Garancières

commune française du département des Yvelines
Ne doit pas être confondu avec Garencières.

Garancières
Garancières
La mairie.
Blason de Garancières
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Yvelines
Arrondissement Rambouillet
Canton Aubergenville
Intercommunalité Communauté de communes Cœur d'Yvelines
Maire
Mandat
Christian Lorinquer
2014-2020
Code postal 78890
Code commune 78265
Démographie
Gentilé Garanciérois
Population
municipale
2 398 hab. (2017 en augmentation de 0,67 % par rapport à 2012)
Densité 224 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 49′ 18″ nord, 1° 45′ 31″ est
Altitude Min. 87 m
Max. 188 m
Superficie 10,69 km2
Localisation
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Garancières
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Garancières
Liens
Site web mairie-garancieres78.fr

Garancières est une commune française située dans le département des Yvelines, en région Île-de-France.

GéographieModifier

 
Position de Garancières dans les Yvelines.

SituationModifier

La commune de Garancières est située dans la plaine de Montfort-l'Amaury à 32 km à l'ouest de Versailles, la préfecture, et à 26 km de Rambouillet, la sous-préfecture.

Lieux-dits et écartsModifier

  • Haute Perruche, le Breuil, la Vieuvigne.

HydrographieModifier

 
Le ru de Millemont.

Le territoire communal est traversé d'ouest en est par le ru de Millemont et le ru des Fontaines provenant de La Queue-les-Yvelines au sud. Ces deux rus se jettent dans le ru de Garancières qui s'écoule vers Boissy-sans-Avoir.

Transports et voies de communicationsModifier

Réseau routierModifier

La commune est traversée par la route départementale 42 qui mène, vers l'est, à Boissy-sans-Avoir et Neauphle-le-Vieux et, vers l'ouest, à Béhoust et, au-delà, à Septeuil. La route départementale 155 est la rue Louis-Siou ou route de la Gare qui mène à La Queue-les-Yvelines. La route départementale 197 qui commence à proximité de la gare, traverse le sud du territoire communal pour mener, vers le sud-ouest, à Millemont et à la route nationale 12.

Desserte ferroviaireModifier

La ligne de Saint-Cyr à Surdon traverse le territoire communal. La commune possède une gare ferroviaire sur cette ligne, partagée avec la commune de La Queue-les-Yvelines : Garancières-La Queue. Elle se situe sur la ligne N du Transilien, sur la branche Montparnasse-Dreux.

BusModifier

La commune est desservie par les lignes 2, 22 et Express 67 de l'établissement Transdev de Houdan.

ToponymieModifier

Le nom de la localité est attesté sous les formes Waranceræ en 774[1] et 794[2], Warenceras[3] avant 829[2] et Warenceriae au IXe siècle[4], Garanceriæ en 1205[1], Garencerie en 1250[5], Garantiere en 1411 [6], Garrentieres en 1467 [7], Garantiere en 1494 [8], Garentieres en 1611 [7], Garancieres et Garantières en 1613[9], Garentiere en 1668[10], Garenciere en 1707[11], Garencière en 1738[12], Garantière en 1753[11], Garancière en 1768[13], Garencière en 1784[13].

Garancières, mot d'origine germanique Warenceras au IXe siècle, est un champ de garance, plante tinctoriale[3].
Charles Estienne, « maison rustique » livre II, chapitre 67, en 1564, cite « Garancières près Montfort comme couvert de garance indigène et d’autres lieux de culture en Drouais, Evrecin et Beauce ».

HistoireModifier

AntiquitéModifier

Des habitats antiques ont été identifiés sur le territoire de la commune de Garancières, s'échelonnant du Ier siècle avant J.-C. au IIe siècle après J.-C., en particulier une villa gallo-romaine au lieu-dit la Mare à Jourdin[14].

Moyen-ÂgeModifier

C'est au IXe siècle, à l'époque carolingienne, qu’apparaît la première trace écrite de l'existence du village. Vers 825, Warenceras fait partie de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés au même titre que Flexanville, Orgerus et d'autres villages des environs.

Après les troubles provoqués par les invasions des Normands, à la fin du IXe siècle, Garancières est intégrée au comté de Montfort et les seigneurs de Garancières sont les vassaux des comtes de Montfort. Le village fait alors partie des marches du royaume de France. Pendant les XIIe siècle et XIIIe siècle, Garancières connait un nouvel essor. Cette période est marquée par des défrichements et la création du village de Béhoust.

Nous avons les seigneurs en 1205 Ricardus de Garenceriae[15], et au XIIe siècle Dominus de Garanceriis homo ligus Ansoldus de Garancerus Johemus de Garanceriis[15]

Période ModerneModifier

À la fin du XVe siècle, le mariages d'Anne de Bretagne comtesse de Montfort rattachent définitivement la seigneurie de Garancières à la couronne de France.

Le XVIIe siècle est marqué par les aléas climatiques. Le refroidissement du climat, les inondations de 1650 et les épidémies causent une diminution de la population villageoise.

Finalement, au XVIIIe siècle, Garancières renoue avec la prospérité. Un réchauffement du climat et de meilleures récoltes permettent à la population de croître à nouveau. À l'époque le village est essentiellement agricole dont les cultures principales sont les vignes et les céréales. L'élevage est alors très peu pratiqué dans la commune. Durant cette période la qualité de vie ainsi que l'éducation s'améliorent dans l'ensemble du village. À titre d'exemple, 75 % de la population masculine sait lire en 1650.

Les troubles révolutionnaires affectent assez peu Garancières qui devient chef de canton en 1791. Elle perd ensuite ce titre très rapidement.

Le XIXe siècle est une période faste pour la commune due essentiellement à l'explosion de l'activité vinicole. En effet, le phylloxéra causant la quasi-disparition des vignobles du Midi, favorise ceux d’Ile-de-France. Quelques années plus tard, ce parasite touchera tout aussi durement la région qui perdit ses vignes en une dizaine d'années.

L'activité vinicole n'a jamais repris depuis lors. La monoculture céréalière s'est imposée depuis, accentuée par la modernisation et notamment la mécanisation de l'agriculture. Le paysage en est resté durablement marqué.

Politique et administrationModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1960 Marcel Erhard DVD Gérant de graineterie
Conseiller général du canton de Montfort-l'Amaury (1949 → 1964)
1960 1979 Yves Benoist    
1979 mars 1989 Pierre Poulayer    
mars 1989 En cours Christian Lorinquer[16] DVD Instituteur
Les données manquantes sont à compléter.

JumelagesModifier

Politique environnementaleModifier

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

Évolution démographiqueModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[18].

En 2017, la commune comptait 2 398 habitants[Note 1], en augmentation de 0,67 % par rapport à 2012 (Yvelines : +1,83 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
798866821806880848823824823
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
774780791795750749741815905
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
865904907857854796803917930
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
9021 0251 1931 3921 9232 2422 3312 3952 342
2017 - - - - - - - -
2 398--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Pyramide des âgesModifier

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (15,3 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,6 % contre 48,4 % au niveau national et 48,8 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 50,6 % d’hommes (0 à 14 ans = 24,6 %, 15 à 29 ans = 15,2 %, 30 à 44 ans = 21,6 %, 45 à 59 ans = 24,2 %, plus de 60 ans = 14,5 %) ;
  • 49,4 % de femmes (0 à 14 ans = 19,8 %, 15 à 29 ans = 15,2 %, 30 à 44 ans = 25,1 %, 45 à 59 ans = 23,7 %, plus de 60 ans = 16,3 %).
Pyramide des âges à Garancières en 2007 en pourcentage[21]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,1 
90  ans ou +
0,2 
4,2 
75 à 89 ans
5,3 
10,2 
60 à 74 ans
10,8 
24,2 
45 à 59 ans
23,7 
21,6 
30 à 44 ans
25,1 
15,2 
15 à 29 ans
15,2 
24,6 
0 à 14 ans
19,8 
Pyramide des âges du département des Yvelines en 2007 en pourcentage[22]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,3 
90  ans ou +
0,9 
4,3 
75 à 89 ans
6,6 
11,2 
60 à 74 ans
11,6 
20,3 
45 à 59 ans
20,7 
22,1 
30 à 44 ans
21,5 
19,9 
15 à 29 ans
18,9 
21,9 
0 à 14 ans
19,8 

EnseignementModifier

La commune possède[23] :

SportsModifier

La commune dispose d'un stade (terrain de football). Elle est également dotée d'un terrain de roller, un City stade, un skate Park et une balançoire, située au domaine de la Boissière

Manifestations culturelles et festivitésModifier

ÉconomieModifier

Culture locale et patrimoineModifier

 
La fontaine.
 
