Philippe Serre

personnalité politique française

Philippe Serre
Fonctions
Député de Meurthe-et-Moselle (1933-1940)
Gouvernement IIIe République
Groupe politique IDG (1933-1936)
PJR (1936-1941)
Biographie
Date de naissance
Date de décès

Philippe Serre est un homme politique français né le à Paris[1] et mort le dans la même ville.

BiographieModifier

Fils d'un avocat, Philippe Serre fait des études de droit à la faculté de Paris, jusqu'au doctorat et suit les cours de l'École libre des sciences politiques. Il s'inscrit au barreau de Paris et devient avocat auprès de la cour d'appel dès 1927. De 1929 à 1930, il est secrétaire de la conférence des avocats. Son engagement pacifiste lui fait rejoindre le mouvement démocrate-chrétien de Marc Sangnier, la Ligue de la Jeune République. Au côté de ce dernier, il participe à de nombreuses conférences sur le problème de la paix et adhère à l'Association juridique internationale.

Candidat « indépendant de gauche » aux élections législatives de 1932 à Briey, il parvient, à la surprise générale, à contraindre le puissant maître des forges, François de Wendel, constamment réélu depuis 1914, au ballotage, 53 voix seulement les séparant. À la suite de semi-échec, Wendel se fait élire au Sénat fin 1932 pour éviter une éventuelle défaite aux élections suivantes. Facilement élu en avril 1933 dans la circonscription laissée vacante, Philippe Serre est réélu en 1936[2], dès le premier tour, avec le soutien du Front populaire. À la Chambre, il siège comme indépendant de gauche et participe à la commission de l'Administration générale, départementale et communale ; à la commission de l'Enseignement et des beaux-arts ; à la commission de l'Aéronautique ; et à la commission d'enquête sur l'affaire Stavisky.

Lié au colonel De Gaulle, il est un des premiers à soutenir les idées de réorganisation de la défense nationale prônées par ce dernier.

Il est nommé sous-secrétaire d'État au Travail dans le troisième gouvernement Chautemps (-) et dans le deuxième gouvernement Blum (mars-) ainsi que sous-secrétaire d'État à la présidence du Conseil, chargé des services de l'immigration, dans le gouvernement Chautemps remanié (janvier-).

Le , Philippe Serre vote contre les pleins pouvoirs à Philippe Pétain. Fermement opposé au gouvernement de Vichy, il s'engage dans le mouvement Résistance.

Après-guerre, il refuse de rejoindre le MRP. Isolé entre la SFIO, qu'il juge trop dogmatique, et ce nouveau parti, trop conservateur à son goût, il s'éloigne progressivement de la vie politique.

DécorationModifier

Notes et référencesModifier

  1. Archives numérisées de l'état civil de Paris, acte de naissance no 1/128/1901, avec mention marginale du décès (consulté le 24 novembre 2012)
  2. Ses mandats sur le site de l'Assemblée nationale

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • « Philippe Serre », dans le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), sous la direction de Jean Jolly, PUF, 1960 [détail de l’édition]
  • Jean El Gammal (dir.), Dictionnaire des parlementaires lorrains de la Troisième République, Éditions Serpenoise.

Liens externesModifier