François Janin et Jean-Michel Fayard, statut refusé, insoumission, service civil sans statut.
  • Les 2 et 3 octobre 1971, une forte délégation du Garm participe à Besançon au 2e Festival international des objecteurs de conscience.
  • 14 octobre 1971 : Réunion publique à propos de l'Inde.
  • Manifestation contre les livraisons d'armes au Pakistan le [78].
  • 1971 : Début de la lutte contre l'extension du camp militaire du Larzac.
  • À partir de décembre 1971, grève illimitée d'objecteurs en service civil par solidarité avec Janin et Fayard.
  • 2e occupation du poste de commandement nucléaire du Mont Verdun le 31 janvier 1972[79].
  • Le Mouvement d’action et de recherche critique (Marc) et le Garm convient Me Jean-Jacques de Felice, Dominique Arrivé et des professeurs de faculté à participer, devant six cents personnes, à un débat sur le thème « L’Armée et l’État », le 10 février 1972.
  • Cent cinquante à deux cents jeunes filles et jeunes gens du Garm s’enchaînent à la fontaine Bartholdi, devant l'Hôtel de ville de Lyon, pour la liberté d'expression des objecteurs de conscience le 28 février 1972[80].
  • Banderole « La loi permet de ne pas faire le service militaire » suspendue à la façade de l'Hôtel de ville de Lyon[81].
  • 4 février 1972 : Une centaine de personnalités publient L’armée face à la population où, notamment, elles soutiennent ceux qui ont choisi « de se soustraire aux obligations militaires » dont Janin et Fayard.
  • 4 avril 1972 : Arrestation de Janin et Fayard.
  • 6 avril 1972 : Douze livrets militaires sont brûlés en soutien à Janin et Fayard[29].
  • 28 mai 1972 : Manifestation dans la caserne de La Valbonne pour dénoncer la responsabilité des gradés dans la mort de quatre militaires[82].
  • Du 19 au 24 juin 1972 : Au cours de la semaine d’action de leur comité de grève à Paris, une dizaine d’objecteurs jeûnent six jours en solidarité avec Janin et Fayard.
  • Juillet 1972 : Manifestation sur le Rhône (et involontairement dans le Rhône) en soutien à Janin et Fayard.
  • 7 juillet 1972 : Procès des objecteurs François Janin et Jean-Michel Fayard[31].
  • 4 août 1972 : Janin et Fayard, à leur sortie de prison, sont emmenés par des militaires. Janin s'échappe. Fayard refuse de porter l'uniforme. Mis aux arrêts de rigueur, il fait une grève de la faim.
  • 10 août 1972 : Le Garm bloque l'entrée d'une caserne par une barrière de barbelés.
  • 4 septembre 1972 : Le Garm tient une conférence de presse pour dénoncer la tentative de reprise en main des objecteurs, notamment par le décret 72-806 signé au fort de Brégançon par le président Pompidou, le 17 août 1972.
  • 4 septembre 1972 : Janin reprend son service civil. Il est arrêté comme déserteur le 12 septembre et conduit à la caserne de Sissonne (Aisne). Il refuse l'uniforme et est inculpé pour refus d'obéissance. En grève de la faim, il est transféré de la prison de Loos-lès-Lille à l'hôpital militaire de Lille.
  • 23 et 29 septembre 1972 : Manifestations du Garm, notamment en soutien à Janin et Fayard. Quelques jours plus tard, réforme et non-lieu pour Janin.
  • 30 et 31 octobre 1972 : Manifestations de soutien à Fayard à Metz.
  • Novembre 1972 : Trois manifestations du Groupe d'insoumission totale et du Garm suivie d'un procès.
  • Novembre 1972 : Des commissions de réflexion et de proposition d'actions sont créées sur différents sujets : Insoumission, objection, caserne, ventes d'armes, armement nucléaire, politique.
  • 17 novembre 1972 : Conférence de presse de Jacques Pâris de Bollardière puis débat devant un public nombreux, salle Sainte-Hélène, à Lyon. Général en Algérie, de Bollardière a refusé d'appliquer les techniques du général Massu et a demandé à être relevé de son commandement. Ayant dénoncé publiquement la torture, il est condamné à soixante jours de forteresse. Le putsch des généraux le décide à quitter l'armée[83]. Il devient membre actif du Mouvement pour une alternative non-violente (Man).
  • 1972 : Début des permanences de distribution de tracts lors des « Trois jours »
  • 8 au 10 décembre : Jeûne de soutien à Fayard dans la basilique de Fourvière, à Lyon.
  • 16 et 17 décembre 1972 : Participation, à Paris, d'une délégation du Garm aux Assises antimilitaristes organisées par le Collectif de lutte antimilitariste (Clam)[84].
  • 10 janvier 1973 : Intrusion au consulat des États-Unis. Un drapeau nazi et une banderole sont accrochés en façade.
  • 20 février 1973 : Arrestation de Gérard Bayon.
  • Février 1973 : Début des manifestations et des grèves lycéennes contre la loi Debré partout en France.
  • 21 et 22 mars 1973 : Le Garm participe aux manifestations à Lyon contre la loi Debré.
  • 26 mars 1973 : Gérard Bayon entame une grève de la faim.
  • 2 avril 1973 : 15 000 manifestants contre la loi Debré. Nombreuses banderoles en soutien à Bayon.
  • 4 et 9 avril 1973 : Mille cinq cents personnes manifestent devant la prison Montluc où Gérard Bayon est détenu.
  • 5 avril au 15 mai 1973 : Grève de la faim des insoumis « parisiens ».
  • 19 avril 1973 : Jean-Michel Fayard quitte, libre et définitivement réformé, la prison de Metz.
  • 27 avril 1973 : Arrestation de Gérard Petit.
  • 1973 : Jean-Pierre Lanvin, déguisé en évêque, conduit dans les rues de Lyon l’enterrement des futures victimes des essais nucléaires et de la prochaine guerre nucléaire ainsi que des victimes de la famine en Afrique[16].
  • En mai 1973, une délégation de l’American indian movement tient une conférence de presse au Mont Verdun où le Garm organise chaque week-end de mai à juillet 1973 une manifestation, sous forme de camping, contre le poste de commandement nucléaire[85].
  • 22 mai 1973 : Arrestation de Hubert Planchez.
  • 25 mai 1973 : Procès de Gérard Bayon.
  • 8 juin 1973 : Procès de Gérard Petit.
  • 14 juin 1973 : Rassemblement antimilitariste au Mont Verdun.
  • Été 1973 : Lettre des objecteurs republie les tracts pour lesquels des militants et l'imprimeur sont inculpés.
  • 10 ocotobre1973 : Procès de l'intrusion au consulat des États-Unis.
  • octobre 1973 : Début de la campagne de boycott des produits ITT.
  • 1er novembre 1973 : Arrestation de Bruno Hérail.
  • 23 janvier 1974 : Des militants du Garm sont expulsés d'un dîner-débat, auquel participent plusieurs centaines d’officiers, sur le thème « La Défense, affaire de tous »[86],[87].
  • 30 janvier 1974 : Le domicile de Mireille Debard, secrétaire du Garm, est perquisitionné et deux membres du Garm sont appréhendés et gardés à vue. Ils sont suspectés d'un attentat à l'explosif. L’implication du Garm est une fausse piste avérée, due aux affabulations d’un cambrioleur arrêté par la police[88].
  • 5 février 1974 : Procès de Bruno Hérail.
  • 11 février 1974 : Manifestation de protestation contre les inculpations à propos des tracts[89].
  • 12 février 1974 : Procès des diffuseurs et de l'imprimeur de tracts.
  • 19 au 24 février 1974 : Animation du Garm au Cinématographe sur le thème « L’armée pour quoi faire ? ».
  • 2 mars 1974 : Réunion à Lyon de la coordination du boycott des produits ITT.
