Page d’aide sur l’homonymie Pour les articles homonymes, voir Forces aériennes royales.

Forces royales air
Image illustrative de l’article Forces royales air
Image illustrative de l’article Forces royales air

Création
Pays Drapeau du Maroc Maroc
Allégeance Roi du Maroc
Type Force aérienne
Effectif 13 500
Fait partie de Forces armées royales
Garnison État-major général de Rabat
Couleurs Roundel of Morocco.svg
Devise Dieu, la Patrie, le Roi
Équipement 397 aéronefs
Guerres Guerre des Sables
Guerre du Kippour
Guerre du Sahara occidental
Opération Tempête décisive
Commandant Général de Division Aérienne El Abed Alaoui Bouhamid
(Inspecteur des Forces Royales Air)

Les Forces royales air [Al-qawaat al-malakiya al-jawiya], sont la force aérienne du Maroc. Elles font partie de Forces armées royales du pays.

HistoireModifier

Fondée le , et disposant à l'origine d'hélicoptères et d'avions de transport d'origine française et américaine, les Forces royales air marocaines obtinrent leurs premiers avions à réaction de l'Union soviétique et la France en février 1961. Il s'agissait de douze MiG-17F deux MiG-15 UTI et 4 Il-28 Beagle, accompagnés par un premier groupe de cent instructeurs de l'Armée rouge et 24 CM-170R (Ex-AdA et Luftwaffe).

Mais durant la guerre des sables de 1963, l'Union soviétique soutint l'Algérie : cela conduisit à une rupture des relations avec Moscou. Depuis cette date, Paris et Washington sont les principaux fournisseurs du Royaume. En 1973, les forces royales de l'air ont été engagées dans la guerre du Kippour avec leurs Northrop F-5 Freedom Fighter.

En 1978, les Forces aériennes royales ont participé à l'opération de libération des otages de Kolwezi, au Zaïre (aujourd'hui République démocratique du Congo), de Mobutu. Leurs escadrons parachutiste ont contribué à la reprise de la ville, qui était aux mains de la rébellion katangaise. En 1991, lors de l'opération tempête du désert en Irak, le Maroc a envoyé une unité symbolique pour renforcer la sécurité du roi Fahd d'Arabie saoudite. Aujourd'hui[Quand ?] elles possèdent 16 000 hommes[réf. nécessaire] (élite, commandos de l'air, pilotes, mécaniciens, surveillance, etc.) et sont suffisamment équipées et entrainées pour faire face à n'importe quelle menace d'agression contre le Maroc ou ses intérêts. Outre la surveillance du territoire marocain, les FAR sont tenues de réagir contre une agression au mur de défense, participent à la lutte anti-drogue, à la lutte contre l'immigration clandestine, à la lutte anti-acridien et incendie, aux opérations de maintien de la paix en Côte d'Ivoire, en Casamance, au Tchad, au Niger, et à la République démocratique du Congo.

De nombreux drones sont également achetés, tel le Predator ou le Heron.

La défense aérienne marocaine est considérée comme moderne et sophistiquée, avec un Centre National de Défense aérienne (CNDA) qui centralise les données, une couverture radar performante et dernière génération, des avions de chasse bien équipés et enfin un système de liaisons avec un codage de haut niveau[1].

ÉquipementModifier

Le Maroc dispose de 28 chasseurs F-5 Tiger "totalement opérationnels", également modernisés. Deux escadrons sont basés à Meknès, avec toutefois des vocations différentes: l'escadron ‘’Boraq’’ est plus orienté vers le soutien tactique, tandis que l'escadron ‘’Chahine’’ s’attelle davantage à des missions d’interception d'avions ennemis, en soutien aux F-16 et F-1[2].

À partir de 1980, 50 Mirage F1 sont réceptionnés par l'armée marocaine : 30 Mirage F1-CH, 14 Mirage F1-EH et 6 Mirage F1-EH-200 (avec perche de ravitaillement en vol). Dès leurs réceptions, le Maroc engage ses appareils contre les forces du Front Polisario, durant la guerre du Sahara occidental. De 2006 à 2011, 27 appareils des toutes les versions sont modernisés au standard Astrac en vue de les conserver en service encore plusieurs années. Un appareil est perdu en 2015 lors d'un accident. En 2017, seuls 26 appareils étaient opérationnels au sein de l'aviation marocaine. Trois Mirages F1B ont été commandés pour l'entraînement. 13 Mirages F1 non modernisés, sont retirés du service ou cloués au sol.

