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Ernest Schaffner

personnalité politique française
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Ernest Schaffner
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Fonctions
Député
Maire de Lens
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 65 ans)
LensVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Ernest Frédéric Henri SchaffnerVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Autres informations
Distinction

Ernest Schaffner, né à Strasbourg le , mort à Lens le , est un médecin et homme politique français.

BiographieModifier

En 1927, son diplôme en poche, après des passages dans divers sanatoriums dont ceux de Budapest et de Barcelone, le jeune et brillant docteur est chargé d’une mission, à Lens, au cœur du pays minier, pour évaluer les besoins de santé de cette population que l’on appelle les « gueules noires ». Ernest Schaffner ne quittera plus Lens

ActionModifier

Il organise très vite des services de phtisiologie dans les caisses de secours des mines de Lens, Carvin, Liévin, Courrières, Dourges et Ostricourt. Ernest Schaffner a vu dans quelle détresse se trouvaient les mineurs silicosés et il fut le premier à s’attaquer au dépistage de cette maladie, à sa prévention et à son traitement.

Après observation des poumons, au moyen de la radiographie, il avait remarqué des taches anormales et s’en inquiéta. Pour ce travail de pionnier, pour la cause des mineurs qu’il admirait tant, le docteur Schaffner paya un lourd tribut, comme si le destin avait voulu qu’il souffrît comme les mineurs.

RadiodermiteModifier

Des radiographies, il en fit des centaines par jour, ne voulant laisser aucun mineur à l’abandon. Mais à cette époque, les appareils à rayons X n’étaient pas aussi sécurisés qu’aujourd’hui et le docteur des mineurs eut les mains atteintes de radiodermite, un mal sournois qui ronge la peau. Un à un, ses doigts noircissaient. Les amputations se succédaient mais Ernest Schaffner, homme à la puissance de travail extraordinaire, poursuivait son combat contre la silicose. Les mineurs le savaient et l’admiraient.

PolitiqueModifier

En 1941, le gouvernement de Vichy le relève de ses fonctions de médecin-chef de l’hôpital de Lens car, engagé volontaire dans les Forces françaises libres, en 1940, il organisa le réseau de résistance des médecins dans la région minière. Il retrouva ses fonctions, à la libération, le . Ernest Schaffner reprend alors son combat contre la silicose.

La France entière est émue par ce courage et ce dévouement. On le fait officier de la Légion d'honneur, sur son lit d’hôpital, et on le cite à l’ordre de la Nation.

Émus également, les mineurs délèguent deux jeunes galibots à son chevet, pour lui remettre un message de sympathie. Ernest Schaffner pleure en embrassant François Pieckowiack et Paul Parent. Cette scène, à elle seule, résume l’extraordinaire solidarité du monde de la mine. L’homme ne s’arrête pratiquement jamais, dormant le strict minimum. D’autant plus qu’il s’intéresse à tous les domaines de la vie, et donc à la politique.

Le , il entrait au conseil municipal de Lens, sans se douter que le il allait devenir maire de cette ville devenue sa patrie. Un maire unanimement apprécié, qui devint conseiller général en 1951, puis député en 1958.

Quand il mourut, le 23 septembre 1966, la corporation minière était orpheline de « l’homme aux bandelettes ».

En guise de remerciement pour son dévouement envers les mineurs, le nom d'Ernest Schaffner fut donné à l'hôpital Lensois ; un collège à Roost-Warendin porte également son nom.

Notes et référencesModifier

Voir aussiModifier