  • 27 mai 1974 : Le Garm recouvre des plaques indicatrices de la rue de la Part-Dieu, où se trouve le consulat chilien, par une affichette « Rue Salvador Allende ».
  • 30 mai 1974 : Libération et réforme de Bruno Hérail.
  • Juin 1974 : Le Garm cosigne un tract du Comité de soutien à la lutte révolutionnaire du peuple chilien.
  • 2 juin 1974 : Intrusion dans la prison Montluc.
  • 8 juin 1974 : Manifestation au Parc de la Tête d'Or contre les essais nucléaires.
  • Juin 1974 : Dernier numéro de Lettre des objecteurs.
  • 30 juillet 1974 : Libération et réforme de Gérard Petit.
  • 11 septembre 1974 : Le Garm et d’autres associations appellent à un meeting de solidarité avec la résistance chilienne à la Bourse du Travail de Lyon et à une manifestation le 17 octobre, place des Terreaux.
  • Novembre 1974 : Des objecteurs, pour la grande majorité insoumis à leur affection et dont plusieurs sont également membres du Garm, constituent un Comité de lutte des objecteurs. Patrice Bouveret en est le correspondant[90].
  • 3 au 15 décembre 1974 : Animation du Garm au cours de la Quinzaine cinématographique antimilitariste au cinéma Le Canut.
  • 17 décembre 1974 : Meeting du Comité de soutien aux soldats victimes de la répression.
  • 6 février 1975 : Relaxe de l'imprimeur de tracts.
  • Avril - mai 1975 : Longues grèves de la faim de plusieurs insoumis incarcérés à Lyon. Manifestation de soutien le 30 avril en ville et le 9 mai au Tribunal permanent de forces armées.
  • 20 janvier 1976 : Meeting du Collectif lyonnais de soutien aux emprisonnés suite à la création de comités et de syndicats de soldats.
  • Dans la nuit du 20 au 21 mai 1976, la porte du tribunal permanent des forces armées de Lyon est murée par des militants du Garm.
  • En juillet 1976 et 1977, le Garm prend part sur place à deux grands rassemblements européens contre le surgénérateur Superphénix, à Creys-Malville. La deuxième année, les gendarmes lancent à de petits groupes violents des grenades offensives dont l’une tue Vital Michalon qui ne participe pas à la bagarre[64].
  • 4 octobre 1976 : Le Comité de lutte des objecteurs de Lyon prend en charge la rédaction du bimensuel Objection[91].
  • 3e trimestre 1977 : Publication de Les Juges kaki[49].
  • 11 novembre 1977 : Diffusion du Progrès pirate.
  • 27 janvier 1978 : Gala antimilitariste.
  • 30 janvier 1978 : Procès de vingt-cinq membres du Groupe Insoumission. Manifestation dans le centre de Lyon.
  • 1er février 1978 : Procès de Pierre-Yves Aubert.
  • Mars - avril 1978 : Arrestation de plusieurs réfractaires.
  • 6 avril 1978 : Une quarantaine de militants du GARM, du Groupe Insoumission et du Comité de lutte des objecteurs s'introduisent par escalade dans la caserne de Sathonay pour distribuer des tracts aux appelés.
  • 15 et 16 avril 1978 : Rassemblement national des objecteurs au centre Pierre Valdo, à Lyon.
  • Mai 1978 : Campagne nationale d'actions des objecteurs.
  • 20 juin 1978 : Trente-cinq antimilitaristes jugés à Lyon pour des motifs divers.
  • 1er octobre 1978 : Fête de l'insoumission.
  • Octobre 1978 : Plusieurs procès de réfractaires.
  • 5 décembre 1978 : Procès de Patrice Bouveret.
  • Avril 1979 : Le Garm appelle à un meeting pour le Larzac à la Bourse de travail de Lyon et à d'autres débats sur la solidarité avec le Tiers-Monde et l'apartheid en Afrique du Sud[92].
