Rivière-Salée

commune française du département d'outre-mer de la Martinique

Rivière-Salée
Rivière-Salée
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Martinique
Département Martinique
Arrondissement Le Marin
Intercommunalité Communauté d'agglomération de l'Espace Sud de la Martinique
Maire
Mandat
André Lesueur
2014-2020
Code postal 97215
Code commune 97221
Démographie
Gentilé Saléens
Population
municipale
12 168 hab. (2017 en diminution de 4,25 % par rapport à 2012en diminution de 4,25 % par rapport à 2012)
Densité 309 hab./km2
Géographie
Coordonnées 14° 31′ 53″ nord, 60° 58′ 48″ ouest
Altitude Min. 0 m
Max. 323 m
Superficie 39,38 km2
Localisation
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Rivière-Salée
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Rivière-Salée

Rivière-Salée est une commune française, située dans le département d'Outre-Mer de la Martinique. Ses habitants sont appelés les Saléens. Rivière-Salée était nommée Cul-de-Sac-à-Vaches jusqu'en 1716.

Rivière-Salée est de par sa position géographique stratégique le second pôle administratif et économique du sud de la Martinique après Le Marin. Sur le territoire de la commune se trouvent des services administratifs importants comme une agence de la CGSS, de la CAF et du Pôle Emploi, le siège du SICSCM. On y trouve également deux ZAC, la Laugier et l'Espérance.

GéographieModifier

La commune se situe sur la route des Anses.

Rivière-Salée est voisine de plusieurs communes, notamment des Trois-IletsDiamant, Sainte LuceSaint-EspritRivière-Pilote et Ducos.

ToponymieModifier

Rivière-Salée compte deux bourgs, dits le Grand-Bourg et le Petit-Bourg.

Le nom de Cul-de-Sac-à-Vaches est utilisé dès le XVIIe. En 1716, le Cul-de-Sac-à-Vaches est divisé en deux paroisses : les Trois-Ilets et Rivière-Salée. De 1837 à 1849, les Trois-Ilets et Rivière-Salée sont de nouveau fusionnés sous le nom de Les Trois-Bourgs.

HistoireModifier

La paroisse de Rivière-Salée a été fondée en 1716, car les habitants ne pouvaient suivre la messe qu’au Trois-Ilets, ou au Trou-au-Chat (Ducos). À cette époque, plusieurs familles étaient réparties sur des habitations. L’église fut construite sur un terrain donné par un certain Duval et la paroisse fut confiée aux capucins. Le , la Martinique est partagée en communes.

Rivière-Salée appartient aux trois Bourgs, Les Trois-Ilets et Rivière-Salée (Petit-Bourg et Grand-Bourg). Les Trois-Ilets deviendront autonome un an après l’abolition de l’esclavage, le .

Les techniques changent :

  • 1810 : premier moulin à vapeur sur l’habitation Maupeou, disparition des sucreries au profit des usines.
  • 1845 : première usine. Les deux usines, celle de Rivière-Salée, Poirier, et celle de Petit-bourg La Guillot virent le jour.
  • 1868 : les actionnaires se mirent en place
  • 1870 : insurrection du Sud. Rivière-Salée fut directement concernée. Au quartier Régale, trois habitations ont été incendiées.
  • 1871 : achèvement des deux usines. Elles fonctionnèrent près d’un siècle.

À la veille de la Révolution française, c’était la production de sucre qui dominait. Sur 559 carrés de terre en plaine, 550 sont plantés en cannes qui sont traitées dans 16 sucreries.

Le café suivait la canne de très près. Il s’étendait sur 161 carrés situés sur les pentes des mornes. Rivière-Salée possédait cinq caféières. Le coton et le cacao étaient d’autres cultures faiblement représentées. 131 carrés étaient cependant consacrés aux vivres pour nourrir la population qui, toutes catégories confondues atteignait 2 000 personnes. Le chiffre le plus élevé était celui des savanes qui représentaient 853 carrés ; il fallait prévoir la nourriture pour l’élevage de chevaux, mulets, bœufs, qui assuraient divers transports.

La traversée de la Rivière-Salée se faisait sur un bac et un arrêté du fixa les droits de péage selon les catégories. Plus tard, ce bac fut remplacé par un pont. Les marchands venant des communes avoisinantes arrivaient avec des légumes, les denrées de leurs jardins à dos de mulets bâtés, en cabrouets pour se rendre à Fort-de-France par le « yacht » à vapeur, départ 7 h, retour 15 h.

Politique et administrationModifier

Rattachements administratifs et électorauxModifier

Rivière-Salée appartient à l'arrondissement du Marin et vote pour les représentants de l'Assemblée de Martinique. Avant 2015, elle élisait son représentant au conseil général dans le canton de Rivière-Salée, entité dont elle était le chef-lieu et unique commune.

Pour l’élection des députés, la commune fait partie de la quatrième circonscription de la Martinique.

IntercommunalitéModifier

La commune appartient à la communauté d'agglomération de l'Espace Sud de la Martinique.

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs[1]
Période Identité Étiquette Qualité
Alphonse Jean-Joseph DVD Industriel, négociant
Conseiller général du canton de Rivière-Salée (1955 → 1965)
Président du conseil général de la Martinique (1953 → 1957)
Jean Saint-Prix UDR Médecin
Conseiller général du canton de Rivière-Salée (1965 → 1973)
Georges Élisabeth app. PPM Enseignant
Conseiller général du canton de Rivière-Salée (1973 → 1992)
en cours André Lesueur RPR puis FMP Cadre administratif retraité
Député de la 4e circonscription de la Martinique (1993 → 1997)
Conseiller général du canton de Rivière-Salée (1992 → 2010)
Conseiller régional de la Martinique (2010 → 2015)
Les données manquantes sont à compléter.

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1961, premier recensement postérieur à la départementalisation de 1946. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[2],[Note 1].

En 2017, la commune comptait 12 168 habitants[Note 2], en diminution de 4,25 % par rapport à 2012 (Martinique : -4,06 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1961 1967 1974 1982 1990 1999 2006 2011 2016
7 5157 2277 0206 7578 75312 27613 14412 85512 099
2017 - - - - - - - -
12 168--------
De 1961 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Insee de 1968 à 2006[3] puis à partir de 2006[4])
Histogramme de l'évolution démographique

EnseignementModifier

  • 1837 : première école primaire de garçons.
  • 1871 : deux autres voient le jour :
  • 1882 : les écoles sont laïcisées. Les religieux sont remplacés par des instituteurs laïcs.

Rivière-Salée a été la seule commune à posséder une école dont le directeur, Alexis Venance, fût un créole.

Établissements scolaires de la commune :

  • Collège Georges-Élisabeth ;
  • Lycée polyvalent Joseph-Zobel ;
  • CFA Centre de formation des apprentis.

SportsModifier

Équipements sportifs :

  • Stade de Trénelle, bourg de Rivière-Salée.
  • Stade Hermann-Panzo, quartier Petit-Bourg.
  • Hall des Sports, bourg de Rivière-Salée.

Clubs sportifs :

Personnalités liées à la communeModifier

  • Joseph Zobel (1915-2006), écrivain et auteur du roman La Rue Cases-Nègres se déroulant à Petit-Bourg, porté à l'écran en 1983. En 1994, le prix littéraire Frantz Fanon a été décerné à Joseph Zobel pour son ouvrage "D'amour et de silence" ; En son hommage, le lycée polyvalent de la commune a été nommé Lycée polyvalent Joseph Zobel.
  • André Lesueur (1947-), maire de Rivière-Salée depuis 1989, député de la Martinique de 1993 à 1997 et conseiller général de 1992 à 2010 et conseiller régional de 2010 à 2015 et co-fondateur et président des Forces martiniquaises de progrès ;
  • Edmond Valcin (1913-1997), avocat, sénateur de la Martinique de 1977 à 1986 ;
  • Hermann Panzo (1958-1999), athlète professionnel ; En son hommage, le stade football de Petit-Bourg porte son nom.
  • Ludvy Vaillant (1995 -), athlète professionnel ;
  • Louis des Étages (18?-1925), conseiller général et maire de Rivière-Salée, tué à Ducos par la même balle qui atteindra Charles Zizine. ;
  • Marc Pulvar (1936-2008), syndicaliste et nationaliste martiniquais ;
  • Louis Marie Henri de Fabrique Saint-Tours (1766-1845), chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, premier maire (1839-1843) de la commune de Trois-Bourgs qui rassemblait à l'origine le Grand-Bourg de Rivière-Salée, le Petit-Bourg et Les Trois-Ilets, arrière-petit-fils d'Henri Gautier ;
  • Élie de Vassoigne (1811-1891), y est né ; il fit une carrière brillante dans l’armée et s’illustra en 1870 au siège de Bazeilles ;
  • Alphonse Jean-Joseph, maire de Rivière-Salée de 1945 à 1965 et président du conseil général de la Martinique de 1953 à 1957. Le 14 avril 1948, Alphonse Jean-Joseph alors président du Conseil général, créait le SICSM (Syndicat Intercommunal du Centre et du Sud de la Martinique) pour l'accès à l'eau potable dans le centre et le sud de la Martinique ;
  • Georges Élisabeth, ancien maire et conseiller général de Rivière-Salée ;
  • Gilles Charles de Maupeou, comte d'Ableiges (1766-1832), député de la Martinique (1815) ;

HéraldiqueModifier

  Blason
Détails
Sont évoqués quelques moments forts de l’histoire de la paroisse et de la commune.
  • Les deux églises, plus anciens lieux de culte de Grand-Bourg et de Petit-Bourg ;
  • Le cours d’eau est celui qui a donné son nom à la commune de Rivière-Salée ;
  • Le pont est le pont Bac qui réunit les deux agglomérations depuis la fin du 19ème siècle ;
  • Les têtes de bœufs sont en fait des têtes de vaches. D’après la légende, les premiers colons qui arrivèrent dans la région prirent pour des vaches les lamantins qui s’ébattaient dans la mangrove, d’où le nom de Cul de Sac à Vaches donné, au début de l’occupation de l’île, à cette partie de la Martinique qui s’étend sur Rivière-Salée et Trois-Ilets. Cette région prit ensuite le nom de Commune des Trois-Bourgs puisqu’elle comprenait : Grand-Bourg, Petit-Bourg et Trois-Ilets. D’où ce choix de limiter à trois le nombre de têtes figurant sur le blason[5].

Logotype de la ville de Rivière-Salée

ÉconomieModifier

Le taux de chômage, en 1999, pour la commune fut de 31,5 %..

Lieux et monumentsModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

RéférencesModifier

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Ludovic Louri et Florence Gauthier, Habitation Trénelle : Les travaux et les jours (1948 - 1974), K Editions, , 98 p. (ISBN 978-2-918141-14-3).
  • Pierre Courtinard (photogr. Pierre Courtinard), Plaine Sucrée, Rivière Salée : Randonnées au fil de l'eau, PCP Editions, , 128 p. (ISBN 2-9522234-1-6).
  • Pierre Courtinard (photogr. Pierre Courtinard), Mangrove des Antilles : aventures et découvertes, PCP Editions, , 127 p. (ISBN 2-9522234-0-8).

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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