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Guy de Wendel

personnalité politique française
Page d'aide sur l'homonymie Pour les autres membres de la famille, voir Famille de Wendel.
Guy de Wendel
Guy de Wendel (22 April 1878 – 6 April 1955).jpg
Fonctions
Sénateur de la Moselle
-
Président
Conseil général de la Moselle (d)
-
Député de la Moselle
-
Biographie
Naissance
Décès
(à 76 ans)
Paris
Nationalité
Formation
Activités
Famille
Père
Fratrie
Charles de Wendel (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Propriétaire de
Château de Tournebride (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Religion
Parti politique
Grade militaire
Conflits
Distinctions

Guy René Pierre Alvaro de Wendel est un militaire, industriel et homme politique français né le à Paris et mort le à Paris.

Il a été un maître de forges[1] de la famille de Wendel.

BiographieModifier

FamilleModifier

Guy de Wendel est le fils de Robert de Wendel (1847-1903). Il est le frère de Charles de Wendel d'Hayange, né le 8 octobre 1871 au château de l'Orfrasière en Touraine, député au Reichstag pour représenter la Lorraine (actuel département de la Moselle), décédé en 1931 sans alliance, de Carmen de Wendel d'Hayange, née le à Paris, épouse du duc de Maillé, et de Sabine de Wendel d'Hayange née le 18 septembre 1875, épouse du vicomte Louis de La Panouse, général de brigade. Il est le cousin de François de Wendel [2].

Le 25 décembre 1902, à Athènes, il épouse Catherine Argyropoulos (née le 25 décembre 1878 à Athènes, fille du colonel Alexander Argyropoulos, membre de la haute noblesse grecque, et d'Elena Soutzo). Leur fille Hélène épousera Anne-Jules de Noailles, fils d'Anna de Noailles.

Le couple s'installa dans le château du Tournebride qu'il avait fait construire en 1906 à Hayange[3].

Veuve en 1955, Catherine entre au Carmel de Paray-le-Monial le 4 juillet 1956 sous le nom de sœur Catherine de Jésus. Elle décède le 2 décembre 1960 à Suresnes.

Grande GuerreModifier

Après des études au lycée Janson-de-Sailly et à l'école des hautes études commerciales de Paris, il est mobilisé comme sergent lors de la Première Guerre mondiale dans une formation automobile et passe à sa demande dans un régiment de cavalerie.

Promu sous-lieutenant en 1915, il est envoyé à l'état-major de la 8e armée et est nommé lieutenant en février 1917. Au mois de mars suivant, il passe dans l'infanterie à sa demande, avec le commandement d'une compagnie au 5e régiment d'infanterie. Il est récompensé de la Légion d'honneur le 14 juillet 1917 à la suite d'une contre-attaque à la bataille du Chemin des Dames et de la croix de guerre avec palme le 5 août de la même année.

Promu capitaine en mai 1918, il est nommé commandant d'un bataillon, combat dans l'armée Mangin le 18 juillet 1918, au Chemin des Dames en septembre et à la campagne des Flandres en octobre et novembre.

Son attitude lors de la guerre est distingué de six citations.

CarrièreModifier

 
Photographie des députés alsaciens lorrains au journal Alsace Lorraine, dont Guy de Wendel (Agence Rol).

Il est à partir de 1919 gérant de la société "les petits-fils de François de Wendel et Cie" et devient administrateur de la Société anonyme des charbonnages de Beeringen et des mines d'Orange-Nassau.

Il est député de la Moselle du 16 novembre 1919 au 25 janvier 1927, étant réélu le 11 mai 1924. À la Chambre basse, il est membre de diverses commissions, dont celle de l'assurance et de la prévoyance sociales, celle de l'armée, celle des mines et celle la force motrice et d'Alsace-Lorraine.

Membre du conseil général de la Moselle depuis 1922, il le préside de 1924 à 1936.

Le 9 janvier 1927, il est élu sénateur au premier tour, et obtient sa réélection le 16 octobre 1932, toujours au premier tour. Il siège au Sénat jusqu'au 31 décembre 1941.

En 1939, début de la Seconde Guerre mondiale, il reprend du service dans l'armée du général Giraud.

Contrairement au chef de famille, son cousin François de Wendel, il vota, le 10 juillet 1940, les pleins pouvoirs au maréchal Pétain.

DistinctionsModifier

SourcesModifier

  • « Guy de Wendel », dans le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), sous la direction de Jean Jolly, PUF, 1960 [détail de l’édition]

RéférencesModifier