Wormhout

commune française du département du Nord

Wormhout
Wormhout
Place et église de Wormhout.
Blason de Wormhout
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Nord
Arrondissement Dunkerque
Intercommunalité Communauté de communes des Hauts de Flandre
Maire
Mandat
Frédéric Devos
2020-2026
Code postal 59470
Code commune 59663
Démographie
Gentilé Wormhoutois - wormhoutnaer (vl)
Population
municipale
5 665 hab. (2018 en augmentation de 3,58 % par rapport à 2013)
Densité 207 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 53′ 00″ nord, 2° 28′ 07″ est
Altitude Min. 5 m
Max. 33 m
Superficie 27,41 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Wormhout
(ville isolée)
Aire d'attraction Dunkerque
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Wormhout
(bureau centralisateur)
Législatives Quatorzième circonscription
Localisation
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Wormhout
Liens
Site web http://www.wormhout.fr/

Wormhout est une commune française située dans le département du Nord, en région Hauts-de-France.

GéographieModifier

 
Wormhout dans son canton et son arrondissement

SituationModifier

Wormhout est située dans le Houtland et est traversée par deux cours d'eau, la Peene Becque et l'Yser, à 21,6 km de Bray-Dunes, 24,5 km de Bailleul, 24,6 km de Gravelines et 32 km d'Estaires. Le nom de la Peene se retrouve en Saxe allemande, cf. Peenemünde (embouchure de la Peene).

EnvironnementModifier

Jusqu'avant la Première Guerre mondiale, les environs de Wormhout et de l'Yser étaient embocagés et abritaient une faune et flore probablement bien plus riche qu'aujourd'hui.

François Joseph Grille d'Angers[1], dans sa description du département en 1925, décrit les abords de l'Yser à Wormhout, comme « vraiment enchanteurs et, quand on passe en ce pays dans l'arrière saison, on est surpris d'y voir encore la terre parée de ses fleurs les plus belles. Les plantes s'endurcissent avec le climat, et elles résistent plus long-temps dans le Nord à une température alternativement humide et froide, qu'elles ne le feraient dans le Midi. En approchant de Wormhout, notamment du côté de Cassel, on respire un air embaumé qui sort des jardins, des vergers, des parterres et des bocages. De ce village à Bergues, et dans tous ces cantons, on trouve des haies formées d'épines (Aubépine, Prunellier) entrelacées, vives, mais étroites, et qui ne prennent que très-peu de terrain. On n'a que rarement des murs pour entourer les héritages, les haies suffisent dans les plus riches domaines, et cette espèce de clôture, plus riante que l'autre, ajoute encore à l'agrément du pays. Les maisons portent sur leur toit la date de leur construction ; les barrières, les arbres mêmes, ont souvent un chiffre qui indique l'année de leur plantation, tant on aime, dans ces contrées, à se rendre compte de tout et à tenir en règle ses moindres affaires ! »

Les bocage a fortement reculé entre les deux guerres puis après la Seconde Guerre mondiale avec les remembrements et la progression des cultures sur les herbages.

L'Yser fait l'objet d'un contrat de rivière. Elle est un des éléments de la trame verte régionale et doit, dans le cadre du SDAGE, avant 2015 respecter des objectifs de qualité (« bon état écologique des eaux et du bassin versant »), selon la Directive cadre sur l'eau.

Une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) appelée "Prairies humides de Wormhout" est située au pont de Wylder.

Communes limitrophesModifier

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Wormhout est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4]. Elle appartient à l'unité urbaine de Wormhout, une unité urbaine monocommunale[5] de 5 632 habitants en 2017, constituant une ville isolée[6],[7].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Dunkerque, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 66 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[8],[9].

ToponymieModifier

Woromhold fin du VIIe siècle.

Le nom de lieu serait l'association de l'anthroponyme germanique Worm- avec le mot flamand hout « bois » qui rappelle qu'autrefois la Flandre (française) était boisée.

Maurits Gysseling propose le germanique wurmi- signifiant « ver » et « serpent » et hulta- signifiant « bois »[10], devenu holt puis hout en flamand. Ce serait donc le « bois des serpents » ou le « bois des vers ». Une vieille légende citée par Louis De Baecker parle d'un sorcier qui aurait débarrassé la région des serpents.

Noms de lieux-ditsModifier

L'Ancre, Leeste Straee, La Belle Vue, La Creulle, Le Rietveld, Le Bracard, Le Coucou, Le Siècle.

Le lieu-dit Hooghe Huis est la zone de confluence de la Peene becque et de l'Yser.

HistoireModifier

Avant 1789Modifier

Une toute première installation humaine à Wormhout existait au Ve siècle : lors de leur invasion de la Gaule en 451, Attila et les Huns dévastent Bergues, alors appelée Groenbergh et plusieurs villes et villages de la région, Arras, Thérouanne, Tournai, etc., ainsi que Wormhout, Esquelbecq, avant de se diriger vers Amiens et Paris[11].

Moyen ÂgeModifier

La première mention connue de Wormhout date de la fin du VIIe siècle dans le cartulaire de l'abbaye de Sithiu, actuellement Saint-Omer. Elle indique la donation faite par un homme de bien nommé Heremarus. Celui ci obtient de saint Bertin que saint Winoc et ses compagnons Quadanoc, Ingenoc et Madoc[12], alors présents à Bergues, viennent édifier un monastère et un hospice pour les pauvres, malades, pèlerins sur des terrains lui appartenant. Il s'agit d'un domaine nommé Woromhold sur lequel Winoc édifie un monastère vers 695 sur les bords de la Peene Becque[13].

Winoc crée des bâtiments sur le modèle de ceux de l'abbaye de Saint-Bertin de Saint-Omer. Il y meurt le . Enterré dans l'église du monastère, son tombeau attire des dévotions, voire des miracles[14].

Le monastère dura environ deux cents ans, il suivait la règle de saint Benoît. À l'approche des Vikings, vers 846, le corps de saint Winoc fut transporté à l'abbaye de saint-Bertin. Saint Folquin, évêque de Thérouanne l'enterra avec les autres précieuses reliques de l'abbaye pour les cacher[14].

Le monastère, déjà ravagé par les Normands lors des précédentes invasions fut totalement détruit par les Vikings en 881[14] et rebâti à Bergues-Saint-Winoc.

Les moines survivants allèrent à Bergues tandis que le comte de Flandre Baudouin II fit réédifier une église sur l'emplacement de l'ancienne sépulture de Winoc aux alentours de 900[15].

Wormhout dépendait de la châtellenie de Bergues.

Le comté de Wormhout est créé en 1067. L'un des moulins de Wormhout est mentionné dans une charte de 1183 accordée par Philippe d'Alsace en faveur de l'abbaye Saint-Winoc de Bergues. En 1196, le pape Célestin III, à la demande de Philippe, abbé de Bergues confirme au monastère plusieurs privilèges dont la possession de l'autel de Wormhout[16]. Et en 1201, Robert et Guy, chanoines de Reims, (Wormhout était dans le diocèse de Thérouanne, lui-même soumis à l'autorité de l'archevêque de Reims), confirment à l'abbaye de Bergues la possession de la menue dîme (dîme en principe réservée au curé de la paroisse) de Wormhout, à laquelle le curé de la paroisse Walter avait renoncé[17]. Entre 1208 et 1218, un litige (lié à l'affaire de la menue dïme?) s'élève entre l'abbaye et le nouveau curé Chrétien à propos d'une terre située à Wormhout et revendiquée par les deux ː on désigne des arbitres (des ecclésiastiques de Furnes et le curé de Ramscapelle) pour trancher le conflit[18]

En 1512, Jacques de Wilgiers, prévôt (prêtre) de Wormhout devient abbé de saint-Winoc.

En 1566,l'église est saccagée par les Gueux. Elle est reconstruite en 1578 et restaurée en 1629 par Charles d'Argenteau, 56e abbé de saint-Winoc[19].

En 1663, le roi d'Espagne, souverain des Pays-Bas, Philippe IV, accorde à la paroisse le droit de tenir deux foires franches (non soumises à certaines taxes et de ce fait très favorables aux échanges)[19].

Par la paix d'Aix la Chapelle en 1668, Wormhout devient définitivement française[19].