L'église Saint-Pierre.
 
Le monument aux morts.

Lieux et monumentsModifier

  • Église Saint-Pierre : édifice en pierre du XIIe siècle, inscrit monument historique le 17 février 1950[24].
  • Vestiges d'un ancien pigeonnier, la tour du Fresnay.
  • Abreuvoir XVIIe siècle.
  • Château du Breuil (XVIe siècle).
  • Entre Garancières et Millemont, prés du château du Moulinet, il y avait une rue (chemin) des Juifs. M. Walter Eytan, ancien ambassadeur d’Israël en France, fait état d’une rue de la Synagogue, en bordure de forêt.

Personnalités liées à la communeModifier

  • Le général Claude-François de Malet (1754-1812), auteur d'une tentative de coup d'État contre Napoléon, fut propriétaire du château du Breuil.
  • Alice Staudenmann, a reçu le titre de Juste parmi les nations par le Comité pour Yad Vashem, dont les noms figurent sur le Mur d'honneur du Jardin des Justes à Jérusalem, mais également à Paris, dans l'allée des Justes, près du mémorial de la Shoah, rue Geoffroy-l'Asnier[25].
  • La chanteuse Sheila a habité Garancières jusqu'en 2017.
  • Le groupe Cupofty vient de Garancières.
  • Le journaliste Michel Lancelot est enterré à Garancières.

HéraldiqueModifier

Les armes de Garancières se blasonnent ainsi :
D'azur à la tour d'or chargée d'une quintefeuille de gueules.

Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

RéférencesModifier

  1. a et b Hippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus Etampois.
  2. a et b Dans le Polyptyque d’Irminon
  3. a et b – MULON (Marianne) Noms de lieux d’Île-de-France (1997), p. 167.
  4. Stéphane Gendron, Les noms des lieux en France: essai de toponymie - Page 225
  5. Pouillé chartrain
  6. A.N. T155/10, 1ère liasse
  7. a et b A.N. T155/14
  8. A.N. T*155/12
  9. A.N. T155/11
  10. A.N. T155/3
  11. a et b A.N. T155/1
  12. A.N. étude 8/1033
  13. a et b A.N. T155/10, 2ème liasse
  14. BARAT (Y.) DUFAŸ (B.) RENAULT (I.) Cartes Archéologique de la Gaule : Les Yvelines (2007), p. 179.
  15. a et b FRERE (Stéphane) Caractérisation d’un terroir villageois au Moyen Âge et à l’époque moderne : Garancières et étude de cas : le domaine de Fresnay. D’après le mémoire de maîtrise (Université Paris I) -1993/1994. En ligne.
  16. Résultats des élections municipales de mars 2008 sur le site officiel de la préfecture des Yvelines.
  17. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  18. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  21. « Évolution et structure de la population à Garancières en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 7 mai 2011).
  22. « Résultats du recensement de la population des Yvelines en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 7 mai 2011).
  23. Site officiel de l'inspection académique des Yvelines.
  24. Notice no PA00087441, base Mérimée, ministère français de la Culture
  25. Alice Staudenmann, dirige "L’Enfant au Grand Air", un home d'enfants de l'Entraide temporaire, à Garancières. Sur les quarante enfants de l'établissement, 10 étaient juifs. Ils avaient été convoyés par Hélène Berr et sa sœur Denise Berr. Elle cacha leurs papiers et garda le secret. Pour se venger d'une punition, un jeune pensionnaire délinquant dénonça Alice Staudenmann. Un officier de la Gestapo vint enquêter et perquisitionner. Alice Staudenmann nia fermement abriter des enfants juifs. Les membres du personnel, qui n'étaient pas au courant, renchérirent et couvrirent de louanges leur directrice. Par mesure de sécurité, craignant une nouvelle perquisition, la directrice décida de transférer les enfants juifs dans un autre refuge