  • 12 et 13 mai 1979 : Distribution de tracts lors des Portes ouvertes de la caserne de Sathonay. Interpellations brutales[93].
  • Juin 1979 : Plainte du ministère de la Défense contre le Garm et le Collectif libertaire pour une affiche[94].
  • 27 septembre 1979 : Procès de douze renvoyeurs de livrets militaires suivi d'un meeting et d'une fête.
  • 1979 : Campagne nationale de soutien aux objecteurs, dont l’occupation de l’ambassade de Belgique à Paris, les 8 et 9 novembre 1979, pour y demander symboliquement l’asile politique[95],[96],[97].
  • Mars 1980 : Mois antimilitariste à la librairie libertaire lyonnaise La Gryffe organisé par celle-ci, le Groupe insoumission et le Garm.
  • 6 mars 1980 : Condamnation en appel à deux ans de privation des droits civiques de Gérard Legrand, renvoyeur de livret militaire[98].
  • 26 mars 1980 : Conférence de presse pour revendiquer le recel d'insoumis.
  • 10 mai 1980 : Manifestation contre la militarisation.
  • Mai 1980 : Assises de l'écologie.
  • Été 1980 : Camping antimilitariste.
  • Septembre et octobre 1980 : Assemblée générales d'objecteurs.
  • 27 octobre 1980 : Occupation du Conseil d’État. Procès le 12 novembre.
  • 3 novembre 1980 : Manifestation à l'occasion d'un débat avec Joël Le Theule, ministre de la Défense[99].
  • 20 décembre 1980 : Place de la République, à Lyon, des pères Noël et quelques autres personnes du Garm distribuent des « papillotes antimilitaristes »[100].
  • Début 1981 : Procès d'objecteurs dont Bernard Diederichs, Fabien Chavant et Jean-Michel Lacroûte.
  • 10 mai 1981 : Élection de François Mitterrand.
  • 9 juin 1981 : Manifestation lors d'un meeting de Charles Hernu.
  • 17 au 23 août 1981 : Rencontres internationales pour la paix sur le plateau du Larzac.
  • 23 août 1981 : Fête de la victoire des paysans, l'extension du camp militaire du Larzac est abandonnée.
  • 11 novembre 1981 : 600 personnes participent à Villeurbanne à une rencontre antimilitariste organisée par le Garm, le Groupe des renvoyeurs et le Groupe objection collective.
  • 8 décembre 1981 : Le CLAIROM (Collectif lyonnais antimilitariste d’insoumis, de renvoyeurs et d’objecteurs mélomanes) chahute un concert des musiciens de la 5ème région militaire.
  • 23 septembre 1982 : Protocole Hernu / Savary.
  • 30 et 31 octobre 1982 : Le Garm organise à Lyon l'assemblée générale d’une coordination nationale antimilitariste.
  • 1983 : Campagne contre les Euromissiles.
  • 26 mars 1983 : Manifestation organisée par une dizaine de mouvements pour dénoncer l’omniprésence de l’armée dans l’espace public, spécifiquement à la Foire de Lyon.
  • 29 et 30 octobre 1983 : Marches contre le surgénérateur Superphénix.
  • 12 novembre 1983 : Samedi Contre la guerre (débats, films, conférence), à Villeurbanne.
  • Printemps 1984 : Création du Centre de documentation et de recherche sur la paix et les conflits, renommé plus tard Observatoire des armements.
  • 26 et 27 mai 1984 : Assises européennes contre la surgénération à Lyon.
  • 4 et 5 août 1984 : Rassemblement antinucléaire à Creys-Malville.

Thèmes traités par le GarmModifier

  • la paix, la non-violence, le désarmement
  • la politique de défense
    • la militarisation de la société
      • l'ordonnance de janvier 1959
      • les accords entre l'armée et l'éducation nationale
      • le complexe militaire scientifique et industriel
        • les ventes d'armes
    • l'armée
      • le danger des armes, les désastres de la guerre
      • la force de frappe nucléaire
        • le Mont-Verdun
        • les Euromissiles et les SS 20
      • l'armée de métier
        • la médecine militaire
      • le service militaire
      • la justice militaire
        • les tribunaux permanents des forces armées
        • les bagnes militaires
      • les terrains militaires
      • l'armée suppôt des dictatures et du capitalisme
        • les interventions impérialistes et néocolonialistes extérieures
        • les bris de grève
        • l'armée de maintien de l'ordre
      • les accidents et suicides à l'armée
    • le service national
      • les futurs conscrits
      • les mouvements des lycéens contre la loi Debré
      • le service militaire
        • l'Appel des Cent
        • les comités de soldats
      • l'insoumission
      • la désertion
      • le renvoi de livrets militaires
      • l'objection de conscience
    • l'objection à l'impôt
  • la solidarité internationale
    • la dictature et le colonialisme portugais, les déserteurs
    • les objecteurs espagnols, la répression franquiste, l’accord de coopération militaire franco-espagnol
    • la guerre au Viêt-Nam
    • le coup d'état au Chili
    • l’apartheid en Afrique du Sud
  • les libertés de la presse et d'expression
  • la lutte contre l'autoritarisme
  • le nucléaire civil

Personnalités liées au groupeModifier

MilitantsModifier

AvocatsModifier

BibliographieModifier

  : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Maurice Balmet, Patrice Bouveret, Guy Dechesne, Jean-Michel Lacroûte, François Ménétrier et Mimmo Pucciarelli, Résister à la militarisation : Le Groupe d'action et de résistance à la militarisation, Lyon 1967-1984, Lyon, Atelier de création libertaire, , 324 p. (ISBN 9782351041215) 
  • Michel Auvray, Objecteurs, insoumis, déserteurs : histoire des réfractaires en France, Stock, Paris, 1983
  • Jean-Pierre Lanvin, A dieu vat, Lyon, CDRPC, , 392 p. (ISBN 2913374077)

Notes et référencesModifier

NotesModifier

RéférencesModifier

  1. Olivier Brachet, Christian Pons, Michel Tachon, La France militarisée, Paris, Éditions du Cerf, , 95 p. (ISBN 978-8431201913)
  2. a et b Jean-Pierre Lanvin, À Dieu vat, Lyon, CDRPC, (ISBN 978-2913374072), p. 95
  3. a et b Michel, Auvray., Objecteurs, insoumis, déserteurs : histoire des réfractaires en France, Paris, Stock 2, (ISBN 9782234016521, OCLC 10810295, lire en ligne), p. 269
  4. « Des militants contre l'armement atomique envahissent le P.C. des forces stratégiques », Le Monde,‎
  5. « Huit personnes renvoient leur livret militaire au ministre des armées », Le Monde,‎
  6. Maurice Balmet, Patrice Bouveret, Guy Dechesne, Jean-Michel Lacroûte, François Ménétrier et Mimmo Pucciarelli, Résister à la militarisation : Le Groupe d'action et de résistance à la militarisation, Lyon 1967-1984, Lyon, Atelier de création libertaire, , 324 p. (ISBN 9782351041215), p. 25
  7. Pedro Oliver Olmo, Portrait d'un insoumis : Pepe Beunza : l'odyssée carcérale du premier objecteur de conscience espagnol, Lyon, Les Éd. du MAN, , 80 p. (ISBN 9782953548136 et 2953548130, OCLC 762684440, lire en ligne)
  8. Maurice Balmet, Patrice Bouveret, Guy Dechesne, Jean-Michel Lacroûte, François Ménétrier et Mimmo Pucciarelli, Résister à la militarisation : Le Groupe d'action et de résistance à la militarisation, Lyon 1967-1984, Lyon, Atelier de création libertaire, , 324 p. (ISBN 9782351041215), p. 45 à 51
  9. « Les enchaînés du Trans Europe Express », Le Monde,‎
  10. « 400 F d'amende à six objecteurs de conscience », Le Monde,‎
  11. René Backmann, « Biribi en Savoie », Le Nouvel Observateur,‎
  12. Jérôme Gauthier, « Fort Aiton », Le Canard enchaîné,‎
  13. « Délinquants civils et délinquants militaires », La Vie lyonnaise,‎
  14. a et b André Ruff, Gérard Simonnet et Michel Tachon, Les bagnes de l'armée française (Fort Aiton, c.i.l.a., etc.), Paris, François Maspero, , 96 p.
  15. « Un groupe de non-violents prendra le relais des deux grévistes de la faim d'Orléans », Le Monde,‎
  16. a et b Jean-Pierre Lanvin, A dieu vat, Lyon, CDRPC, , 392 p. (ISBN 2913374077), p. 110
  17. Maurice Balmet, Patrice Bouveret, Guy Dechesne, Jean-Michel Lacroûte, François Ménétrier et Mimmo Pucciarelli, Résister à la militarisation : Le Groupe d'action et de résistance à la militarisation, Lyon 1967-1984, Lyon, Atelier de création libertaire, , 324 p. (ISBN 9782351041215), p. 194 à 195
  18. Jean-Pierre Lanvin, A dieu vat, Lyon, CDRPC, , 392 p. (ISBN 2913374077), p. 102 à 109
  19. a et b « Des pacifistes manifestent au futur P.C. atomique du Mont-Verdun », Le Progrès,‎
  20. « Des militants contre l'armement atomique envahissent le P.C. des forces stratégiques », Le Monde,‎
  21. Paul Gravillon, « Les beaux dimanches du Mont-Verdun », La Vie lyonnaise,‎
  22. Jean-Marc Théolleyre, « Le tribunal de Lyon ne retient pas le délit de déprédation de monuments publics contre six militants pacifistes », Le Monde,‎
  23. Maurice Balmet, Patrice Bouveret, Guy Dechesne, Jean-Michel Lacroûte, François Ménétrier et Mimmo Pucciarelli, Résister à la militarisation : Le Groupe d'action et de résistance à la militarisation, Lyon 1967-1984, Lyon, Atelier de création libertaire, , 324 p. (ISBN 9782351041215), p. 63
  24. Paul Gravillon, « Quand trois Indiens viennent fumer le calumet de la paix sur le Mont Verdun », Le Progrès,‎
  25. Maurice Balmet, Patrice Bouveret, Guy Dechesne, Jean-Michel Lacroûte, François Ménétrier et Mimmo Pucciarelli, Résister à la militarisation : Le Groupe d'action et de résistance à la militarisation, Lyon 1967-1984, Lyon, Atelier de création libertaire, , 324 p. (ISBN 9782351041215), p. 156 à 158
  26. Dans une courrier adressé aux deux objecteurs et cité in François Janin et Jean-Michel Fayard, « Ne rien voir, ne rien entendre, ne rien dire... », La lettre des objecteus, no 9,‎ , p. 9
  27. François Janin et Jean-Michel Fayard, « Ne rien voir, ne rien entendre, ne rien dire... », La lettre des objecteus, no 9,‎ , p. 9
  28. J.-M. Théolleyre, « Deux objecteurs de conscience sont arrêtés à Lyon et inculpés pour insoumission », Le Monde,‎
  29. a et b « Douze livrets militaires brûlés, hier devant l'église Saint-Bonaventure », Dernière Heure lyonnaise,‎
  30. « Manifestation du Garm », L'Essor,‎
  31. a et b Jean-Marc Théolleyre, « François Janin et Jean-Michel Fayard sont condamnés à quatre mois de prison pour insoumission », Le Monde,‎
  32. François Janin, « Les autorités militaires s'obstinent à ignorer nos convictions », Le Monde,‎ , p. 10
  33. Maurice Balmet, Patrice Bouveret, Guy Dechesne, Jean-Michel Lacroûte, François Ménétrier et Mimmo Pucciarelli, Résister à la militarisation : Le Groupe d'action et de résistance à la militarisation, Lyon 1967-1984, Lyon, Atelier de création libertaire, , 324 p. (ISBN 9782351041215), p. 99 à 100
  34. Archives de l'Observatoire des armements
  35. Maurice Balmet, Patrice Bouveret, Guy Dechesne, Jean-Michel Lacroûte, François Ménétrier et Mimmo Pucciarelli, Résister à la militarisation : Le Groupe d'action et de résistance à la militarisation, Lyon 1967-1984, Lyon, Atelier de création libertaire, , 324 p. (ISBN 9782351041215), p. 229
  36. Maurice Balmet, Patrice Bouveret, Guy Dechesne, Jean-Michel Lacroûte, François Ménétrier et Mimmo Pucciarelli, Résister à la militarisation : Le Groupe d'action et de résistance à la militarisation, Lyon 1967-1984, Lyon, Atelier de création libertaire, , 324 p. (ISBN 9782351041215), p. 113 à 116
  37. Robert Pelletier et Serge Ravet, Le mouvement des soldats. Les comités de soldats et l’antimilitarisme révolutionnaire, Paris, François Maspero,
  38. Bernard Docre et Patrick Mars (préf. Antoine Sanguinetti), Dossier M… comme Militaire, Paris, Alain Moreau, coll. « Confrontations », , 360 p., chap. 4 (« Les casernes dans la tourmente »)
  39. J.I., « La presse éphémère des comités de soldats », Le Monde,‎
  40. Maurice Balmet, Patrice Bouveret, Guy Dechesne, Jean-Michel Lacroûte, François Ménétrier et Mimmo Pucciarelli, Résister à la militarisation : Le Groupe d'action et de résistance à la militarisation, Lyon 1967-1984, Lyon, Atelier de création libertaire, , 324 p. (ISBN 9782351041215), p. 201 à 202
  41. Jean-Marc Théolleyre, « Un imprimeur de tracts antimilitaristes va être jugé comme complice de ceux qui les ont diffusés », Le Monde,‎
  42. Jean-Marc Théolleyre, « L'imprimeur, outil de la pensée " ou délinquant de droit commun ? », Le Monde,‎
  43. Jean-Marc Théolleyre, « Un imprimeur est jugé coupable de provocation à l'insoumission », Le Monde,‎
  44. J.-M. Th., « La cour d'appel de Lyon annule la condamnation d'un imprimeur de tracts antimilitaristes », Le Monde,‎
  45. Jean-Marc Théolleyre, « Une loi pour un drapeau », Le Monde,‎
  46. Maurice Balmet, Patrice Bouveret, Guy Dechesne, Jean-Michel Lacroûte, François Ménétrier et Mimmo Pucciarelli, Résister à la militarisation : Le Groupe d'action et de résistance à la militarisation, Lyon 1967-1984, Lyon, Atelier de création libertaire, , 324 p. (ISBN 9782351041215), p. 173 à 178
  47. Maurice Balmet, Patrice Bouveret, Guy Dechesne, Jean-Michel Lacroûte, François Ménétrier et Mimmo Pucciarelli, Résister à la militarisation : Le Groupe d'action et de résistance à la militarisation, Lyon 1967-1984, Lyon, Atelier de création libertaire, , 324 p. (ISBN 9782351041215), p. 168 à 170
  48. Circulaire du 29 novembre 1972, archives de l'Observatoire des armements
  49. a et b Mireille Debard et Jean-Luc Hennig (préf. Michel Foucault, ill. Cabu), Les juges kaki, Paris, Alain Moreau, 4e trimestre 1977, 297 p.
