Houtland

région transfrontalière - France , Belgique

Houtland
Pays France, Belgique
Régions Hauts-de-France, Région flamande
Département Nord
Province Flandre-Occidentale
Villes principales Hazebrouck, Bailleul
Coordonnées 50° 48′ 00″ nord, 2° 29′ 24″ est
Relief plaine, "monts" (buttes-témoins)
Régions naturelles
voisines
Blootland,
Plaine de la Lys,
Audomarois
Régions et espaces connexes Flandre française, Westhoek

Image illustrative de l’article Houtland
Localisation

Le Houtland (du néerlandais hout- (bois) et -land (pays), littéralement « le pays du bois ») est une région naturelle transfrontalière de France et de Belgique. Elle fait partie de la région transfrontalière du Westhoek et de la Flandre française ainsi que de la Flandre-Occidentale belge.

Le Mont des Récollets (Wouwenberg en néerlandais), à droite : Cassel

GéographieModifier

Le Houtland est une région légèrement vallonnée avec des collines (les Monts des Flandres) qui, malgré leur altitude absolue modeste, constituent des repères topographiques majeurs (dans le contexte de la plaine de Flandre) et symbolisent ce pays.

Communes du HoutlandModifier

 
Communes du Houtland français

Les communes françaises du Houtland sont les suivantes : Arnèke, Bailleul, Bavinchove, Blaringhem, Boeschepe, Bollezeele, Buysscheure, Cassel, Eecke, Esquelbecq, Godewaersvelde, Hardifort, Hazebrouck, Houtkerque, Ledringhem, Morbecque, Noordpeene, Ochtezeele, Oudezeele, Oxelaëre, Renescure, Rubrouck, Saint-Sylvestre-Cappel, Sainte-Marie-Cappel, Steenbecque, Steenvoorde, Terdeghem, Thiennes, Volckerinckhove, Watten, Wemaers-Cappel, Winnezeele, Wormhout, Zermezeele, Zuytpeene...

ÉconomieModifier

La région est très rurale et traditionnellement bocagère (bien que de nombreuses haies aient disparu). Elle se caractérise par une agriculture intensive :

GéologieModifier

Un transect géologique au niveau de la région du houtland en Flandre montre un socle de schistes datant du Silurien vers 300–400 m de profondeur. Entre 300 et 200 m de profondeur se trouvent des strates datant du Crétacé supérieur. Celle la plus profonde est formée de craie marneuse datant du Cénomanien. Au-dessus, se trouve une couche de marnes crayeuses du Turonien inférieur et moyen. Vers 200 m de profondeur, se trouvent des couches de craies blanche et grise du Séno-turonien. Entre 200 et 100 m de profondeur se trouvent des strates du Tertiaire: argile de Louvil et tuffeau du Landénien supérieur. Au-dessus se trouvent des sables et grès d'Ostricourt (Landénien supérieur). Enfin, au-dessus, se trouve une couche épaisse d'argile des Flandres datant de l'Yprésien (Éocène), géologiquement comparable à l'argile de Londres. En couverture superficielle, il y a une couche de limons, de moins de 10 m d'épaisseur. Il n'y a pas de failles géologiques dans cette zone[1]. La présence des buttes témoins des monts des Flandres montre que le relief a été fortement érodé, enlevant une couche estimée à plus de 100 m, formée en partie de sables du Miocène.

Monts de FlandreModifier

Les collines ou Monts des Flandres forment une série de reliefs développés d'ouest en est et se prolongent en Belgique (Flandre-Occidentale) où la région est nommée le Heuvelland (Pays des collines). Ces collines, développées dans l'argile yprésienne (ou argile des Flandres) sont couronnées de grès ferrugineux (étage Diestien), témoins d'une ancienne surface de la fin du Cénozoïque. En Flandre, on parle d'un getuigenheuvel (butte-témoin).

Les Monts de Flandre les plus importants sont, d'ouest en est :

Parc départemental Marguerite Yourcenar

  • Mont Noir (150 mètres, à la frontière franco-belge)

Au sud de cette série, près de Bailleul, il y a encore une série des collines moins hautes :

  • Mont de Lille (43 mètres) ;
  • Ravensberg ('mont des corbeaux', 70 mètres).

PaysageModifier

Ce paysage autrefois embocagé est repris comme unité paysagère de l'Atlas régional du paysage du Nord-Pas-de-Calais[2].

Réserve naturelle régionaleModifier

ForêtModifier

Il y a trois grandes forêts dans le Houtland, la Forêt de Nieppe (au sud de Hazebrouck), la Forêt de Rihoult-Clairmarais (à la limite avec l'Audomarois) et la forêt de la Montagne de Watten.

Cours d'eauModifier

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • C.Foutrein, Propriétés boisées du Houtland sous l'ancien régime. Ed : Revue "Hommes et terres du Nord", 1986/2-3, p 157-160

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier