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Forces armées aux Antilles (FAA)
Pays Drapeau de la France France
Type Commandement interarmées
Rôle Commandement
Effectif 1 000
Composée de 33e RIMa, base navale du fort Saint-Louis, PAE du Lamantin
Garnison Cayenne (Guyane)
Commandant Contre-amiral René-Jean Crignola

Les forces armées aux Antilles, en abrégé FAA, désignent les unités de l'Armée française stationnées en Guadeloupe et en Martinique constituant ainsi la zone de défense des Antilles françaises.

CompositionModifier

Les forces armées aux Antilles regroupent 1 000 militaires des trois armées (armée de terre, armée de l'air et marine nationale) dont environ 900 permanents des trois armées hors service militaire adapté (SMA) et hors gendarmerie, 390 personnels civils et 280 réservistes.

CommandementModifier

Les FAA sont placées sous la responsabilité du commandant supérieur des forces armées aux Antilles (COMSUP FAA), qui est lui-même sous le commandement opérationnel du chef d'état-major des armées. Il est un officier général de la marine qui a habituellement le grade de contre-amiral, nommé à la fin du mois d'août de l'année de passation. Secondé par trois adjoints (un pour chaque armée), il dispose d’un état major interarmées. Le COMSUP est également commandant de la zone maritime Antilles. Le poste de commandement des Forces armées aux Antilles est situé au fort Desaix à Fort-de-France en Martinique.

SoutienModifier

La base de défense des Antilles et le groupement de soutien de la base de défense des Antilles ont été créés le 1er janvier 2011. Ils assurent les missions de soutien au profit des Forces armées aux Antilles. Le soutien commun et l’administration générale sont assurés par le groupement de soutien de la base de défense - Antilles (GSBdD).

Directions et servicesModifier

  • DIASS : direction interarmées du service de santé (Fort-de-France, au Morne Desaix).
  • DIRISI : direction interarmées des réseaux d'infrastructure et des systèmes d'information de Fort-de-France (Morne Desaix, pointe des Sables, Rivière-Salée ainsi qu'une antenne au camp Dugommier à Baie-Mahault en Guadeloupe).
  • DID : direction d'infrastructure de la défense de Fort-de-France (au morne Desaix).
  • CSN : centre du service national de Martinique et de Guadeloupe (Fort-de-France au Quartier Gerbault, et Baie-Mahault au camp Dugommier).
  • CIRFA : centre d'information et de recrutement des Forces armées de Martinique et de Guadeloupe (Fort-de-France au quartier Gerbault et au fort Saint-Louis, et camp Dugommier)

DispositifModifier

Composante TerreModifier

 
Insigne régimentaire du 33e Rima

Le 33e régiment d'infanterie de marine (33e RIMa) est basé à la Martinique et en Guadeloupe[3]. Il est réparti sur plusieurs emprises (site principal : fort Desaix à la Martinique pour l'état-major et quatre compagnies, camp Dugommier à Baie-Mahault en Guadeloupe) et est formé de compagnie compagnies. Le 33e RIMa dispose du CAOME, un centre chargé d'aguerrir les unités de l’armée de Terre qui servent sur place en missions de courte durée, sur deux sites d’entraînement, au fort Desaix et au François en Martinique.

Le 33e RIMa est composé de :

  • un état-major
  • une compagnies de commandement et de logistique
  • deux compagnies de combat (compagnie ProTerre 3)
  • deux compagnies de réserve (la 3e en Martinique, la 4e en Guadeloupe).

Composante MerModifier

 
Le Ventôse, le Germinal et le Dumont d'Urville en entrainement commun.
 
Le fort Saint-Louis qui abrite la base navale de Fort-de-France.

Les forces navales sont réparties entre la Martinique où se trouve la base navale de Fort-de-France située au fort Saint-Louis, et la Guadeloupe. En Martinique elles se composent de :

En 2019, le patrouilleur de classe La Confiance (patrouilleurs légers guyanais (PLG)), la Combattante entrera en service et sera stationnée à Port Saint-Louis.

Et en Guadeloupe à Pointe-à-Pitre de :

  • Un patrouilleur côtier de gendarmerie maritime (PCG)
    • La Violette (P722) admise au service actif en 1997 et disposant d'un équipage de quatorze gendarmes maritimes (un officier et treize gendarmes).

Composante AirModifier

 
Casa de l'escadron de transport 68 Antilles-Guyane

La composante aérienne des FAA est constituée de deux détachements d’hélicoptère embarqué de la Marine nationale : 1 Panther de la flottille 36F et 1 Alouette III de l’escadrille 22S basés sur le Pôle aéronautique étatique du Lamentin (PAE), issue de la base aérienne 365 dissoute en 2012. Le PAE du Lamentin est une structure interministérielle sur laquelle sont stationnés les aéronefs d’État présents en Martinique (hélicoptères de la marine nationale et de la gendarmerie, aéronefs des douanes (2 avions Cessna F406 et 2 hélicoptères EC135)[5]. Il maintient des capacités d'accueil et de soutien au profit des moyens aériens militaires de passage ou de renfort.

La FAA a également à disposition l'escadron de transport 68 Antilles-Guyane (ET 00.068) basé Cayenne-Rochambeau (BA 367). Un de ses avions CN 235-200 est déployé ponctuellement sur le PAE du Lamentin pour les besoins des FAA.

MissionsModifier

  • protection du territoire national et maintien de la sécurité.
  • préservation des intérêts de la France dans la zone.
  • surveillance des pêches et action de l'État en mer dans la ZEE.
  • participation à la lutte contre le narcotrafic (coopération avec la Joint InterAgency Task Force-South américaine).
  • conduire ou participer à une opération militaire.
  • secourir les populations en cas de catastrophes naturelles ou de situations humanitaires graves dans la zone.
  • coopérer avec les états de la zone.

Missions accomplies par les Forces armées aux AntillesModifier

  • Opération Pauline : évacuation de ressortissants européens en Haïti, 1994.
  • Opération Cormoran : assistance humanitaire après passage du cyclone Mitch au Guatemala, Honduras et Nicaragua, en 1998.
  • Opération Carbet : protection et d’évacuation de ressortissants en Haïti en 2005.
  • Opération Harpie : renfort de deux compagnies pour lutter contre l'orpaillage illégal en Guyane en 2008 et 2009.
  • Opération Séisme Haïti 2010 : assistance aux populations sinistrées en 2010.
  • Opération Albatros : secours dans les Antilles à la suite des ouragans Irma et Maria en 2017[6].

Autres unités militaires aux AntillesModifier

Un certain nombre de personnels de statut militaire servent aux Antilles sans appartenir directement aux Forces armées aux Antilles. Il s'agit :

GendarmerieModifier

MartiniqueModifier

La gendarmerie nationale est gérée en Martinique par le commandement de la gendarmerie (COMGEND) de Martinique dont le quartier général est à Fort-de-France. La gendarmerie départementale est notamment composée de 8 communautés de brigades (COB) et 3 brigades autonomes soit 22 brigades territoriales.

Guadeloupe et îles du NordModifier

La gendarmerie nationale est gérée en Guadeloupe, à Saint-Martin et à Saint-Barthélemy par le commandement de la gendarmerie (COMGEND) de Guadeloupe dont le quartier général est à Pointe-à-Pitre. Le général Jean-Marc Descoux en est le commandant.

Guadeloupe
Saint-Martin et Saint-Barthélemy

La compagnie de gendarmerie départementale de Saint-Martin et de Saint-Barthélemy est forte de 112 militaires (personnels permanents et détachés en mission de courte durée), appuyés par un escadron de gendarmerie mobile (EGM) et un peloton de la garde républicaine, soit 210 militaires en total sur ces îles[8].

À Saint-Martin, les effectifs de gendarmerie présents à Saint-Martin ont connu une augmentation importante, passant de 38 militaires en 1998, à 62 en 2002 et 82 (sur les 92 de la compagnie) en 2014. Depuis novembre 2003, deux pelotons de la gendarmerie mobile ont été détachés en permanence à Saint-Martin, en 2009, l'effectif est porté à un escadron (73 gendarmes)[10]. Sur l'île, la gendarmerie assure la sécurité publique aux côtés de la police aux frontières à Marigot (DZPAF Antilles-Guyane) dont la brigade garde-côtes des douanes équipés d'une vedette et d'un intercepteur rapide, et la police territoriale (Marigot, Grand-Case).

À Saint-Barthélemy, la gendarmerie assure la sécurité publique aux côtés de la police aux frontières (PAF) et la police territoriale (11 personnes, 4 véhicules)[11].

Notes et référencesModifier

  1. « FAA : passation de commandement aux Antilles » sur le site du ministère de la Défense, le 28 août 2012.
  2. « Le contre-amiral René-Jean Crignola prend la tête des Forces armées aux Antilles », France-Antilles, 30 août 2017.
  3. Structure du DTA/33 présentée sur son site officiel
  4. La flotte française en 2014, netmarine.net.
  5. Dossier sur la restructuration des bases aériennes outre-mer sur le site du Ministère de la Défense.
  6. Net marine
  7. Projet de loi de finances pour 2016 : Outre-mer, Rapports législatifs, senat.fr.
  8. RETEX - IRMA: répondre à la catastrophe, général Jean-Marc Descoux, 10 juillet 2018, GENDinfo.
  9. [PDF]Présentation de la compagnie de gendarmerie de Saint-Martin et Saint-Barthélemy, 13 juillet 2015, en ligne sur site de la préfecture de Saint-Barthélemy et de Saint-Martin.
  10. L'avenir statutaire de Saint-Barthélemy et Saint-Martin : le choix de la responsabilité, C. Les enjeux de sécurité et l'indispensable coopération avec la partie Néerlandaise, Rapport d'information n° 329 (2004-2005) de MM. Jean-Jacques HYEST, Christian COINTAT et Simon SUTOUR, fait au nom de la commission des lois, déposé le 10 mai 2005, senat.fr
  11. Police Territoriale, site de la collectivité d'outre-mer Saint-Barthélemy.

Voir aussiModifier

Liens externesModifier