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Brumath
Image illustrative de l’article Gare de Brumath
Le bâtiment voyageurs.
Localisation
Pays France
Commune Brumath
Adresse 16 Rue de la Gare
67170 Brumath
Coordonnées géographiques 48° 43′ 58″ nord, 7° 42′ 01″ est
Gestion et exploitation
Propriétaire SNCF
Exploitant SNCF
Service TER
Caractéristiques
Ligne(s) Noisy-le-Sec à Strasbourg-Ville
Voies 2 + voies de service
Quais 2 (1 central et 1 latéral)
Transit annuel 565 886 voyageurs (2017)
Altitude 144 m
Historique
Mise en service
Architecte Adolphe Weyer

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Brumath

Géolocalisation sur la carte : Alsace

(Voir situation sur carte : Alsace)
Brumath

Géolocalisation sur la carte : Bas-Rhin

(Voir situation sur carte : Bas-Rhin)
Brumath

La gare de Brumath est une gare ferroviaire française de la ligne de Noisy-le-Sec à Strasbourg-Ville, située sur le territoire de la commune de Brumath, dans le département du Bas-Rhin, en région Grand Est.

Mise en service en 1851, c'est une gare voyageurs de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF), desservie par des trains express régionaux.

Situation ferroviaireModifier

Établie à 144 mètres d'altitude, la gare de Brumath est située au point kilométrique (PK) 484,854 de la ligne de Noisy-le-Sec à Strasbourg-Ville, entre les gares de Mommenheim et de Stephansfeld[1].

Sa vitesse limite de traversée, sur les voies 1 et 2, est de 160 km/h.

La société FM Logistic (Faure et Machet) y dispose d'un embranchement particulier.

HistoireModifier

La Compagnie du chemin de fer de Paris à Strasbourg édifie à Brumath une station d'Alsace de 3e classe[2], avec un bâtiment voyageurs en maçonnerie et pierre de taille. Le bâtiment voyageurs, dont les travaux débutent en 1850, est l’œuvre de l'architecte Adolphe Weyer et correspond au type 5 dans la nomenclature des Chemins de fer de l'Est. La disposition d'origine des gares de type 5 est de deux ailes symétriques d'un étage sous toiture à deux pans encadrant un corps central, légèrement plus large, de trois travées sous toit en croupe avec des arcs en plein cintre au rez-de-chaussée.

La gare est ouverte lors de la mise en service de la section de Strasbourg à Sarrebourg, le 29 mai 1851[3].

Le 21 janvier 1854, la Compagnie des chemins de fer de l'Est succède à la Compagnie du chemin de fer de Paris à Strasbourg.

En 1871, la gare entre dans le réseau de la Direction générale impériale des chemins de fer d'Alsace-Lorraine (EL) à la suite de la défaite française lors de la guerre franco-allemande de 1870 (et le traité de Francfort qui s'ensuivit).

Le bâtiment voyageurs est agrandi en 1893 et en 1902. Une des deux ailes latérales est vraisemblablement démontée et remplacée par une extension du corps central muni de deux travées ; l'autre aile est conservée et se voit rallongée de deux travées. La toiture de l'ensemble a été redessinée à cet occasion en conservant la pente d'origine, contrairement à la gare de Hochfelden qui a subi le même type de transformation. Le style néoclassique du bâtiment d'origine a été respecté lors de l'agrandissement de la gare.

Le , la gare entre dans le réseau de l'Administration des chemins de fer d'Alsace et de Lorraine (AL), à la suite de la victoire française lors de la Première Guerre mondiale. Puis, le , cette administration d'État forme avec les autres grandes compagnies la SNCF, qui devient concessionnaire des installations ferroviaires de Brumath. Cependant, après l'annexion allemande de l'Alsace-Lorraine, c'est la Deutsche Reichsbahn qui gère la gare pendant la Seconde Guerre mondiale, du jusqu'à la Libération (en 1944 – 1945).

En 1962, la gare dispose de plusieurs voies de service et d'un quai militaire[4].

Le bâtiment voyageurs est inutilisé depuis 1997. L'ancienne halle à marchandises, désaffectée du service ferroviaire, est démolie au début des années 2010.