En 1730, Jean Baptiste van Wormhoudt, procureur (rôle judiciaire) à Bourbourg, époux de Constance Germain, achète un fief dit Wailly, dans la châtellenie de Bourbourg. En 1738, le châtelain de Bourbourg, Eugène Éléonore de Béthisy, le nomme bailli du fief Wythof, bien central de la châtellenie. En 1767, le fief de Wailly passe à son fils également dénommé Jean Baptiste, ancien échevin (membre de l'administration municipale) et greffier aux partages (rôle judiciaire) de Bourbourg. Le même, en 1777, est cité comme renouvelant son serment de foi et loyauté à l'occasion de l'avènement de son nouveau seigneur, le propriétaire foncier de la seigneurie principale de la châtellenie, propriétaire qui n'est autre que le roi de France Louis XVI[20].

Ce Jean Baptiste est également détenteur d'un autre bien dans la même châtellenie en 1766, date à laquelle il est échevin (membre de l'administration municipale) puis vicomte (poste avec fonctions juridiques) de Bourbourg. Ce second bien passera à son fils Thomas Jean Louis van Wormhoudt, conseiller pensionnaire (conseiller juridique) de Dunkerque[21].

Le 20 novembre 1855, on découvre à Wormhout un petit pot en terre contenant 350 pièces d'argent. Cette trouvaille est faite, à proximité de l'emplacement de l'ancienne abbaye, dans une pièce à labour, touchant au chemin de Steenvoorde. La plupart des pièces sont des gros (gros) de Flandre frappés sous le comte de Flandre Louis de Male au XIVe siècle mais également des pièces qui paraissaient être des esterlins du roi d'Angleterre Édouard III qui prit Calais en 1347 (Siège de Calais (1346-1347). À cette époque, les monnaies anglaises étaient en vogue en Flandre et les monnaies flamandes les imitaient souvent[22].

Après 1789Modifier

En août septembre 1793, Wormhoudt connut le passage et l'affrontement de troupes françaises et alliées coalisées contre la France dans le cadre de la bataille de Hondschoote qui permit de lever le siège de Dunkerque fait par les Anglais[23]. Les combats des 6 et 7 septembre 1793 semblent avoir provoqué de gros dégâts dans la commune[24].

Wormhout est la patrie de naissance de Jacques-Joseph Schelle, évêque constitutionnel du Nord en 1800-1801.

En 1806, Wormhout compte onze moulins.

En 1812 Laurent-Ch. De Breyne, natif de Wormhout, conduisit son régiment à Moscou.

Le dimanche 29 août 1858, la commune organise une journée de fête de bienfaisance, avec notamment un concert de musique, dans l'objectif de réunir des fonds pour fonder un hospice et une salle d'asile[25].

Pendant la première guerre mondiale, Wormhout fait partie en 1917 d'un commandement d'étapes basé à Quaëdypre, c'est-à-dire un élément de l'armée organisant le stationnement de troupes, comprenant souvent des chevaux, pendant un temps plus ou moins long, sur les communes dépendant du commandement, en arrière du front. Wormhout a donc accueilli des troupes de passage[26]. La commune a également fait partie du commandement d'étapes installé à Rexpoëde ou encore en 1917-1918 de celui ayant son siège à Bergues[26].

La ville est occupée en 1940 par les Allemands lors de la Seconde Guerre mondiale et libérée en 1944.

Les Waffen-SS de la Leibstandarte mené par Sepp Dietrich, qui participent à l'invasion des Pays-Bas, de la Belgique et de la France en mai-juin 1940, passent par Wormhout. Le 28 mai 1940, a lieu l'évènement connu depuis comme le massacre de Wormhout[27].

La reddition de la poche de Dunkerque a été signée à Wormhout par le vice-amiral Frisius, 3 jours après la reddition de l'Allemagne en 1945.

Fêtes de WormhoutModifier

La fête du village a toujours eu une certaine importance, le programme pour 1888 en témoigne :

  • Dimanche 1er juillet 1888 : grand festival d'harmonies et de fanfares avec primes remises aux sociétés/ Tir à la cible chinoise (sur ombres chinoises?) par les compagnies de sapeurs pompiers avec prix / Tir à la perche organisé par la société de Saint Sébastien avec le concours de la municipalité.
  • Lundi 2 juillet : jeux populaires/ Concours de chant sur l'estrade/ Tir à la carabine Flobert (sur grille horizontale).
  • Mardi 3 juillet : concert donné par la fanfare communale/ Le soir feu d'artifice et retraite aux flambeaux.
  • Dimanche 8 juillet (raccroc de la ducasse) : séance donné par la société de gymnastique de Dunkerque/ Concert par la fanfare municipale[28]

HéraldiqueModifier

Les armes de Wormhout se blasonnent ainsi : « D'or au lion de sable armé et lampassé de gueules »[29]
Ancien Blason : « D'argent au lion de sable. »

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

 
L'hôtel de ville.
 
Tombe de Robert Deldicque (1923-2010), maire de Worhmout de 1977 à 1995, conseiller général de 1979 à 1985, membre de la résistance Voix du Nord, officier des palmes académiques
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1899 1919 Albert Dehaene    
1919 1929 Louis Blanckaert    
1929 1933 Joseph Ammeux   Médecin
1933 1944 Émile Dehaene    
1944 1945 Germain Cockenpot    
1945 1945 Louis Blanckaert    
1945 1957 Robert Dehaene    
1957 mars 1977 André Dehaene    
juin 1995 Robert Deldicque PS Directeur
Conseiller général du canton de Wormhout (1979 → 1985)
mars 2014 René Kerckhove PS Président de la CC de l'Yser (? → 2014)
Président de la CC des Hauts de Flandre (2014)
En cours Frédéric Devos DVD[30] Fonctionnaire de catégorie B

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

Évolution démographiqueModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[31]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[32].

En 2018, la commune comptait 5 665 habitants[Note 3], en augmentation de 3,58 % par rapport à 2013 (Nord : +0,41 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 0783 3453 5353 7754 0203 8953 8283 9913 869
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 7693 8113 7033 7013 7593 6493 7063 5753 498
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 4203 4493 2583 1132 8922 8452 8392 8792 720
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
2 8263 0044 3325 1335 0574 9845 1915 2235 254
2013 2018 - - - - - - -
5 4695 665-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[33] puis Insee à partir de 2006[34].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âgesModifier

Pyramide des âges à Wormhout en 2007 en pourcentage[35].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,3 
90 ans ou +
1,2 
5,5 
75 à 89 ans
7,6 
14,1 
60 à 74 ans
14,9 
20,2 
45 à 59 ans
20,2 
21,4 
30 à 44 ans
19,6 
16,8 
15 à 29 ans
17,8 
21,7 
0 à 14 ans
18,6 
Pyramide des âges du département du Nord en 2007 en pourcentage[36].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
4,6 
75 à 89 ans
8,2 
10,4 
60 à 74 ans
11,9 
19,8 
45 à 59 ans
19,5 
21,0 
30 à 44 ans
19,9 
22,5 
15 à 29 ans
20,9 
21,5 
0 à 14 ans
18,9 

Culture et patrimoineModifier

Deux chemins de randonnée pédestre permettent de découvrir la ville et son environnement :

  • Le circuit « La plaine au bois » de 6,7 km qui emmène jusqu'à la commune voisine d'Esquelbecq[37].
  • Le « Circuit du moulin de la briarde » de 14 km[38].

Lieux et monumentsModifier

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La commune compte trois monuments historiques :

  • Moulin de Riele ou moulin Deschodt, construit en 1756, racheté en 1921 par Abel Deschodt qui le restaura et le remis en activité. Après 40 ans de service, il fut légué à la commune qui le réhabilite avec l'aide de l'ARAM. Il a été inscrit par arrêté du 24 octobre 1977[39].
  • Église Saint-Martin de Wormhout, église-halle de brique de sable des XVIe et XVIIe siècles : tour XVIe ; Elle a été classée par arrêté du 2 novembre 1987[40]. Retable Nord (18e) dédié à Notre-Dame des Larmes (invoquée pour les soucis de la vie). Retable-lambris au centre (19e) dédié à la Sainte Trinité. Retable Sud (17e) dédié à la Sainte Famille (invoquée pour confier les peines et joies de sa famille). Les deux premiers sont en attente d'une restauration urgente ; Tables de communion, confessionnaux et lambris en chêne, richement sculptés et offert par l'abbé Vandewalle ; Grand orgue XVIIIe : 3 claviers et 1 pédalier, initialement prévu pour l'église saint Éloi de Dunkerque. 7 Grands tableaux provenant des saisies révolutionnaires des couvents de Bergues sont placés dans l'église pour "éviter leur dépérissement" (en attente urgente de restauration).
  • Maison du 17 rue d'Herzeele édifiée aux XVIIIe et XIXe siècles, inscrit par arrêté du 14 septembre 1984[41].
     
