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Gondreville (Oise)

commune française du département de l'Oise
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Gondreville.

Gondreville
Gondreville (Oise)
Église Saint-Martin.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Oise
Arrondissement Senlis
Canton Nanteuil-le-Haudouin
Intercommunalité Communauté de communes du pays de Valois
Maire
Mandat
Alain Bizouard
2014-2020
Code postal 60117
Code commune 60279
Démographie
Population
municipale
209 hab. (2016 en diminution de 10,68 % par rapport à 2011)
Densité 29 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 13′ 01″ nord, 2° 57′ 20″ est
Altitude Min. 104 m
Max. 158 m
Superficie 7,09 km2
Localisation

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Gondreville est une commune française située dans le département de l'Oise en région Hauts-de-France.

GéographieModifier

Situé à 65 km au nord est de Paris sur la RN 2.

C'est un village agricole sur un tiers de la superficie, les deux tiers restants étant en forêt domaniale de Retz.

ToponymieModifier

Gontherii villa, Gondrevilla (1210)[1].

Le toponyme est formé de l'anthroponyme germanique Gundulf (au génitif) et du latin villa, littéralement "grand domaine de Gundulf", formation typique du Haut Moyen Âge.

HistoireModifier

Après avoir appartenu au diocèse de Soissons, Gondreville est aujourd’hui du diocèse de Beauvais et de la paroisse de Lévignen[2].
On ne s’attendrait pas, à voir l’aspect de la modeste église de Gondreville, à y trouver un véritable objet d’art, un autel du XVIe siècle, dont le retable est formé par quatre châssis de marbre blanc sculpté qui représentent le martyre de saint Laurent et de saint Étienne, diacres, de saint Thomas de Cantorbéry et d’un autre archevêque. La porte du tabernacle est formée de trois sujets différents sur chacune de ses faces : saint Jacques, saint Christophe sur les deux faces latérales, et, sur la porte le Père éternel qui tient sur sa poitrine le Rédempteur des hommes répandant son précieux sang qui est recueilli par des anges dans des coupes d'or.

Le nom de la cloche de l'église est en même temps une prière : Ave, gratia plena, Dominus tecum. Opus Aloysi Veneziam place MDCCXIII.

L'église est trop voisine du château pour ne pas y entrer et en saluer le propriétaire actuel, M. Lecourt qui a succédé à MM. Pille. Zambaco, médecin grec, et à la famille de Maintenant, des seigneurs de Pinon et de Lévremont, dont plusieurs membres se sont illustrés sur les champs de bataille, notamment les neuf fils de Jacques de Maintenant qui ont été tués au service du roi au milieu du XVIIe siècle[3].

Gondreville a appartenu au XIVe siècle à Gauthier d'Aunay, seigneur de Lévignen, puis à la famille Émery de La Fontaine. La tour ronde qui occupe un des angles du château est un reste d'un ancien manoir féodal qui a été ensuite remanié et approprié aux exigences d'une maison de campagne.

Avant de quitter Gondreville, il faut y voir l'emplacement du vieux chêne décrit par M. le vicomte Héricard de Thury et connu sous le nom de chêne du Roi. Ce chêne séculaire avait donné naissance à quatorze rejetons devenus dans la suite assez gros, pour servir de base à une table ronde autour de laquelle un royal chasseur, le duc d'Orléans, père de Louis-Philippe, venait souvent avec sa suite prendre ses repas.

Près du chêne du Roi, on voyait autrefois une tour à cinq étages, et de six mètres de diamètre, élevée, en 1188, par la comtesse Éléonore, pour servir de défense aux voyageurs qui étaient en butte aux attaques des brigands, nombreux paraît-il dans la forêt de Villers-Cotterêts. Cette tour communiquait avec celles de Crépy, de Lévignen, de Thury, de May, de Montaigu, de Montépilloy, au moyen de feux allumés sur leurs plates-formes ; étant devenue au XVIIe siècle un repaire de malfaiteurs que l’on qualifiait de maraudeurs, malandrins, malavises, Jacquiers, tard venus, gens sans aveu, le cardinal Mazarin, ministre de Louis XIII, la fit abattre, ainsi que le chêne du Roi. Le chêne du Roi était en si grande vénération qu'aucun bûcheron ne voulut y porter la hache. C'est militairement qu'il fallut renverser la souche colossale qui avait donné naissance à une lignée de quatorze chênes. La tour du grain communiquait avec de vastes souterrains que l'on voit encore en partie[4].

Politique et administrationModifier

 
La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1971 mars 2001 Hubert Bizouard    
mars 2001 juin 2002 Christian Beau    
octobre 2002 En cours
(au 4 septembre 2014)
Alain Bizouard   Agriculteur
Réélu pour le mandat 2014-2020[5]

La commune est en regroupement pédagogique concentré (RPC) avec la commune de Lévignen distante de 3,5km.

Elle fait partie :

DémographieModifier

Évolution démographiqueModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[7].

En 2016, la commune comptait 209 habitants[Note 1], en diminution de 10,68 % par rapport à 2011 (Oise : +2,22 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
152173169191221195210211201
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
181182184175154142143136144
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
139142134135127126133163140
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
118124128209259255239237235
2013 2016 - - - - - - -
217209-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Pyramide des âgesModifier

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (12,3 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (54,9 % contre 48,4 % au niveau national et 49,3 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 54,9 % d’hommes (0 à 14 ans = 23,3 %, 15 à 29 ans = 16,3 %, 30 à 44 ans = 17,1 %, 45 à 59 ans = 31 %, plus de 60 ans = 12,5 %) ;
  • 45,1 % de femmes (0 à 14 ans = 17 %, 15 à 29 ans = 12,3 %, 30 à 44 ans = 27,4 %, 45 à 59 ans = 31,1 %, plus de 60 ans = 12,2 %).
Pyramide des âges à Gondreville en 2007 en pourcentage[10]
HommesClasse d’âgeFemmes
1,6 
90  ans ou +
0,0 
0,0 
75 à 89 ans
4,7 
10,9 
60 à 74 ans
7,5 
31,0 
45 à 59 ans
31,1 
17,1 
30 à 44 ans
27,4 
16,3 
15 à 29 ans
12,3 
23,3 
0 à 14 ans
17,0 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[11]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Lieux et monumentsModifier

Gondreville ne compte aucun monument historique classé ou inscrit sur son territoire.

  • Église Saint-Martin construite en 1901 avec un autel à bas-reliefs en marbre peint du XVIe siècle, une statue de saint Martin et une Assomption de la Vierge rococo en bois peint et doré du XVIIIe siècle[12].
  • Calvaire situé au bout de la rue de l'Escarbotte.

Personnalités liées à la communeModifier

Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Louis Graves, Précis statistique sur le canton de Betz, arrondissement de Senlis (Oise), Beauvais, Achille Desjardins, 1851, 178 p.
  2. En 2006, fait partie de la paroisse Saint-Sébastien de Crépy-en-Valois.
  3. Trois siècles auparavant, en 1441 Edme de Maintenant fut tué sur la brèche de la ville de Pontoise, laissant de sa femme, Jacqueline d’Avesne, trois fils, dont deux, Edme et Étienne- furent tués, le 16 juillet 1465 à la bataille de Montlhéry. Edme III de Maintenant fut tué en 1557, au siège de Saint-Quentin. Son fils Edme IV fut blessé de cinq coups d'arquebuse, au siège de Doulens. Jacques II de Maintenant servit 48 ans dans l’armée, où il reçut trois coups de feu au combat de Leuse.
    Au début du XVIIe siècle, les terres de Gondreville sont la propriété d'André Travaut seigneur de Gondreville, de Gravelotes et autres lieux; celui-ci les cède à sa fille Judith, en dot quand elle épouse Paul d'Aumale, fils Nicolas d'Aumale de Haucourt. Ils eurent trois filles (Anne qui épousa un seigneur du Fayet, Judith qui épousa Jean de Proizi en novembre 1648, et Jeanne un seigneur de L'Espingal) et un fils Louis qui épousa Jeanne de Pas, sans héritier mâle). S'éteignit ainsi la branche d'Aumale Gondreville.
    Gondreville entra dans la famille de Maintenant en 1729, par le Mariage de Louis-Benoît de Maintenant avec Antoinette Françoise Simon, fille d’Adrien Émery Simon, écuyer, et de Françoise de La Fontaine. Les armes de la famille de Maintenant qu'on peut voir sur un des côtés de l'église de Gondreville, sont : de gueules à la hure de sanglier d’or, accompagnée de trois losanges qui sont de Maintenant ; et d'azur au chevron brisé d’or, accompagnée de deux croissants d'argent, qui sont de Simon de Gondreville.
  4. Les abbayes de Bourgfontaine, du Parc-aux-Dames et de Saint-Thomas, de Crépy avaient des propriétés à Gondreville comme à Lévignen. Plusieurs des fermes de ces abbayes conservent encore les noms de Bourgfontaine et de Saint-Thomas.
  5. « Gondreville », Cartes de France (consulté le 4 septembre 2014)
  6. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  10. « Évolution et structure de la population à Gondreville en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er novembre 2010)
  11. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er novembre 2010)
  12. Dominique Vermand, "Eglises de l'Oise ; Canton de Betz ; Valois, Multien et Vallée de l'Ourcq", Beauvais, 34 p.