Le 24 juin 2014, le nouveau parking situé à l'ouest des voies ferrées est inauguré en présence de Philippe Richert, alors président de la région Alsace, Étienne Wolf, maire de Brumath, Jacques Mazars, directeur régional de la SNCF et Thomas Allary, directeur régional de RFF. Ce parking prend place sur d'anciennes emprises ferroviaires désaffectées[5].

Les TER 200 reliant Nancy ou Luxembourg à Bâle sont supprimés au nouveau service horaire du 3 avril 2016.

En 2016, la SNCF veut démolir le bâtiment voyageurs désaffecté, malgré l'opposition de la commune de Brumath et de l'association « Les amis du patrimoine ». La SNCF ne souhaite pas vendre le bâtiment, mais pourrait confier sa gestion à la commune pour « autorisation d’occupation temporaire pour 18 ans »[6]. Il ne sera finalement pas détruit, le préfet ayant décidé de refuser la demande émise par la SNCF.

En 2017, la SNCF estime la fréquentation annuelle de cette gare à 565 886 voyageurs, contre 522 162 en 2016[7].

Service des voyageursModifier

 
Le bâtiment voyageurs, côté voies.

AccueilModifier

Halte SNCF, c'est un point d'arrêt non géré (PANG) à accès libre. Son bâtiment voyageurs est fermé au public. Elle dispose d'automates pour l'achat de titres de transport[8]. La traversée des voies principales s'effectue par un passage souterrain. La traversée des voies de service, permettant l'accès au parking ouest, s'effectue par une traversée de voie à niveau par le public (TVP).

DesserteModifier

Brumath est desservie par des trains TER Grand Est[8], assurant les relations :

IntermodalitéModifier

Un parc pour les vélos et un parking pour les véhicules sont aménagés aux abords de la gare[8].

La gare de Brumath est desservie par des autocars du Réseau 67.

Service des marchandisesModifier

Le document de référence du réseau ferré national (DRR) 2017 indique que la cour marchandises de Brumath est « accessible après diagnostic et remise en état éventuelle »[9].

Notes et référencesModifier

  1. Reinhard Douté, Les 400 profils de lignes voyageurs du réseau français : lignes 001 à 600, vol. 1, La Vie du Rail, , 238 p. (ISBN 978-2-918758-34-1), « (070/5) Sarrebourg - Strasbourg », p. 53.
  2. Auguste Perdonnet, Traité élémentaire des chemins de fer, Volume 1, Langlois et Leclercq, 1855, p. 517 ; intégral (consulté le 5 avril 2015).
  3. Site de Florent Brisou, Nancy - Strasbourg : caractéristiques ; lire en ligne [PDF] (consulté le 5 avril 2015).
  4. S.N.C.F. RÉGION DE L’EST, « CARNET DE PROFILS ET SCHÉMAS : PL. 15 » [PDF], sur Index of /~bersano, (consulté le 20 avril 2019), p. 15.
  5. [PDF] Inauguration du nouveau parking ouest de la gare de Brumath, communiqué de presse de la SNCF.
  6. « Démolition de la gare ? », article des DNA du 7 avril 2016.
  7. « Fréquentation en gares : Brumath », sur SNCF Open Data, traitement du [cf. l'onglet des informations] (consulté le 28 mars 2019).
  8. a b et c « Services & Gares Halte ferroviaire Brumath », sur http://www.ter.sncf.com/ (consulté le 5 avril 2015).
  9. DRR - Horaire de service 2017 sur le site de SNCF Réseau.

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Lien externeModifier

La gare de Brumath sur ter.sncf.com Grand Est, un site officiel de la SNCF


Origine Arrêt précédent Train   Arrêt suivant Destination
Nancy-Ville
ou Metz-Ville
Saverne TER Grand Est Strasbourg-Ville Strasbourg-Ville
Sarrebourg Saverne TER Grand Est Strasbourg-Ville Strasbourg-Ville
Sarrebourg
ou Saverne
Mommenheim TER Grand Est Stephansfeld
ou Strasbourg-Ville
Strasbourg-Ville