    Maison du 17 rue d'Herzeele
  • Musée Jeanne-Devos de Wormhout, musée de la maison flamande de Jeanne Devos (première femme photographe 1902-1989) : mobilier typique, fonds photographique de 1825 à 1980
  • Kiosque à musique début XXe, acheté à la ville de Cassel en 1929, démonté puis remonté pièce par pièce et inauguré le 06 juillet 1930 (béton, bois et ferronnerie d'art) - Entièrement restauré àl'identique en 2020.
  • Les trois marches marquant l'entrée Nord de l'ancien cimetière, actuellement sur le trottoir au droit de la boulangerie, face au calvaire de l'église.
  • L'ancien cinéma communal (et paroissial ?) avec sa façade remarquable de briques jaunes, rue Louis Blanckaert
  • L'ancienne gare ferroviaire de Wormhout, rue de la gare
  • L'étang des trois sources, zone de détente, sport, pêche et astronomie

Chapelles et calvairesModifier

  • Chapelle Notre-Dame de Lourdes - ? (famille Bourez), route de Cassel
  • Chapelle Notre-Dame de Lourdes - 1981(famille Robyn), Steene straete
  • Chapelle Notre-Dame de Lourdes - 1904 (famille Cockempot), vieille rue (visible depuis la route de Cassel)
  • Chapelle Notre-Dame de Lourdes - 1842 (famille ?), route de Wylder
  • Chapelle Notre-Dame de Grâces - 1914 (famille Veasken), à l'entrée de l'étang des 3 sources
  • Chapelle Notre-Dame du Sacré-Cœur - 1955 (famille Loywick), route de Steenvoorde
  • Chapelle Sainte Apolline - 1746 (famille Mouchie), Peeper straete
  • Chapelle Sainte Apolline et Notre-Dame de Lourdes - 1930 (famille Debavelaere), Peeper Straete
  • Chapelle Notre-Dame de Lourdes et Thérèse de l'Enfant Jésus - 1850 (famille Laebere), voie romaine
  • Chapelle (Dévotion ??) de la kruyste straete, route d'Herzeele
  • Chapelle (Dévotion ??), chemin vicinal de Zermezeele
  • Chapelle (Dévotion ??), chemin de la vieille rue, voie communale 117
  • Chapelle du musée Jeanne Devos
  • Le calvaire dit "de sainte Catherine" (roue dentée), XXe siècle, route de Ledringhem
  • Le calvaire de la famille Robyn - 1981, Stenen straete
  • Le calvaire du Kiechen Put - XXe siècle, route de Steenvoorde, érigé par une famille, lors de la Première Guerre mondiale, afin que son fils, parti à la guerre, revienne en bonne santé. Endommagé à la suite d'un accident en 2013, il est restauré puis bénit par le père Raymond MBELE le 24 avril 2016. Désormais auvent en tuiles et grilles métalliques protègent l'enclos.
  • Le grand calvaire - XIXe siècle, au pied de la tour de l'église saint Martin (grilles retirées et restauré en1989) - Repeint en 2019
  • Le grand calvaire du cimetière - XXe siècle, route de Bergues - Repeint en 2019

Personnalités liées à la communeModifier

  • Jacques-Joseph Schelle, né à Wormhout le 14 juin 1747, mort à Dunkerque le 12 mars 183, évêque constitutionnel du Nord en 1800-1801.
  • Jacques Dehaene : homme d'église et homme politique. Fondateur du Collège des Dunes de Dunkerque.
  • Winoc (+717) : Originaire de Bretagne, il est le saint fondateur de la communauté wormhoutoise au VIe siècle par l'implantation d'un petit monastère et d'un hospice près de la Peene Beecque
  • Jeanne Devos : photographe
  • Laurent Ch. De Breyne : campagnes napoléoniennes.
  • Ch.-Gustave De Breyne : campagnes de Crimée, d'Italie (Solférino).
  • Henri Bart, arrière petit-fils de Gaspard, frère de Jean Bart, mort à Wormhout en 1855.

