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Fabrice Brégier
Naissance (58 ans)
Dijon, Côte-d'Or, France
Nationalité Flag of France.svg Française
Profession
Dirigeant d'entreprise français
Formation

Fabrice Brégier est un dirigeant d'entreprise français et est le président de Palantir France. Il a été directeur exécutif (Chief Executive Officer - CEO) d'Airbus, remplaçant Thomas Enders et président exécutif du groupe EADS, jusqu'en février 2018[1]. Il était également membre du comité exécutif du groupe EADS.

FormationModifier

Né le à Dijon (Côte-d'Or), Fabrice Brégier est le fils d'un professeur de physique à la faculté et d'une mère au foyer ; l'un de ses grands-pères était ouvrier[2]. Il effectue des classes préparatoires maths sup/maths spé au lycée Carnot (Dijon). Il est ingénieur diplômé de l'École polytechnique (promotion 1980) et de l'École des Mines de Paris[3].

Parcours professionnelModifier

Fabrice Brégier a commencé sa carrière dans l’industrie en tant qu'ingénieur du corps des mines : ingénieur d'essais à la centrale nucléaire de Creys-Malville en 1983[2], puis comme responsable commercial chez Pechiney au Japon dès 1984.

En 1986, il rejoint la DRIRE d'Alsace, avant d'être nommé directeur des affaires économiques et financières au ministère de l'Agriculture. Un an plus tard, il est nommé conseiller technique au cabinet du ministre du Commerce extérieur Jean-Marie Rausch[2], puis conseiller technique au cabinet du ministre des Postes et Télécommunications.

MBDAModifier

En 1993, il rejoint le groupe Matra Défense en tant que directeur de plusieurs programmes. Au début de l'année 1998, Fabrice Brégier est nommé président directeur général du groupe Matra British Aerospace Dynamics[2], dont il assure notamment le regroupement international (français, britannique et italien), entre Aerospatiale Matra, British Aerospace et Finmeccanica, pour en faire le constructeur de missiles leader en Europe dès 2001. Il est alors président directeur général (CEO) du groupe MBDA.

EurocopterModifier

En 2003, Fabrice Brégier accède à la présidence du groupe Eurocopter[2], où il succède à Jean-François Bigay. Il devient également membre du comité exécutif du groupe EADS en juin 2005. Il est radié du corps des mines en avril 2003 sur sa demande[4].

Entre 2003 et 2006, la position du groupe Eurocopter n'a cessé de se renforcer, tant sur le marché civil et paracivil, dont il est le leader, que sur le marché militaire. Le chiffre d'affaires du groupe est passé de 2,6 à 3,8 milliards d'euros sur cette période, et devrait atteindre les 4 milliards d'euros en 2007[réf. nécessaire].

AirbusModifier

En , alors que le groupe EADS effectue une réorganisation d'Airbus, suite aux difficultés du programme A380, Fabrice Brégier est nommé directeur général délégué (COO) d'Airbus[2].

Aux côtés de Louis Gallois, qui cumule les fonctions de coprésident exécutif français d'EADS et de président exécutif (CEO) d'Airbus, Fabrice Brégier est alors chargé de conduire le programme de réorganisation Power 8. Les objectifs de ce programme sont notamment une réduction des coûts, une économie de trésorerie et un développement plus rapide des programmes[réf. nécessaire].

En , le nouvel organigramme d'EADS, issu de la réforme de la gouvernance bicéphale du groupe européen, confirme Fabrice Brégier dans ses fonctions de directeur général (COO) d'Airbus. Dès le , il formera le bureau de la présidence d'Airbus avec Thomas Enders. Ce dernier, précédemment coprésident exécutif allemand d'EADS, devient président exécutif (CEO) d'Airbus ; alors que Louis Gallois devient l'unique président exécutif (CEO) d'EADS[réf. nécessaire].

Il devient CEO d'Airbus le 1er juin 2012, remplaçant Thomas Enders, qui succède à Louis Gallois à la tête d'EADS[2].

En conflit avec Tom Enders, Fabrice Brégier démissionne[3]. Il quitte sa fonction de CEO d'Airbus en février 2018[1], remplacé par Guillaume Faury[5].

Palantir TechnologiesModifier

En septembre 2018, Fabrice Brégier est nommé président de Palantir France[6],[7].

DistinctionsModifier

Fabrice Brégier est chevalier de la Légion d'honneur[8].

Affaire EADSModifier

Soupçonné un temps de délit d’initié par l’Autorité des marché financiers (AMF) au début de son enquête, Fabrice Brégier a été mis hors de cause par celle-ci et n’a fait l’objet d’aucune mise en examen par la Justice. [1]

« Dans une décision rendue publique jeudi 17 décembre au soir, l'Autorité des marchés financiers (AMF) a mis "hors de cause" les dix-sept protagonistes dans l'affaire des délits d'initiés d'EADS ainsi que les trois sociétés concernées : EADS, Daimler et Lagardère. Noël Forgeard, ancien président d'EADS et principale personne visée dans cette affaire, a ainsi été blanchi. [...] »

RéférencesModifier

  1. a et b Vincent Lamigeon, « Le départ de Fabrice Brégier, un séisme majeur pour Airbus », Challenges,‎ (lire en ligne, consulté le 15 décembre 2017).
  2. a b c d e f et g Anne Fulda, « Fabrice Brégier, patron "cash" », Le Figaro, encart « Culture », vendredi 4 avril 2014, page 34.
  3. a et b Véronique Guillermard, « Enders-Brégier : la chute des deux patrons rivaux d'Airbus », Le Figaro, samedi 23 / dimanche 25 décembre 2017, page 13.
  4. Décret du 13 juin 2003 portant radiation (corps des mines)
  5. « Airbus : le numéro deux Fabrice Brégier remplacé par le patron des hélicoptères », lesechos.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 15 décembre 2017).
  6. « Fabrice Brégier: d'Airbus à Palantir, leader de la sécurité numérique », sur Le Figaro, (consulté le 28 septembre 2018).
  7. « L'ancien numéro deux d’Airbus Fabrice Brégier débarque chez Palantir », sur Challenges, (consulté le 28 septembre 2018).
  8. « Les petits secrets de Fabrice Brégier, nouveau P-DG d’Airbus », Capital.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 18 juin 2018)