Corinthe

ville grecque
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Corinthe
(el) Κόρινθος
Corinthe
Vu de Corinthe et du golfe depuis l'Acrocorinthe.
Administration
Pays Drapeau de la Grèce Grèce
Périphérie Péloponnèse
District régional Corinthie
Dème Dème des Corinthiens
Code postal 201 00
Indicatif téléphonique (+30) 27410
Immatriculation XA
Démographie
Population 29 787 hab. (2001[1])
Densité 292 hab./km2
Géographie
Coordonnées 37° 56′ 00″ nord, 22° 56′ 00″ est
Altitude Min. 0 m
Max. 10 m
Superficie 10 200 ha = 102 km2
Localisation
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Corinthe
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Corinthe

Corinthe (en grec ancien et en grec moderne Κόρινθος / Kórinthos) est une ville portuaire importante de la Grèce moderne, chef-lieu du district régional de Corinthie et du Dème des Corinthiens. La ville est située sur l'isthme de Corinthe, dans le golfe du même nom.

Autrefois, la ville antique était l'une des plus importantes cités de la Grèce antique, située dans les terres au pied de son acropole, l'Acrocorinthe. Elle abritait également un célèbre temple d'Aphrodite.

Rebâtie en bord de mer au XIXe siècle, la ville moderne abrite aujourd'hui 29 787 habitants.

GéographieModifier

LocalisationModifier

La ville est située sur l'isthme de Corinthe, dans le golfe du même nom.

Géologie et reliefModifier

HydrographieModifier

ClimatModifier

Voies de communication et transportsModifier

À l'occasion de la préparation des jeux olympiques d'Athènes en 2004, la ville de Corinthe a pu bénéficier de deux infrastructures nouvelles permettant des relations beaucoup plus faciles avec la capitale, en particulier des déplacements quotidiens :

UrbanismeModifier

ToponymieModifier

AttestationsModifier

ÉtymologieModifier

La terminaison -nthe est courante en grec ancien : Labyrinthe, Hyacinthe, Acanthe, Menthé, etc.
Elle se rapprocherait du suffixe du participe actif indo-européen -nt-.
Elle serait héritée d'une langue préhellénique en rapport avec les langues anatoliennes[réf. nécessaire].

HistoireModifier

AntiquitéModifier

 
Statère à l'effigie de Pégase. Date : . Fabriqué à Corinthe.

La cité a probablement été fondée durant l'âge du bronze et devait posséder un palais de l'époque mycénienne. Toutefois, les éléments archéologiques datant de cette période sont peu nombreux[réf. nécessaire].

Corinthe était une importante cité marchande, contrôlant l'isthme de Corinthe reliant le Péloponnèse au reste de la Grèce et traversé par le diolkos, chemin de traction dallé de 6 km permettant aux navires d'éviter le contournement du Péloponnèse. Elle entra en concurrence avec Athènes sur le plan économique et culturel. À plusieurs reprises, notamment pendant la guerre du Péloponnèse elle se rapprocha de Sparte et fut son alliée contre Athènes[réf. nécessaire].

Selon Pindare, Corinthe passait pour être à l'origine du dithyrambe, de l'art de dresser les chevaux et de l'architecture[2].

Liste des souverains de CorintheModifier

Période romaineModifier

En 146 avant notre ère, la bataille de Corinthe remportée par les Romains se termine par le pillage de la ville. La Grèce sera par la suite progressivement annexée et transformée en province romaine[réf. nécessaire].

Moyen ÂgeModifier

Empire byzantinModifier

Sous l'Empire byzantin, en 530, Justinien fait construire l'Hexamilion, un rempart en travers de l'isthme de Corinthe.
La cité subira néanmoins les attaques des Avars, des Slaves puis des Normands, contournant l'Hexamilion par la mer[réf. nécessaire].

En 551 et 856, Corinthe eut à souffrir de séismes[réf. nécessaire].

Principauté latine d'AchaïeModifier

Au XIIIe siècle, l'établissement de la principauté d'Achaïe est une conséquence des conquêtes de la quatrième croisade.
Entre 1205 et 1210, l'Acrocorinthe, défendue par le thémarque byzantin Léon Sgouros, est assiégée par les Francs.
En 1358, elle est attribuée par le prince Robert de Tarente au sénéchal Niccolò Acciaiuoli, puis, vers 1370, elle passe au duc d'Athènes Nerio Ier Acciaiuoli[réf. nécessaire].

Despotat de MoréeModifier

En 1395, Corinthe revient (par mariage) aux Grecs byzantins du despotat de Morée[réf. nécessaire].

En 1400, face à l'avance ottomane, le despote de Morée Théodore Paléologue, frère de l'empereur byzantin Manuel II, vend plusieurs places fortes (dont Corinthe) aux Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem à Rhodes mais en 1404, devant les protestations et révoltes des habitants du Péloponnèse, elles furent rétrocédées à Théodore Paléologue en échange de la forteresse de Salona[réf. nécessaire].

Empire ottomanModifier

En 1458, Corinthe est conquise par l'Empire ottoman malgré la résistance de l'Acrocorinthe. La ville prend le nom turc de Gördes et devient le centre économique du sandjak de Morée[réf. nécessaire].

Époque moderneModifier

En 1612, les Hospitaliers reprennent Corinthe[réf. nécessaire].

Été 1687 : la cité passe aux mains du capitaine général vénitien Francesco Morosini. En 1698, par le traité de Karlowitz, l'Empire ottoman doit céder Corinthe et la Morée (le Péloponnèse) à la République de Venise[réf. nécessaire].

Juin 1715 : l'offensive du grand vizir Damad Ali Pacha a raison en quelques jours de la faible garnison vénitienne : Corinthe et la Morée redeviennent possession ottomane jusqu'en 1822[réf. nécessaire].

Corinthe devient la capitale de la province de Morée jusqu'en 1731 puis elle fut remplacée par Tripolitsa, Corinthe devenant la résidence d'un sandjak local[réf. nécessaire].

Royaume de GrèceModifier

Pendant la guerre d'indépendance grecque, la ville fut détruite. En 1832, elle figure cependant parmi les candidates au rang de capitale du royaume de Grèce[réf. nécessaire].

En 1858, un tremblement de terre majeur détruit totalement Corinthe, au point que l'on décide de créer une nouvelle ville sur un plan moderne, à 3 km au nord-est de l'ancienne, sur le golfe de Corinthe[réf. nécessaire].

 
Fontaine Pirène «inférieure» à Corinthe.

Rebâtie, l'ancienne Corinthe (Αρχαία Κόρινθος) existe toujours comme quartier de la ville moderne à proximité du site archéologique. Le tourisme est sa principale économie[réf. nécessaire].

La ville subit un nouveau tremblement de terre en 1928[réf. nécessaire].

Politique et administrationModifier

Tendance politique et résultatsModifier

Administration municipaleModifier

Liste des mairesModifier

Rattachements administratifs et électorauxModifier

 
Dème de Corinthe à la suite de la réforme Kallikratis (2010)

Politique environnementaleModifier

Finances localesModifier

JumelagesModifier

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

La ville moderne abrite aujourd'hui 29 787 habitants.

EnseignementModifier

Manifestations culturelles et festivitésModifier

LoisirsModifier

SantéModifier

Services et équipementsModifier

SportsModifier

MédiasModifier

CultesModifier

ÉconomieModifier

La production des raisins secs permet l'exportation de ce produit agricole labellisé « de Corinthe ».

TourismeModifier

Le site archéologique antique a reçu 174 146 visiteurs en 2005 et 178 109 en 2006[4].

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

 
Vu aérienne de la ville, de l'isthme de Corinthe et du canal.

Patrimoine culturelModifier

Patrimoine naturelModifier

Personnalités liées à la villeModifier

AnnexesModifier

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BibliographieModifier

  • É. Will, Korinthiaka. Recherches sur l'histoire et la civilisation de Corinthe des origines aux guerres médiques, Paris, 1955.

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

RéférencesModifier

  1. (el) (en) « Résultats du recensement de la population en 2001 », 793 ko [PDF]
  2. Pindare, Olympiques, XIII, vers 18 à 22.
  3. (it) « Sisifo in "Enciclopedia dei ragazzi" », sur treccani.it (consulté le 16 septembre 2020).
  4. General Secretariat of the National Statistical Service