Culte et enseignement catholiquesModifier

JumelagesModifier

  Llandudno (Royaume-Uni)

Pour approfondirModifier

BibliographieModifier

  • R. Kerckhove, Wormhout : son histoire, son patrimoine, sa culture, ses hommes, 2010.
  • J.-F. Beck, L'Église Saint Martin de Wormhout, Histoire et richesses, ISA Saint Luc, Tournai, juin 2000.
  • Henri Piers, Histoire de la ville de Bergues-Saint-Winoc:notices historiques sur Hondschoote, Wormhoudt, Gravelines, Mardick, Bourbourg, Watten, etc.., Imprimerie de Vanelslandt, 1833, Lire en ligne.

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

RéférencesModifier

  1. Description du département du Nord Par François Joseph Grille (d'Angers) paris, Ed Sazerac & Duval, 1825-1830 (livre commencé en 1824)
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 2 avril 2021).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 2 avril 2021).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 2 avril 2021).
  5. « Unité urbaine 2020 de Wormhout », sur https://www.insee.fr/ (consulté le 2 avril 2021).
  6. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le 2 avril 2021).
  7. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le 2 avril 2021).
  8. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Dunkerque », sur insee.fr (consulté le 2 avril 2021).
  9. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 2 avril 2021).
  10. (nl) Maurits Gysseling, Toponymisch Woordenboek van België, Nederland, Luxemburg, Noord-Frankrijk en West-Duitsland (vóór 1226), Tongres, Belgisch Interuniversitair Centrum voor Neerlandistiek, (lire en ligne).
  11. Charles Delaroière, « Chronique de Bergues-Saint-Winoc », dans Mémoire de la société dunkerquoise pour l'encouragement des sciences, des lettres et des arts, Années 1860-1861, p. 364, lire en ligne.
  12. Charles Mériaux, « Bretons et « Normands » entre Somme et Escaut pendant le haut Moyen Âge », dans Bretons et Normands au Moyen Âge, Presses universitaires de Rennes (ISBN 978-2-7535-0563-6, lire en ligne), p. 19–33.
  13. Henri Piers cité dans la bibliographie page 3
  14. a b et c Henri Piers option citée page 4
  15. Henri Piers option citée page 5
  16. Alphonse Wauters,Table chronologique des chartes et diplômes imprimés concernant l'histoire de la Belgique, 10 volumes en 11 tomes, Bruxelles, 1866 à 1904. Tome VII, 1re partie, Année 1196.
  17. A. Wauters, option citée, Tome VII, 1re partie, Année 1201.
  18. A. Wauters, option citée, Tome VII, 1re partie, Années 2008-2018.
  19. a b et c Henri Piers option citée page 93
  20. Georges Dupas, Seigneuries et seigneurs de la châtellenie de Bourbourg, Coudekerque-Branche, Galaad Graal, , p. 44 - 153 - 211.
  21. Georges Dupas option citée page 172
  22. Louis Cousin, « Notice sur une découverte de médailles à Wormhout », dans Mémoire de la Société dunkerquoise pour l'encouragement des sciences, des lettres et des arts, Année 1856, p. 352 à 355, lire en ligne
  23. Commandant Lévy, La défense nationale dans le Nord en 1793 (lire en ligne), p. 79 et suivantes.
  24. Commandant Lévy, La défense nationale dans le Nord en 1793, Dunkerque, (lire en ligne), p. 475.
  25. Raymond de Bertrand, « Monographie de la rue David d'Angers à Dunkerque », dans Mémoire de la société dunkerquoise pour l'encouragement des sciences, des lettres et des arts, Années 1858-1859, p. 333, lire en ligne.
  26. a et b « Journaux des marches et opérations des corps de troupe - Mémoire des hommes », sur www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr (consulté le 28 juin 2020).
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