TableauModifier

En 2019, les aéronefs en services sont[3] :

Aéronefs Origine Type En service Versions Notes Images
Avion de chasse
General Dynamics F-16 Fighting Falcon   États-Unis Avion multirôle 15
8[3]
F-16C Block 52+
F-16D Block 52+
 
Dassault Mirage F1   France Avion de chasse 24[3] F1-CH
F1-EH
F1-EH-200
Modernisé entre 2006 et 2006 au standard Astrac  
Northrop F-5 Freedom Fighter   États-Unis Avion de chasse 22
4[3]
F-5E Tiger III
F-5F Tiger III
 
Mission spéciale
Dassault Falcon 20   France Avion de surveillance (ELINT) 2[3]  
Avion ravitailleur
Lockheed KC-130 Hercules   États-Unis Avion ravitailleur 2[3] KC-130H
Avion de transport
Lockheed C-130 Hercules   États-Unis Avion de transport tactique,
reconnaissance,
guerre électronique
14[3] C-130H  
Alenia C-27J Spartan   Italie Avion de transport tactique 4[3] C-27J  
CASA CN-235   Union européenne Avion de transport 6[3] Dont 1 pour le gouvernement (CN-AMG)  
Beechcraft King Air   États-Unis Avion de transport utilitaire 4
7[3]
King Air 100 (entraînement)
King Air 200/300/350
 
Avion d'entraînement
Dassault Dornier Alpha Jet   France/  Allemagne Avion d'entraînement avancé et d'attaque légère au sol 22[3]  
Beechcraft T-6 Texan II   États-Unis Avion d'entraînement 24[3] T-6C
Mudry Cap 10   France Avion d'entraînement & d'acrobatie aérienne 2 Patrouille de la Marche verte
Mudry CAP 232   France Avion d'entraînement & d'acrobatie aérienne 7 Patrouille de la Marche verte  
Hélicoptère
Sud-Aviation SA342 Gazelle   France Hélicoptère de reconnaissance et de combat 23[3] SA342L Gazelle HOT
SA342L Gazelle Canon
 
Boeing CH-47 Chinook   États-Unis Hélicoptère de transport lourd 3[3] CH-47D Chinook  
Sud-Aviation SA330 Puma   France Hélicoptère de transport 26[3]  
Bell 205   États-Unis Hélicoptère utilitaire 47[3] AB-205A  
Bell 206   États-Unis Hélicoptère utilitaire 5[3] AB-206  
Bell 212   États-Unis Hélicoptère utilitaire 4[3] AB-212  
Drone
General Atomics MQ-1 Predator   États-Unis Drone de reconnaissance 4  
BAE Systems SkyEye   États-Unis/  Royaume-Uni Drone de reconnaissance N/C
Transport du roi et du gouvernement
Dassault Falcon 50   France Avion de transport VIP 1  
Dassault Falcon 10   France Avion de transport VIP 3 CN-AMJ, CN-AMK, CN-AMR  
Cessna Citation Excel   États-Unis Avion de transport VIP 4  
Boeing Business Jet   États-Unis Avion de transport VIP 2 B-737BBJ2  
Gulfstream II   États-Unis Avion de transport VIP 1 CN-ANL  
Gulfstream III   États-Unis Avion de transport VIP 1 CN-ANU  
Gulfstream V   États-Unis Avion de transport VIP 1 Gulfstream 550 (GV-SP). CN-AMS  

ArmementsModifier

Missiles
MICAIR/EM, Matra R550 Magic II, AIM-9 J/M et AIM-9 X2 Sidewinder (air-air), AIM-120 C7 AMRAAM (air-air). Les forces aériennes royales marocaines emploient à bord de leurs Mirage F1-2000, F5 TIII et Advanced F-16 notamment des missiles air-sol AASM/AGM-88C HARM et AGM-65G/H Maverick. Et des munitions intelligentes type JDAM/Paveway.

Anciens appareilsModifier

Aéronefs Origine Type En service Versions Notes Images
Avion de transport
Dornier Do 28   Allemagne Avion utilitaire léger 2  
Avion d'entraînement
Beechcraft T-34 Mentor   États-Unis Avion d'entraînement 9 T-34C Turbo Mentor
Cessna T-37 Tweet   États-Unis Avion d'entraînement 14 T-37B Tweet
SIAI-Marchetti AS-202 Bravo   Italie/  Suisse Avion d'entraînement 12

Commandes et rénovationsModifier

En 2008, 24 F-16 C/D Block 52 + sont commandés pour un montant de 2,4 milliards $. La même année, quatre avions de transport Alenia C-27J Spartan sont commandés pour 130 M€.

En juin 2018, le Maroc commande 25 F-16 Block 70 Vipers monoplaces et prévoit la modification de 23 F-16 réceptionnés en 2012 à ce standard pour un budget de près de près de 3,8 milliards de dollars pour 2022[4].

En novembre 2019 le Maroc commande 36 hélicoptères d'attaque AH-64E (plus 12 en option) ainsi que plus de 600 missiles air-sol AGM-114 Hellfire. Le montant total est estimé à 4,25 milliards de dollars[5].

EngagementsModifier

Dans les années 1980, le Maroc a utilisé ses Mirage F1 dans des missions d'appui contre les forces du Front Polisario, durant la guerre du Sahara occidental.

Depuis mars 2015 6 F-16 de l'armée marocaine sont engagé au Yémen dans le cadre de la lutte contre la rébellion Houthie durant la guerre civile yéménite. En mai 2015 le F16 immatriculé 8008 a été abattu par des rebelles Houthis yéménites, le pilote est mort[6],[7]. En avril 2018 l'armée décide de les rapatrier au Maroc. Les raisons de ce retrait ne sont pas liées à un quelconque revirement d’alliance avec Ryad, mais plutôt, à la mobilisation des Forces armées royales (FAR) au Sahara Occidental, suite aux tensions engendrées par la volonté du Polisario de s’installer durablement dans le triangle Mehaires-Tifariti-Bir Lahlou, à l’est du mur de défense marocain[8],[9].

AccidentsModifier

Un avion Mirage F1 monomoteur des Forces Royales Air s'est écrasé lundi 17 août 2015 à 6 km au sud de la base aérienne de Sidi Slimane. Le pilote de l'avion, qui effectuait une mission d'entraînement, est sain et sauf car il a pu s'éjecter[10].

Le 26 juillet 2011 vers 10h pour cause de mauvais temps près de l'aéroport de Guelmim un C-130 des FRA s'écrase tuant les 72 passagers et les 8 membres d'équipage.

GalerieModifier

CocardesModifier

RéférencesModifier

  1. « Comment fonctionne la défense aérienne au Maroc », sur medias24.com, (consulté le 17 août 2014)
  2. « Les Forces Royales Air vues par un centre d'études espagnol », Medias24 - Site d'information,‎ (lire en ligne, consulté le 24 octobre 2018)
  3. a b c d e f g h i j k l m n o p q et r [PDF]World Air Forces 2019, Flightglobal Insight, (lire en ligne), p. 21.
  4. « Le Maroc achète aux Etats-Unis 25 F-16 dernier cri pour plus de 3,8 milliards de dollars », sur Franceinfo, (consulté le 4 janvier 2020)
  5. « L'administration américaine approuve la vente de 36 hélicoptères d'attaque AH-64E Apache au Maroc », sur Zone Militaire, (consulté le 4 janvier 2020)
  6. « Un avion F16 marocain aurait été abattu par des rebelles houthis yéménites », RT en français,‎ (lire en ligne, consulté le 12 juin 2017)
  7. LeFigaro fr avec AFP, « Yémen: un F-16 marocain abattu », sur Le Figaro.fr, (consulté le 4 janvier 2020)
  8. (en-US) « Le Maroc rapatrie ses F-16 du théâtre de guerre yéménite », sur Le Desk (consulté le 4 janvier 2020)
  9. « Maroc: le roi Mohamed VI retire ses avions F16 de la guerre saoudienne au Yémen », sur Franceinfo, (consulté le 4 janvier 2020)
  10. Le 18 août 2015 à 08h02, « Maroc : un Mirage F1 heurte des oiseaux et s'écrase, pas de victime », sur leparisien.fr, (consulté le 4 janvier 2020)

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier