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Gouvernement Camille Chautemps (4)

Troisième République

Description de l'image defaut.svg.
président de la république Albert Lebrun
Président du Conseil Camille Chautemps
Formation
Fin
Durée 1 mois et 20 jours
Composition initiale
Coalition Front populaire (SFIO, RRRS, PC-SFIC, DVG)
Représentation
XVIe législature
386 / 608

Le quatrième gouvernement Chautemps a duré du au .

CompositionModifier

Portefeuille Titulaire Parti
Président du Conseil Camille Chautemps PRS
Vice-président du Conseil Édouard Daladier PRS
Ministres d'État
Ministre d'État Ludovic-Oscar Frossard USR
Ministre d'État Georges Bonnet PRS
Ministres
Ministre de la Défense nationale et de la Guerre Édouard Daladier PRS
Ministre de la Justice César Campinchi PRS
Ministre de l'Intérieur Albert Sarraut PRS
Ministre des Affaires étrangères Yvon Delbos PRS
Ministre des Finances Paul Marchandeau PRS
Ministre de la Marine militaire William Bertrand PRS
Ministre de l'Air Guy La Chambre PRS
Ministre de l'Éducation nationale Jean Zay PRS
Ministre des Travaux publics Henri Queuille PRS
Ministre du Commerce Pierre Cot PRS
Ministre de la Marine marchande Paul Elbel PRS
Ministre de l'Agriculture Fernand Chapsal PRS
Ministre des Colonies Théodore Steeg PRS
Ministre du Travail Paul Ramadier USR
Ministre des Pensions Robert Lassalle PRS
Ministre des Postes, Télégraphes et Téléphones Fernand Gentin PRS
Ministre de la Santé publique Marc Rucart PRS
Sous-secrétaires d’État
Sous-secrétaire d’État à la Présidence du Conseil Émile Laurens PRS
Sous-secrétaire d’État au Service des Étrangers et de l’Immigration Philippe Serre JR
Sous-secrétaire d’État à l'Intérieur Raoul Aubaud PRS
Sous-secrétaire d'État aux Affaires étrangères François de Tessan PRS
Sous-secrétaire d’État aux Finances Max Hymans USR
Sous-secrétaire d’État à l'Agriculture André Liautey PRS
Sous-secrétaire d’État à la Marine militaire Maurice Delom-Sorbé JR
Sous-secrétaire d’État à l'Éducation nationale chargé de l'Enseignement technique Alfred Jules-Julien PRS
Sous-secrétaire d'État aux Travaux publics Jean-Alexis Jaubert PRS
Sous-secrétaire d’État à l’Éducation nationale chargé l’Éducation physique Léon Courson PRS
Sous-secrétaire d’État au Commerce Maxence Bibié PRS
Sous-secrétaire d’État aux Colonies Gaston Monnerville PRS
Sous-secrétaire d’État au Travail Gabriel Lafaye USR

Politique menéeModifier

9 mars 1938 : La dégradation de la situation financière de la France obligent Camille Chautemps à demander les pleins pouvoirs financiers à la chambre. Le refus de la SFIO de voter la loi sur les pleins pouvoirs conduit le gouvernement à démissionner le lendemain.

Politique étrangère : l'AnschlussModifier

Le gouvernement Chautemps IV est noté pour sa passivité devant l'Anschluss (annexion de l'Autriche par l'Allemagne nazie).

Hitler, avide de réaliser l'Anschluss, convoqua le chancelier d'Autriche Schuschnigg à Berchtesgaden le 12 février 1938, et le somma de remettre le pouvoir aux nazis autrichiens. Quoique les clauses de cet ultimatum aient été tenues secrètes, les gouvernements français et anglais étaient parfaitement informés de ce qui se tramait.

S'ensuivit durant un mois une crise dramatique durant laquelle Schuschnigg et le président autrichien Miklas tentèrent de résister aux pressions hitlériennes, mais en vain, en raison de la passivité de l'Italie de Mussolini, favorable au projet d'annexion, et ce qui est plus grave, de la France et du Royaume-Uni, puissances garantes des traités de Versailles et de Saint-Germain-en-Laye en 1919. La France se borna à conseiller à Schuschnigg par son ambassadeur Puaux d'organiser un plébiscite sur l'unification [1].

L'organisation de ce plébiscite, dont la date était fixée le dimanche 13 mars, précipita l'agression hitlérienne.

Le 10 mars 1938, Chautemps démissionna. Le 11 mars 1938, alors que les députés français s'occupaient de former un n-ième gouvernement, Hitler, pour empêcher la tenue du plébiscite, fit entrer ses troupes en Autriche après avoir contraint Schuschnigg à la démission. L'Autriche fut aussitôt soumise à la terreur nazie.

Quoique dûment informés par les services diplomatiques des manigances qui avaient conduit à l'annexion de l'Autriche, tant le gouvernement Chautemps (et le gouvernement Blum qui lui succéda), que simultanément celui de l'Angleterre, dirigé par Chamberlain, laissèrent commettre ce méfait sans réagir.

L'annexion de l'Autriche fut suivie en 1938 par l'agression de la Tchécoslovaquie, ce pays se trouvant désormais bordé sur trois côtés par le territoire du IIIe Reich.

Notes et référencesModifier

  1. William Shirer, Le IIIe Reich, Stock,

AnnexesModifier