  50. Michel Foucault, « Les Juges kaki », Le Monde,‎
  51. Maurice Balmet, Patrice Bouveret, Guy Dechesne, Jean-Michel Lacroûte, François Ménétrier et Mimmo Pucciarelli, Résister à la militarisation : Le Groupe d'action et de résistance à la militarisation, Lyon 1967-1984, Lyon, Atelier de création libertaire, , 324 p. (ISBN 9782351041215), p. 233
  52. B.E., « Procès et arrestations d'objecteurs " insoumis " », Le Monde,‎
  53. Pierre Groulade, « Bientôt deux mille objecteurs insoumis », Le Monde,‎
  54. Maurice Balmet, Patrice Bouveret, Guy Dechesne, Jean-Michel Lacroûte, François Ménétrier et Mimmo Pucciarelli, Résister à la militarisation : Le Groupe d'action et de résistance à la militarisation, Lyon 1967-1984, Lyon, Atelier de création libertaire, , 324 p. (ISBN 9782351041215), p. 223
  55. « Insoumission… L’un persiste, l’autre pas », Le Progrès,‎
  56. Le Progrès, 3 avril 1981
  57. « Manifestation antimilitariste hier place Bellecour », Le Progrès,‎
  58. Pierre, « Mieux vaut foutre la merde que foutre la guerre ! », IRL, no 34,‎ , p. 15 à 17
  59. Barthélémy, « Histoire d'assises », IRL,‎ , p. 3 à 4
  60. Michel, Auvray., Objecteurs, insoumis, déserteurs : histoire des réfractaires en France, Paris, Stock 2, (ISBN 9782234016521, OCLC 10810295, lire en ligne), p. 394
  61. Maurice Balmet, Patrice Bouveret, Guy Dechesne, Jean-Michel Lacroûte, François Ménétrier et Mimmo Pucciarelli, Résister à la militarisation : Le Groupe d'action et de résistance à la militarisation, Lyon 1967-1984, Lyon, Atelier de création libertaire, , 324 p. (ISBN 9782351041215), p. 259
  62. Nicolas Beau, « Les objecteurs de conscience réclament l'arrêt de toutes les poursuites », Le Monde,‎
  63. Maurice Balmet, Patrice Bouveret, Guy Dechesne, Jean-Michel Lacroûte, François Ménétrier et Mimmo Pucciarelli, Résister à la militarisation : Le Groupe d'action et de résistance à la militarisation, Lyon 1967-1984, Lyon, Atelier de création libertaire, , 324 p. (ISBN 9782351041215), p. 267 à 268
  64. a et b Collectif d’enquête, Aujourd’hui Malville, demain la France !, Claix, La Pensée sauvage, , 250 p.
  65. Maurice Balmet, Patrice Bouveret, Guy Dechesne, Jean-Michel Lacroûte, François Ménétrier et Mimmo Pucciarelli, Résister à la militarisation : Le Groupe d'action et de résistance à la militarisation, Lyon 1967-1984, Lyon, Atelier de création libertaire, , 324 p. (ISBN 9782351041215), p. 284 à 287
  66. Hélène Crie-Wiesner, « Jean-Luc Thierry, responsable français de la campagne de Greenpeace contre les essais nucléaires, est interdit à Mururoa . Il continue à conjuguer non-violence et militantisme vert. Le baroudeur arc-en-ciel », Libération,‎ (lire en ligne)
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  81. « Qui est-ce qui m'a foutu une loi pareille ? », Guignol,‎
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  85. Paul Gravillon, « Quand trois Indiens viennent fumer le calumet de la paix sur le Mont Verdun », Le Progrès,‎
  86. J.-M. Th., « La menace intérieure est un sujet délicat que le ministère de l'intérieur se réserve déclare le général Beauvallet », Le Monde,‎
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  88. « Perquisition au siège du Garm. Il s'agissait d'une fausse piste », Le Monde,‎
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  100. G.A.R.M. info n° 4, non daté, peut-être janvier 1981
  101. Mireille Debard et Jean-Luc Hennig, Les juges Kaki, Paris, ALain Moreau, , 297 p.
  102. Jean Kergrist, Libérez Raton ! En mai 68 à Lyon, Gourin, Éditions des Montagnes noires, , 160 p. (ISBN 9791097073282)

AnnexesModifier